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Full text of "Bulletin de l'Institut océanographique"

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u BULLETIN 


DU 


MUSÉE. OCEANOGRAPHIQUE 


DEZ MONA © 


N’ 258-278 


— la - 


MONACO 


AU MUSEE OCEANOGRAPHIQUE 


EHE 3 


TABLE DES. MATIÈRES 


PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE 


ALBERT ler, Prince pe Monaco. — No 268. — Vingt-cinquième campagne 
scientifique {Hirondelle I/). 

BRÉMENT (Ernest). — Ne 257. — Sur deux nouveaux Didemnides (Synas- 

cidies) du Golfe du Lion. (Note préliminaire). 

BRÉMENT (Ernest). — No 269. — Sur la presence, en Méditerranée, d’une 
variété de l’Aplidium lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarc- 
tique. < 

Brian (Dr A.). — No 259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spé- 
cimen de Lernaeopoda longibrachia Brian. 

CHELLE (Dr Louis). — No 260. — Les Bromures des Eaux marines. 
CHEVALLIER (A.) et VÉRAIN (L.) — No 255. — Emploi de l’électro-aimant 
dans l’analyse microminéralogique des fonds sous-marins. 
CHEVREUXx (Ed.). — No 262. — Sur quelques intéressantes espèces d’Am- 
phipodes provenant des parages de Monaco et des pêches pélagiques 
de la Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée. k 

DELAGE (Yves). — No 267. — La question du Goémon de fond. 

FAUvVEL (Pierre). — N° 270.— Quatrième note préliminaire sur les « Poly- 
chètes » provenant des campagnes de l’Hirondelle et de la Prin- 
cesse- Alice, ou déposées dans le Musée Océanographique de 


Monaco. 
Gain (L.). — No 278. — Mission Comte Jean de Polignac, Louis Gain: 
Campagne du Sylvana (fevrier-juin 1913). Liste des Stations. 
GREIN (Klaus). — No 266. — Ein Meeres-Photometer. 
GurarT (Dr Jules). — No 264. — Crustacés commensaux et parasites de la 


baie de Concarneau. (Travail du Laboratoire de Zoologie et de 
Physiologie maritimes de Concarneau). 


Jousın (L.). — No 272. — Etudes sur les Gisements de Mollusques comes- 


tibles des côtes de France. La Méditerranée : de Cerbère à l’em- 
bouchure de l'Hérault. (Avec une carte). 


Jounin {L.). — No 275. — Études préliminaires sur les Céphalopodes 
recueillis au cours des croisières de S. A. S. le Prince de Monaco. 
3e Note : Mastigoteuthis magna, nov. sp. 

Lemoine (Mme Paul). — No 277. — Quelques expériences sur la croissance 
des algues marines à Roscoff. (Note préliminaire). 

Marcecet (Henri). — No 258. — | ’arsenic et le manganèse dans quelques 
végétaux marins. (Première note préliminaire). 

Marcecet (Henri). — No 265. — L’arsenic et le manganèse dans quelques 
végétaux marins. (Deuxième note préliminaire). 

Marcerer (Henri). — No 271. — Analyses des huiles préparées à bord des 
yachts de S. A. S. le Prince de Monaco lors de ses eretsienes 
scientifiques. (Première note préliminaire). 


PEsBLes (Florence). — No 263. — Regeneration acöler Plattwürmer. 
I. Aphanostoma diversicolor. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Mit- 
theilung). 


PRINGLE Jameson (A.). — No 273. — A note on some Myxosporidia collected 
at Monaco. 

RicHARD (J.) — No 274. — Campagne scientifique de l’Zirondelle 1] (1913) 
Liste des Stations (avec une carte). 

Rose (Maurice). — No 276. — Recherches Biologiques sur le Plankton. 
(Deuxième note). 


Route (Louis). — No 261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys 
profundissimus, nov. gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 
6.035 mètres de profondeur dans Océan Atlantique par S. A. S. le 
Prince de Monaco. 

TERMIER (Pierre). — No 256. — L’Atlantide (Conference faite à l’Institut 
Océanographique de Paris, le 30 novembre 1912). 

Verain (L.) et CHEVALLIER (A.). — No 255. — Emploi de l’électro-aimant 
dans l’analyse microminéralogique des fonds sous-marins. 
ZuGMAYER (Erich). — No 253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux 
provenant des campagnes du yacht Hirondelle II, 1911 et 1912 

(avec un tableau de détermination). 


ZUGMAYER (Erich). — No 254. — Le Crane de Gastrostomus Bairdi Gill 
et Ryder. 


TABLE DES MATIÈRES 


Le numéro de chaque article se trouvant au bas du recto de 
chaque feuillet il est très facile de trouver rapidement l’article 
cherché. 


Nos 253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux provenant des campagnes 
du yacht Hirondelle IT, 1911 et 1912 (avec un tableau de 
determination), par Erich ZuGMAYER. 


254. — Le Cräne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Erich 
ZUGMAYER. 

255. — Emploi de l’électro-aimant dans l’analyse microminéralogique 
des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN, chargé du cours de 
physique industrielle a la Faculté des Sciences d’Alger, et 
A. CHEVALLIER, chargé des travaux pratiques de minéralogie 
ala Faculté des Sciences de Nancy. 

256. — L’Atlantide (Conference faite à l’Institut Océanographique de 
Paris, le 30 novembre 1912), par Pierre TERMIER, Membre 
de l’Institut, professeur à l’École des Mines de Paris, direc- 
teur du Service de la Carte géologique de France. 

257. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du 
Lion. (Note préliminaire}, par Ernest BRÉMENT, préparateur 
au Musée Océanographique de Monaco. 


258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. 
(Première note préliminaire), par Henri Marcecet. 
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- 
naeopoda longibrachia Brian, par le Dr A. Brian. 
260. — Les Bromures des Eaux marines, par le Dr Louis CHELLE. 
261..-- Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimus nov. 
. gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli a 6.035 mètres de 


profondeur dans l'Océan Atlantique par S. A. S. le Prince 
de Monaco, par Louis Route, professeur au Museum d’His- 
toire Naturelle. 


262: 


2103. 


204. 


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Sur quelques interessantes especes d’Amphipodes provenant 
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la Prin- 
cesse-Alice et de l’HXirondelle JI en Méditerranée, par 
Ed. CHEVREUx. 


Regeneration acöler Plattwürmer, I. Aphanostoma diversi- 
color. Mit 4 Textfiguren (Vorläufige Mittheilung), par 
Florence Preestes, Ph D., Arbeiten aus dem Laboratorium 
des Musée Océanographique in Monaco. 


Crustacés commensaux et parasites de la baie de Concarneau 
(Travail du Laboratoire de Zoologie et de Physiologie mari- 
times de Concarneau), par le Dr Jules GurarT, professeur a la 
Faculté de Médecine de Lyon. 


L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. 
(Deuxième note préliminaire), par Henri MARCELET. 


Ein Meeres-Photometer, par Von Klaus GREIN. 


La question du Goémon de fond, par Yves DELAGE, directeur 
de la Station Biologique de Roscoff. 

Vingt-cinquième campagne scientifique (Hirondelle II). Note 
de S. A. S. le Prince ALBERT DE Monaco. 

Sur la presence, en Méditerranée, d’une variété de l’Aplidium 
lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarctique, par 
Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océanographique 
de Monaco. 


Quatrième note préliminaire sur les « Polychètes » provenant 
des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alice, ou 
déposées dans le Musée Océanographique de Monaco, par 
Pierre Fauve, professeur à l’Université catholique d'Angers. 


Analyses des huiles préparées à bord des yachts de S. A. S. le 
Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques. (Pre- 
miére note préliminaire), par Henri MArceELET, docteur de 
l’Université de Montpellier. 


Etudes sur les Gisements de Mollusques comestibles des Cötes 
de France. La Méditerranée : de Cerbere à l'embouchure de 
Herault. (Avec une carte), par L. Jousin, professeur au 
Museum d’Histoire naturelle de Paris et a l’Institut Océa- 
nographique. 

A note on some Myxosporidia collected at Monaco, By 
A. PRINGLE JAMESON, Biology Department, Imperial College 
of Science and Technology, South Kensington, London. 


Campagne scientifique de l’Hirondelle II (1913), Liste des 
Stations (avec une carte), dressée par J. RICHARD. 


Etudes preliminaires sur les Cephalopodes recueillis au cours 
des Croisières de-S.A, S.. le Prince.de Monaco. 322g 
Mastigoteuthis magna nov. sp., par L. Jounin, professeur 
au Museum d’Histoire Naturelle et à l’Institut Océano- 
graphique. 


- Quelques expériences sur la croissance des algues marines à 
Roscoff. (Note préliminaire), par Mme Paul Lemoine, Docteur — 


ès- sciences. 


278. - — Mission Comte Jean de Polignac, Louis Gain. en du 
Sylvana (fevrier-j -juin 1913). Liste des Stations, par L. Gan, 
Docteur ès-sciences. 


oe 


I Janvier 1913. 


BULLETIN 
DINSTITUT OCLANOGRAPHIOUR. 


Fondation ALBERT Ier, PRINCE DE son 


= 


| Diagnoses. des Stomiatidés nouveaux 
= . provenant _ : 
des ‘campagnes du yacht « Hirondelle I » 


(1911 et 1912) 


= te un TABLEAU DE DETERMINATION) 


Par Erich ZUGMAYER 


MONACO 


SAEs 


_Les auteurs sont priés de se conformer aux indications suivantes : 


19 Appliquer les règles de la nomenclature adoptées par les Congrès 


internationaux. 
"2° Supprimer autant que possible les abréviations. 


3° Donner en notes au bas des peers ou dans un index indications A 


© bibliographiques. i 
_ 4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin. 
5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au crayon Wolf (H. B. ) ou 
a l’encre de Chine. 
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur les. papiers 
calques les recouvrant. : 


7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur 


| papier procédé. 


8° Remplacer autant que possible les planches Dr des figures dans le | 


texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus grands‘que 
la dimension définitive qu’on désire. 


Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en 
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur le 
manuscrit — suivant le tarif suivant : 


‚50 ex.: | 400 ex. | 150 ex. | 200 ex. | 250 ex. | 500 ex. 


Un. quart de feuille SE 4E ». |. 5f 20]: 6f80 |. -8f40 | 10 40 17800 
Une demi-feuille.......- 15470 6,70 | +8: 805 10, ».| 13 40 192 80 
Une feuille entiere....... 8 10 | 9 80 | 13 80 | 16 20 | 19 40 | 35 80 


Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand il y a lieu. 


 Adresser tout ce qui concerne le Bulletin a l'adresse suivante : 
Musée océanographique (Bulletin), Monaco. 


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BULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco) 


No 253. — 1 Janvier 1913. 


Diagnoses des Stomiatidés nouveaux 
provenant 
des campagnes du yacht « Hirondelle II » 


(1911 et 1912) 


(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION) 


Par Erich ZUGMAYER 


Pendant les années 1011 et 1912, l'AZRONDELLE II ori 
un grand nombre de poissons surtout bathypélagiques, dont 
S. À. S. le Prince Albert I® de Monaco a de nouveau consenti 
à me confier l'étude. 

Des espèces et des genres nouveaux semblent se trouver 
dans plusieurs groupes des poissons recueillis; J'ai d’abord 
étudié la famille des Stomiatidés et j'ai trouvé parmi ceux-ci un 


nouveau genre et cinq nouvelles espèces. Ce sont les suivants : 


Aristostomias, n. g. 


Aristostomias Grimaldii, n. sp. 


Campagne de 1912 2'Stn. 2222; 25014 o metres. 


Ce nouveau genre se distingue de tous les autres connus 
dans la famille en ce qu’i! offre la combinaison de l’absence du 


=. : 4 ; — 9 — 


plancher de la bouche et la présence d’un barbillon. Comme 
chez Photostomias et Malacosteus le plancher de la bouche n’est 
pas formé par de la peau, mais par un ligament, qui s'étend de 
l'arc hyoïdal à la symphyse mandibulaire, laissant libre l’espace 
entre les os dentaires et ce ligament. Le barbillon sed ume 
épaisseur moyenne ; 1l dépasse le double de la longueur de la 
tete, il est noir et se termine en un renflement leser ct /onlome. 

Les nageoires dorsale et anale sont sur la même verticale à 
l'arrière du corps ; la ventrale, qui prend naisssance à l'arrière 
de la moitié de la longueur totale, n'offre nul trait particulier;; 
la pectorale se compose de rayons fins, courts et soyeux, à l’ex- 
ception des deux premiers; ceux-ci. portent des rentlements 
mous et épais, qui se terminent également en fils, rappelant les 
barbillons d’un certain nombre de Stomiatidés. Les rayons de 
cette nageoire sont si fins, quil est impossible de dire s'ils sont 
divisés depuis leur base ou bien s'il s’agit de rayons indé- 
pendants, à l'exception des deux ci-dessus mentionnés. 

DEP 00), V6 A6 Crenveser 


Des dents non renversables se trouvent sur les mächoires, 
des dents renversables sur les palatins et la langue. Les dents 
antérieures de la mâchoire inférieure sont très. grandes, en 
forme de crochet et elles rappellent celles d’Odontostomus. | 

On distingue un grand organe photodotique préorbitaire et 
un autre sousorbitaire ; de plus il y a d'innombrables petits 
organes sur le-reste de la tete et sur tout le corps: 2 

L’aspect général et les proportions rappellent le genre 
Malacosteus. 

Un exemplaire de 85 millimètres. 


Je prie 5. A. S. le Prince Albert I* de Monaco de daigner 
accepter la dédicace de cette nouvelle espèce. 


Eustomias tetranema, n. sp. 


Campagne de: 1912.: Stn. 3202; 3000-0 mètres. Un exem 
plaire de 110 millimètres. 


Des MP Ad Go 


PURE 


Ce poisson concorde avec les espèces connues en ce qui 
concerne son aspect général, ses proportions et la position de 
Brklorsale, qui commence bien en arrière de l'origine de 
l’anale. Mais il s’en distingue par la forme de la pectorale, qui 
ne consiste qu'en un seul rayon et surtout par la forme du 
barbillon. Celui-ci prend naissance à l'arc hyoïdal et s'étend 
“Haboid a une distance égale à celle entre le museau et la 
pectorale. À ce point il se ramifie de sorte que trois branches 
de la même épaisseur s’écartent du tronc; chaque branche 
atteint la longueur multiple de la portion basale et elles sont 
munies de renflements oblongs se terminant en fils minces. 
a partie jdistale du tronc offre les mêmes traits que les 


branches. 
a Parrière de l’œ1l se trouve un grand organe lumineux, 


et des séries d'organes latéraux et ventraux sont également 
présentes comme dans les autres espèces. 


Eustomias Boureei, n. sp. 


Campagne de 1011: Stn. 3270, 3000-0 mètres. Un exem- 
plaire gomm, 
Deane Ie 1.9... 7,. Aco}. 

Eustomias distingué d’E. telranema en ce que le barbillon 
n'offre pas de ramification et que la pectorale se compose de 
plusieurs rayons. Des espèces FE. braueri et E. obscurus il se 
distingue par le fait que la pectorale porte un rayon isolé et 
allongé. 

Le barbillon a environ trois fois la longueur de la tête ; 
il est noir, mince et se termine en un renflement blanc. 

La disposition des organes photodotiques est la même que 
dans les autres espèces. 

se prie M. H. Bourée, aide de camp de S. A. S. le Prince, 
d'accepter la dédicace de cette nouvelle espèce. 


Melanostomias Braueri, n. sp. 


Campagne de 1912 : Stn. 3284, 1000 à o mètres. Un exem- 
paire. 119" 


DÉC NRA ETS ey env.. 25. 
(253) 


= 

Cette nouvelle espèce se distingue des deux espèces décrites 
par M. Brauer (M. melanops et M. Valdiviae) par la formule des 
nageoires, surtout de la pectorale, dont le nombre de rayons 
n’est que 2 au lieu de 5 ; de plus par le nombre et la disposition 
des organes photodotiques ; ceux-ci sont disposés comme suit : 
Série latérale : Depuis l’opercule Jusqu'à la ventrale 25e 
jusqu’à la fin de la série 10. Série ventrale : sur l’arc hyoidal 8; 
sur l'isthmus, 8; après un petit intervalle 5 organes “some 
groupés à côté de la pectorale; un autre intervalle; puis 18 
organes jusqu’à la ventrale; depuis la ventrale jusqu’à l’anale 123 
depuis là jusqu’à la caudale, 9. 

La mâchoire inférieure est fortement courbée vers le haut 
et elle est plus longue que la supérieure, de sorte qu elletomme 
l'extrémité du museau quand la bouche est fermée. 

Le barbillon du présent exemplaire est très court, mais 
on voit quil a été arraché et qu'il était en voie de régénération. 

Je prie M. le professeur A. Brauer de bien vouloir accepter 
la dédicace de cette nouvelle espèce. 


Echiostoma Richardi, n. sp. 


Campagne de 1912 : Stn. 3264, 1000-0 metres. Ünrex m 

plaine 2e 
Dose AE °C. O 200 

Ce poisson offre les caractères génériques d’Echiostoma ; 
il se distingue des espèces décrites en ce que la pectoraleves: 
présente, mais réduite à un seul rayon, qui est fort à sa base, 
très fin à son extrémité. Un grand organe lumineux de couleur 
rose-pale à l'arrière de l’ceil. 

Je prie M. le Dt Jules Richard, directeur du Amer ze 


Monaco, de bien vouloir accepter la dédicace de cette nouvelle 
espece. 


Astronesthes myriaster, n. sp. 


Campagne de rorr : Stn. 3107, 4000 à o mètres. Un exem 
DIEM Se 


Dis ES. Fea 4. 


Pre 


Dans ses proportions, ce petit poisson rappelle A. indicus 
Brauer, avec lequel il concorde aussi en ce que la dorsale se 
termine sur la verticale du commencement de l’anale. Mais il 
Sem distingue, comme de toutes les espèces décrites, par le 
nombre énorme de ses organes photodotiques. Parmi ceux-ci, 
on distingue avec peine les séries d'organes qui s'étendent de 
l'isthmus à la pectorale et de là vers la ventrale et l’anale; ces 
ergames en séries se perdent presque dans la multitude des 
autres, qui ne sont que très peu plus petits que ces premiers ; 
iis se trouvent sur toute la tête et presque tout le reste du corps 
par centaines; seul le bord inférieur de la mâchoire inférieure 
est bordé de chaque côté d'environ 50 organes pigmentes; le 
peste de la mâchoire en porte plus d’une centaine, et on en 
constate autant sur les joues, les opercules et Visthmus. La 
ligne ventrale est bordée d’une double série d’organes au nombre 
d’environ 200; sur le reste du ventre et sur les côtés ıls abondent 
également; vers le dos ils diminuent en nombre, grandissant 
en même temps en circonférence ; sur le dos proprement dit 
ils font défaut, ainsi que sur les nageoires et sur le barbillon. 
L'œil est entouré de petits organes sans pigment; un grand 
organe sousorbitaire et un autre sur l’opercule. 

Le barbillon est plus long que la tête, blanc, d'épaisseur 
considérable et moyennement renflé à son extrémité. 

Le nombre des genres connus dans la famille des Stomiatidés 
a été beaucoup augmenté pendant les dernières années. Dans 
son tableau de détermination, M. Brauer, en 1905 à 1906, 
inémHonne 16 genres; en ce moment, on.en connait 22. Sans 
doute, ce nombre ne restera pas stationnaire pour longtemps ; 
grâce aux progrès de la technique, on trouvera encore de 
nouveaux genres, de sorte que le tableau de détermination, que 
je donne ci-contre, deviendra bientôt obsolète ; mais en attendant 
de nouvelles découvertes, il rendra service pour quelque temps. 


(253) 


Tableau de détermination 


pour les Genres de la famille des STOMIATIDES 


Dorsale entierement ou presque entie- 
rement a layant de’ lanale, a 
l’arriere de la ventrale et de la 
moitie du corps. 

Aı Barbulon absent. 07... 2. 


B. Barbillon présent 
I. Dents maxillaires peu nom- 
breuses, à grands intervalles... 
Il. Dents maxillaires nombreuses 
en une série continue 


Dorsale à l’avant de l’anale et de la 
moitié du corps. 


A. Premier rayon de la dorsale très 
allongé, pectorale et écailles pré- 
SEITE Sie ne SA Es D ee 


B. Pas de rayon allongé, pas de 
pectoralc, pascd ecailless: 2... ..% 


Dorsale et anale de meme grandeur, 
commençant sur la meme verticale 
dans le dernier tiers du corps. 


A. Plancher de la bouche pas formé 
par de la peau, mais seulemeut par 
un ligament hyoideo-mandibulaire. 

1. Barbillon present... 
II. Sans barbillon 

aSBectoxalerpresemier ne : 
b)’ Sans peetoralee ans "re 


B. Plancher de Jar bouche couvert 
de peau. 

1: Sansabarbilloen Nun nr 

IT. Avec un barbillon. 
a): Pectonale presente, rayons 
homogenes, pas de rayon isole. 
ı) Ventrale bien a l’arriere de 

la moitie du corps. 

a), Ecatlles presentes. 

* Ventrale courte,normale. 
= Mentraler tres "alloneee, 
AUNT OT NC seiner 0 ae 5 

ß) Pas d’ecailles. 

Barbilionssimple rn, 

 sBarbillonesranmihios ere: 

2) Ventrale voisine a la moitié 
du corps. 

a) Maxillaire sans dents, 
barbillon plus court que 
lautete SEEN eee 

ß) Maxillaire denté, barbillon 
Pls somes chile datete Aer 


oer ee 


Bathylychnus 


Borostomias 


Astronesthes 


Chauliodus 


Idiacanthus 


Aristostomias 


Malacosteus 
Photostomias 


Bathophilus 


Stomias 


Macrostomias 


Melanostomias 
Nematostomias 


Pachystomias 


Dactylostomias 


A. Brauer 


T. Regan 


Richardson 


Schneider 


Peters 


Zugmayer 


Ayres 
Collett 


Giglioli 


Cuvier 
A. Brauer 


A. Brauer 
Zugmayer 


Günther 


Garman 


en tte en a = 


B. II. bj Pectorale absente, ou réduite 
à un seul rayon, ou avec 
plusieurs rayons dont un est 
isolé. 

1) Ventrale approchee à la 
moitie du corps. 

a) Rayons de la pectorale 
et. de las ventrale ‘tres 
allonges, capilliformes.. 

ß) Pas de rayons allonges. 
*Une bande photodotique 
recourbée sur les flancs. 
** Pas de bande photo- 
HOME UN rt. 

2) Ventrale bien à l'arrière 
de la moitié du corps. 

a) Maxillaire sans dents... 

ß) Maxillaire dente. 

* Corps moyennement 
allonge,hauteur maxima 
au milieu de lalongueur. 

Corps tres allongé, 
hauteur maxima dans 
la région céphalique 


XX 


Dorsale beaucoup plus courte que 
l’anale ; elle commence a l'arrière 
de l'origine de l'anale dans le 
dernier tiers du corps. 


DeNoente \:. EEE 


Trichostomias 


Lamprotoxus *) 


Grammatostomias 


Opostomias 


Echiostoma 


Photonectes 


Eustomias 


Zugmayer 


Holt et Byrne 


Goode et Bean 


Günther 


Lowe 


Günther 


Vaillant 


Sie memoire.ou sera deerit ce nouveau genre nest, en ce moment, 
pas-encore sorti de la presse ; c’est grâce a l’obligeance de M. E. W. L. 


Holt que je peux déjà le mentionner. 


(253) 


Le Dole est en Er cher renden I, Gas Gree = a = 
Berlin et chezM. Le Soudier, 7 170 ‚boulevard Saint- Gomes 
a Paris. 


. Les numéros u Ballen se vendent séparément aux prix. Be 
Suivants et: franco : : DEE 
No ‘ Bee Fre. tes = om 
235. — Ein Hilfsmittel für direkt Strommessungen in grossen a à 
re Meerestiefen, von Klaus GrEın. (Neapel). ....me..unu 7» 


236. — Contribution à l'analyse biologique du phénomène-de la 
régénération chez les Nemertiens, par le D’ Mieczyslaw- 


FE MSN ER Rees new Se de de DC 
237. — ‘Recherches biologiques sur le Plankton (première note), Se 
os par’. Maurice ROSE says Ye. see paw ns Os a sers er 

238. — Note préliminaire sur les « Podosomata » (Pycnogonides) 5 =e 


du Musée Océanographique de Monaco, par J. C. C. 
LOMAN 0. eevee tee cee cee sesssesseseeseseseehesesseisessess 1 DO 


é 230. — Holothuries nouvelles des campagnes du yacht Princesse- Re 
; Alive, par Edgard HÉROUARDE, 40:23 cea pis 0 ner 18 


“240. — Surl’appareil excréteur chez la larve de Strongylocentr otus 
; lividus, par J. RUNNSTRÔM.........444,44,.44.... eee 1 50, 


241. — Note préliminaire sur les Cirrhipèdes recueillis. pendant 
En les campagnes de S..A. S. le Prince de Monaco, par A. 
RER ee ne Re ee tee Oe 


242. — Eine elektrische Lampe zum Anlocken Bi phototak- 
5 tischer Seetiere; von, KQUS GREINS NT ne een 


243. — Notice sur les Sélaciens conservés dans les collections du 
_ Musée Océanographique, par Louis RoOULE.............. 2 » 


244. — Les Peltogastrides du Musée Oesanbgraplinue, de ek a 
par -J. GUERIN-GANIVETS ose esc cence pb nn servis steatee Fo @ 


245. — L'effet de l’inanition surla larve de l’oursin, par J. RUNNSTROM 2.» 


246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons 
provenant des campagnes de S. A. S. le-Prince de 
Monaco, par le?D° Joseph NUSBAUM. ©. rose) 


247. — Quelques observations sur la variation et la corrélation chez 
727.5 “a larve de-VOursin, par L'RUNNSTROÔM. 4,4%... 71 58 


248. — - Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp., Synascidie 
nouvelle du Golfe du Lion, (Note pr CRE €); par. 
Ernest PRÉMENT. 32 a ch denis ee et data ee DO 


249. — Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen 
pal vicar. Von Klausuren. oss oo be cis tay pa bas. aa ee 


250. — Sur une variété méditerranéenne de l'Aplidium cœruleum . 

Lahille, Synascidie de la Manche. (Note préliminaire), 
par Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océano- 
graphique de Monaco:.........,,........4..... Re don) 


251. — Campagne Scienti fique de !’ Hirondelle IT (1912), Liste des ; 
Stations-(AVEC-UNE CARTE) was 63,0 ves cones se ee HT D 


252. — Sür une grande Tedania abyssale des Açores (Tedania 
phacellina, n. sp.) par E. TorseEnr, Professeur a la 
Fachlte des. Scientes de: DW... er) 


253. — Diagnoses des Stomiatides nouyeaux provenant des cam- = 
pagnes-.du yacht « Hirondelle II » (rgır -et 1912) 
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich ZUGMAYER. 1.» 


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MONACO. — IMPR. DE MONACG. 


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Bairdi Gill et Ryder. | 


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‘internationaux. 8 | a 
29 Supprimer autant que possible hy les abréviations. 


| bibliographiques. | 
*: 4 Ecrire en italiques tout nom ine latin. 


El 50 Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au WRAY OR, Wet m. B) ou is 
eee eo a lentre de Ghinesg-) | A ES EN it De 
u. 23.00 ING. pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur les. papiers | 
Li PAL calques les recouvrant. | | : SU a 4 
war 7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire où au crayon noir sur N 
„a ! papier procédé. 4 | | oR ARE ST M RAR EE 
a) ase } { y Pass ji 
ie LE a on Remplacer autant que passible les blanched par des site dank le : 
ae a texte en donnant les dessins faits d’un tiers, ou d’un quart ple Land ane. u RR 
ihe Naa a la dimension définitive qu’on désire. | N hg pe 
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Mar LA du serk — - suivant le tarif suivant : | 
N ni 0] 50 ex. | 100 ex..| 150.ex. | 200 ex. | 250 ex. 1.5 
ser. “Un iquart de feuille. all 2b oa |: BEd 6680 | Blab re 40 

Ho Une demiteullle net he 270 6. 70.1°78,80,4) Ione 1302 
ay foe Une feuille entières... “8. 10 :| "0180: So | 16 20 | 19 40 | 35 sa 
re AE tt faut ajouter. à ces us ou des. planches quand i il u a 1 lien. ee a Mn 
LIRE AGEN à m ï i N { PM REA 7 

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art a at Adresser. tout ce qui concerne le Bulletin. a ladresse suivante : Le ee 
N N EN Musee océanographique (Bulletin), Monaco. er DR 
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BULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE 


(Fondation ALBERT I*, Prince de Monaco) 


No 254. — 10 Janvier 1913. 


Be Crane 
de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder. 


Par Erich ZUGMAYER 


Dans mon ouvrage sur les poissons dela PRINCESSE-ALICE 
(x) j'ai donné une description générale du crane de Gastrostomus, 
Pome eu speeitier les détails et [a dérivation génétique des 
différents os. 

= ja nie dune publication de M: C. T. Regan: {2} j'ai 


repris l'étude du crane mentionné, à la fois à l’aide du matériel 


déjà à ma disposition et de celui que m'offraient les exem- 
plaires qui durant les années 1911 et 1912 furent pêchés par 
MÉMRONDELLE IT. 


Le crane de Gastrostomus se compose des os suivants, aux 
noms desquels je joins les expressions latines. 


Nasal (Nasale) | Occipital supérieur (Supraoccipitale) 

Ethmoide (Mesethmoideum) Occipital lateral (Exoccipitale) 

Frontal antérieur (Ethmoideum | Occipital externe (Epioticum) 
laterale) Basilaire (Basioccipitale) 

Frontal principal (Frontale) Vomer (Vomer) 

Frontal postérieur (Sphenoticum) | Sphenoide (Parasphenoideum) 

Mastoidien (Pteroticum) Aile du sphenoide (Prooticum) 

Parietal (Parietale) 


Le suspenseur, dirigé obliquement vers l’arriere et vers le 
bas, se compose de deux os, à savoir, le transversal (Hyoman- 


., dibulare) et le jugal (malaire, quadratum). Tous deux sont 


énormément allongés et offrent une articulation au point où 


u D — 


ils sont réunis. Le transversal étant en outre articulé assez 
librement avec le mastoïdien, la mâchoire supérieure est mobile 
autant dans le sens de l'horizontale que de ja mere 
Conformément à la longueur du suspenseur, le maxillaire 
même, qui le suit de très près, est aussi plus de sept fois plus 
long que le cräne proprement dit. | 

A l'étude du premier exemplaire je croyais reconnaître dans 
une petite crête osseuse fixée au vomer une trace des interma- 
xillaires, mais comme je ne peux retrouver cette erere dans 
aucun des cranes étudiés plus tard, il faut admettre que l'in- 
termaxillaire fait complètement défaut. Les maxillaires, qui 
sont, comme la mâchoire inférieure, couverts de très petites 
dents granulaires, se réunissent vers l’avant sans membre 
intermédiaire et à un point situé sur la même verticale que 
le bord postérieur de l’oeil. L’extrémité de la mâchoire supé- 


Tieure n'est réunie au museau que par de la peau. Je ne pen 


trouver ici une formation analogue au « movable ethmoidal 
rostrum », qui existe chez Saccopharynx ampullaceus Harw. et 
qu'a décrit M. Regan (2). On peut, il est vrai, fléchir la partie 
rostrale du crâne vers le haut et vers le bas, mais comme le 
vomer ainsi que les os voisins suivent cette flexion, elle doit 
être attribuée à l’élasticité des os qui contiennent très peu de 
substance calcaire, et non pas à une articulation prononcée. 
Cette difference entre les cranes de Gastrostomus et de Sacco- 
pharynx est augmentée par la présence d’un nasal distinct chez 
le premier poisson ; chez Saccopharynx Vethmotde forme 
l'extrémité antérieure du crâne, et la partie rostrale est allongée, 
tandis qu'elle s’élargit latéralement chez Gastrostomus. D’autres 
differences existent encore: Chez Gastrostomus le frontal est 
plus petit que le pariétal, comme l'a déjà fait remarquer 
M. Regan; chez Saccopharynx, c'est le contraire. De plus, le 
frontal postérieur couvre une surface bien plus grande et il 
envoie deux extensions en forme de lamelles vers la face dorsale 
ainsi que vers la face ventrale de la tête. Cette formation s’ex- 
plique par l’elargissement du crane. Les os sont très cartila- 
gineux, comme je l’ai déjà remarqué, et très minces ; un agran- 
dissement de la tête doit donc diminuer la stabilité, dont le 


De) 7 äh) ma" + 


RO ee ER A 


. e 
be u, ait ee a Sc Nr - 


Rd a 


poisson a besoin pour diriger ses énormes mächoires : faute de 
substance calcaire, la solidification du crâne est provoquée par 
la fixation intime des os. 

M. Regan est d’avis de ranger Gastrostomus et Saccopharynx 
dans deux familles différentes, à savoir, les Saccopharyngidae, 
comprenant le seul genre Saccopharynx, et les Eurypharyn- 
gidae, comprenant les genres Eurypharynx, Gastrostomus et 
Macropharynx. J'ai déjà dit dans mon ouvrage ci-dessus men- 
tionne (I), qu'il me semble nécessaire de réunir les genres Gas- 
trostomus et Macropharynx en considérant la grande ressem- 
blance entre eux et la petitesse et l’état endommagé du seul 
spécimen sur lequel le dernier genre est basé. Quant à la sépa- 
ration systématique des Æurypharyngidae et des Saccopharyn- 
gidae, il faut admettre qu'il existe des raisons assez bien fondées 
pour soutenir cette idée, autant qu'on ne trouve pas de membre 
intermédiaire. 

La position de ces deux familles qu'on a réunies dans l’ordre 
des Lyomeri, est très difficile à fixer vis à vis du système général. 
Paper exterme est en faveur du voisinage des Apodes. 
Günther (3) Boulenger (4) et moi-même nous sommes pro- 
noncés à cet égard. Gill (5) cependant et plus récemment C. T. 
Regan (2 et 6) sont d'opinion que les Lyomeri n'ont aucune 
parenté proche avec les Apodes, tandis que Brauer (8) qui ne 
pouvait naturellement pas disséquer son seul spécimen, se borne 
à le laisser parmi les Apodes. Le fait que les canaux des organes 
Ber sencration sont bien développés, est, en effet, en faveur 
d’une séparation, mais beaucoup de traits caractéristiques chez 
les Lyomeri rappellent les Apodes. C'est surtout le fait que l’ap- 
pareil operculaire est très réduit et le squelette branchial tout à 
fate rudimentaire et très éloigné de la tete; de plus que les 
intermaxillaires ne sont point développés, que l’appareil hyo- 
palatin est réduit à 2 os, que les os du « rocher » (opisthoticum) 
et le sphénoïde antérieur (basisphenoïdeum), font défaut ainsi 
que le surscapulaire (posttemporale), qu'un condyle exoccipital 
n'existe pas, et enfin le fait que les nageoires ventrales et les 
appendices pyloriques sont également absents. 

M. Regan a cherché à établir des relations de parenté entre 


(254) 


ER ER a Leet PT PRE EP EE EE RER RO ON nk AO ETES de PR NU A Er a) 
RR EA are, BE NOR ne eh ner 


x 


— 4 — 
les Lyomeri et certains groupes des Jnzomi, comme les Syno- 
dontidae; en faveur de cette idée il mentionne la similarité du 
suspenseur, la grande gueule et le court museau ; on pourrait 
encore ajouter, qu'ici comme là il existe des canaux de génération 
et que la formation des vertèbres porte aussi quelques ressem- 
blances. Mais la vessie natatoire est toujours absente chez les 
Lyomeri, tandis qu'elle peut se trouver chez les Inzomz; la l'arc 


huméral est toujours attaché au crane; ici cest le contient 
et surtout les intermaxillaires. jouent un role de e@ramge: 


importance chez les /niomi tandis que chez les Lyomeri il n’y 
en a pas du tout. Les Lyomeri semblent donc être aussi éloignés 
des Zniomi qu'ils le sont des Apodes, sinon plus encore. 

Mais il existe un poisson dont le crane a encore été décrit 
par M. Regan (7); c'est le genre Alabes de la famille des 
Symbranchidae. Le crane de ce poisson offre des ressemblances 
surprenantes avec celui de Gasirostomus. Non seulement parce 
qu'il se compose exactement du même nombre d'os, mais les 
os sont évidemment de même origine et sont en outre presque 
disposés de la même manière. Il est vrai que les deux pariétaux 
sont séparés par l'occipital supérieur et que la présence et la 
forme des intermaxillaires semblent présenter un trait opposé; 
l’aspect externe aussi est assez different. Si cependane nous 
considérons que les Lyomeri, grace à leur vie bathypélagique 
et leur mode de nutrition forcément changé, ont dû subir des 
changements considérables avant d’en arriver à l’état actuel, les 
différences ne sont pas si grandes qu’on ne puisse penser à 
une parenté ; ıl faudrait avoir et étudier des Gastrostomus ou 
Saccopharynx très jeunes pour pouvoir émettre une opinion 
plus nette à cet égard. | 


J'arrive donc à conclure que Gastrostomus et les autres 


Lyomeri constituent un groupe de poissons qu'il ne faut pas 
trop éloigner des Apodes, dont les Symbranchidae forment une 
branche qui ne s’est pas écartée depuis trop longtemps et qui 
a conservé quelques traits de ressemblance avec les L;-omeri; 
ceux-ci, il faudra toujours les considérer comme un groupe qui 
a souffert une dégénérescence profonde. 


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(254) 


LITTÉRATURE 


I) Zucmaver, E. : Poissons de la PRINCESSE-ALICE etc, Res. Camp. 
Scientif. etc. fasc. XXXV, Monaco 1911. HL & 
2) Recan, C. T.: Anatomy and Classification etc. Lyomeri; Annals au 3 
Mag. Nat. Hist.,.(8), v.. X, 1912. 
3) GÜNTHER, A. : Deep ie Bes, CHALLENGER, v. XXII. 1887. 
4) une G. A. :’ Teleostet, Canine Nat. Hist. ve Vi agro: 
5) Girt & Ryper, Oceanic Ichthyology, Cambridge, U. S. A. 1806. 
| 6) Recan C. T., Anatomy and Classification etc. Iniomi. Annals and | 
Mag. Nat. Hast: (8) VON IL 1648.) 2 A. 
7) REGAN C. T., ou and classification etc, Symbranchoid ke. "8 
se => Ibid. y Ixy nors: one 
A 8) Braver A., Wiss. Erg. d. deutschen Tiefsee-Exped. Tiefseefische 
Ire 1906. 


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Le Ballein! est en dépôt chez Frieden 


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: | Berlin: et chez = Le Soudier, Ca sek ai 1 
a Paris. | 


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“236, — en a Veanlalyde biblogique ue Dh de. la 
\ régénération chez les Némertiens, par le D'' Mieczys slaw 
Ce ACP ER Doss Gin ed psa sige ae hen SE ee 
. — Recherches biologiques sur le Plankton (première note), 
par Maurice ROSE. 3.222 st en RE 
— Note préliminaire sur les « Podosomata » (Pycnogonides) à 
du Musée Océanographique de Monaco, par J. C. C. 


LOMAN +. .sessr cesser recente tresses stress 


+ 


> 230; oe Holothuries nouvelles des campagnes du yacht ‚Princesse- = 
‚Alice, par Edgard HÉROUARD: .....:.....4.4., nennen 


ae 240. — Sur l'appareil excréteur chez la larve de So tus” 
lividus, par J. RUNNSTROM 63. Scenes weno rae ee 


241. — Note preliminaire sur les Cirrhipedes recueillis . pendant — De 
les campagnes de S. A. S. le Prince de Monaco, Par A. ts 
GA RS LE FORUM TUE See Peer eee eee ee cena | 
à 242. — Eine elektrische Lampe zum Anlocken positiv phototak- 
tischer Seetiere, von Klaus GREIN +... à 
243. — Notice sur les Scene conservés dans les collections du. Ve 
Musée Océanographique, par Louis RouLe.........:.... 


2 244. — Les Peltogastrides du Due EN de Mona 0, 
- par Je \GUERIN-GANIVET. 444,40. ee ewe e tee puole die ini» 


. eA ay L'effet del’ inanition sur la larve de I’ oursin, par Jy RUNNSTRÔM 


‚246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons _. 
“ii .-provenant des campagnes de S. A. S. le Prince de. = eS 
: 11 % Monaco; par le :D' Joseph NUSBAUM. og co shut eee wee 


247 — Quelques observations sur la variation et la corrélation chez. 
‚la larve de l’Oursin, par J. RUNNSTRÔM.: 44. ee tok SG 
248. probate (Eudistoma) banyulensis, nov. sp... Synascidie | 
1 nouvelle du Golfe du Lion, (Note préliminair é), pa 
Ernest BRHMENTe Ne er da di REN Zi 
5 249 —Vorlanige Mitteilung, über photographische Lichtmessungen. 
; im Meer, von Klaus GREING oo Vie este wont Eat 1 
250. a) Sur une variété méditerranéenne de VAplidium ceruleum. 
Lahille, Synascidie de la Manche. ‚(Note pt éliminaire), à 
par Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océano- 
“graphique Je MODACO ng ee NOR RUN DE ne 
ap. — ‘Campagne Scientifique. dev!’ Hirondelle I (1912), Liste des 
_. Stations (AVEC UNE DART) de ie nee Da IC ENS ESS 
252. — Sur une grande Tedania sale de Açores Tedania 
phacellina, n. sp. À Apart ee ena ‘Professcurs a bla 
“Faculté des Sciences de DEORE aie en re 
N Diagnoses des Stomiatides nouveaux ‘provenant. des « sui 
pagnes du yacht « Hirondelle II » (1911 et 1912) 
(AVEC UN TABLEAU DE DÉTERMINATION), par Erich Zuomax IR. 


254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par. Erich 
ZUGMAYER eus rite eee. 


| “MONACO. — IMPR. DE MONACO. 


de Te eleetro-: aimant 


l'analyse | mierominératogique 


Par. = RAIN = 22 


cours de ne industrielle à ala Faculté des Sciences d’ Alger. 2 


RK CHEVALLIER : 
tiques de minéralogie à la. Faculté des = Ae peak 


KM uN m 
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Auson lan ANSE: IB TR x’ 


‘Gs MAR12 1913, 
ARL2 1918, 


toe € Appliquer je règles ¢ de la ‘nomenclature adoptées par les : 
~ internationaux. = a eae : Ne 


20 PRE autant que possible les abréviations. a. 


bibliographiddes< 
4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin. | GR ET 
5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc,au crayon Wolf (a. B.) ou: 
à l'encre de Chine. en re 
60 Ne pas mettre la lettre sur ies dessins originanx mais SU les pa 
calques les recouvrant. 
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur 
papier procédé. te 
: 8° Remplacer autant que be les ee par des Égures. dane { 
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d'un quart De grands que 
la dimension définitive qu’on en 


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Les auteurs recoivent 5o exemplaires de leur mémoire. Ils Ne. en | 
_ outre, en faire tirer un nombre quelconque + faire te demande sur le 
- manuscrit — suivant le tarif suivant : rt 


50 ex. | 100 a | 150 ex. 200 ex. | 950 ex. : 


[Un quart de feuille ...... Sgt ve 520 6f80 | 80 | 10 40 | 1780 fe Fe 
Une demi-feuille. .....:..12470.7.670,.880 | 11. 112 40 | 22 80 | 
Une feuille Née 8 10 2 = pee ae oe ag ae) 2 : 80. 


u faut ajouter: à ces prix celui des planchés quand il y a lien. 


} 


Musée océanographique Bulletin), M | onaco. 


hg 


| 


BULLETIN DE EINSTITUT. OCFANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco) 
No 255: — 15 Janvier 1913. 


Emploi de lelectro-aimant 
dans l'analyse microminéralogique 
des fonds sous-marins. 


Par L. VERAIN 


Chargé de cours de physique industrielle à la Faculté des Sciences d’Alger. 
et 
A. CHEVALLIER 


Chargé des travaux pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de Nancy. 


Dans un mémoire précédent (1), nous avons montré tout le 
parti que l'on pouvait tirer de l’usage d’un électro-aimant 
construit d’une facon rationnelle, pour l'étude des minéraux 
en grains et notamment pour l'étude microminéralogique soit 
des fond marins actuels, soit des fonds marins anciens, c’est-a- 
dire des roches sédimentaires. 

Depuis la publication de ce travail, des renseignements 
complémentaires nous ont été demandés relativement à la 
construction d’un électro-aimant trieur. Nous pensons répondre 
à ces demandes en publiant une nouvelle édition, complètement 
transformée, de notre premier mémoire. Sans laisser de côté 
les minéralogistes et les géologues qui pourront en tirer leur 


(1) A. CHevarLier et L. VÉRAIN. — Sur le triage des minéraux par 
Déléciro aimant. C. R. A. S. T. CXLVI p. 487;2 Mars r908 et Bulletin de 
la Société des Sciences de Nancy 1° Avril 1908 fasc. III, p. 267-278. 


— 5 — 


profit, nous nous adressons ici plus spécialement aux océano- 
graphes s’occupant de lithologie sous-marine. C’est pourquoi 
nous insisterons sur le côté matériel de l’établissement et du 
fonctionnement d’un électro-aimant ; nous ajouterons quelques 
modifications et simplifications que nous avons cru devoir 
apporter à l'appareil primitif et nous terminerons par des 
instructions pratiques pour l’etude des fonds marins. : 

Historique. — Actuellement, dans les mines, on utilise 
l'attraction différente des éléments des roches par un électro- 
aimant de puissance variable pour séparer les minéraux ferru- 
gineux de ceux qui ne le sont pas. On débarrasse ainsi de la 
gangue stérile et dune manière très économique, les minerais 
de fer magnétiques ou rendus magnétiques par le grillage. 

La première application de cette méthode pour l'étude 
scientifique des roches a été faite par Fouqué. Voici sa manière 
d'opérer telle qu'il l’a décrite (1). 

« Si on prend un électro-aimant en communication avec 
« une pile et qu’on le promène au milieu d’une roche pulvérisée, 
« les minéraux ferrugineux s’y fixent et 1l suflira d'interrompre 
« la communication pour que ces parcelles retombent dans un 
« récipient préparé pour les recevoir. On emploie dans ce 
« but une pile d’éléments Bunsen grand modèle quil est 
« avantageux de disposer en séries parallèles. Plus le nombre 
« des éléments est considérable et moins est grande la proportion 
« de fer contenue dans les derniers minéraux enlevés par 
« l’électro-aimant. Mais sauf pour le fer oxydulé, on n'obtient 
« aucun résultat au moyen d’un simple barreau aimanté. 
« Deux ou trois éléments suflisent pour la hornblende, l’augite 
« ou l’olivine, riches en fer, mais il est nécessaire de prendre 
« une pile de huit éléments pour les minerais pauvres en fer. 
« Avec un appareil Gramme, mû par un moteur à gaz, on 
« peut recueillir en quelques instants le mica ferro-magnésien 
« d’un granite — quoique ce minéral ne contienne pas plus 
«de 13 °/, d'oxyde de fer, ajoute de Lapparent (2), 


(1) Fouqué et Micnei-Lévy. — Mineralogie micrographique. Paris 
1879, DE Qi 
(2) De LAPPARENT. — Traité de géologie. Paris. Masson 1906, p. 601. 


ENTER 


« Remarquons cependant que la chlorite qui contient une 
« proportion de fer relativement plus considérable, est abso- 
« ment rebelle à ce traitement. 

Dans un autre ouvrage (1), Fouqué complétait ainsi sa 
méthode. 

« En remplaçant la pile par une machine électro-magné- 
« tique puissante, on augmente la netteté des phénomènes 
« d'attraction; ainsi avec une machine électro-magnétique de 
« la force de cinquante grands éléments Bunsen, on enlève 
« rapidement la biotite des granites pulvérisés, mais la bobine 
« de l’electro-aimant, étant de dimensions nécessairement 
« limitées, s’échauffe bientôt considérablement et il y a danger 
« de voir fondre la gutta qui entoure les fils ». 

Depuis cette époque les différents traités spéciaux français 
et étrangers, même les plus récents, n’ont fait que reproduire, 
à peu près textuellement et sans rien y ajouter, la méthode de 
Fouqué telle qu’elle vient d’être décrite. 

La préparation longue et fastidieuse de plusieurs éléments 
Bunsen, leur nettoyage après l’opération, le tout pour un triage 
qui la plupart du temps ne devait durer que quelques minutes, 
étaient cause que bien des savants reculaient devant la besogne 
et renoncaient a se servir de l’électro-aimant. Fouqué obtenait, 
il est vrai, de meilleurs rendements avec une machine Gramme 
actionnée par un moteur à gaz; mais cette installation génante 
et dispendieuse pouvait rarement être faite dans un cabinet de 
minéralogie ou de géologie. Dans certains laboratoires, en par- 
meuler a la Faculté des, Sciences de Nancy (2), on: avait 
cependant essayé de produire le courant au moyen d’une petite 
dynamo mue à la main. Dans ce cas l’aimantation dépendait de 
la vitesse imprimée à la machine ; par.suite de l'impossibilité 
ou l’on était de maintenir cette dernière constante, il était fort 
difficile de retirer d'un mélange un corps défini et à fortiori 
d'extraire plusieurs fois de suite le même minéral de différents 
mélanges. De plus la manœuvre était très fatigante. 


(1) FOUQUÉ. — Santorin et ses éruptions. Paris, Masson 1878, p. 194. 
(2) J. THourer. — Précis d'analyse des fonds sous-marins actuels et 
anciens. Paris, Chapelot 1907, p. 76. 


(255) 


— 4 a 

Il est facile de supprimer tous ces inconvénients en em- 
ployant, comme nous l’indiquerons plus loin, le courant fourni 
par une station centrale et réglé par un rhéostat convenable. 
Malgré l'énorme avantage qu'on y trouve, les résultats obtenus 
avec le modèle d’électro-aimant de Fouqué sont encore très 
médiocres. Cela tient à la forme défectueuse du circuit magné- 


tique de l’appareil. Il est constitué (Fig. 1) par deux noyaux. 


verticaux, portant les bobines magnétisantes, réunis en haut 
par une culasse. A la partie inférieure, chaque noyau porte 
une plaque rectangulaire en fer doux. La poudre à tirer est mise 
en contact de l’un ou l’autre pôle ou des deux à la fois. L’énorme 
trajet dans l’air imposé aux lignes de force exige des courants 
magnétisants très forts pour produire à la surface inférieure 


EET Oee6e0eeececeocvesecoofs 


fro 25° eceeeccaces coh” 


u reve co ccosecs ulm 


Free 


des pièces polaires, seule utilisable, une induction capable de 
retenir les minéraux diflicilement attirables ; telle était la prin- 
cipale cause de toutes les difficultés rencontrées dans l'emploi 
pratique de l’électro-aimant. 

Pour donner au circuit magnétique une forme plus ration- 
nelle, et d'autre part pour éviter des frais d'établissement d’un 
appareil complet, nous avons utilisé pour nos premiers essais 
le modèle classique de Fouqué, en le modifiant de la facon 
suivante. | 

L’électro-aimant étant disposé de facon que les noyaux soient 
horizontaux (Fig. 2) et placés l’un au-dessus de l’autre, nous 
avons remplacé la plaque polaire du noyau inférieur par une 
petite plate-forme circulaire de 4°" de diamètre ; en face de son 
centre se trouve une pointe quiest le prolongement du noyau 


dt sh 


ee nt ER 


nn = 
Sw Eh a u à 


- 


— D — 


supérieur. Cette pointe est un petit tronc de cône terminé par 
une partie légèrement convexe de 5 "" de diamètre. La plus 
Easste distance d'entre fer d'un pôle à l’autre est de 4,57”; 
elle est suflisante pour qu’on puisse facilement présenter à la 
pointe les substances à attirer réduites en grains fins et répandues 
sur une feuille de papier. 


Description de l'appareil. — Les excellents résultats 
obtenus avec cet instrument provisoire nous ont conduits à 
étudier un modèle plus en accord avec les idées actuelles sur 
les circuits magnétiques. 

La figure 3 montre le schéma de la disposition adoptée. 
Sur une plate-forme horizontale en fonte sont rapportés un 


Fic. 3, Fi: 4: 


noyau cylindrique en fer doux de 4°" de diamètre et une petite 
Tirle dexperience de mème dimension. Le noyau a 13° de 
longueur et il est entouré de l’unique bobine magnétisante dont 
léthémmetre est de 8%. A la partie supérieure une culasse en 
fonte est fixée sur le noyau. Un trou fileté pratiqué dans cette 
eulasse, dans l'axe de la table d'expérience, peut recevoir la 
pointe destinée au triage. Cette pointe peut être, grâce au pas 
de vis, plus ou moins éloignée de la plate-forme. Pour étendre 
les limites d'utilisation de l'appareil nous avons prévu l’emploi 
de deux pointes coniques terminées par des calottes sphériques, 
Ep mierea.(Bie. 1) de mm de diametre, la seconde 5 de 8™ 
de diamètre. 

Quelle que soit la disposition adoptee, le bobinage doit 
être tel que, mis en dérivation sous la tension dont on dispose, 


(255) 


RUSS URN EN eM ade ge PRE LC. PT ee Fa + Ver TP oes 
3 Py 4 . 8 


Cae SP Paton te Sh en ae be eae ee ie 


il donne le nombre d’ampere-tours maximum dont on ait besoin. 
Ce nombre peut être déterminé de la facon suivante : une petite 


bobine est enroulée sur la pointe polaire et reliée à un galvano- 1 
mètre balistique. On étudie les variations de l’induction au : 
point À (Fig. 2 ou 3) en faisant passer des courants connus dans 
un nombre connu de spires enroulées sur le noyau. Si l’on 3 
représente par une courbe (Fig. 5) cette variation de l'induction 4 
à l'extrémité de la pointe polaire, portée en ordonnées pour- ; 


les ampères-tours portés en abscisses, on remarque que jusqu’à 
un certain amperage, la montée est très rapide et droite; la 
courbe présente ensuite un coude, puis un peu au-delà, a partir 3 
du point B, la montée est beaucoup plus lente. Il n’y a donc | 
pas d'avantage à employer un nombre d'ampères tours supérieur 
a celui qui correspond à l’abscisse du point B. 

Une fois connu ce nombre d’amperes-tours, que nous 
désignerons par J, la section seule du fil à utiliser est fixée et 
se calcule par la formule 
diese 
ns 


/ étant la longueur de la spire moyenne, variable avec le 


S ( en u) 


diamètre du noyau et lépaisseur de la bobine, exprimée en 
mètres ; p la résistance de 1 mètre de fil de 17° de zer 
(si le fil est en cuivre,p =-0,017 ohms}; U la. tension doses 
dispose, exprimée en volts. 

Le bobinage devra comprendre un nombre de spires aussi 
grand que possible ; 1l importe de remarquer que / dépend 
de l'épaisseur qu'on a l'intention et la possibilité de donner à la 
bobine. 

A titre d'indication un électro-aimant du dernier modèle à un 
seul noyau, exige avec une distance d’entre-fer égale om 
pour atteindre le point B (Fig. 5) un nombre d’amperes-tours 
égal à 5000 environ ; la spire moyenne a 0,139"; pour une 


« 


tension d'alimentation de 110 volts on est conduit a 


5000 0.01 O, I 
SS EE nn 0,146 mm2 


On emploie du fil courant de 0,45™™ de diamètre isolé par 
un guipage de coton ou simplement verni. 


a ae 

La résistance totale de la bobine est de 115 ohms ; le courant 
maximum pris par l’appareil est de 0,965 amperes. 

Pour une tension de 220 volts, la section du fil a employer 
espa o,35™™ > la résistance de la bobine est de 540 ohms et le 
courant maximum de 0,41 amperes. 

Les instruments décrits ci-dessus sont destinés a l’alimen- 
tation exclusive par du courant continu. II serait néanmoins 
possible dutiliser-des électro-aimants fonctionnant avec du 
courant, alternatif ;  Y 
mais leur calcul et 
leur réalisation se- 
raient entièrement 
différents et leur 
description sortirait 
du cadre de ce mé- 
moire. Signalons 
toutefois que la né- 
cessité de feuilleter 
les pièces de fer com- 
pliquerait la cons- 
truction et condui- 
rait à des prix nota- 
blement plus élevés. 
Pféconomie qui 
Pewtrait résulter: oO 
autre part dun 
auto-transformateur 


Induction moyenne en unités C.G.S. 


Intensité en Amperes 
FIG. 


pour l’alimentation n’a pas en entrer en ligne de compte, la 
dépense d’énergie de ces appareils étant toujours tres faible. 

Pour les laboratoires qui n’ont à leur disposition que du 
courant alternatif, la solution la plus recommandable est encore 
l'emploi d’un électro-aimant à courant continu qu'on alimen- 
tera par une batterie d’accumulateurs ou un petit groupe con- 
vertisseur. 

L'appareil sera monté de la facon suivante : entre les deux 
bornes d’une prise de courant on installe en série un rhéostat, 
un interrupteur, un ampère-mètre sensible — le tout fixé sur 


(255) 


Fa NE PU EURE Re PTE SR RE, hag cg EC ES 2h LEER PA ta Mis RE SERA Ae ONE 
: 7 2 ©; : iat fo 


oat ie 7 


cain en 


une planchette horizontale — enfin à côté la bobine de l’electro- 
aimant. 

La sensibilité de l’ampère-mètre à choisir est déterminée 
par le courant maximum à mesurer. Dans le premier exemple 
ci-dessus on prendra un ampere-metre allant jusque ı ampère, 
le courant maximum étant de 0,965 ampères. 

Pour régler facilement l'intensité du courant qui traverse 
l’électro-aimant à la valeur voulue, l'emploi d’un rhéostat ordi- 
naire mis en série avec l'appareil conduirait à des résistances 
trop grandes et par suite à un prix trop élevé pour abaisser le 
courant, comme cela peut être nécessaire, au 1/100 de la valeur 
maxima. L’électro-aimant destiné à être alimenté par une tension 
de 110 volts, a, comme on l’a vu, une résistance de ı 15 ame 


re 40: 


il faudrait mettre en série avec lui environ 11400 ohms. 
L'emploi d’un rhéostat de lampes est peu coûteux, il est vrai, 
mais il est peu pratique parce qu'il oblige à ne réaliser qu’un 
certain nombre de points. Nous avons imaginé un dispositif très 
simple qui permet avec un rhéostat unique de 200 à 250 ohms 
de faire tous les réglages avec précision. 

Le rhéostat est à variation continue, constitué par un fil en 
métal très résistant enroulé en une seule couche sur un cylindre 
isolant de 5°" de diamètre et de 30°" de long. Sur ce fil frotte 
un curseur mobile réuni à une borne A du rhéostat (Fig. 6) ; les 
deux extrémités du fil sont réunies à deux bornes B et C. 

Le montage des appareils s'effectue de la facon suivante : 
S et S’, sont les bornes dela source de courant, E la bobine 


hi 


2 g = 
de l’electro-aimant dont les bornes sont 6 et 0’, a l’ampere- 
mètre destiné à la mesure du courant et qui doit être choisi, 
comme il a été indiqué plus haut, de façon à dévier l'aiguille, 
à l'extrémité de l’échelle pour le courant maximum 7 utilisable 
dans l’electro, lorsqu'il n'y a pas de rhéostat. I est un inter- 
rupteur destiné à établir ou à supprimer le courant, I’ un 
interrupteur auxiliaire dont on va voir le but. 

Supposons que la résistance totale du rhéostat ait été choisie 
égale au double de celle de la bobine ; fermons les deux interrup- 
teurs, le curseur étant poussé à gauche. Le courant dans l’électro- 
aimant est nul car il est shunté par une résistance insignifiante. 
En poussant le curseur vers la droite, le courant dans l’électro- 
aimant augmente progressivement et lorsque le curseur est 
au milieu, il est facile de se rendre compte que le courant dans 
électro est +. A ce moment on ramène le curseur à gauche 
eisom coupe l'interrupteur I’; le courant est encore et on 
peut le faire monter jusque 7 en utilisant toute la course du 


~ OS 


VS: 


rhéostat. 


Pour un appareil à 220 volts, on emploierait un rhéostat de 


1100 A 1200 ohms. 


Le dispositif est extrêmement pratique et permet des réglages 
très précis qu'on ne saurait obtenir avec un rhéostat à touches 
de contact; ila de plus l'avantage d’être beaucoup plus robuste 
Ébrinoins couteux. il entraine toutefois une consommation de 
courant un peu plus élevée en raison du shuntage utilisé pour 
les faibles intensités, mais la dépense qui en résulte est abso- 
lument insignifiante. 


Mode opératoire. — L'installation (Fig. 7) est peu encom- 
brante et toujours prête à fonctionner. La manœuvre se fait 
très facilement et sans aide. La poudre minérale est répandue 
sur une feuille de papier placée sur la plate-forme. Pour plus 
de commodité on a fixé au noyau inférieur et au même niveau 
une plaque de cuivre mince circulaire deg à 10° de diamètre ; 
dans ces conditions la feuille de papier étant bien supportée 
sur toute sa surface ne peut chavirer et on ne risque pas de 
perdre la substance minérale à traiter. On fait alors passer un 


(255) 


ea a re 
> WARE PAR > e SER 


> A 
Met. 


on 


courant d’une intensité convenable; en soulevant la feuille de 
papier et en mettant la pointe polaire en contact avec la poudre 
minérale, les portions ferrugineuses sont attirées et y restent 
fixées tout le temps que le courant passe. La feuille de papier 
contenant la poudre à trier est remplacée par une autre qui 
reçoit, lorsqu'on ouvre le circuit, les minéraux qui ont été 
attirés. On recommence l'opération jusqu’à ce que le triage 
soit parfait, c'est-à-dire, en employant toujours le même 


courant, Jusqu'à ce qu'il n’y ait plus de grains attirés en quantité 
? « 


appreciable. 


I1G. 7. 


Il est bon, pour faire tomber tous les grains qui ont été 
attirés, de frapper la pointe de l’électro-aimant soit avec un 
crayon soit avec le manche du pinceau fin que l'opérateur doit 
avoir continuellement en main pour rassembler la poudre à 
trier en un petit tas avant de la mettre en contact avec la pointe 
polaire. Il est même nécessaire de balayer la pointe avec le 
pinceau lorsque les grains sont de très petite dimension. Nous 
recommandons aussi de ne pas présenter, à la fois, à la pointe 


| 
1 
4 
: 
- 
| 
À 
J 
1 


Lier 


à 
Fs 
3 
À 
4 


= JT — 


de l’electro-aimant une trop grande quantité de matière et 
spécialement lorsque l’on opère sur des grains excessivement 
fins : des portions non attirables ou peu attirables sont en effet 
entraindes mécaniquement et pourraient fausser les résultats. 
Pour obtenir un triage aussi parfait que possible, on devra 
laisser retomber sur la feuille de papier, mais à côté de la 
substance à traiter, la partie qui a été une première fois attirée : 
ou la reprendra ensuite en fermant le circuit et on répétera 
l'opération une troisième ou même une quatrième fois, si cela 
est nécessaire, avant de déposer définitivement sur la seconde 
feuille de papier les grains qui ont été séparés. 

Dans la plupart des cas et pour plus de facilité dans la ma- 
nœuvre, on opérera avec une distance d’entre-fer égale à 5™™; 
c'est d’ailleurs avec cette distance que le nombre d’amperes- 
tours maximum est calculé pour chaque appareil ; mais on 
pourra soit l’augmenter soit la réduire facilement d’une quan- 
tité connue, le pas de la vis commandant la pointe polaire étant 
exactement de 2 "M, En ne laissant que juste l’espace nécessaire 
pour passer la feuille de papier recouverte des grains à trier, il 
sera possible d'obtenir une induction plus forte que celle 
donnée en mettant le bobinage inducteur en dérivation sur le 
réseau. 

La dépense d'énergie électrique est très faible ; elle est même 
presque insignifiante. Elle dépend de la quantité de matière 
à trier, du plus ou moins grand nombre de corps différents que 
Yon veut séparer et surtout de l’habileté de l’operateur. 

En faisant croitre progressivement l'intensité du courant 
depuis les valeurs les plus faibles, on peut retirer d’une poudre 
minérale donnée autant de portions diversement magnétiques 
que l’on veut. Tandis que Fouqué considérait le mica noir 
comme diflicilement attirable, la chlorite comme absolument 
rebelle et qu’il n’a probablement jamais pu attirer le mica blanc, 
nous avons pu, avec notre modèle d’électro-aimant, attirer des 
minéraux tels que la muscowite, la pierre ponce ou l’asbeste ne 
contenant que quelques centiemes pour cent, c’est-à-dire des 
traces de fer. 

L'expérience a de plus’ montré qu'on est str, en employant 


(255) 


la même intensité facile à obtenir et à vérifier par l’ampere- 


mètre, d'attirer toujours des grains de même composition et 


de même dimension ; la grosseur n’a d'influence que dans de 
très faibles limites et seulement lorsque l’on passe de la poudre 
impalpable à des grains relativement gros. Nous ajouterons 
que le sens du courant n'a aucune influence sur les résultats ; 
ils sont les mêmes suivant que la pointe est un pôle nord ou 
um) pole sud. 

Le courant minimum nécessaire pour attirer un minéral 
dépend de la courbure de l’extrémité polaire et de la distance 
d’entre-fer. On ne pourra donc jamais construire deux appareils 
absolument identiques qui alimentés par un même secteur, 
nécessitent rigoureusement le même ampérage pour attirer le 
même minéral. Aussi est-il indispensable que dans chaque 
cas, on étalonne tout d’abord l'appareil employé. Cette opération 
très simple consiste à dresser, pour une distance d’entre-fer 
déterminée, un tableau donnant les courants minima nécessaires 
pour attirer avec une pointe également déterminée, les divers 
minéraux contenus dans les roches ou les fonds marins. 

Ces minéraux seront choisis aussi purs que possible; ils 
auront été au préalable réduits en grains d’une grosseur moyenne 
de o,ı5mm,, déterminée par leur passage entre destamıs de ser 
N° 100 et 200. Ces tamis, employés dans l’analyse mécanique 
des fonds marins, sont ceux dont on se sert pour le blutage 
des farines ; le commerce les fournit donc d’une facon courante. 
Le numéro d’un tamis est le nombre de mailles contenues dans 
une longueur de 1 pouce soit 270”, 

La purification des minéraux types pourra être effectuée 
simplement en les soumettant à l’action de l’électro-aimant; on 
ne considérera comme faisant partie d’une espèce minérale bien 
déterminée que les grains présentant le même aspect et attirés 
par le même courant minimum ; on rejettera comme impuretés 
ou mélanges les grains de couleur différente et attirés par un 
courant inférieur ou supérieur à celui nécessaire pour attirer 
la portion principale. 

Les résultats, nous le répétons, différent d’un appareil à 
l’autre ; mais quel que soit l’électro-aimant employé, en partant 


MA | en 


du courant le plus faible pour arriver progressivement au 
courant maximum, les divers minéraux se trouvent toujours 
classés dans le même ordre. Ce tableau permet donc pour ainsi 
dire, une analyse élémentaire d’un mélange naturel de grains 
de nature différente, comme cela existe dans une roche cris- 
talline pulvérisée ou dans un fond marin. 

Voici le tableau de différents minéraux et en regard les 
courants minima capables de les attirer, obtenu avec l'appareil 
qui existe au Laboratoire d’'Océanographie de la Faculté des 
Sciences de Nancy où la tension d’alimentation est de 220-230 
wolf la pointe polaire utilisée est celle de 3™™, et la distance 


entre ter: 5m. 
d’ampere. 


Les intensités sont exprimées en centiemes 


Magnétite 0,00 Meroxene (mica vert) 4,00 
Hematite 0,25 Pyrope (grenat) 4,75 
Ilmenite 0,50 Peridot (olivine) 5,00 à 6,00 
Sidérose Ong 3 Actinote (amphibole) 525 
Ilvaite (lievrite) 128 Tourmaline noire 5,50 
Almandin (grenat) 2,00 Bronzite (pyroxène) 3573 
Grossulaire (grenat) 2,00 Ouvarowite (grenat) Sas 
Melanite (grenat) 2,00 Augite (pyroxene) 6,79 
Spinelle 225 Pléonaste (spinelle) 6,75 
Chlorite 250 Smaragdite (amphibole) 7,50 
Glauconie 2,50 Lydienne 7, DO dr U0 
Hornblende ferrifère 2,50 Diallage (pyroxène) 870 
Biotite (mica brun) 2,50 a 3,00 || Cordiérite 9,00 
Serpentine 2,50 à 20,00 || Tourmaline verte 9,30 
Chromite (fer chrome) 2 Tremolite (amphibole) 11,00 
Malacolite (pyroxene) 2,7 Idocrase 12,50 
Axinite 3,50 Diopside (pyroxene) 13350. 
Chloritoide 34.50 Enstatite (pyroxene) 15,00 
Staurotide - 3,50 Obsidienne 17,20 
Epidote 3,715 Asbeste (amphibole) 22,50 
Glaucophane (amphibole) 9579 Ponce 35,00 
Hypersthène (pyroxène) 4,00 Muscowite (mica blanc) 41.0 
Hornblende commune 4,00 Pyrite de fer 41,0 


Minéraux contenant souvent des traces de fer et attirés par le 
courant maximum de 0,41 amperes, mais avec une distance d’en- 


Feier de 27m, : 


Corindon, Rutile, Sphène. 


(255) 


re 


\ 


dé TA = 
Minéraux non attirables : 
Andalousite, Apatite, Béryl, Calcédoine, Calcite, Corindon 
pur, Cryolite, Cymophane, Disthène, Dolomie, Feldspaths 
(Orthose et plagioclases), Fluorine, Lépidolite, Leucite, Quartz, 
Rutile pur, Silex, Sillimanite, Sphène pur, Topaze, Wollas- 
tonite, Zincon, 


Si l’on employait la pointe de SP" au lieu de cele 22 3mm. 


mais avec la même distance d’entre-fer de Ju I and 
courants d’une intensité sensiblement double sauf pour les 
premiers minéraux inscrits dans le tableau jusqu’au grenat 
exclusivement, où l'intensité varie du triple au quadruple, et 
cela par suite du magnétisme rémanent existant toujours en 
très petite quantité, il est vrai, mais qui cependant a son 
influence sur les minéraux très facilement attirables. Il est 
évident que, dans ce cas, les derniers minéraux du tableau, 
asbeste, ponce, muscowite et pyrite de fer ne sont plus attirés 
par le courant maximum. 

Si d'autre part avec la même pointe, on fait varier la 
distance d’entre-fer, l'intensité du courant minimum pour 
attirer le même minéral est, à partir de 3", à peu près propor- 
tionnelle a la distance d’entre-fer. Ainsi, l’épidote, par exemple, 
qui exige un courant de 

0,0275 amperes pour une distance d’entre-fer de 3", 


exigerait 0,0325 — . 4 — 
6.087914 = 5 — 

0,0600 —— — Ep os 

0,0779 — — 15 — 

0,1000  — = 20 — 

0,1200  — — 25 — 

et 0,1400 — -- 30 — 


La courbe obtenue avec ces différents chiffres est sensi- 
blement une droite. 


Le choix des deux pointes et la facilité de faire varier l’entre- 
fer permettent donc un grand nombre de combinaisons qui 
peuvent avoir leur utilité dans certains cas. Ainsi lorsque l’on 


doit séparer divers minéraux tous riches en fer, ıl y a avantage: 


Euer 


bx ER 


A Se 


à employer la pointe large avec une grande distance d’entre-fer. - 
Au contraire si l’on a à trier des grains peu ferrugineux, on 
utilisera la pointe la plus fine avec une faible distance d’entre- 
fer. | 


Electro-aimant simplifié. — Les résultats excellents 
obtenus avec l’électro-aimant qui vient d’être décrit nous ont 
engagé à étudier un ensemble d’appareils qui réponde aux 
conditions suivantes : être à la fois moins coûteux, plus portatif 


Pig. 8; 


et pouvoir fonctionner n’importe où, sans être astreint à avoir 
recours au secteur dune station centrale, enfin de pouvoir 
même sur la platine du microscope — évidemment avec un 
faible grossissement — retirer quelques grains d'une poudre 
à étudier. 

Voici les dispositifs auxquels nous nous sommes arrêtés 
et dont l’ensemble est représenté par la figure 8. 

La source de courant continu peut être quelconque pour 
un appareil installé à poste fixé. Pour l'appareil portatif 


(255) 


we en ee 


nous avons adopté une petite batterie de deux accumulateurs 
d’environ 15 ampére-heures; c’est le modele couramment 
employé sur les motocyclettes et on peut actuellement trouver 
partout à le faire recharger. La tension est donc de 4 volts, le 
poids est de 4 kilog. environ. Les accumulateurs, invisibles 
sur le dessin sont renfermés dans la boîte sur laquelle est fixé 
l’ampere-metre. 

Le noyau unique de l’électro-aimant est constitué par un 
cylindre de fer doux terminé par une pointe mousse, ayant à 
peu ‘près. la forme d’un crayon de 9™™ de dıamemeer 15 ae 
longueur. Sur 12% le fer est recouvert d'un bobinage Ge mi ae 
cuivre approprié à la tension dont on dispose. Pour une tension 
de 4 volts fournie par la batterie d’accumulateurs, le bobinage 
serait le suivant : 8 couches de 95 spires de fil de cuivre de 1™ 
de diamètre recouvert d’un guipage de coton. C’est la bobine 
magnétisante ; elle est munie d’un petit interrupteur à ressort 
qui peut facilement être manipulé avec le doigt de la main qui 
tient l’electro-aimant; ce dernier ne pèse en effet pas plus de 
450 grammes. | 

Le rhéostat dépend comme le bobinage de l’électro-aimant 
de la tension de la source. Pour la tension de 4 volts, il peut être 
constitué par un bâton d’ébonite de 15™™ de diamètre roulé en 
tore de 15°" derdiameétre et sur lequel, on a dispose em 
trois tronçons d’égale longueur de fils de maillechort ayant 
respectivement des diamètres de 1, 0,65 et 0,307") "Un contes 
glissant permet d'utiliser une longueur variable. Son poids 
est de ı kg. environ. 

Pour un ensemble comme celui-ci auquel on ne demande 
pas une grande sensibilité, un ampère-mètre à fer doux bien 
établi est suffisant. Il importe seulement de spécifier au cons- 
tructeur de faire la graduation pour des courants croissants 
puisque c’est toujours dans ces conditions que l’appareil doit 
être utilisé; son poids est de 450 grammes environ. 

Tous les appareils, électro-aimant avec son interrupteur, 
source, rhéostat, ampère- mètre sont mis en série par des fils 
conducteurs souples. Leur section doit être au moins des 
car le courant peut atteindre 5 amperes. Il est bon demedes 


prendre que de la longueur strictement suflisante pour ne pas 
créer de chutes ohmiques qui seraient importantes avec une 
aussi faible tension. | 

Par suite de sa construction moins rationnelle, l'induction 
obtenue avec cet appareil, est plus faible que celle réalisée avec 
l’électro-aimant à circuit magnétique à peu près fermé, elle 
sera cependant suflisante dans presque tous les cas pour attirer 
la plus grande partie des minéraux ferrugineux : l’obsidienne et 
l’asbeste, par exemple, quoique pauvres en fer sont attirées ; 
seul le mica blanc est rebelle avec le courant maximum de 
5 ampères. Ce modèle trouvera donc sa place dans tous les 
laboratoires où l’on a à faire des triages de petites quantités de 
minéraux. | ia ae ks 

On peut même encore simplifier l'appareil portatif qui vient 
d’être décrit et obtenir des résultats identiques en remplaçant 
les accumulateurs par une batterie de deux piles au bichromate 
de potasse de deux litres au moins. En taillant la partie inférieure 
des lames de zinc en biseau assez aigu, on évite l'emploi du 
rhéostat ; le courant, dont l'intensité est toujours mesurée par 
l’'ampère-mètre, est réglé en immergeant les lames de zinc sur 
une plus ou moins grande hauteur. 


Application à l’analyse microminéralogique des fonds 
marins. — Nous avons étudié la relation existant entre la 
richesse en fer métallique d’un minéral et l'induction minima 
nécessaire pour l’attirer. Si l'on porte en ordonnées la proportion 
de fer de différents minéraux, en abcisses l’intensité du courant, 
et si l’on joint les différents points par un trait continu on 
eecuent (Eie. 9) une courbe tres régulière ayant a peu près 
la forme d'une hyberbole équilatère. 

Be Pexamen de cette courbe on déduit, parexemple, qu'un 
minéral attiré par un courant de 0,002 amperes, contient environ 
Bo), de fer, par un courant de 0,005 ampères, 10°/,; par un 
éuurant de 0,025 amperes, 2°/,, etc. Signalons cependant que 
cette loi ne s'applique pas à la pyrite ordinaire, non magnétique ; 
ce minéral bien que renfermant 46, 7°} de fer est difficilement 
attiré par le courant maximum de 0,41 ampères. 


(253) 


hig IRE SAMS à VO GREE Cyn NE a tp D SE TR TR à ER SCT A PE ON RAT TEE PNR CNE OA QE à TG eh. ee 
‘ St RS OE PO VER : Nie de Re i ceed es REED 


— 18 — 


Nous en avons conclu qu'il serait possible de déterminer 
rapidement et sans analyse chimique la teneur en fer approxi- 
mative d’un minéral ou d’un minerai de fer, en mesurant 
l'intensité du courant nécessaire pour l’attirer. 

Nous n’entrerons pas plus loin dans ces considérations 
purement minéralogiques et nous terminerons ce travail en 
donnant quelques instructions pratiques relatives à l’application 


Richesse en Fer 


Intensité en Amperes 


FIG: 9: à 


du triage par l’electro-aimant dans l’analyse microminéralogique 
des fonds sous-marins. 

Les échantillons, après avoir été soumis à l'analyse mé- 
canique (1) destinée à caractériser le fond et à le classer soit 
comme sable, sable vaseux, vase très sableuse, vase sableuse ou 


(1) Pour plus de détails voy. J. TnouLrerT. Precis d'analyse des fonds 
marins actuels et anciens. Paris. Chapelot, 1907. 


Te A et dans Da 


io <= 
vase proprement dite, sonttraités par l'acide chlorhydrique 
étendu de deux fois son volume d’eau. 

Dans le cas de l'étude d’une roche sédimentaire, on com- 
mencerait par ce même traitement à l’acide chlorhydrique 
étendu. Le résidu, lavé plusieurs fois pour se débarrasser de 
l'excès d’acide et du chlorure de calcium, est passé au flacon 
trieur afin de séparer l'argile. La portion minérale restante 
après décantation et dessication est passée à travers les divers 
tamis N° 30, 60, 100 et 200. Chacune des différentes catégories 
formant respectivement le sable gros, moyen, fin, très fin et fin- 
fin est pesée et mise à part pour être étudiée au point de vue de 
sa constitution minéralogique. 

Les sables gros, moyen, fin sont examinés à la loupe. Sous 
le microscope, même avec un faible grossissement, leurs carac- 
tères optiques ne sont pas nets par suite de la trop grande 
épaisseur des grains. Par le phénomène inverse les fins-fins, 
portion non argileuse ayant traversé le tamis 200, ne con- 
viennent pas non plus pour l’analyse au microscope, leur trop 
faible épaisseur les rend presque tous incolores et ne laisse 
discerner nettement ni le dichroisme, ni la hauteur des teintes 
de polarisation. | 

L'étude complete et précise d’un fond doit donc porter prin- 
cipalement sur le sable très fin, compris entre les tamis N° 100 
et 200. Les grains dont le diamètre moyen est de o,15"" ont une 
dimension très convenable pour l’observation de tous les ca- 
ractères optiques au microscope : couleur, dichroïsme, puissance 
de la refringence et de la biréfringence, directions d'extinction 
etc., en les immergeant dans des mélanges de naphtaline mo- 
nobromee et d'huile de vaseline d'indice de réfraction connu. Il 
est recommandé tout spécialement aux minéralogistes, géologues 
ou petrographes qui auraient à étudier une roche cristalline par 
ces procédés de ne jamais opérer que sur des grains de cette 
dimension, c'est-à-dire ayant traversé le tamis 100 et arrêtés 
par le n° 200. 

Les grains minéraux de sable très-fin sont d’abord traités 
par la liqueur Thoulet, dissolution d’iodure de mercure dans 
l’iodure de potassium amenée par concentration à la densité 2,8. 


(255) 


PET ER CU RR DO OR Er SLT AT LP ae SOE TO ES Le 
Ce RUE a ce Te Sine tor AL hg, eS N EY ee 
BEE Fe 


On obtient ainsi deux portions, les lourds et les légers, qui sont 
pesées séparément. Le rapport 7, des lourds aux legers, ‘est 
variable suivant les échantillons et peut donner leu à des 
conclusions intéressantes. 

Une petite quantité des grains lourds est soumise à l’action 
du barreau aimanté : on enlève ainsi la magnétite. Le reste est 
traité par l’electro-aimant et est partagé en trois portions 
diversement attirables, par un courant de 0,04 ampères, puis 
par un courant de 0,30 ampères. La première, la plus attirable, 
renferme quelques grains de magnétite qui ont pu échapper au 
triage par le barreau aimanté, toute l’hematite, l’ilménite, le 
grenat, le spinelle, la glauconie, l’épidote, la staurotide, le 
glaucophane, les pyroxènes et amphiboles riches en fer, la 
chlorite, le chloritoide, quelques grains de biotite et de mica 


vert, une faible partie des grains ocreux jaunes ou rouges si 


fréquents dans les fonds marins. 

La seconde portion comprise entre 0,04 amperes et 0,30 
amperes contient le reste du pyroxène, de la biorte era 
mica vert, un peu de mica blanc, le péridot, les amphiboles 
blanches ou peu colorées, les différentes variétés de tourmaline, 
la cordiérite, l’idocrase, le magma basaltique et le feldspath 
ferrugineux, la grande majorité des grains ocreux et les grains 
cristalliniques provenant très probablement de silicates ferru- 
gineux, amphibole, pyroxène ou péridot, en voie de décom- 
position ou de transformation et qui eux aussi sont abondants 
dans les fonds. 

‘nfin la troisième portion, non attirée par le courant de 
0,30 amperes, renferme le mica blanc, l’apatite, l’andalousite, 
le corindon, le disthène, la dolomie, le lépidolite, le rutile, la 
sillimanite, le sphène, la topaze, la wollastonite, le zircon. 

Ce classement, comme celui résultant de n'importe quel 
mode de triage est cependant loin d’être absolu ; les différents 
minéraux renferment souvent des inclusions ferrugineuses 
qui influent non seulement sur le degré d’attraction, mais aussi 
sur la densité. Ainsi un magma basaltique ou un feldspath 
ferrugineux peut présenter tous les degrés de richesse en fer 
de facon à se trouver classé aussi bien dans les lourds attirables 


sidi A te han, din fm 


— 31 — 


que dans les légers non attirables. D'autre part, il est de toute 
évidence qu'il ne faudra pas toujours suivre à la lettre cette 
séparation des grains lourds en trois portions avec les ampérages 
indiqués. Dans certains cas, il pourra être très utile, pour isoler 
par exemple une ou plusieurs espèces particulièrement abon- 
dantes ou intéressantes, de faire un plus grand nombre de 
parties plus ou moins attirables. 

La seconde catégorie de grains triés par la liqueur Thoulet, 
c'est-à-dire les légers, de densité inférieure à 2,8, est aussi sou- 
mise à l’action de l’électro-aimant dans lequel on fait passer le 
courant maximum de o,41 ampères avec une distance d’entre- 
Éémréduire a „um, La première portion, attirable, renferme 
souvent du mica blanc qui a échappé au triage par la liqueur 
d’iodures, quelques grains légers de glauconie, la ponce, l’ob- 
sidienne, des grains de magna basaltique ou de feldspath ferru- 
gineux pauvres en fer et les grains de quartz ou de feldspaths 
recouverts d’une légère couche d’ocre. Le seconde partie, non 
attirable, est formée du quartz hyalin et cristallinique, du silex, 
de l’opale, de la fluorine et des différents feldspaths. 

Il est évident que jamais on ne devra négliger examen mi- 
croscopique des fins-fins ; certains minéraux dont la présence 
et la fréquence sont importantes à constater, comme le zircon 
et la tourmaline, ne se rencontrent même très souvent que dans 
cette catégorie par Suite de la très faible dimension de leurs 
grains. À plus forte raison, lorsque par suite de certaines circons- 
tances, on ne possède d'un échantillon de fond que des grains 
minéraux fins-fins, on est bien obligé de les examiner avec 
beaucoup de soin si l’on veut connaître la composition minéra- 
logique de cet échantillon. On opère alors de la facon suivante : 
les fins-fins sont soumis à l’action de l’electro-aimant dans 
lequel on fait passer un courant de 0,08 ampères, en prenant 
la précaution, comme il a été indiqué plus haut, de reprendre 
plusieurs fois la portion attirée du premier coup. Dans l'examen 
au microscope, les grains attirés sont immergés dans la naph- 
taline monobromée d’indice 1,68, tandis que pour les non-attires 
on emploie la liqueur de quartz — mélange de naphtaline et 
d'huile de vaseline d’indice 1,648 — qui laisse reconnaitre 


(255) 


a 


pou 


immédiatement parmi les grains de quartz et de feldspath, le — 
zircon, le corindon, le mica blanc, l’apatite, la dolonme serie 
tourmaline. 

Pour toutes les opérations décrites ci-dessus, les amperages 
indiqués, se rapportant à l’électro-aimant du laboratoire de 
Nancy, ne doivent pas être pris en valeur absolue ; ces chiffres 
sont seulement relatifs et ne peuvent par conséquent être. 
appliqués rigoureusement à aucun autre appareil. L'opérateur 
qui voudrait cependant les prendre pour base, devra les réduire 
proportionnellement en consultant le tableau analogue à celui 
de la page 13, qu'il aura da dresser au préalable pour l'instrument 
qu'il possède (1). | 


(1) Les divers modèles d’electro-aimant trieur ainsi que leurs acces- 
soires, décrits dans ce travail, ont été construits par MM. A. Mees et de 
Metz, ingénieurs, actuellement la Société de Construction d’horloges et 
appareils de mesures électriques, 42-44 Rue Molitor. Nancy. 


1 Ba. est en Apr che Féedhndes Lin 
_ Berlin et chez M. Le SON TES boulevard Saint- Germai 
à Paris. : À sae 


Les numéros nde Bulletin. se vendent séparément | aux x prix 
suivants et franco : RE ee... 


= Kr 


pe ae me es. Be er 
238. — Note préliminaire sur les « ne > » Er dey hee 

| du Musée Océanographiqué > Monaco, Pan 5 iC. co ER 
Lowan.n... NL uses ren ese : 
239. — Holothuries nouvelles des campagnes du yacht Princesse- ee 
Alice, par Edgard HÉROUARD. .:...........,..:...,... 150 


240. — Sur l’appareil excréteur chez la larve de Strongylocentrotus wi 
sees lividus; par J- RUNNSTRÖM.. van. igs ceausees see 


241. — Note préliminaire sur les Cirrhipédes ue pendant 

; les campagnes de S À. S. le Prince de Monaco, par BL 
4 AGRI BEA VSS OS VE le ie ats x 
242. — Eine elektrische Lampe zum Anlocken positiv phototak- ' Se 
tischer ‚Seetiere, von Klaus*GReine ayaa. vee wines eo eee 


243. — Notice sur les Sélaciens conservés dans les collections. du ie 
Musée Océanographique, par Louis RouLe.............. 2 | 


2% — Les Peltogastrides du Musée nee oS Monaco, re 
par J. GDERIN-GANIVER: San 00. sas de net as slt = N re > 


ÿ 
% 
2 


245. — L’effetdel'inanition surla larve de l’oursin, par 3, RUNNSTRÔM - 4 2 » À 


246. — Notes préliminaires sur 1’ Anatomie. comparée des. poissons - Lier 
provenant des campagnes de S. À. Se 2: Prince de. TRES 
Monaco, par le D: Joseph -NUsBa0M Gc. Gta. AR ee D 


247: — Quelques observations sur la variation etla corrélation chez. ne 
la larve de l'Oursin, par J. RuUNNSFRÔM.............. ae + 50 \ 


248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp. Synascidie _ 
nouvelle du Golfe du Lion, (Note pr ‘éliminair eh. er 
Ettest BREMENT sway Be den PE 


240. — Vorläufige Mitteilung über photögraphische Lite: 
RM. Meer, von Klaus Gra oe 


250. — Sur une variété méditerranéenne de VAplidium coer uleum 2: 

= =. Lahille, Synascidie de la Manche. {Note préliminaire), : 
par Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océano-. er 

graphique d> Monaco... Re re Sette Ce Eee Vs ee 


251. — Campagne Scientifique del Hirondelle II (1912), Liste des Er oe 
_ Stations (AVEC UNE CARTE) eas tists vas o> anne SER 


252, Sur Une, grande Tedania ‚abyssale des Açores (Tedania pe 
; phacellina, n. sp.) par E. Torsenr, Professeur à la 
ne Faculté des Sciences: de Due rn 


253. — Diagnoses des Stomiatides nouveaux Pre AL a cam-- 
= pagnes du yacht « Hirondelle II » (ıgıı 1912) 
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), Dar Erich Re = 


254. — Le cräne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Erich 
“ D ae neta 


255. — Emploi de l’electro-aimant dans l'analyse microminé- — 
ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Chargé 

de cours de physique industrielle à la Faculté des — 
_ Sciences d’Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des travaux ~~ 
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de - 


Nancy He PRE na sane dite Rs Eee ee ee 


MONACO, 


RTS os Pn JMONAGO; IMPR DE 


20 Janvier 1913. 


. 


BULLETIN 


DE = = 


INTITUT DUÉANOGRAPHIQUE | 


| (Fondation ALBERT Ier, Prince DE Monica) 


% 2 Sf i = } = | N 1 }- 


aS L'ATLANTIDE 
Par Pierre ‘TERMIER 


| Membre de l’Institut, Professeur à l'École des Mines de Paris, 
Directeur du Service me la Carte géologique de la France. 


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2 J = { 


| (Conférence faite al ‘Institut Océanographique de ue 
= oe Novembre I 


DODON 


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MONACO 


>a. 8 


1€ 


= internationaux. 
= ..2° Supprimer autant que pössible les abréviations. Re 
_3o Donner en notes au bas des pages ou dans un index les indications. 
_ bibliographiques. ; = DE 
_ 4° Ecrire en italiques tout nom er | Lt LS AP mn pie 
‚50 Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au iso Well: Ei, B. Je 


gage 


x a lencre de Chine. © oe : à ee a jee 


a les recouvrant. | ae 
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au rayon: noir r sur 
| . papier procédé. L 5 | hin te 
80 Remplacer autant que sable les Le par des re Bane. te 
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un es piv panes ger 
la dimension definitive qu’on desire. BP Eee 


BEER 


CASE 


_Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ae peuvent, en 
outre, en faire tirer un nombre issue, — faire la demande sur le. 
manuscrit — suivant le tarif suivant : La 


ae 450 ex. | 200ex. | 2 


— — - — - 
— = 


un quart de feuille......| 4f »| 5f20| 6f80 | 8f4o | 
One demi-feuille. 201... | 4704-6 704.8 80- 
‚ Une feuille entières. =... 810| 9 80 de : 


Musée océanographique Bulletin), M Monaco. 


OR ZEN x u 
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nd ne a a I a en a ae 


PBDBIETIN DE L INSTITUT. OCÉANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco) 


Ne 256. — 20 Janvier 1915. 


LATLANTIDE 


| Par Pierre TERMIER 


Membre de l'Institut, Professeur à l’Ecole des Mines de Paris, 
Directeur du Service de la Carte géologique de la France. 


- (Conférence faite à l'Institut Océanographique de Paris, 
le 30 Novembre 1912). 


Mesdames, Messieurs, 


C’est un sombre poème que celui de l’Atlantide, tel qu'il 

se déroule à nos yeux, merveilleusement concis et simple, 

dans deux dialogues de Platon. On comprend, après l'avoir 
- lu, que toute l'Antiquité et tout le Moyen Age, de Socrate a 
Colomb, pendant une durée de 1900 ans, aient donné le nom 

de mer Ténébreuse à la région océanique qui fut le théâtre 

d’un aussi effrayant cataclysme. On la sentait, cette mer, pleine 

de crimes et de menaces, plus farouche et inhospitaliere 

ama aucune autre; ét l’on se demandait avec terreur ce qu'il 
y avait au delà de ses brumes, et quelles ruines, splendides 

encore après cent siècles d'immersion, se cachaient sous 

limpassibilité de ses flots. Pour affronter la traversée de la 

mer Ténébreuse et dépasser le gouffre où dort l’Atlantide, il 

fallut à Colomb un courage plus quwhumain, une confiance 

presque déraisonnable dans l’idée qu'il s'était faite de la véritable 


Th 
A 3 
4 ~ 


Ernie 


forme de la Terre, un désir quasi-surnaturel de porter le Christ 
— à la facon de son patron Saint Christophe,. le sublime 


passeur de fleuves — aux peuples inconnus qui L’attendaient 


depuis si longtemps, «assis dans l’ombre de la mort», 


Aux bords mystérieux du monde occidental. 


Après les voyages de Colomb, la terreur disparaît, la 
curiosité reste. Les géographes et les historiens s'emparent de 
la question de l’Atlantide. Penchés sur l’abime, ils cherchent 
a déterminer l’exacte position de Vile engloutie; mais, ne 


trouvant nulle part d'indication précise, beaucoup d’entre eux 


glissent au scepticisme. Ils doutent de Platon, pensant que ce 
grand génie a bien pu créer de toutes pièces la fable des Atlantes, 
ou qu'il a pris pour une ile aux dimensions gigantesques une 
portion de la Mauritanie et de la Sénégambie. D’autres trans- 
portent l’Atlantide dans le Nord de l'Europe; d’autres enfin 
ne craignent. pas de l'identifier à l'Amérique tout enter. 
Seuls, les poètes demeurent fidèles à la belle légende ; les poètes 
qui, suivant la magnifique formule de Léon Bloy, « ne sont sûrs 
que de ce qu'ils devinent » ; les poètes, qui ne voudraient plus 
d’un Océan Atlantique n’ayant aucun drame dans son passé, 
et qui ne se résignent pas à croire que le divin Platon les ait 
trompés, ou qu'il ait pu totalement se méprendre '. 

Il se pourrait bien que les poètes eussent raison, une fois 
de plus. Après une longue période dindifference dédaigneuse, 
voici que, depuis un petit nombre d'années. la science revient 
à l’Atlantide. Quelques naturalistes, géologues, zoologistes ou 
botanistes, se demandent aujourd’hui si Platon ne nous a pas 
transmis, en l’amplifiant à peine, une page de la réelle histoire 
de l'humanité. Aucune affirmation n'est encore permise ; mais 
il semble de plus en plus évident qu’une vaste région, conti- 
nentale ou faite de grandes îles, s’est effondrée à l’ouest des 
Colonnes d’Hercule, autrement dit du détroit de Gibraltar, et 
que son effondrement ne remonte pas très loin dans le passé. 


™ Le dernier venu de ces poètes de l’Atlantide est une jeune fille, 
Emilie de Villers (Les Ames de la Mer, Paris, 1911, chez Eug. Figuière). 


‘ 2 FAR à 
SS CU MP IE MEN I One Ver TE 


D] 


En tout cas, la question de l’Atlantide se pose à nouveau 
devant les hommes de science : et comme Je ne crois pas que 
lon puisse jamais la résoudre sans le concours de l'Océano- 
graphie, j'ai pensé qu'il était naturel d’en parler ici, dans ce 
temple de la science maritime, et d'appeler sur un tel probleme, 
longtemps méprisé et qui maintenant ressuscite, l'attention 
des océanographes, l’attention aussi de tous ceux qui, du fond 
du tumulte des cités, prêtent l'oreille au lointain murmure de 
la mer. | 

Relisons d’abord ensemble, si vous le voulez bien, le récit 
de Platon. C'est dans le dialogue intitulé Timee ou De la 
Nature. Il y a quatre interlocuteurs : Timée, Socrate, Hermo- 
Grate et Critias. Gritias a la paroles il parle de Solon, et d’un 
voyage que fit ce sage législateur à Saïs, dans le Delta d'Egypte. 
Un vieux prêtre égyptien étonne profondément Solon en lui 
révélant l'histoire. des origines d'Athènes, très oubliée des 
Athéniens. « Je ne t’en ferai pas un secret, Solon — dit le 
« prêtre — ; je consens à satisfaire ta curiosité, par égard pour 
« toi et pour ta patrie, et surtout pour honorer la déesse, notre 
« commune protectrice, qui a élevé et institué ta ville, Athènes, 
« issue de la Terre et de Vulcain, et, mille ans plus tard, notre 
« ville à nous, Sais. Depuis la fondation de celle-ci, nos livres 
« sacrés parlent d’une durée de huit mille années. Je vais donc 
« donc t’entretenir brièvement des lois et des plus beaux exploits 
« des Athéniens pendant les neuf mille ans écoulés depuis 
« qu Athènes existe. Parmi tant de grandes actions de tes con- 
« citoyens, il en est une qu'il faut placer au-dessus de toutes 
« les autres. Les livres nous apprennent la destruction par 
« Athènes d’une armée singulièrement puissante, armée venue 
« de la mer atlantique et qui envahissait insolemment l’Europe 
« et Asie: car cette mer était alors praticable aux vaisseaux 
« et 1l y avait, au delà du détroit que vous appelez les Colonnes 
« d’Hercule, une île, plus grande que la Libye et que l'Asie. 
« De cette île, on pouvait facilement passer à d’autres îles, et 
« de celles-là à tout le continent qui entoure la mer Intérieure. 
« Ce quiest en decà du détroit dont nous parlons ressemble à 
« un vaste port dont l'entrée serait étroite : mais c’est une véri- 


(256) 


PR à ne Une Te ln RF Benches PS DE PC SRL A ZE ARC MARS 
- ER x ? 55 Et i SES Bare Nee eg ah 


m. 4 = ¢ 


« table mer, et la terre qui l’environne est un vrai continent. 
« Dans Vile Atlantide régnaient des rois d’une grande et mer- 
« veilleuse puissance. Ils avaient sous leur domination l’île 
« entière, ainsi que plusieurs autres îles et quelques parties du 
« continent. En outre, de ce côté-c1 du détroit, ils régnaient 
« encore sur la Libye jusqu’à l'Egypte, et sur l’Europe jusqu’à 
« la Tyrrhénie. Toute cette puissance se réunit un jour pour 
« asservir d’un seul coup notre pays, le vote, et tone es 
« peuples vivant de ce côté-ci du détroit. Ce fut alors qu’é- 
« clatèrent au grand jour la force et le courage d'Athènes. Par 
« la valeur de ses soldats et leur supériorité dans l’art militaire, 
« Athènes avait la suprématie sur tous les Hellénes; mais, 
« ceux-ci ayant été forcés de l’abandonner, elle brava seule 
« Veffrayant danger, arrêta l'invasion, entassa victoire sur 
« victoire, préserva de l'esclavage les peuples encore libres et 
« rendit à une entière indépendance tous ceux qui, comme 
« nous, demeurent en decà des Colonnes d’Hercule. Plus tard, 
« de grands tremblements de terre et des inondations englou- 
« tirent, en un seul jour et en une nuit fatale, tout ce qu'il y 
« avait chez vous de guerriers. L’ile Atlantide disparut sous la 
« mer. Depuis ce temps-là, la mer, dans ces parages, est devenue 
« impraticable aux navigateurs ; les vaisseaux n’y peuvent 
« passer, à cause des sables qui s'étendent sur l’emplacement 
« de Vile abimée. * » : 
Voilà certes un récit qui n’a point la couleur d’une fable. Il 
est d’une précision presque scientifique. On peut penser que 
les dimensions de l’île Atlantide y sont quelque peu exagérées; 
mais 1l faut se rappeler que le prêtre égyptien ne connaissait 
pas limmensite de l'Asie, et que les mots plus grande que 
l’Asie n'ont pas dans sa bouche la signification qu'ils auraient 
aujourd'hui. Tout le reste est parfaitement clair et parfaitement 
vraisemblable. Une grande île, au large du détroit de Gibraltar, 
nourrice d’une race nombreuse, forte et guerrière ; d’autres 


2 
îles plus petites, dans un large chenal séparant la grande île de 


* Œuvres DE PLATON, trad. par V. Cousin, t. x11, p. 109-113. Paris, chez 
Rey et Gravier. 


nes else à a à: de eu ee ein ie de RS m nö nam rs LS dis 


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771 ass Cd DENE ore St D dé à à at ts Due a PAR PTT ee ee ae 


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la côte africaine ;on passe aisément de la grande île dans les 
petites, et de celles-ci sur le continent; et il est facile ensuite de 
gagner les bords de la Méditerranée et d’asservir les peuples 
qui s’y sont établis, ceux du Sud d’abord jusqu’à la frontière de 
l'Egypte et dela Libye, puis ceux du Nord jusqu'à la Tyrrhénie 
ef jusqu'a [a Grèce. À cette invasion des pirates atlantes, 
Athènes résiste avec succès. Peut-être eût-elle été vaincue, 
cependant, quand un cataclysme vient à son aide, engloutissant 
Vile Atlantide en quelques. heures, et retentissant, par de 
violentes secousses et un raz-de-marée effroyable, sur toutes les 
côtes méditerranéennes. Les armées en conflit disparaissent, 
surprises par l’inondation des rivages ; et quand les survivants 
se ressaisissent, ils s’apercoivent que leurs envahisseurs sont 
morts, et ils apprennent ensuite que la source même est tarie, 
d'où descendaient ces terribles bandes. Lorsque, longtemps 
après, de hardis marins se risquent à franchir les Colonnes 
d’Hercule et à cingler vers les mers occidentales, ils sont bientôt 
arrêtés par une telle abondance d’ecueils, débris des terres en- 
glouties, que la peur les prend, et qu'ils fuient ces parages 
maudits, sur lesquels semble planer une malédiction divine. 
Dans un autre dialogue, intitulé Critias ou De l’Allantide, 
et qui est comme la suite du Timee, Platon se laisse aller à 
nous décrire l’île fameuse. C’est encore Critias qui parle. Timée, 
Socrate et Hermocrate l’écoutent. « Selon la tradition égyp- 
« tienne — dit-il —, une guerre générale s’eleva, il y a neuf 
« mille ans, entre les peuples qui sont en deca des Colonnes 
@ d Hercule et les peuples venant d’au dela. Dun côté, c'était 
« Athènes ; de l’autre, les rois de l’Atlantide. Nous avons dit 
« déjà que cette ile était plus grande que l'Asie et l’Afrique, 
« mais qu'elle a été submergée à la suite d’un tremblement 
« de terre, et qu'à sa place on ne rencontre plus qu’un sable, 
« qui arrête les navigateurs et rend la mer impraticable. » Et 
Critias nous développe la tradition égyptienne sur l’origine 
fabuleuse de l’Atlantide, échue en partage à Neptune et dans 
laquelle ce dieu a placé les dix enfants queileut ‘dune mortelle. 
» Puts il décrit le -berceau de la race atlante : une plaine située 
près de la mer, et s’ouvrant dans la partie médiane de l'ile ; et 


(256) 


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la plus fertile des plaines; autour d’elle, un cercle de montagnes, 
s'étendant jusqu’à la mer, cercle ouvert au midi et protégeant 
la plaine contre les souffles glacés du Nord ; dans ces montagnes 
superbes, de nombreux villages, riches et populeux ; dans la 
plaine, une ville magnifique, dont les palais et les temples sont 
construits en pierres de trois couleurs, blanches, noires et 
rouges, tirées des flancs mêmes de l’île; çà et là, des mines, 


produisant tous les métaux utiles à l’homme ; enfin les bords 


de l’île, coupés à pic et dominant de haut la mer tumultueuse !. 
On peut sourire en lisant l’histoire de Neptune et de ses fécondes 
amours ; mais la description géographique de l’île n’est pas 
de celles dont on plaisante, ou qu'on oublie. Elle va si bien, 
cette description, avec ce que nous imaginerions aujourd’hui 
d'une grande terre émergée dans la région des Acores, et 
jouissant de l’éternel printemps qui est l’apanage de ces îles; 
terre formée d’un socle de roches anciennes supportant, avec 
quelques lambeaux de terrains calcaires de couleur blanche, 
des montagnes volcaniques éteintes, et des coulées de laves, 
noires ou rouges, depuis longtemps refroidies. 

Telle est PAtlantide de Platon; et telle est, d’après le grand 
philosophe, l’histoire de cette île, histoire fabuleuse dans ses 
origines, comme la plupart des histoires, extrêmement précise et 
hautement vraisemblable dans les détails de sa terminaison 
tragique. C’est la, d’ailleurs, tout ce que l'Antiquité nous 
apprend : car les récits de Théopompe et de Marcellus, beaucoup 
plus vagues que celui de Platon, ne sont intéressants que par 
l'impression qu'ils nous laissent de l'extrême diffusion de la 
légende parmi les peuples des rives méditerranéennes. En 
somme, Jusque très près de notre ère, on a beaucoup cru, tout 
autour de la Méditerranée, à l’antique invasion des Atlantes, 
venus d'une grande ile ou d’un continent, venus en tout cas 
d'au delà des Colonnes d’Hercule, invasion brusquement 
arrêtée par la submersion, instantanée ou tout au moins très 
rapide, du pays d’où sortaient ces envahisseurs. 

Voyons maintenant ce que dit la science, touchant la 
possibilité, ou la probabilité, d’un semblable effondrement, si 


' ŒUVRES DE PLATON, trad. par V. Cousin, t. xm, p. 247 et suiv. Paris, 
chez Rey et Gravier. 


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récent, si brusque, si étendu en surface et si colossal en pro- 
fondeur. Mais il faut au préalable rappeler les données de la 
Géographie sur la région de l’océan Atlantique où le phénomène 
aurait dû se produire. 

Pour un navire marchant droit vers l’ouest, la largeur de 
l'océan Atlantique, par le travers du détroit de Gibraltar, est 
d'environ 6400 kilomètres. Un tel navire aboutirait à la côte 
américaine dans les parages du cap Hatteras; il n'aurait, dans 
son voyage, rencontré aucune terre. Il serait passé, sans les 
voir, entre Madère et les Acores; et il aurait laissé les 
Bermudes trop loin dans le sud pour que ces îles coralliennes, 
très petites et très basses, eussent, aux yeux de son équipage, 
émergé de l'horizon marin. Ses passagers n'auraient rien 
soupconné du relief des fonds océaniques, si tourmenté pourtant ; 
et aucun des mystères de la mer Ténébreuse ne se serait dressé 
devant eux. 

Mais il eût suffi au navire d’allonger un peu sa route, de se 
detourner d’abord vers le sud-ouest, puis vers le nord-ouest, 
puis encore vers le sud-ouest, pour reconnaitre successivement 
Madère, les Acores les plus méridionales, enfin les Bermudes. 
Et si les voyageurs que nous supposons embarqués sur notre 
esquif avaient possédé un matériel perfectionné de sondage, 
et avaient su s’en servir, ils auraient constaté, non sans surprise, 
que les profondeurs marines, au dessus desquelles ils passaient, 
sont étrangementinégales. Très près de Gibraltar, le fond descend 
à 4000 metres; il se relève brusquement pour former le socle, 
très étroit, qui porte Madère ; il retombe à 5000 mètres entre 
Madère et les Acores méridionales ; remonte à moins de 1000 
mètres au voisinage de ces dernières; se tient longtemps entre 
1000 et 4000, au sud et au sud-ouest des Acores, avec de très 
brusques saillies dont quelques-unes s’approchent bien près 
de la surface de la mer; plonge ensuite jusqu’à plus de 5000 
mètres, et même, sur un petit parcours, jusqu’à plus de 6000 ; 
se redresse encore, soudainement, en un sursaut qui correspond 
au socle des Bermudes ; demeure enfoui sous 4000 mètres 
d’eau jusqu’à une faible distance de la côte américaine, et se 
relève enfin, en une rampe rapide, vers le rivage. 


(256) 


Imaginons un instant que nous puissions vider entièrement 
l'océan Atlantique, l’assécher d’une façon totale; et, cela fait, 
contemplons, de haut, le relief de son lit. Nous voyons deux 
grandes dépressions, deux vallées énormes s’allonger du Nord 
au Sud, parallèlement aux deux rivages, séparées l’une de 
l’autre par une zone médiane surélevée. La vallée de l'Ouest, 
qui court le long de la côte américaine, est la plus large et la 
plus profonde des deux; elle présente quelques fosses ovales, 
sortes de trous ou dentonnoirs descendant à plus de 6000 
mètres au-dessous du niveau des rivages, et aussi de rares 
piliers — dont un correspondant aux Bermudes — qui, du 
fond des gouffres, montent hardiment vers la lumière. La vallée 
de l'Est, le long de la côte européenne, puis de la côte africaine, 
nous apparaît plus étroite, moins profonde, mais beaucoup 
plus accidentée : et de nombreuses pyramides, les unes minces 
et fragiles comme celle de Madère, les autres massives comme 
celles qui portent les archipels des Canaries et du Cap Vert, 
se dressent çà et là, au milieu de la vallée ou près de son bord 


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oriental. La zone médiane surélevée dessine à nos yeux un très 
long promontoire dont l’axe coïncide avec l’axe même de l’abime 
atlantique, qui se courbe en S comme les deux vallées et 
comme les deux rivages, et qui, partant du Groenland et 1 
englobant dans sa masse l'Islande et les îles septentrionales, ; 
va s’amincissant vers le sud et finit en pointe sous le 70° degré 
de latitude australe. Dans la plus grande partie de son parcours, 
ce promontoire a une largeur moyenne d’environ 1500 kilo- 
mètres. Loin d’être régulière et à courbure sphérique uniforme, 
sa surface est toute bossuée, hérissée de saillies, criblée de 
cavités, surtout dans la région des Acores, ce que nous appelons 
Açores n'étant que les sommets des plus hautes protubérances. 
Il est certain que, dans cette vision d’ensemble de l’océan 
tarı et desséché, nous observerions beaucoup d’autres choses, 
qui sont invisibles sous l'épaisseur des eaux. Nous verrions, 
non seulement la disposition longitudinale que je viens de 
décrire et qui nous a été révélée par les sondages, mais aussi 
les accidents transversaux, qui ne peuvent pas manquer d'exister, 
et sur lesquels, à l’heure actuelle, nous ne savons à peu près 


ps 

rien, parce que les sondages ne sont pas encore assez nombreux. 
La carte de l’archipel des Acores montre clairement que les 
neuf grandes îles qui le composent s’alignent sur trois bandes 
parallèles, dirigées de l’est-sud-est à l’ouest-nord-ouest : et ces 
‘bandes sont jalonnées par les îles sur une longueur totale de 
près de 800 kilomètres. Nul doute que de tels alignements ne 
ne provongent tres loin sous les: ondes, et qu'ils n'aient une 
grande importance dans le modelé du fond océanique. Mais ils 
ne sont évidemment pas les seuls. Un jour viendra où les 
cartes des fonds de l’Atlantique seront tout à fait précises et 
détaillées : on verra alors des lignes de fractures et des bandes 
de plis traverser le vaste abime, et courir d'Europe aux Etats- 
Unis, ou du Maroc aux Antilles, ou de la Sénégambie au 
continent sud-américain. 

Donnons maintenant la parole à la Géologie. De même que 
l’ceil du peintre perçoit tout un monde de couleurs et de reflets 
insoupconné des autres hommes, l’œ1l du géologue est impres- 
sionné par des lueurs très vagues et très incertaines qui 
illuminent, pour lui seul, la nuit des gouffres, et la nuit, plus 
noire, du lointain passé. Et son oreille, sensible comme celle 
du musicien, vibre à des murmures, à des craquements, à des 
-soupirs, qui viennent des profondeurs de la planète ou des 
profondeurs de l’histoire, et que la multitude prend pour l’absolu 
silence. 

Noict un premier fait. La résion orientale de l’océan 
Atlantique est, sur toute sa longueur et probablement d’un pôle 
à l’autre, une grande zone volcanique. Dans la dépression qui 
longe la côte africaine et la côte européenne et dans la partie 
orientale de la bande surélevée qui occupe le milieu de l'océan, 
les volcans abondent. Tous les piliers qui atteignent la surface 
de la mer y affleurent sous la forme d’iles volcaniques, ou 
portant des volcans. L'ile Gough, Tristan da Cunha, Sainte- 
inclene,- EAscension, les iles du Cap Vert, les Canaries, la 
grande Madère et les îlots voisins, toutes les Acores, l'Islande, 
Vile de Jan Mayen, sont, ou intégralement, ouen majeure partie, 
formées de laves. Je dirai dans un instant comment certains 
dragages, en 1898, ont trouvé les laves, par des fonds de 3000 


(256) 


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mètres, sur une ligne allant des Acores à l'Islande et à 500 
milles environ, ou 900 kilomètres, au nord des Acores. Un 
navigateur a constaté, en 1838, l'existence d’un volcan sous- 
marin, à l’équateur, par 22° environ de longitude ouest, c’est- 
a-dire sur la ligne qui joint l’Ascension à l’archipel du Cap 
Vert : des vapeurs chaudes sortaient des ondes, et des bas-fonds 
avaient pris naissance, différents de ceux qu’indiquaient les 


cartes. Dans les îles que je viens de nommer, beaucoup de 


volcans sont encore en activité; ceux qui sont éteints paraissent 
éteints d’hier; partout, les tremblements de terre sont fréquents; 
ca et la, des îlots, brusquement, surgissent de la mer, ou des 
écueils, depuis longtemps connus, disparaissent. La continuité 
de ces phénomènes est masquée par l’océan; mais, pour le 
géologue, elle n’est pas douteuse. La zone volcanique de 
l'Atlantique oriental est comparable en longueur, en largeur, 
en activité éruptive ou sismique, à celle qui forme le bord 
occidental de l'Amérique et coïncide, dans le Sud, avec la 
Cordillère des Andes ; elle est un des traits caractéristiques du 
visage actuel de la Terre, tout comme la ceinture de feu de 
l'océan Pacifique. Or il n’y a pas de volcan sans un effondrement, 
ou tout au moins sans un affaissement, de quelque morceau 
de l’écorce terrestre. Les volcans de la ceinture de feu du 
Pacifique jalonnent le bord d’une fosse marine profonde, qui 
fait le tour de cet océan, et qui, sans doute, n'a pas mi de 
s’approfondir ; les volcans de la Méditerranée se dressent sur 
la margelle de grands abimes, récemment ouverts et où 
d'énormes montagnes sont descendues. Il faut donc qu'il y ait 
aussi, dans le fond de l’océan Atlantique, actuellement encore, 
une certaine mobilité et que la ride médiane de ce fond, déjà 
surélévée, n’ait pas terminé son mouvement relatif d ascension 
par rapport à la dépression orientale. Tandis que les rivages 
continentaux de cet océan paraissent maintenant immobiles, et 
cent fois plus impassibles que les rivages de la mer Pacifique, le 
fond de l'Atlantique bouge, dans toute la zone orientale, large 
d'environ 3000 kilomètres, qui comprend à la fois l'Islande, les 
Acores, Madère, les Canaries et les îles du Cap Vert. C'est là, 
actuellement, une zone instable de la surface de la planète ; 


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et, dans une telle zone, les plus terribles cataclysmes peuvent à 
chaque instant survenir. 

Il en est certainement survenu, et qui ne datent que d'hier. 
Je demande à tous ceux que préoccupe le probleme de l’At- 
lantide d'écouter attentivement et de graver dans leur esprit 
cette brève histoire : il n’en est pas de plus significative. Dans 
l'été de 1898, un navire était employé à la pose du cable télé- 
graphique sous-marin qui relie Brest au Cap Cod. Le cable 
avait été rompu ; et on cherchait à le repêcher, au moyen de 
grappins. C'était par 47° o’ de latitude nord et 29° 40’ de lon- 
gitude à l’ouest de Paris, à 500 milles environ au nord des 
Acores. La profondeur moyenne était d’a peu près 1700 brasses, 
ou 3100 mètres. Le relevage du câble présenta de grandes 
difficultés, et il fallut, pendant plusieurs jours, promener les 
grappins sur le fond. On constata ceci : le fond de la mer, dans 
ces parages, présente les caractères d’un pays montagneux, 
avec de hauts sommets, des pentes roides et des vallées pro- 
fondes. Les sommets sont rocheux et il n’y a de vases que dans 
le creux des vallées. Le grappin, en parcourant cette surface 
très tourmentée, se prenait constamment dans des roches à 
pointes dures et à arêtes vives ; il revenait presque toujours 
cassé ou tordu, et les tronçons remontés portaient de grosses et 
larpes Stries et des traces: de violente et rapide usure. À 
plusieurs reprises, on trouva entre les dents du grappin de 
petites esquilles minérales, ayant l'aspect d’éclats récemment 
brisés. Toutes ces esquilles appartenaient au même genre de 
roches. L’avis unanime des ingénieurs qui assistaient au dragage 
fut que les éclats en question avaient été détachés d’une roche 
nue, d’un véritable aflleurement, acéré et anguleux. La région 
d'où provenaient les éclats était d’ailleurs précisément celle où 
les sondages avaient révélé les plus hauts sommets sous-marins 
‘et absence presque complète de vases. Les esquilles, ainsi 
arrachées à des aflleurements rocheux du fond de |’Atlantique, 
sont d’une lave vitreuse, ayant la composition chimique des 
basaltes et appelée fachylyte par les pétrographes. Nous con- 
servons quelques-uns de ces précieux fragments au Musée de 


l'École des Mines de Paris. 


(256) 


— 12 — 


Le fait a été signalé en 1899 à l'Académie des Sciences. Peu 
de géologues en ont, à ce moment-là, compris la très grande 
portée. Une telle lave, entièrement vitreuse, comparable à 
certains verres basaltiques des volcans des îles Sandwich, n’a 
pu se consolider à cet état que sous la pression atmosphérique. 
Sous plusieurs atmosphères, et à plus forte raison sous 3000 
mètres d’eau, elle aurait certainement cristallisé. Elle nous 
apparaîtrait formée de cristaux enchevétrés, au lieu d’être faite, 
uniquement, de matière colloïdale. Les études les plus récentes 
ne laissent à ce sujet aucun doute ; et je me contenterai de 
rappeler l’observation de M. Lacroix sur les laves de la Montagne 
Pelée de la Martinique : vitreuses, quand elles se figent à l’air 
libre, ces laves se remplissent de cristaux dès qu’elles se refroi- 
dissent sous un manteau, même peu épais, de roches antérieu- 
rement solidifiées. La terre qui constitue aujourd’hui le fond 
de l'Atlantique, à goo kilomètres au nord des Acores, a donc 
été recouverte de coulées de laves. quand elle? était “encore 
émergée. Elle s’est, par conséquent, effondrée, descendant de 
3000 mètres ; et comme la surface des roches y a gardé l’allure 
tourmentée, les rudes aspérités, les arêtes vives des coulées 
laviques très récentes, il faut que l'effondrement ait suivi de 
très près l'émission des laves, et que cet effondrement ait été 
brusque. Sans cela, l’érosion atmosphérique et l’abrasion 
marine eussent nivelé les inégalités et aplani toute la surface. 
Continuons le raisonnement. Nous sommes ici sur la ligne qui 
joint l’Islande aux Acores, en pleine zone volcanique atlantique, 
en pleine zone de mobilité, d’instabilité et de volcanisme actuels. 
Conclusion nécessaire : toute une région au nord des Acores, 
comprenant peut-être les Açores et dont ces îles, dans ce cas, 
ne seraient que les ruines visibles, s’est effondrée tout ré- 
cemment, probablement à cette époque que les géologues 
appellent actuelle, tant elle est récente, et qui, pour nous, les 
vivants d’aujourd’hui, est quelque chose comme hier. 

Si vous vous rappelez maintenant ce que je disais tout a 
l'heure de l'inégalité extreme des fonds au sud et au sud-ouest 
des Açores, vous penserez avec moi qu'un dragage minutieux 


donnerait, au sud et au sud-ouest de ces îles, les mêmes: 


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résultats qu'ont donnés, au nord, les opérations de repêchage 
du câble télégraphique. Et, devant vos yeux, s’agrandira alors, 
presque démesurément, la région effondrée, la région qui s’est 


brusquement abimee hier, et dont les Açores ne sont plus que 


les témoins, échappés à l’écroulement général. 

Mais voici d’autres faits, toujours de l’ordre géologique. 
L'abime atlantique, presque tout entier, semble être de date 
relativement récente; et, avant l'effondrement de la région 
acorienne, d’autres effondrements s’y étaient produits, dont 
l'ampleur, plus aisément mesurable, confond l'imagination. 

Depuis qu’Eduard Suess et Marcel Bertrand nous ont 
appris à regarder la planète, et à déchiffrer les lentes ou rapides 
transformations de son visage à travers les injures des siècles 
sans nombre, nous avons acquis la certitude de l'existence 
d'une très ancienne liaison continentale entre le Nord de 
Europe et le Nord de Amérique, et d’une autre liaison 
continentale, très ancienne aussi, entre la massive Afrique et 
l'Amérique du Sud. Il y a eu un continent nord-atlantique, 
comprenant ensemble la Russie, la Scandinavie, la Grande- 
Bretagne, le Groenland, le Canada, auquel s'est agrégée plus 
tard une bande méridionale, faite d’une grande partie de l’Europe 
centrale et occidentale et d’un immense morceau des Etats- 
Unis. Il y a eu aussi un continent sud-atlantique, ou africano- 


brésilien, allant au nord jusqu’au bord méridional de l’Atlas, 


a l’est jusqu'au golfe Persique et au canal de Mozambique, à 
l’ouest jusqu’au bord oriental des Andes et aux sierras de 
Colombie et de Vénézuela. Entre les deux continents, passait 
la dépression méditerranéenne, cet antique sillon maritime, de 
largeur incessamment variable, qui forme écharpe autour de 
la Terre depuis le début des temps géologiques, et que nous 
voyons encore si profondément marqué dans la Méditerranée 
actuelle, la mer des Antilles et la mer de la Sonde. Une chaîne 
de montagnes, plus large que la chaine des Alpes, et peut-être 


aussi haute, en quelques-unes de ses parties, que le majestueux 


Himalaya, s’est dressé autrefois sur le bord méditerranéen du 
continent nord-atlantique, embrassant les Vosges, le Plateau 
central français, la Bretagne, le Sud de l'Angleterre et de 


(256) 


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l'Irlande, et aussi Terre-Neuve, la Nouvelle-Ecosse et, dans 
les Etats-Unis, toute la région des Appalaches. Les deux côtes 
qui se regardent, à 3000 kilomètres de distance, par dessus les 
eaux atlantiques, celle de la Bretagne, de Cornouailles, du Sud 
de l'Irlande d’une part, celle de Terre-Neuve et de la Nouvelle- 
Ecosse d’autre part, sont parmi les plus belles côtes à rias qui 
soient au monde: et leur rias se font face. Dans l’une comme 
dans l’autre, les plis de l’ancienne chaîne sont coupés brus- 
quement, et souvent normalement, par le rivage; et les lignes 
directrices de la chaine européenne se prolongent exactement 
par celles de la chaine américaine. Ce sera, dans quelques 
années, une des joies des océanographes, de constater, en 
levant la carte détaillée des fonds entre l'Irlande et Terre-Neuve, 
la persistance d’une allure plissée, d’une allure montagneuse 
orientée, sur l'emplacement de cette vieille chaîne engloutie. 

Cette vieille chaîne a recu de Marcel Bertrand le nom de 
chaine hercynienne. Eduard Suess la nomme chaine des 
Altaides, parce qu’elle vient de la lointaine Asie; et les 
Appalaches, pour lui, ne sont plus que les Altaïdes américaines. 

Ainsi, la région de Atlantique Nord, jusqu’à une époque 
de ruine dont le début ne peut pas être précisé, mais dont la 
fin est tertiaire, c’est-à-dire relativement récente, a été occupée 
par une masse continentale que bordait, au sud, une chaine de 
montagnes : et tout cela s’est effondré, bien avant l’effon- 
drement de ces terres volcaniques dont les Acores semblent 
être les derniers vestiges. A la place de l'Atlantique Sud, il y a 
eu, de même, pendant bien des milliers de siècles, un grand 
continent, maintenant descendu très profondément sous la 
mer. Il est probable que ces mouvements de descente se sont 
produits en plusieurs fois, les contours de la Méditerranée qui 
séparait alors les deux continents se modifiant fréquemment 
au cours des âges. Dès le milieu du Crétacé, la Méditerranée 
s’avancait jusqu'aux Canaries, et son rivage méridional, à ce 
moment-là, était très près de l'emplacement aujourd’hui occupé 
par ces îles : nous avons, à ce sujet, un précieux repère, 
récemment trouvé par M. Pitard, et très exactement daté par 
MM. Cottreau et Lemoine. La région des îles du Cap Vert, 


— 15 — 


ala même époque, appartenait encore au continent africano- 
brésilien. 


Pendant que la Méditerranée, en cette région atlantique, 
s’agrandissait par l'effondrement graduel de ses rivages, elle se 


morcelait peut-être, et en tout cas son fond s’accidentait, par 


la propagation au dessous d’elle de nouveaux plis et de nouvelles 
rides. Dans ce large et profond sillon, où les sédiments venus 


des deux continents du Nord et du Sud s’accumulaient sur 


d'énormes épaisseurs, le mouvement s’est en effet propagé, 
qui a donné naissance en Europe, pendant les temps tertiaires, 
à la chaîne des Alpes. | 

Jusqu’oü s’est étendue, dans la région atlantique, cette 
chaîne tertiaire, cette chaîne alpine ? Et quelle a été, toujours 
dans la même contrée aujourd’hui océanique, l’ampleur de ses 
dénivellations ? Des fragments de la chaine sont-ils montés 
assez haut pour se dresser, quelques siècles durant, au-dessus 
des ondes, avant de rentrer, soudainement ou lentement, dans 
la nuit sans étoiles ? Les plis des Alpes et de l’Atlas se sont-ils 
propagés jusqu’à la mer des Antilles ? Et faut-il admettre, entre 
nos Alpes et la Cordillère des Antilles — qui n’est elle-même 
qu’une avancée sinueuse de la grande Cordillère des Andes —, 
une liaison tectonique, comme nous admettons — depuis que 
Suess nous l’a montrée — une liaison stratigraphique ? Questions 
encore sans réponse. M. Louis Gentil a suivi, dans l'Atlas 
occidental, les plis de la chaîne tertiaire jusqu’au rivage de 
l’océan, et il les a vus, ces plis, s’abaissant graduellement, s’en- 
noyant, comme disent les mineurs, descendre dans les flots : la 
direction qu'ils ont, sur cette côte d'Agadir et du cap Ghir, est 
telle que, prolongés par la pensée, ils nous conduiraient aux 
Canaries. Mais pour avoir le droit d’aflirmer que les Canaries 
sont des fragments surélevés de l’Atlas englouti, il faudrait 
avoir observé des plis dans leurs dépôts crétacés : et je ne crois 
pas que cette observation ait été faite. L'Atlas, comme chacun 
sait, est seulement l’une des branches de la grande chaîne 
tertiaire ; il est le prolongement dans le Nord de l'Afrique du 
système montagneux de l’Apennin. Quant aux vraies Alpes, 
qui sont la branche principale de la même chaîne, on les suit 


(256) 


SO = 


sans peine jusqu'à la Sierra-Nevada et jusqu’à Gibraltar. Par 
dessous le détroit de Gibraltar, elles se réunissent au Rif. Mais 
le Rif, où quelques géologues veulent voir le prolongement du 
système alpin tout entier, ne correspond certainement qu’à une 
partie de ce système: toute une bande septentrionale de plis 
alpins, sortis de dessous les nappes de la Sierra-Nevada, marche 
vers l’ouest, au lieu de se diriger vers Gibraltar. Je les vois, 
sous les terrains récents, traverser l’Andalousie, former une 
étroite bande sur la côte d’Algarve, et finalement, au cap Saint- 
Vincent, brusquement coupés et ne manifestant aucune tendance 
à l’ennoyage, se cacher dans la mer. Leur direction prolongée 
nous mènerait à Santa-Maria, la plus méridionale des Acores, 


où l’on connaît des sédiments miocènes, non plissés. Au total, 


on a de fortes raisons de croire au prolongement atlantique des 
plis tertiaires, de ceux de l'Atlas vers les Canaries, de ceux des 
Alpes vers les îles méridionales des Açores : mais rien ne permet 
encore, ni d'étendre très loin, ni de limiter très près ce prolon- 
gement. Les sédiments de Santa-Maria prouvent seulement que, 
à l’époque miocène, c'est-à-dire quand les grands mouvements 
alpins étaient terminés en Europe, un rivage de la Méditerranée 
passait non loin de cette région des Açores, rivage de continent 
ou de grande ile. Un autre rivage de la même mer miocene 
passait près des Canaries. 

De toute facon, la géographie a singulièrement changé 
dans la région atlantique, au cours des dernières périodes de 
l’histoire de la Terre ; et l'extrême mobilité du fond de l'océan, 
manifestée actuellement par une telle multiplicité de volcans 
et une telle étendue de champs de laves, date assurément 
de loin. Effondrements pendant les temps secondaires, élar- 
gissant la Méditerranée et faisant disparaître les ruines de la 
chaîne hercynienne ; plissements, dans toute la zone méditer- 
ranéenne, pendant la première moitié de l’ère tertiaire, modifiant 
les fonds de cette mer et faisant surgir, ici ou là, près de sa 
côte septentrionale, des îles montagneuses ; effondrements 
encore, à partir du Miocène, dans la zone méditerranéenne 
plissée et dans les deux aires continentales, allant jusqu’à la 
ruine définitive des deux continents et à l’effacement de leurs 


bed. 
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de me mae hue ap ats 


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rivages ; apparition, alors, dans le fond de l’immense domaine 

maritime qui résulte des ces affaissements, d’un modelé nouveau, 
dont la direction générale va du Nord au Sud, et qui masque 
ou, tout au moins, affaiblit l’ancienne empreinte ; jaillissement 
des laves, un peu partout, dans les îles qui subsistent, et qui 
sont des ruines, et dans le fond même des mers, ce jaillissement 
étant la compensation nécessaire et inévitable de la descente, 
se nrolonde, de pareils morceaux de. lécorce : tel est, en 
raccourci, l’histoire de l'océan Atlantique depuis quelques 
millions d’années. Beaucoup d'épisodes de cette histoire ne 
seront jamais datés de facon précise; mais nous savons que 
certains d’entre eux sont tout à fait récents. M. Louis Gentil 
nous a apporté, à cet égard, de bien intéressantes observations, 
relevées au long des côtes marocaines. Le détroit de Gibraltar 
s’est ouvert au début du Pliocène. Déjà à l’époque tortonienne, 
la mer baignait le rivage d'Agadir; et donc, à cette date déjà, 
Madère et les Canaries étaient séparées du continent. Mais 
les couches tortoniennes, et même les couches plaisanciennes, 
sur ce rivage marocain, sont dénivelées et plissées. Il y a donc 
eu, dans la zone où se prolongeait l'Atlas, des mouvements 
importants postérieurs au Plaisancien, par conséquent quater- 
naires. Le chenal qui sépare Madère et les Canaries de la masse 
africaine s’est encore approfondi dans les temps quaternaires, 
c'est-à-dire tout pres de nous. 

Telles sont les données de la Géologie. Extrême mobilité 
de la région atlantique, surtout à la rencontre de la dépression 
méditerranéenne et de la grande zone volcanique, large de 3000 
kilomètres, qui court, du Sud au Nord, dans la moitié orientale 
de l'océan actuel; certitude de la survenue d'immenses effon- 
drements, où des iles, et même des continents, ont disparu ; 
certitude que quelques-uns de ces effondrements datent d'hier, 
sont d’äge quaternaire, et qu'ils ont pu, par conséquent, être 
vus par l’homme ; certitude que quelques-uns ont été soudains, 
ou tout au moins très rapides. Voilà de quoi encourager ceux 
qui se fient encore au récit de Platon. Géologiquement parlant, 
l’histoire platonicienne de l’Atlantide est extrêmement vrai- 
semblable. 


(256) 


RER SRE el TR ER ON is cn te de A tt : Er, - 
2 Zu À CE EEE FR ze ER rois da 


Du TN ds 


Consultons maintenant les zoologistes. C’est un jeune 
savant français, M. Louis Germain, qui va nous répondre: et 


je regrette vraiment beaucoup de ne pouvoir lui donner 


réellement la parole et de n'être ici que son très insuflisant in- 
terprète. | | 

Tout d’abord, l'étude de la faune terrestre actuelle des îles 
des quatre archipels, Açores, Madère, Canaries, Cap Vert, a 
convaincu M. Germain de l’origine nettement continentale de 
cette faune ; il y relève même de nombreux indices d’une adap- 
tation à la vie désertique. En particulier, la faune malaco- 
logique se rattache à celle de la région circaméditerranéenne, 
tandis qu’elle diffère de la faune équatoriale africaine. Les 
mêmes analogies avec la faune circaméditerranéenne s’observent 
dans les Mollusques du Quaternaire. 

En second lieu, les formations quaternaires des Canaries 
ressemblent à celles de la Mauritanie et renferment les mêmes 
espèces de Mollusques, par exemple les mêmes Helix. 

De ces deux premiers faits se dégage, pour M. Germain, 
cette conclusion nécessaire, que les quatre archipels ont été lies 
au continent africain jusqu’à une époque très voisine de la nôtre, 
tout au moins Jusque vers la fin du Tertiaire. 

Troisième fait : 1l y a, dans les Mollusques actuels des quatre 
archipels, des espèces qui semblent être les survivantes d’especes 
fossiles du Tertiaire européen ; et pareille survivance existe 
aussi dans la série végétale, une fougère, l’Adiantum reniforme, 
actuellement disparue d'Europe, mais connue dans le Pliocène 
du Portugal, continuant aujourd’hui de vivre aux Canaries et 
aux Acores. 

M. Germain déduit de ce troisième fait la liaison, jusqu'aux 
temps pliocènes, avec la péninsule ibérique, du continent qui 
embrassait les archipels ; et la coupure de cette liaison pendant 
le Pliocene: 

En quatrième lieu, les Mollusques Pulmonés qu’on appelle 
Oleacinidæ ont une répartition géographique singulière. Ils ne 
vivent que dans l'Amérique centrale, les Antilles, le bassin 
méditerranéen, et les Canaries, Madère et les Acores En 


Amérique, ils ont gardé la grande taille qu'ils avaient en 


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— 19 — 


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Europe à l’époque miocene; dans le bassin méditerranéen et 
dans les îles atlantiques, ils se sont fortement rapetissés. 

Cette répartition géographique des Oleacinide implique 
évidemment l'extension jusqu'aux Antilles, aux débuts du 
Miocène, du continent qui embrassait Acores, Canaries et 
Madère, et l'établissement, pendant le Miocene ou vers sa fin, 
d'une coupure entre les Antilles et ce continent. 

Restent deux faits, relatifs aux animaux marins et qui 
paraissent ne pouvoir s'expliquer, l’un et l’autre, que par la 
persistance, jusque très près des temps actuels, d’un rivage 
maritime courant des Antilles au Sénégal, et, même, reliant 
la Floride, les Bermudes et le fond du golfe de Guinée. Quinze 
espèces de Mollusques marins vivent à la fois dans les Antilles 
et sur les côtes du Sénégal, et ne vivent pas ailleurs, sans que 
cette coexistence puisse s'expliquer par le transport des em- 
bryons. D'autre part, la faune de Madréporaires de l’ile San- 
Thomé, étudiée par M. Gravier, comprend six espèces : une ne 
vit, en dehors de San-Thomé, que dans les récifs de la Floride; 
et quatre autres ne sont connues qu’aux Bermudes. Comme 
la durée de la vie pélagique des larves de Madréporaires est 
seulement de quelques jours, il est impossible d’attribuer au 
jeu des courants marins cette étonnante répartition. 

En tenant compte de tout cela, M. Germain est conduit à 
admettre l’existence d’un continent atlantique lié à la péninsule 
ibérique et à la Mauritanie, et se prolongeant assez loin vers le 
Sud, de facon à posséder quelques régions au climat désertique. 
Au Miocène encore, ce continent va jusqu'aux Antilles. Il se 
morcelle ensuite, d’abord du côté des Antilles, puis dans le 
Sud, par l'établissement d'un rivage marin qui va jusqu’au 
Sénégal et jusqu’au fond du golfe de Guinée, puis enfin dans 
l'Est, probablement au Pliocène, le long de la côte d'Afrique. 
Le dernier grand débris, finalement abimé et n’ayant plus alors 
laissé d’autres vestiges que les quatre archipels, serait l’At- 
lantide de Platon. 

Je me garderai bien, dans mon incompétence, d'émettre le 
moindre avis sur la valeur zoologique des faits signales par 
M. Germain et surle degré de certitude des conclusions qu'il 


(256) 


SET CP TN Se RTS eS ER a nee RE DS LA RDV SN RL in 


—— 2 


en tire. Mais comment n'être pas frappé de la concordance 
presque absolue de ces conclusions zoologiques, et de celles ot 
nous a conduits la Géologie ? Et qui pourrait maintenant, en 
présence d'un accord aussi complet, établi sur des arguments 
si différents, douter encore de la conservation, jusqu’à une 
époque très voisine de nous, de vastes terres émergées dans la 


partie de l'océan qui se trouve à l’ouest des Colonnes. 


d’Hercule ? 

Cela suflit ; et voilà ce qu’il faut retenir de notre brève 
causerie. Reconstituer, même approximativement, la carte de 
l’Atlantide, restera toujours une opération difficile. Actuel- 
lement, il n’y faudrait même pas songer. Mais il est tout-a-fait 
raisonnable de croire que, longtemps après l’ouverture du 
détroit de Gibraltar, certaines de ces terres émergées existaient 
encore, et, parmi elles, une ile merveilleuse, séparée du con- 
tinent africain par une chaîne d’autres îles plus petites. Une 
seule chose reste à démontrer, la postériorité du cataclysme qui 
a fait disparaitre cette ile à l'établissement de l'humanité dans 
la région occidentale de l'Europe. Le cataclysme n’est pas 
douteux. Des hommes existaient-ils alors, qui aient pu en subir 
le contre-coup et en transmettre le souvenir ? Toute la question 


est là. Je ne la crois pas du tout insoluble; mais il me semble 


que, ni la Géologie, ni la Zoologie ne la résoudront. Ces deux 
sciences me paraissent avoir dit tout ce qu’elles pouvaient dire ; 
et c'est de Anthropologie, de l’Ethnographie, enfin de l’Ocea- 
nographie, que j'attends maintenant la réponse definitive. 

En attendant, libre à tous les amoureux des belles légendes 
de croire à l’histoire platonicienne de l’Atlantide! Non seu- 
lement la science, la plus moderne science, ne leur en fera pas 
un crime ; mais c’est elle-même qui, par ma voix, les y invite. 
C’est elle-même qui, les prenant par la main, et les conduisant 
sur la rive de l'océan fertile en naufrages, évoque à leurs yeux, 
avec les milliers de navires désemparés, submergés ou réduits 
à l’état d’épaves, les continents, et les îles sans nombre, ense- 
velis au fond des abimes. 

Pour moi, je ne puis plus ne pas penser aux brusques mou- 


vements de l’écorce terrestre, et, parmi eux, à ce phénomène — 


étrange et terrifiant de la disparition presque soudaine de 
quelque pan de continent, de quelque élément d’une chaine de 
montagnes, de quelque grande ile, dans un gouffre de plusieurs 
milliers de mètres de profondeur. Qu'un tel phénomène se soit 
produit, et même répété à bien des reprises, au cours des 


dernières périodes géologiques, et qu’il ait souvent atteint une 


ampleur gigantesque, c'est ce dont aucun géologue n’a le droit 
de douter. On s'étonne parfois que de semblables cataclysmes 
n'aient pas laissé de traces sur nos rivages, sans réfléchir que 
c'est la soudaineté même de leur survenue et de leur fuite qui 
les rend difficilement saisissables. Aucun d’eux, à la vérité, ne 
s’est déchainé, sans provoquer un abaissement du niveau 
moyen des mers ; mais la compensation ne s’est point fait 
attendre, et le rapide soulèvement d'un autre compartiment du 
fond océanique, ou la sortie, plus lente, et à tout jamais inima- 
ginable, des fleuves sous-marins de laves, a bientôt rétabli 
l'équilibre : tant est précise la balance où sont pesés, d’un côté 
les abimes, de l’autre les montagnes. 

Et quand je relis ainsi, dans ma pensée, les pages terribles 
de l’histoire de la Terre, volontiers, devant la mer qui sourit, 
indifférente, devant la mer « plus belle que les cathédrales », je 
songe au dernier soir de l’Atlantide, auquel ressemblera peut- 
étre te dernier soir, lex grand soir », de l'Humanité. Tous les 
jeunes hommes sont partis pour la guerre, par delà les îles du 
Levant et les lointaines Colonnes d’Hercule; ceux qui sont 
restés, hommes d’äge mûr, femmes, enfants, vieillards et prêtres, 
interrogent anxieusement l'horizon marin, espérant y voir 
poindre les premières voiles, annonciatrices du retour des 
guerriers. Mais, ce soir, l'horizon est vide et sombre. La mer 
semble devenir ténébreuse ; et, comme elle, le ciel se charge de 
menaces. Depuis plusieurs Jours, la terre a frémi et tremblé. 
Le sol s’est fendu, ca et là, exhalant des vapeurs brülantes. On 
dit même que, dans la montagne, des cratères se sont ouverts, 
par où jaillissent des fumées et des flammes, et qui lancent en 
Yair des pierres et des cendres. Maintenant, il pleut partout une 
poussière grise et chaude. La nuit est venue tout-à-fait, effroya- 
blement noire: et l’on ne verrait rien, si l’on n'avait allumé 


(256) 


Bra aes 


quelques torches. Prise soudain d’une terreur folle, la multitude 
se rue dans les temples ; mais voici que lestemples s’ecroulent, 
cependant que la mer s’avance, envahissant le rivage, avec une 
clameur atroce qui couvre, invinciblement, toutes les autres 
clameurs. Quelque chose passe, qui pourrait bien être la 
Colère de Dieu. Puis tout s’apaise ; il n’y a plus ni montagnes, 
ni rivage ; il n’y a plus que la mer insoucieuse, endormie sous 
le ciel du Tropique aux astres innombrables ; et, dans le souffle 
des alizés, j'entends chanter la voix du poète immortel : 


O flots, que vous savez de lugubres histoires ! 

Flots profonds redoutés des mères à genoux ! 

Vous vous les racontez en montant les marées ; 

Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées 

Que vous avez, le soir, quand vous venez vers nous ! 


TE 


Le Bulletin est en dépôt ee Friedlander, 11, Cabas 


Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, boulevard Saint- Germain 
a Paris. 


Les numéros du Bulletin se vendent séparément aux prix 


suivants et franco : 


Nos : 
239. — Holothuries nouvelles des campagnes du yacht Pri incesse- = 


Alice, par Edgard:HrRrovarp. ss cvs sok. een 


- 240. — Sur l’appareil excréteur chez la larve de Strongylocentrotus 


lividus, par JERUNNSEROM nn onen 


eh 


241. — Note préliminaire sur les Cirrhipèdes recueillis pendant 


les campagnes de S.. A. S. le Prince de Monaco, par A. 


GRUVEL ee ee es ee 


242. — Eine elektrische Lampe zum Anlocken positiv phototak- 
tischer Seetiere, von Klaus GREIN., ee 


243. — Notice sur les Selaciens conservés dans les collections du : 


Musée Océanographique, par Louis RouLe..........,... 


244. — Les Peltogastrides du Musée Océanographique de Monaco, | 


par J. GUÉRIN-GANIVET. .............. ses sresoseseee 


245. — L'effet de l’inanition surla larve de l’oursin ‚par J. RUNNSTROM 


246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons 
provenant des campagnes de S. A. S. le Prince de 
Monaco, par le D' Joseph Nuosgaun.n nee 


247. — Quelques observations sur la variation et la corrélation chez 
la Tarvé deTOursin, par J.-RUNNSTROM.. 50... ae seh 


248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp., Synascidie 
nouvelle du Golfe du Lion, (Note préliminaire), par 
Ernest BREMENT 054 60% ce ie de canette etre ee eee 


249. — Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen 


im:Méer;-von Klaus GREIÏN. 2,04 nen. on CT TO 


250. — Sur une variété méditerranéenne de ER lidium cœruleum 
Lahille, Synascidie de la Manche. ote préliminaire), 


par Ernest BRÉMENT, préparateur he Musée Océano- 


graphique dé Monaco sn 4) eee ewan ts caved em 


251. — Campagne Scientifique de l’Hirondelle II (1912), Liste des‘ 


Stations (AVEC UNE CARTE) iss Se dose es eee 
252. — Sur une ne Tedania abyssale des Açores /Tedania 


phacellina, n. sp.) par E. Topsenr, Professeur à la 
Faculte.des- Sciences de-Dijon.. an Ses 


253. — Diagnoses des Stomiatides nouveaux provenant des cam- _ 


pagnes du yacht « Hirondelle II» (1911 et 1912) 


(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich ZUGMAYER. 


254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Erich 


ZUGMAYER ... oo... . ee Chee ee eee Bra a EEE CE re 


255. — Emploi de lee aimant dans l’analyse micromine- 
ralogique des fonds sous-marins, par L. V£raın Charge 
de cours de physique industrielle à la Faculté des 


Sciences d’Alger, et A. CHEvALLIEr Chargé des travaux . 


pan de minéralogie à la Faculté des Sciences de 


ancy Knunsesennnnenesuesnennsnsrsenntnseneenerenenunnne 


256. — L’Atlantide, par Pierre Termıer, Membre de l’Institut, Pro- 
fesseur a l’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service 


de la Carte géologique de la France..,.................. 


MONACO, — IMPR DE MONACO. 


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Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) 
- du Golfe du Lion. | 


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(Note préliminaire) — 
Par Ernest BREMENT  —s_. 
z Préparateur au Musée Océanographique de Monaco. 


MONACO: - 


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Les auteurs sont priés de se conformer aux indications suivantes: 


10 Appliquer les règles de la nomenclature adoptées. par les Congrès à 
internationaux. ie 
2° Supprimer autant que possible les abréviations: ù SE 
3° Donner en notes au bas des pages ou dans un index les ‘indications pee 
bibliographiques. - eve. 
4° Ecrire en italiques tout nom are latin. : rf 
5° Dessiner sur papier ou So bien blane au crayon Wolf (H. B. Jo 
à l'encre de Chine. , RÉ 
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur les moe | & 
calques les recouvrant. en ER 
7° Faire les ombres au trait sur Papice ordinaire < ou au crayon ı noir sur, 
papier procédé. > 
8° Remplacer autant que possible les Sishches par des figures dans ie. 
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus grands que 
la dimension definitive qu’on desire. | 


Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en 
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur le 
manuscrit — suivant. le tarif suivant : 


50ex. | 100 ex. | 150ex. | 200ex. | 250ex. | 500eK | 
Un quart de feuille......| 4f » | 5f20| 6f8o | 8f40 | 10 40 Lorie Se 
Une .demi-feuille.........| 470) 670} 8 80 | 11° » | 13 40 | 22 80 
Une feuille entiere.......| 8 ro | 9 80 | 13 80 | 16 20 | 19 40 | 35 80. 


— 


Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand ilya lieu. 


Adresser tout ce qui concerne le "Bulletin a l'adresse suivante : = 


Musee océanographique (Bulletin), Monaco. 


BULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I‘, Prince de Monaco) 


No 257. — 30 Janvier 1913. 


Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) 
du Golfe du Lion. 


(Note préliminaire) 


Par Ernest BREMENT . 


Préparateur au Musée Océanographique de Monaco. 


Les deux Didemnidés qui font l’objet de cette description 
préliminaire, ont été récoltés l'automne dernier, aux environs 
de Banyuls-sur-mer, par le ROLAND, vapeur du Laboratoire 
Arago. L'un d'eux appartient au genre Didemnum Sav. [Lep- 


toclinum] l’autre au genre Poly syncraton Nott [Diplosomoides 
Lah.] 


DibEMNUM [LEPTOCLINUM] PEYREFITTENSIS D. Sp. 


Une seule colonie, chalutée entre Cerbére et le Cap Pey- 
refitte, à 2 miles au large, par 55-60 mètres de profondeur. Elle 
enrobait sur toute sa longueur un rhizome bifurqué d’Arundo 
donax de 30 centimètres de longueur sur 4 centimètres de . 
diametre (dimensions de chacune des branches du rhizome 
chaluté). Sur la couleur générale, qui est d’un jaune miel tirant 
sur le créme, se détachent les lignes sinueuses pellucides des 
dépressions cloacales délimitant les cœnobies sensiblement 


w 


— 2 — 


polygonales (1). Le cormus a quelque peu le facies d'une Eponge 
par suite de sa surface accidentée où l’on observe en outre des 
cavités oblongues, à rebords épaissis, que se sont creusés des 
Amphipodes commensaux. L’épaisseur du cormus peut atteindre 
5 millimètres. 


Fic. 1. — D. peyrefittensis n. sp. Masse viscérale vue du côté gauche. La 
partie inférieure de l’cesophage et le bord interne de la face gauche de 
l'estomac sont cachés par le spermiducte ; de même une moitié de 
l'intestin moyen et une petite partie du spermiducte sont recouverts 
par les ovules. 


Les spicules étoilés, à un petit nombre de sommets, sont 
répartis dans toute l'épaisseur du cormus, bien que. plus 


(1) Le dessin ainsi figuré rappelle beaucoup celui que Drasche (Die 
Synascidien der Bucht von Rovigno, Wien 1883) a donné dans l’aquarelle 
de son D. iridentatum (fig. 41, Taf. vit). 


4 : RT 
a ae ee ee à Die ee Bei TR N U ee u N 


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abondants vers la base de celui-ci; de même ils sont un peu 
plus denses autour des tubes buccaux des ascidiozoïdes. Les 
six lobes buccaux sont peu développés. La couronne tentaculaire 
comprend seize tentacules disposés en 3 cycles de grandeurs 
différentes. La branchie possède 4 rangées de trémas allongés, 
ceux-ci étant au nombre de 6-7 par demi-rangée. Les lan- 
eure de Lister peuvent devenir une fois et demie plus 
longues que les trémas. 
La figure ı représente la masse viscérale vue du côté gauche. 
L’cesophage, allongé, refoule ae 
A 
sa région cardiaque (Fig. 2). | 
Le post-estomac, etroit vu En 
de face, est tres large vu de . hi 


profondément l'estomac dans 


Coke ei Se termme, par une 
partie tronquée (Fig. 2). L’in- 
testin moyen est allongé. Le 
rectum présente à sa base les 
dilatations habituelles dues 
aux c@cums-rectaux;,.vu.de 
côté et un peu dorsalement 
(ite, 2), ıl décrit, au niveau 
de l’estomac, une boucle sur 
le trajet de laquelle s’épa- 
Houissent les. tubes rénaux, 
Geux-ci se réunissent en ‘un 
canal qui se jette dans l’es- 
tomac, au tiers inférieur de 


sa hauteur. FiGa2s— 2). peyrepntiensisn. Spa vue 
D u, | Be latero-dorsale du tube digestif 
u coté gauche, le fol- montrant la boucle du rectum, les 


licule testiculaire masque la mubesı temaux ev, leur. debouche 
| : dans l’estomac. 

plus grande partie de l’anse 

montante du rectum.\ Il est unique, bien développé et 

BE peniniduete décrit autour de «lui neuf tours de spire 

né 1) Dans son trajet à travers le sac viscéral, le sper- 

miducte se renfle beaucoup, puis diminue notablement au 


niveau du sphincter cesophago-rectal (Fig. 1). Les ovules, en 


(257) 


— 4 — 
partie appliques sur le spermiducte, occupent le fond de l’anse 
digestive. 


PoLYSYNCRATON [DiPLOSOMOIDES] CANETENSIS N. SP. 


Une colonie, draguée le 1% octobre 1912 entre Aral 


Canet, sur la vase côtière, par une profondeur de 50 metres 
environ. Elle s'était développée autour d'un rhizome d’Arundo 
donax ; sur une longueur de 20 centimètres et une largeur de 
10 centimètres, le rhizome était complètement enrobé par le 
cormus ; l'épaisseur de ce dernier est de deux millimètres ; en 
certains points, elle atteint trois millimetres. 

La colonie avait une couleur générale vieux rose sur laquelle 
se detachaient, sous l'aspect d'autant de points noirs arrondis, 
les orifices buccaux des individus. Vers le rebord des cloaques 
communs, la couleur vieux rose passait au rouge foncé, 
celui-ci s’attenuant graduellement le long des ramifications 
divergeant de l'ouverture du cloaque commun (réseau des 
égouts cloacaux). 

Le cormus est assez mou au toucher; en quelques régions 
seulement, il adhérait assez fortement à son support. La tunique 
commune renferme des spicules, qui par leur forme étoilée 
et leur répartition, rappellent ceux du P. Lacazei G. Le tube 
buccal est surmonté de six lobes triangulaires, étroits et pointus. 
La couronne tentaculaire se compose de 16 tentacules disposés 
en 3 cycles. La paroi péribranchiale est très réduite ; .elle ne 
recouvre la branchie que dans sa partie antérieure ; au-delà, 
elle ne forme qu'une étroite bande ventrale entourant l’endostyle. 

La branchie présente 4 rangées de trémas allongés, ceux-ci 
étant au nombre de 6-7 par demi-rangée. Sur sa face gauche, 
entre le sillon antérieur et la première rangée de trémas, existe 
un grand espace imperforé. Les languettes de Lister sont 
plus longues que les trémas. Par suite du grand développement 
des muscles des sinus transverses et des faisceaux musculaires 
dorsaux, la branchie est extrêmement contractile et il est rare 
d'obtenir bien étalées les deux dernières rangées de trémas. 

La fig. 3 reproduit l'aspect de la masse viscérale vue du 


Roo 


LE aes 


côté droit. En ce qui concerne le tube digestif, il est à remarquer 
que le post-estomac, large au début, diminue graduellement ; 
il est allongé et passe à l'intestin moyen, ovoide, enfoncé plus ou 
moins dans le rectum, par suite du développement des organes 
reproducteurs qui compriment le rectum. Le conduit rénal 


Pre: 3. — 2. canetensis n. sp. Viscères, vus du côté droit. Sur les follicules 
testiculaires est appliqué le cordon ovarien. Le rectum, sur une partie 
de sa largeur, est masqué par le spermiducte. 


débouche à la partie inférieure de l'estomac; les tubes rénaux 
sont très dilatés et présentent souvent des extrémités ampul- 
liformes (fig. 4). 

Les organes reproducteurs, lorsqu'ils ne sont que moyen- 
nement développés, c'est-à-dire tels qu'ils sont représentés 


(257) 


Dore 


dans la fig. 3, occupent la région dorsale du sac viscéral. Les 
follicules testiculaires, au nombre de 4 chez la plupart des 
ascidiozoïdes examinés, recouvrent partiellement le rectum, 
vus du côté droit; mais chez nombre d'individus, leur accrois- 
sement est tel que, vus de ce même côté, l'intestin moyen et 
presque toute l’anse rectale logée dans le sac viscéral, sont 
entièrement cachés. Le spermiducte décrit une spirale de 


Fig. 4. — P. canetensis n. sp. Vue dorsale du sac viscéral montrant 
les 4 follicules testiculaires, , le spermiducte et l'ovaire: Une 
portion seulement du rectum est représentée avec, à sa surface, 
les dilatations des tubes rénaux. 


3 à 4 tours au sommet des testicules (fie. 3 et 4, pue ai, 
renfle progressivement pendant son trajet à travers le sac viscéral 
pour diminuer notablement (comme le font d’ailleurs l’ceso- 
phage et le rectum à cet endroit) au niveau du sphincter du 
pedicule cesophago-rectal. 

L’ovaire est appliqué sur la face droite de la masse testi- 


SM dig ee ous ES Brute if ds 


PS TES, NOR Auen. CE 


De > 


Sarg Te Be IT en Te 


Bu 


ee 
culaire; les ceufs, chez certains individus, atteignent une grande 
dimension et font alors hernie à la partie inférieure du sac 
viscéral. 

Deux autres espèces de Polysyncralon sont connues sur 
les côtes de France : le P. Lacaze: Giard et le P. massiliense 
Daumézon. 

Le P. Lacazei trouvé par Giard et étudié par Lahille (1890 
Thèse, p. 129-136) diffère du P. canetensis par sa couleur rouge 
cramoisi ou pourpre,son aspect velouté, son épaisseur en général 
plus grande. Il s’en distingue en outre par les principaux 
caractères anatomiques suivants : la couronne tentaculaire 
comprend 12 tentacules, le nombre des trémas branchiaux est 
fréquemment de dix par demi-rangée, les parois stomacales 
sont beaucoup plus épaissies et le post-estomac se termine 
par une partie élargie et tronquée, à l'inverse de ce quia lieu 
chez P. canetensis. Les follicules testiculaires sont moins 
développés individuellement que chez cette dernière espèce ; 
mais par contre, ils peuvent devenir plus nombreux. Chez des 
cormus de P. Lacazei récoltés au Cerf (environs de Roscoff) 
à la fin août, la plupart des ascidiozoïdes examinés possédaient 
chacum 6 follicules testiculaires. Le P. Lacazei a été signalé’ à 
“Verres reprises tant sur les côtes de la “Manche qu’en 
Méditerranée. 

Le P.massiliense Daum. a été décrit par Daumézon (1908) (1) 
sous le nom de Didemnoides massiliense. Cette espèce habite 
le Golfe de Marseille, où elle existe sous deux formes (l’une noir 
d'encre, l’autre jaune clair) disposées en larges plaques épaisses 
de deux millimètres au maximum. L'auteur ne donne aucune 
figure de son espèce; il indique que la branchie possède 
4 rangées de stigmates sans en préciser le nombre par rangée, 
que l’estomac est globuleux et lisse et qu'il y a plusieurs follicules 
testiculaires. Le spermiducte décrirait une spirale de 6 tours. 


(Laboratoire Arago, a Banyuls-sur-mer et Laboratoire 
du Musée Océanographique de Monaco). 


(1) 1908. — DaumÉzon. — Note phylogénétique sur une nouvelle 
espèce d’Ascidie composée, Didemnoides massiliense n. sp. (C. R. Soc. 
Biologie, 1908, t. II, p. 179-180). 


(257) 


Le Bulletin est en dépôt +. Friedländer, 11, Caras oa 
Berlin et chez M.-Le Soudier, 174-176, boulevard Salut Germain Be = 


Fa Paris. eh 
Les numéros du Bulletin se enden séparément aux. prix 
suivants et franco : Dr 3 ip ry 
Nes oy Fr, CR 


240. — Sur l'appareil excréteur chez la larve de Strongylocentrotus _ 
: lividus, par J, RUNNSTROMS 20.23 2:20 anos. eee 


241. — Note préliminaire sur les Cirrhipédes recueillis pendant 
Bs les campagnes de S A. S. le Prince de Manga? par A. 


242. — Eine elektrische Lampe zum Anlocken. positiv phototak- - 
=. tischer Seetiere, von Klaus Grping. sesh ana 


243. — Notice sur les Sélacions conservés dahs les collections du ae 
Musée Océanographique, par Louis RouLE.............% 2. 


244. — Les Peltogastrides du Musée ee de Monaco, 
par Je GUERIN-GANIVET Sa sn a ol rs ne 


245. — L’effet de l’inanition surla larve de l’oursin, par 3. Runners EN 


246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons — 
© provenant des campagnes de S. A. S. le Prince de — 


5 Monaco, par:le-D' Joseph Nusgaumsen „nei peewee tb aee” 
-247. — Quelques observations sur la variation et la corrélation chez 
| la larve dé l'Oùrsin, par Ji. RENNSTRÔM... 5... (occu ee 2 
248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. SP., Synascidie 


nouvelle du Golfe du Lion, (Note préliminaire), par 
Ernest. DREMENT dia Binge cea ut. tas soe coasts see NT non 


249. — Vorlaufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen — 
im Meer; von ‚Klaus. 'GREIN SEL. sivas sna Rete eae ee 
250. — Sur une variété méditerranéenne de Hh lidium eopruleum. 


Lahille, Synascidie de la Manche. (Note preliminaire), — 
par Ernest BRÉMENT, te “= Musée Océano- ES 
graphique dé MONACO’. sees Gs dires ne es Bute Does CO 


251. — Campagne Scientifique de I’ Hirondelle ZI: (1912), Liste des 
“Stations (AVEC. UNE CR TE er ras sn et leo pie es Sate re PR 


252. — Sur une grande Tedania abyssale des Açores. (Tedania 
Faculté de mn. sp.) par E. TopseEnt,. Professeur à la 
aculté des a de Dijon.) ee 


253. — Diagnoses des ‚Stomiatides nouveaux provenant des cam- 
pagnes du yacht « Hirondelle II » - (1911 et 1912) | 
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich en, 


254. — Le cräne de Gastrostomus Baw. Gill et Ryder, En Erich 
i Ziehen 


255. — Emploi de l’electro- aimant 5 l'analyse micromine- 
ralogique des fonds sous-marins, par L. VERAIN pps 
de cours de physique industrielle, à la Faculté dés 
Sciences d'Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des-trayaux =~ = 

ratiques de minéralogie ala Faculté des Sciences | COS Pe 


ancy. choses ses eee nee 


256. — L’Atlantide, par Pierre Termıer, Membre de l’Institut, Pro= 
fesseur à l'Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service res 
de la Carte géologique de la France en ea ne “er 


227 — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du. 
Lion (Note préliminair €), par Ernest BRÉMENT. ae 


a | 


Er we it 2 RT NET 
MONACO. — IMPR DE MONACO. - © 
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(Fondation ALBERT Ter, PRINCE DE Monaco) 


_ Larsenic et le manganése 


a PKS) Le ER 


ns quelques végétaux marins. 


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(Premiere note preliminaire) 


Par Henri MARCELET. 


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MONACO 


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Les auteurs sont priés de : se conformer aux Adkaions suivantes : 


2.2 219 Appliquer les En de la nomenclature adoptées par les Congrès & SE 
3 @ internationaux. : = : SRB ee cae 
ce 2° Supprimer autant que possible les abréviations. Me oars 

a 30 Donner en notes au bas des pages ou dans un ‚index les indications 

= bibliographiques. | en ie 

= RE 4° Ecrire en italiques tout nom Fee latin. BA RR de a 


23 50 Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au crayon Wolf m. B. 3.) 0 

“0 a l’encre de Chine. ; os ee 
Jena 6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur les papiers wg 

s calques les recouvrant. Pres 

ae Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon | noir sur. 

papier procede. | 

80 Remplacer autant que possibts les planches par des figures Gant le. 

_ texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart Bas grands que 
„la dimension definitive an. on desire, | Oy aes 


wo 


Les auteurs reçoivent 5o exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en . 
___ outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la. demande sur le 


: . manuscrit — suivant le tarif suivant: 3 Os eo: a ee hae 
| BO ex. | 100 ex. | 150 ex. | 200ex. | 250 ex. 500 « ex. | 
Um quart de feuille......] 4 » | 5f20 | 6f80 | 8f4o | 10 40 re 17680 lee. 
- Une feuille entière: 22... "8 "10.980 |13 80] 16-20 | 19 407 35 80. 


Tl faut ajouter à ces. prix «celui des planches quand il y a lew A 


RE fos FS 5 + x vr £ 
2 4 E ve, : ; 
¢ Tete eh ‘ r = À 
De pe 4 = I. 
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aS Adresser tout ce qui concerne i Bulletin à. Vadresse suivante: a 


Musée océanographique Bulletin), Monaco. = 


BUEFETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I‘, Prince de Monaco) 


No 258. — 20 Fevrier 1913. 


Larsenic et le manganese 


dans quelques vegetaux marins. 
(Premiere note préliminaire) 


Par Henri MARCELET. 


La présence, dans les algues, de l’arsenic et du manganèse 
est connue depuis longtemps, cependant il nous a paru inté- 
ressant de rechercher si deux algues d'espèce différente vivant 
côte à côte, fixaient chacune une même quantité d’arsenic et de 
manganèse, ou si cette fixation était en quelque sorte spécifique 
de leur espèce. Il semble au premier abord que ces algues, 
vivant dans un milieu de composition constante, doivent se 
saturer uniformément des sels en dissolution dans le milieu 
qui les baigne. Or les quelques résultats que nous avons obtenus 
semblent indiquer que la présence de l’arsenic. par exemple, 
dans les algues, n’est pas due à une absorption indifférente de 
ce métalloïde, mais à une fixation en quelque sorte élective et 
en quantité probablement définie permettant d’aflirmer le rôle 
essentiel que ce corps joue dans la vie de la plante. Quant au 
manganèse nous donnerons dans une prochaine note les résultats 
de nos recherches et les quelques observations que l’on peut en 
déduire. 

Avant de rapporter nos résultats qu’il nous soit permis de 
manifester notre très respectueuse reconnaissance envers S. À. 


RE 
S. le Prince de Monaco qui a bien voulu nous ouvrir les portes 
de son Institut Océanographique et mettre à notre disposition 


les éléments qui nous ont permis de chercher à élucider ce 
problème de biologie marine. x 


L’arsenic. 


M. A. Gautier a signalé (1) que l’arsenic se trouvait chez les 
végétaux « richement iodés et en particulier dans les algues, 
marines et terrestres ». Il indiquait qu'il avait trouvé dans les 
algues restées une ou deux semaines à l’air pour les dessécher : 


Poids de matière Poids d’arsenic 
a) Algues:de mer en expérience par too gr. de substance 
Fucus vesiculosus 1578" ous! 1.30 
—  digitatus 120 Or 2 
— serratus 85 ©... 002 
bj Algues d’eau douce 
Spirogyra 25 0 040 
Cladophora So O 008 
Autre Cladophora 350 O 008 


d’où il concluait que l’arsenic était en beaucoup plus grande 
quantité dans les algues iodées que dans les algues d’eau 
douce. 

Poursuivant ses recherches sur les algues fossiles il trouvait : 


Arsenic p. too gr. de substance 
à l’état naturel 


Boghead d’Autun 2 MEL Oe) 
— — 2 50 
— — 2: 1100 

O 03 


— d'Australie 
et sur les algues non chlorophylliennes, et en particulier sur 


(i) A. GAUTIER. Bullet. Soc Chimigue, A Tanv. 190512. o>: 


ROLE 


les sulfuraires, les barégines, et la glairine il constatait toujours 
la présence du métalloïde ; en effet « 180 grammes de glairine 
de Luchon pesée à l’état humide et répondant seulement à 
3 grammes 6 de matière sèche, presque uniquement formée de 
soufre, ont donné o milligramme o13 d’arsenic, ou o milli- 
gramme 36 pour 100 grammes de matière sèche ». 

M. A. Gautier continuant ses recherches trouve l’arsenic 
dans le plankton à la dose de o milligramme 0025 pour la 
quantité de plankton contenue dans un litre d’eau de mer 
(moins de six milligrammes). Puis il recherche le métalloïde 
dans l’eau de mer, le sel marin, le sel gemme etc. Dans l’eau 
de mer il distingue l’arsenic sous différents états et les dose 
separement: 


A.(ı) Eau de mer puisée à 30 kilomètres des côtes de Bretagne 
et à 5 mètres de profondeur. 


Pour un litre d’eau 


Arsenic minéral o m8" 009 
— organique O 0008 (environ) 
— organisé indosable en un litre 


B. Même eau de mer 


Arsenic total 0. 010 


Dans une autre série d’experiences faites sur les prélèvements 
effectués sous les yeux de S. A. S. le Prince de Monaco en vue 
des Açores, et sur la même verticale, mais à des profondeurs 
différentes M. A. Gautier a trouvé : 


Eau de l'Atlantique (Acores) 


Profondeur Arsenic par litre 
Stn. 1394 ron O.282025 
— 1535 07.010 


Sl h427t — 207 150419 (abou8T.du fond) Oo  o80 


(i) a. GAUTIER. Bullet, Soc. Chim., 5 Sept. 1903, p. 864. 


(258) 


Comme suite à ces travaux MM. Tassily et Leroide (1) ont 


recherché l’arsenic dans quelques algues et ont démontré que 
cet arsenic persistait dans les substances qui en dérivent. 


Quantités traitées , Especes à Arsenic en milligrammes 
en grammes pour Ioo gr. 
100 Chondrus crispus 0.070 
70 Fucus vesiculosus 0.010 
SO Mousse de Corse 0.025 
100 Laminaria digitata 0.050 
100 — saccharina 0.010 
100 = flexicaulis 0.010 


Ces auteurs ont opéré leurs recherches sur les algues fraiches 
et lavées, mais elles retenaient encore de 20 à 30 pour cent d’eau. 
Poursuivant ces travaux nous avons recherché l’arsenic 


Pd 


dans un certain nombre d’algues marines. Ces algues ont été 
lavées puis mises à sécher à l'air et passées à l'étuve à 100° 
pour en terminer la dessication. Dans ces conditions fous nos 
résultats se rapportent au produit sec. Nous avons opéré toutes 
nos recherches sur 100 grammes de plante sèche et la technique 
de destruction de la matière organique a été celle indiquée par 
M. G. Bertrand. Nous avons auparavant très minutieusement 
étudié tous nos réactifs pour être certain de l’absence de l’arsenic. 
Les anneaux que nous avons obtenus ont été dosés compara- 
tivement à une échelle d’arsenic établie au moyen d’une solution 


titrée de ce métalloïde. 


Provenances Espèces Arsenic en milligrammes 

Monaco Cladophora utriculosa 0.08 
Juan les Pins Cystoseira a. | 8.10 
—— 7 Badına, payent 0.09 

— Cystoseira b. 0.04 

= Ulva lactuca 0.02 

— Halopithys pinastroides 0.02 

— Jania rubens 0.30 

== Wrangelia penicillata 0.40 

— Laurencia obtusa 0.50 


(1) WAssırry et LEROIDE, Bullet. Soc. Chim., Janv. zoıı. ps 03: 


2 
— D — 


Concarneau  Ascophyllum nodosum 0.005 


— Fucus serratus 0.04 
Monaco Ulva lactuca 0.015 
— Spheerococcus coronopifolius 0.40 


l'examen de ce tableau montre que l’arsenic n’est pas 
uniformément réparti dans les algues marines. 

Si l’on reprend ces résultats et qu'on les classe par quantités 
décroissantes d’arsenic, on observe que les quantités de métal- 
loïde semblent décroitre avec la teneur (apparente) en chloro- 


phylle. 


Provenances Especes Arsenic en milligr. 
Juan les Pins Laurencia obtusa 0.50 
= Wrangelia penicillata 0.40 
Monaco Sphærococcus coronopifolius 0.40 
Juan les Pins Jania rubens 0.30 
— Cystoseira a. 0.10 
— Padina pavonia 0.09 
Monaco Cladophora utriculosa 0.08 
Juan les Pins Cystoseira b. 0.04 
Concarneau Fucus serratus 0.04 
Juan les Pins Halopithys pinastroides 0.02 
= Ulva lactuca 0.02 
- Monaco Ulva lactuca 0.015 
Concarneau Ascophyllum nodosum 0.009 


En effet les Ulva lactuca, Ascophyllum nodosum, toutes algues 
très vertes, contiennent très peu d’arsenic à l'inverse des Wran- 
gelia, Jania, Padina qui, peu colorées, en contiennent davantage. 
On ne peut invoquer pour expliquer ces différences énormes, 
les variations de la teneur de l’eau de mer en arsenic, car toutes 
les algues prises à Juan les Pins proviennent d’un même endroit 
et ont été ramassées à peu de jours d'intervalle. Il faut donc 
admettre que l’arsenic est fixé d’une facon en quelque sorte 
spécifique à chaque espèce d’algue et non dépendante du lieu de 
sa récolte — exemple Ulva lactuca pris à Monaco et à Juan les 


(258) 


Pins fixent à peu près la même quantité d’arsenic — et que 
cette fixation paraît correspondre à une coloration moins verte 
des algues. | DE | 
Cette observation est exactement opposée à celle qui a été 
faite par MM. Jadin et Astruc (1) dans leurs recherches sur 
l’arsenic dans les végétaux « terriens ». D’après leurs résultats | 
« dans une plante, les parties chlorophylliennes sont plus riches 
en arsenic que les parties privées de lumière ». | 
Nous constatons l'exactitude de cette observation dans la 
teneur en arsenic d'un échantillon de Posidonia, dans lequel | 
après avoir dosé l’arsenic total nous l’avons recherché sépa- 
rement dans les racines et: dans ‚les feuilles Ges dernières 
contiennent une quantite d’arsenic plus grande que les racines: 


: 
2 


Quantités traitées Arsenic en milligrammes 
en grammes pour 100 gr. 
100 Posidonia plante entière 0.040 
100 — feuilles 0.045 
100 — racines 0.035 


Mais il ne faut pas oublier que les Posidonia sont des Gra- 
minées. 


- 


Il semble donc résulter des quelques dosages que nous 
avons effectués que : 


1° L’arsenic n'est pas uniformément réparti dans les algues 
marines ; 

2° Contrairement à ce qui s observe chez les végétaux « ter- 
riens » les quantités d’arsenic paraissent être en raison inverse 
de la teneur apparente en chlorophylle ; 

3° L'observation de MM. Jadin et Astruc sur l’augmentation 
de l’arsenic chez les végétanx « terriens » dans les parties chlo- 
rophylliennes des plantes se trouve confirmée par les dosages 
effectués sur les’ Posidonia. a 


(1) Bulletin de, Pharm. du Sud-Est xn-1912, p. 597. 


The 
5 


Le Bulletin est en dépôt ches Frieländer- SS “ Carlstrasse, Re 
Berlin et chez M. 2 ee eae, boulevard Saint- Cerna 
a Paris" ea 


Les numéros du Bulletin. se vendent séparément aux prix 
suivants et franco : aS Pe des 


241. — Note préliminaire sur les Cirrhipèdes recueillis pendant SS az de 
en, les campagnes de S A. S. le Prince de Monaco, par A.  - +. 
z CRUEL nn ee I SR 
242. — Eine elektrische Lampe zum Anlocken positiv phototdk- = Re 
tischer Seetiere, von Klaus GREIN ..........,:.......,.2 ene Va = 
243. — Notice sur les Sélaciens conservés dans les collections. du. PARCS Se 
Musée Océanographique, par Louis RouLE.....,.....,.. 2 » 


244. — Les Peltogastrides du Musée Océanographique de ee 


par J. GubRin-Ganivety au u Midi euro ee a Cee dei 
245. — L'effet de l’inanition sur la larve de l’oursin, par J. RUNNSTRÔM Fa le PT. 
246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparee des poissons Cane TER 
us des campagnes de S. A. S. les Prince „de Se 
onaco, par le D° Joseph Nussaum. :....,,. PR Se RSA ea 
247. — Quelaues observations sur la variation et la corrélation cher LE DES he 
la larve de l’Oursin,-par J~ RUNNSTROM.. «ses 00 1 50 4 


248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp., _ Synascidie 
nouvelle du Golfe du Lion, (Note préliminaire), Par 
Ernest BRÉMENT....2.. 4.4 cesse sens sessseseses 1 50° 


— Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen Seed BS 
im Meer, von Klaus GREING SE Gs ee a 5 ae 


250. — Sur une variété méditerranéenne de In Ablage er = Be Sa 
Lahille, Synascidie de la Manche. (Note preliminaire), _ Set ee 

par Ernest BRÉMENT, préparateur > Musée Océane — Sie re 
graphique de Monaco... wu. ann ce D ee 
251. — Campagne Scientifique de I’ Hirondelle II (1912), Liste des  .|1 
me _ Stations (AVEC UNE GEBEN EE ee ee Pan Ge die a 
252. — Sur une grande Tedania abyssale des Agores (Tedania | 
hacen, ii osp:) par -E: Torsents ea, ala 
acmlte des. Sciences de Dijon 2... ee 


253. — Diagnoses des Stomiatides nouveaux provenant des -cam= = Ae 
_ ~pagnes du yacht « Hirondelle II » (1911 et 1912) — 
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich ZUGMAYER. of 5 


ae — Lé crâne de Gastrostomus. Bairdi Gill et Ryder, par. Erich 
ZUGMAVER: «0 42 te ve pda ee ber ee. AN 


255. — Emploi de létecire: aimant dans eae microminé- ue 

_  ralogique des fonds sous-marins, par L. VERAIN Chargé 
de cours de physique industrielle à la Faculté des 

-. Sciences d’Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des. travaux 7 > 
Is de minéralogie à la Faculté des Sciences de 


ANC es eects eee eee e cee e cesses es resserre der sseeenses ED 


249 


256. — - L’Atlantide, par Pierre Termier, Membre de l'Institut, Pro- 
eur ay eae des Mines de Paris, ns ae Se Co 


257. — Sur As nouveaux Didemnidés. (Synascidiesl. au Golfe du ees 
Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. ...,.... mee ) 


258. — - Liarsenic et le manganèse dans. quelques végétaux marins. i 
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MONACO, 


— IMPR. DE MONACO. _ 
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NO GRAPHIQUE 


Sur un cas d’anomalie présenté 


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Les auteurs sont priés des se conformer aux cat suivantes : ee 


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2° Supprimer autant que Bosse les abreviations. ee 
ee 30 Donner en notes au bas des pages ou dans un ee ae indications | = 
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Bs 4° Ecrire en italiques tout nom nee latin, fe DE a ey Pa à 
een 5° Dessiner sur papier ou bristol bien plane au crayon Wolf LS B. )o 
=. a l’encre de Chine. = “ Er 
en 6° Ne pas mettre la lettre sur les eur originanx mais sur les papiers. 
calques les recouvrant. ë ms Amen 
2 7° Faire les ombres au trait sur r papier ordinaire ou au crayon noir sur. 
papier procédé. | ze | a 


80 Remplacer autant que possible les Hughes par de far. das 


ne en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus Brands, que court 
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a Les auteurs recoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en. > 
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Se manuscrit — suivant le tarif suivant : A ee ec. aes 
: 50 ex. 100 ex. | 150ex. | 200 ex. | 250 ex. | 500ex | 
: ‘Un quart à feuille......| 46 m _5f20 | 6f80 | 8f40 | 10 40 | : 
d Une demi-feuille;.. x... | 4.70%]. 6°70 <8 80 l'150» 1340 ee Bone 
© - Une feuille entière... | 8-10 |: 0 80 | 43 80 4 x6/20 | 19 407 35 80 1. 
: Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand il y a lieu. = 
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re Adresser tout ce qui concerne le Bulletin a fates suivante : 
ae Musée océanographique (Bulletin), Monaco. ar 


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BULLETIN DE L INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I*, Prince de Monaco) 
No 259. — 25 Février 1913. | 


Sur un cas d’anomalie présenté 
par un spécimen 
de Lernaeopoda longibrachia Brian. 


Par le Dr A. BRIAN. 


/ 

En étudiant les matériaux des Copépodes parasites des 
Campagnes scientifiques de S. A. S. le Prince de Monaco, j'ai 
pu dernièrement établir et décrire une nouvelle espèce de Ler- 
naeopoda que j’ai appelée L. longibrachia d’ après le caractère 
d'extrême longueur de ses appendices brachiaux (1). Un seul 
échantillon de cette espèce provenant d’un Eimopterus pusillus 
(St. 3o11), poisson abyssal, avait jusqu’à présent pu être observé 
par moi. Le D' Richard m’a envoyé tout récemment à examiner 
un autre magnifique spécimen du même Copépode parasite 
provenant d’un hôte différent, Centrophorus squamosus (St. 3321) 
capturé à une grande profondeur (920). 

Ce dernier spécimen de Copépode, quoique devant se 
rattacher à l’espece de Lernaeopoda longibrachia déjà citée, 
présente une particularité remarquable sur laquelle je tiens à 
attirer l’attention. 


(1) Brıan (A.) Copépodes parasites des Poissons et des Echinides pro- 
venant des Campagnes scientifiques de S. A. S. le Prince de Monaco. 


_ Résultats des Campagnes etc. Fascicule xxxvui, p. 39, Pl. xu, fig. 1-12 


Monaco. 1912. 


— 92 — 


Nous savons que dans le genre Lernaeopoda les deux ap- 
pendices thoraciques provenant de la transformation de la 
première paire de pattes maxillaires, sont généralement séparés 
entre eux, et ne sont réunis qu’au bout par un bouton chitineux 
impair servant pour fixer l'animal sur le poisson. Dans notre | 


POS EN CPE EC PTT FAT 


Fıc. ı. Extrémite des bras 
et bouton chitineux de 
Lernaeopoda longibra- 


chia.— Spécimen ano- 

mal, parasite du Cen- Fic. 2. Lernaeopoda longibrachia. — 
trophorus squamosus. _ Spécimen typique provenant de 
St: 3927. ’Etmopterus pusillus, St. 3o11. 


spécimen cela ne se vérifie pas entièrement Les deux bras sont 
détachés sur une longueur de quelques millimètres près de leur 
base seulement (1), dans la plus grande partie de leur longueur 
ils sont réunis, pour ainsi dire, collés ensemble, ne formant à 
première vue, qu'un seul long prolongement impair un peu 
déprimé, au bout duquel est fixé le bouton chitineux. | 


(1) Une simple trace de division est à peine observable au sommet de 
ces bras, avant leur point de fixation au bouton chitineux. 


leon 


En examinant mieux l'échantillon avec une loupe, on 
s'aperçoit facilement que les bras ne sont pas totalement con- 
fondus l’un avec l’autre. Regardés par transparence ils laissent 
voir comment l'enveloppe tegumentaire chitineuse seulement 
les embrasse et les réunit, mais dans leur structure intérieure 
chaque bras montre encore son indépendance. Les muscles 
rétracteurs longitudinaux et les muscles circulaires trans- 
verses sont séparés pour chacun des deux appendices. En 
comparant la structure de ces bras dans les espèces et genres 
différents de la famille des Lernaeopodidae et d’après l'examen 
de bon nombre de spécimens du même genre Lernaeopoda, il 
m'a été facile de me convaincre que l’anomalie que je présente, 
est une particularité sans importance pour la détermination, 
un caractère individuel qu'il est toutefois bon d'enregistrer pour 
la meilleure connaissance de l'espèce. Il est vrai que pour 
mieux juger si le cas de cette monstruosité est exceptionnel, il 
faudra attendre d’avoir à notre disposition d'autres spécimens. 
Mais puisque la Lernaeopoda longibrachia est rare et qu'il sera 
difficile d’en avoir plusieurs échantillons, 1l me suflira d’avoir 
examiné ce qui se vérifie en général dans les formes voisines de 
Lernaeopoda. Je peux donc aflirmer que jamais il ne m'est arrivé 
de trouver dans aucun individu la fusion des deux appendices 
brachiaux ni même dans des genres très proches. 

La fusion des bras est selon moi probablement le résultat 
d’une plus forte dégénérescence causée par le parasitisme ; et en 
effet nous la retrouvons comme caractère persistant, dans les 
genres Anchorella et Naobranchia qui entre tous les Lernéo- 
podiens sont les genres les plus déformés par la vie parasitaire. 

Si cela se présente comme phénomène inusité dans un 
individu Lernéopodien supérieur en organisation à l’Ancho- 
rella, cela peut-être s'explique en supposant que les influences 
de la vie parasitaire se sont fait sentir sur lui plus rigoureu- 
sement, avec des résultats plus évidents même pendant la 
courte durée de la vie individuelle. 

.  Sidans notre spécimende Lernaeopoda les bras sont anormaux 
et ontdonné lieu ades remarques, le bouton chitineux qui cons- 
titue leur terminaison, n’a rien de caractéristique et n’est pas 


(259) 


— 4 = 
différent de l'appareil adhésif correspondant de l’autre spécimen 
typique. Il ressemble à la forme de bouton qu’on retrouvecommu- 
nément dans le genre Lernaeopoda. C’est un godet très évasé que 


j'ai pu voir enfoncé dans la peau de l'hôte, et entouré sur le bord par 


un relief du même tégument. Kurz (1) étudiant anatomiquement 
le bouton chitineux dans plusieurs genres de Lernéopodiens a 
cru voir dans son organisation l'adjonction d’un morceau 
impair (Ansatzstück) qui formerait la base du godet. Cela n’est 
pas exact ou du moins une telle organisation n’est pas la règle. 
Il a été démontré par Neresheimer (2) que ce morceau impair 
n'existe pas dans les spécimens de Lernéopodiens examinés 
par lui. On ne peut considérer le bouton chitineux séparé de 
sa portion basilaire. L'observation faite dans plusieurs genres 
montre que le godet de fixation provient de la fusion de deux 
portions originairement divisées des pattes maxillaires, et en 
effet dans notre espèce, le bouton est parcouru dans son intérieur 
par deux canaux qui entrent directement à travers la paroi 
basale, dans les bras et se maintiennent séparés. 

Les appendices brachiformes dans le spécimen que nous 
venons d'étudier, quoique collés ensemble, sur une grande 
longueur, s’allongent, se courbent, se contractent dans tous 
les sens parfaitement comme dans un échantillon normal. Ces 
bras développés entièrement ont une longueur presque triple 
de tout le reste du corps du parasite. Le tégument est ridé 
transversalement mais sans trace de segmentation. La longueur 
de ces bras est environ de 31 à 32 millimètres, tandis que la 
longueur du corps de l’animal sans les appendices postérieurs 


est à peu près de 11,5 millimètres. Chaque bras dans sa partie 


séparée près de la base, montre un diamètre de 1 millimètre 
et une section transversale presque circulaire. Après leur 
soudure la section de l’appendice impair ainsi formé devient 
elliptique et le diamètre plus grand de cette section se réduit 


(1) Kurz W., Studien über die Familie: der Lernaeopodiden p. 424. 
Zeitschrift f. wissensch. Zoologie XXIX. Bd. 1877. 

(2) NERESHEIMER, ENG., Studien über Süsswasser Lernaeopodiden, 
Berichte a. d. K. Bayer. Biolog. Versuchsstation in München. Bd. H, 
Stuttgart 1909. 


ADS 


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à o,80™™ et même a 0,65 millimètres tout près de la partie 
distale. Tout à fait au bout il apparaît une nouvelle trace de 
division des bras avec un léger renflement avant de donner 
origine au bouton. Les deux appendices post-abdominaux ont 
chacun 7™™ de longueur : les sacs ovifères 15,5" de longueur (1). 
Ainsi la longueur totale de ce spécimen, y compris la longueur 
des bras, des sacs ovifères, est de 58™™ à peu pres. L’abdomen, 
dans sa partie plus renflée, du côté postérieur, est large de 


a 


3- à nn du côté antérieur dans sa portion plus amincie 
son épaisseur est de 1 = à 2™™. 

Le bouton chitineux dans sa partie plus évasée présente 
un diamètre de o,7"" tandis que le pédoncule n’a plus que 0,1™™ 
de largeur. | 

L'organisation de ce spécimen de Lernaeopoda longibrachia, 
pour le reste du corps surtout pour les appendices antennaires 
et buccaux, n’est pas différente de celle que nous avons déjà 
fait connaître pour l’échantillon qui nous a servi comme type 
pour la fondation de l'espèce, et qui, à cause de son hôte est 
tout à fait abyssal (voir l'ouvrage cité). 

Comme nous l'avons dit, il a été pris sur la peau d’un 
Centrophorus squamosus et ce dernier avait été capturé le 
3 septembre 1912 à la profondeur de 920" entre 47° 40’ 10” 
fate Ne et 7057 W. long. Greenwich., a la Station 3321 des 
Campagnes Scientifiques de S. A. S. le Prince de Monaco. 


(1) Un des deux sacs n’est pas entier : il a été évidemment tronque, 
et ne présente que 12mm de longueur. 


(259) 


LAS 


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CAR 


Le Bulletin est en. dépot chez cd IT, Care. 
Berlin et chez M. Le ponding. 1747178 boulevard Saint- Germain 


a Partis. rad Ro 

Les numéros du Bulletin se vendent | séparément aux prix Sl 
suivants et franco > TEE SES en = 
Wie ce ; Se path ee eet Be : et ER 


242. — Eine elektrische a zum Anlocken positiv > 


tischer Seetiere, von Klaus GRAIN Le,» re 


243. — Notice sur les Sélaciens conservés dans les collections du 
LA 


Musée Océanographique, par Louis Rover... . no 


244. — Les Peltogastrides du Musée Océanographique de Monaco, : 
; par J. \GuERIN=GANIVET. Kan a N M re 
245. — L’effet de l’inanition surla lärve de l’oursin, par J. Ro 


246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons 
. : provenant: des: campagnes de S; A. S, le Prince de 


Monaco, par le D' Joseph NusBaum...:.........,...,... 


— Quelques observations sur la variation et la corrélation chez 


247 


248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp., Synascidie 


nouvelle du Golfe du Lion, NER préliminaire), par: 


Ernest BREMEN”. on = St Soden wna eee See DO TES 
249. — Vorläufige Mitteilung über serie Lichtmessungen 


1m Meer, von Klaus GREIN« . coussins ete doses ee ee 


250. — Sur une variété méditerranéenne de l’Aplidium cceruleum 
‚ Lahille, Synascidie de la Manche. (Note préliminaire), - 
par Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océano- | 


sraphique de Monaco. en 


251. — Pampas Scientifique de l’Hirondelle II (1912), Liste des : = 


Stations (AVEC UNE DABTE) Sy street PR 


252. — Sur une grande Tedania abyssale des Açores (Tedania — 
phacellina, n. sp.) par E. Topsenr, wa, à - da 


Faculte desy Sciences dé ion SSI eee eee 


253. — Diagnoses des Stomiatides nouveaux provenant des : cam- 
- 757." pagnes -du yacht‘-« Hirondelle TH»: (1911 29r2)2: 


(AVEC UN TABLEAU. DE DETERMINATION), par Erich Er. fe 


254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, Bes Erich 
7s AT CNS TER oo ce de PO nr cee hn ete à te de 


255. — Emploi de l’électro-aimant dans de microminé-  . 


ralogique des fonds sous-marins, par L. VERAIN Chargé — 
de cours de physique industrielle à la Faculté des 
Sciences d'Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des travaux 
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de 


Naney sau eur an æ 
256. — L’Atlantide, par Pierre Termier, Membre de l’Institut, Pro- 


fesseur à l’Ecole.des Mines de Paris, Directeur du Service 


de la Carte géologique de la France. LR Ras PO 


257, — oe deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du 
: Lion, (Note préliminaire), par Ernest BREMENT- ........ I 
258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. 

(Première note préliminaire) par Henri MARCELET .... 
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- 


naeopoda longibrachia Brian, par le Dr A . BRIAN wee ee 


MONACO. — IMPR. DE MONACO. 


lä.tarve de l'Oursin, paf J; RUNNSTROM.+ 0250 


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Par M. le Dr Louis CHELLE. 


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MONACO 


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5 (Fondation ALBERT ler, PRINCE DE Monaco) 


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| 30 Mars 1913. 


TITUT OCEANOGRAPHIOUE 


mures des Eaux marines. 


‘internationaux. x a oe es 
20 Supprimer autant que a. ie He : "apa SRE sae 
_3e Donner en notes au. bas des Baer ou dans un index les indications | = 


_ bibliographiques. EEE es SR RON 


= = 5 7; 


4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin. Bee 
50 Dessiner sur papier ou Be bien blaue au crayon Wolf Mm. B. à ou 


Fa, à l'encre de Chine. er ir WR ee En 


“( 


Lys 


er Ey: | ee 

8° Remplacer autant que  * Fe Fo. par des. ae dake le 
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’ ‘un quart ay grands me. 
la dimension définitive gıron desire, 7 en een oe 


yoy A LEE FRS N: N ER 


Les auteurs reçoivent 50 nes de eu mémoire. ‚Is peuvent, en 
outre, en faire tirer un nombre Auen _ faire la demande sur le 
manuscrit — suivant le tarif suivant : ee Fi <= x 


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a Er es 100 ex. | 450 Dex. | 200 ex. 
Sun quart de fouls. Se, : ghar Shoo’ | 6f8o | 8f40 1: 
- Une demi- le Er 470| 6 7o{ -8 80} 11 »|ı 
: Une ce nern sees a] 8 104, 2. 80 | 13 ae eee 1 


> = FEN ya pa tae = 


MUELETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco) 
No 260. — 30 Mars 1913. 


Les Bromures des Eaux marines. 


Par M. le Dr Louis CHELLE. 


Lorsqu’on examine les diverses analyses d’eaux de mer qui 
ont été publiées, on est frappé des différences considérables que 
présente leur teneur en bromures d’une mer à l’autre et, surtout, 
des divergences qui s’accusent, pour une même mer, dans les 
chiffres fournis par des expérimentateurs différents. | 

C’est ainsi que Laurent n’a pas trouvé de bromures dans la 
Méditerranée, alors que Bibra a dosé 08'406 de brome combiné 
dans l’océan Atlantique. C’est ainsi, encore, que Mialhe et 
Figuier ont trouvé 08'106 d’ion-brome dans la Manche et Makin 
08'025 seulement, soit une quantité environ quatre fois moindre. 

Quinton, frappé de ces divergences, écrivait à ce sujet en 
1904 dans son livre si documenté sur l'Eau de mer milieu or- 
ganique. « Il est possible que ces proportions de brome soient 
« exagérées. Le chlore, le brome et l’iode forment une famille 
« étroite. Leur dosage respectif, dans une dissolution où ils se 
« trouvent mélés est délicat, le chlore, par exemple, pouvant 
« rester uni au brome dans des proportions sensibles. Les 
« chimistes modernes (A. Carnot, Baubigny) ont donné des 
« procédés de séparation qu'il serait utile d'appliquer au dosage 
« plus précis du brome dans l’eau de mer. D'autre part, dans 
« son travail sur l’iode, A. Gautier émet la pensée qu'une partie 
« de brome marin n'existe pas à l’état minéral dans l’eau de 
« mer, mais à l’état organique. Il est donc probable que la 


Dre 


« proportion de brome subira une réduction dans les analyses 


« futures (1). 

Les résultats analytiques auxquels Quinton fait allusion et 
dont il a bien vu le point faible — la difficulté du dosage des 
bromures en présence de grandes quantités de chlorures — sont 
assez anciens, les plus récents datant de 1808. | 

Or, à notre connaissance, il n'a point été fait, depuis cette 
époque, de travaux mettant la question au point et utilisant soit 
les procédés auxquels fait allusion Quinton, soit toute autre 
technique plus rigoureuse que les anciennes méthodes. 

Dans ces conditions, nous avons cru devoir reprendre com- 
plètement le dosage des bromures dans les eaux marines, en 
nous servant de la méthode déjà indiquée par nous (2) et qui 
est celle que nous avons employée dans notre note : Etude d’en- 
semble sur le dosage et la diffusion des bromures dans les eaux 
minérales françaises (3). | 

Avant de donner les résultats de nos déterminations, nous 
pensons utile de reproduire ici les résultats anciens et, pour 
mieux montrer les divergences entre tous ces divers documents, 
nous donnerons dans une colonne spéciale la valeur du rapport 
entre les ions chlore et brome en l’exprimant sous la forme 
Le de façon à obtenir un quotient affectant le chiffre des 
unités. 

En consultant le tableau suivant, on voit que les quantités 
de chlore contenues dans les eaux marines ne varient que dans 
de très faibles proportions et on peut dire qu’il y a sur ce point 
accord entre tous les auteurs. Cependant pour la mer Noire et 
la mer d’Azof, on constate que ces eaux renferment beaucoup 
moins de chlore que les autres eaux marines ; cela tient à ce 
que, dans ces mers, débouchent des fleuves importants et à ce 


(1) Quinton, L’Eau de mer milieu organique, p. 222. 

(2) G. Denıcks et L. CHeLLe, Nouveau réactif du chlore et du brome 
libres et combinés (Bull. des trayaux de la Soc. de Pharm. de Bordeaux, 
NOV. 1912, p. 470). | 

(3) L. CHeire, Étude d'ensemble sur le dosage et la diffusion des 
bromures dans les eaux minérales françaises (Bull. des travaux de la Soc. de 
Pharm. de Bordeaux, février 1913, p. 49). 


— 3 — 


que l’évaporation ne peut contre-balancer pour elles ces apports 
d’eau douce. Dans nos analyses personnelles on trouvera un cas 


| = = zul = 2 eS 
MERS S22 |222 AUTEURS Sols 

=: 835 == 

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Mar Aglantiqlie... 19.4601 .406.9} Bibra, 1851_(").. 2.0... ...... 20.9 
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_ .120.840| 387.8 — Ti MIN a, 18.6 
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DCE atic ca 4120 117. 69.21. Makin, 21808.) 2. eee NN 
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identique pour la mer Noire et un autre cas se rapportant à la 
mer Baltique, où la dilution doit être attribuée ici à l'apport 
d’eau douce provenant de la fonte des glaces polaires. 

En ce qui concerne le brome, il est facile de constater les 


grandes discordances qui existent entre les différents auteurs, 
1000Br, 


CI 


lui aussi varie dans de très grandes proportions, c’est ainsi que 
pour l’Océan on trouve que ce rapport oscille entre 3.2 et 20.9 
et pour la Manche entre 1.2 et 5,9. Si maintenant nous exa- 
minons ce rapport pour l’ensemble des mers, nous trouvons 
comme valeurs extrêmes 0.5 et 20.9, c’est-à-dire qu'il varierait 
de mA 40. 

Ces quelques remarques nous montrent nettement qu'il est 
impossible de savoir ceux de ces différents dosages qui sont 


ainsi que nous l’avons dit plus haut. Quant au rapport 


() Janin, Hydrologie, Mineralogie, p. 449. — Quinton, loc. cit., p.218. 
PROUNTON loc. cit, p. 210. 
(3) Janin, loc. cit. 


(260) 


u ? 


exacts. Il y avait donc bien nécessité absolue de faire sur ce 
point de nouvelles et rigoureuses déterminations. Voici la 
technique que nous avons suivie : | 

L'eau marine est étendue au dixième avec de l’eau distillée. 
On prend 5 centimètres cubes de cette dilution que l’on met 
dans un tube à essai de 20 centimètres de longueur et 15 mil- 
limètres de diamètre, on ajoute o“2 de CIH pur, puis 1 cen- 
timètre cube de SO*H”® pur, puis encore 1 icentimetre cube de 
réactif fuchsiné et o“2 d’une solution de chromate de potasse à 
10 p. 100 ; après chaque addition on agite. Sans laisser refroidir 
le contenu du tube, on ajoute 2 centimètres cubes de chloro- 
forme et on agite vivement environ une demi-minute. Le chlo- 
roforme se sépare, coloré en rouge violet dénotant la présence 
de brome. Pour détruire l’émulsion du chloroforme, il y a 
intérêt à ajouter, après l’agitation, 5 centimètres cubes de CIH 
à 4 ou 5 p. 100 en volume. On fait la même opération avec 
une solution bromurée de titre connu et se rapprochant le plus 
possible de celle que l’on soupçonne dans l’eau examinée. Un 
expérimentateur qui a pratiqué quelques-unes de ces recherches 
arrive très vite, étant donnée la teinte du chloroforme, à savoir 
le titre de la solution bromurée avec laquelle il doit faire sa 
comparaison. Le chloroforme est alors décanté ou puisé direc- 
tement dans le tube à essai au moyen d’une pipette eflilée et on 
compare les colorations obtenues au colorimètre. La quantité 
de brome trouvé sera alors multipliée par 10 à cause de la 
dilution et on aura ainsi la dose de ce métalloïde par litre. 

Des opérations analogues peuvent être faites avec des 
dilutions différentes, notamment après avoir étendu l’eau au 
1/5 ou même au 1/20. 

Pour avoir des résultats absolument rigoureux et définitifs, 
il est bon d’effectuer les opérations de contrôle avec des solutions 
bromurées additionnées suffisamment de CINa exempt de bro- 
mures pour que leur titre en chlorure soit aussi voisin que 
possible de celui des eaux marines essayées. 

Simultanément, nous avons dosé dans ces eaux le chlore des 


chlorures. Nous avons aussi établi, pour chaque échantillon 
1000 Br 


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Le tableau suivant donne les résultats de nos expériences. 


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Dien editerrandée!(Toulon)... .…...... ..... Saison <0 77.00 3.6 
Bler.Mediterranee (1); No... „ae. unes cu 21566.0 78.0 3.6 
— NON Pate tent 21566.0 78 0 30 
— No Er A AR RE AR 21832.0 79.0 920 
— No a Soe. sente 21832 0 78.0 3. 
Orean Laeiique (ti. 2.2: ee, RER 19063.0 74.0 328 


(") Cette eau nous a été envoyée par M. le Consul de France a Santiago 
de Cuba. 

() Eau prise à 4 kilomètres au large de Puerto Militar (Puerto Bel- 
grano), près Bahia Blanca (République Argentine), le ro janvier 1913. 
Envoyée par M. le Consul de France a Bahia Blanca. 

(2) ‘Cette-eau a été ‘prélevée en rade de Suez le ro décembre ‘1912 «et 


nous a été envoyée par M. le Consul de France à Suez. 


(‘) Eau prise au large par les soins de la capitainerie du port de Venise 
le 13 décembre 1912 et envoyée par M. le Consul de France à Venise. 

(?) Eau prélevée en rade de Sébastopol le 28 décembre 1912 et envoyée 
par M. le Consul de France de cette ville. 

(%) Eau prise à Orskär hors du golfe. N. lat. 60° 31° 30”, E. long. 180 
13’ 20”, le 6 décembre 1912 ; envoyée par M. le Consul de France à Gefle 
(Suède). 

(} Echantillons envoyés par M. le Directeur du Musée océanographique 
de S. A.S. Albert Ier, Prince de Monaco. L’eaua été prise à 13 kilometres 
au large du Musée, dans la même verticale, sur un fond de 1,652 mètres, 
par 7° 32? E. Gr. — 420 38’ N. Les numéros ı et 2 ont été pris à la surface, 
à la température de 130 29. Le numéro 3 a été prélevé à 1,000 mètres de 
profondeur ; la température était de 13029. Le numéro 4, à 1,200 metres, 
la température étant de 120 98. 

(3) Cette eau a été prélevée le 14 janvier 1913 au milieu de la baie de 
Valparaiso (Chili) et nous a été envoyée par M. le Consul de France à Val- 
paraiso. 


(260) 


SERS ak 


Dans ces recherches il n’y a pas a craindre que la coloration 
rouge du chloroforme soit due à l’iode en dissolution, car nous 
avons trouvé que le milieu sulfochromique que nous employons 
pour libérer le brome, ne décèle l’iode que lorsque celui-ci se 
trouve à la dose d’au moins 10 milligrammes par litre. De plus, 
nous avons montré que, par l’emploi de quelques gouttes d’une 
solution de bisulfite de soude, on pouvait enlever l’iode du chlo- 
roforme sans atteindre, en quoi que ce soit, la teinte due au 
bromure (1). Sr 

Enfin la calcination ménagée soit en présence d'un alcali 
caustique pur, soit de magnesiez n’augmente pas d’une manière 
appréciable la quantité de brome décelable à notre réactif, c’est- 
a-dire de brome ionisable et à l’état. de bromure. Ceci exclut 
l’idée que le brome marin soit pour une part importante et 
même sensible, sous forme de dérivés organiques, comme l'est 


l’iode d’après les beaux travaux du professeur A. Gautier et 
du D' A. Bourcet. 


ConcLusions. — Il résulte de nos determinations : 
1° Qu’a l’encontre de ce qu’on aurait pu penser après avoir 
examiné les documents jusqu’à ce jour publiés sur les bromures 


Br 
des eaux marines, le rapport ET de ces eaux est d’une grande 


constance puisqu'il n’oscille qu'entre des limites comprises 
seulement entre les chiffres 2,0 (2) et 3,8 et qu’il montre que le 
brome des différentes mers examinées représente environ de 
3 à 4 millièmes de la quantité totale du chlore ; 

2° Que ce rapport est très constant pour une mer donnée, 
malgré la différence soit en surface, soit en profondeur des 


(1) G. Denıcks et L. CHeLe. Nouvelle méthode pour le dosage rapide 
des bromures dans les eaux naturelles (Comptes rendus de l’Acad. de Méd., 
janv. 1913, et Hydrologica, revue mensuelle, 25 février 1913.) 


(2) On remarquera que le chiffre le plus faible, 2,9, est donné par les 
eaux de la mer Baltique et de la mer Noire, qui ont subi des dilutions d’eau 
douce ayant amené peut-être des diffusions un peu différentes des chlorures 
et des bromures. En dehors de ces deux mers, anormales, le rapport 
Br: Cl estencore plus remarquablement constant, puisqu'il ne varie plus 
qu'entre les valeurs très rapprochées 3,4 et 3,8. 


pt idees 


see 


endroits de prélèvement (3,4 pour locéan Atlantique ; 3,6 pour 


la Méditerranée) ; 


3° Qu’a l’encontre de l’iode (A. Gautier, Bourcet) le brome 
des mers existe en majeure partie sinon en totalité sous forme 
de bromures et non à l’état de combinaisons organiques. 


Nota. — Nous comptons étendre ces recherches aux eaux 
d’autres mers ou océans dès que les échantillons que nous 
attendons nous seront parvenus et aussi à la teneur en brome 
de Pair marin. 


Extrait du Bulletin des travaux de la SocHere de Pharmacie de Bordeaux 
(Mars 1915.) 


(260) 


Le Bulletin est en dépôt chez Friedlander is Cane 


Berlin et chez M. Le Soudier, Neal, boulevard Saint- re 


a Paris. 


Les num£ros du Bulletin se ee séparément aux. prix Ä 
suivants et franco : | ner a 


Nos 
243. 


244. 


249. — Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen er 


250. 


. — L’effet de l’inanition surlalarve de l’oursin ‚par J; RuNNSTRÖM 


— Diagnoses des Stomiatides nouveaux Pot des cam- 


. — Emploi de l’electro-aimant dans l'analyse micromine- 


. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du 
— L’arsenic et le manganese dans quelques végétaux marins. 


. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- 


— Notice sur les Sélaciens conservés dans les collections du 
Musée Océanographique, par Louis RouLe...........,.. 
— Les Peltogastrides du Musée Océanographique de Monaco, © 
par J. GUÉRIN-GANIVET. See eee ees e ence renee ere ere 


— Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons. 
provenant des campagnes de S. A. S. le Prince de: 
Monaco, par le D' Joseph NUSBAUM ce ee 2 me 

— Quelques observations sur la variation etla corrélation chez 
la larve de l’Oursin, par.J,. RÜNNSTRÔM. TE oy 02.02.00 

— Polycitor (Eudistoma) banyulensis, ‘nov. Sp., Synascidie 
nouvelle du Golfe du Lion, (Note préliminaire), par 
Ernest BREMENT SSH at SE ie a SEE yeh Mee ERDE HI ED 


im Meer, von Klaus GRÉINSS 2. 20 er ee 


— Sur une variété méditerranéenne de l’Aplidium cœruleum \ 
Lahille, Synascidie de la Manche. (Note préliminaire), | 
par Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océano- 
graphique. deMonaco.. u... «sev var na 

— Campagne Scientifique de l’Hirondelle II (1912), Liste des ~ 
Stations (AVEC UNE CARTE)... eee e eve scie ne 0e 08 0 


— Sur une grande Tedania abyssale des Açores (Tedania 
phacellina, n. sp.) par E. Topsenr, FAOfesSenre a Ja 
Faculté des Sciences de Dijon.......................... 


pagnes du yacht « Hirondelle IT » (rg11 et 1912) - 
(AVEC UN TABLEAU DE DÉTERMINATION), par Erich ZUGMAYER. _ 


— Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gillet Ryder, par Erich — 
LALG MANDIR so Seok TR ha Pe pe ase en a a SES OUT EE 


. ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Charge 
de cours de physique industrielle à la Faculté des. 
Sciences d'Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des travaux — 
Be de minéralogie à la Faculté des Sciences de 


ANCYressesssess esse sanssaeneereseenessesssetensessess 


— L’Atlantide, pe Pierre Termier, Membre de l’Institut, Pro- | 
fesseur à l’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service 
de la Carte; séolopique dé la France in. ices awe ey 


Lion, (Note pr éliminaire), par Ernest BRÉMENT. ........ 
(Première note préliminaire) par Henri MARCELET .... 
naeopoda longibrachia Brian, par le D’ A. Brian ....... 


— Les Bromures des Eaux marines, par M. le D: Louis 


CHELAIE a Eee covey es ee D 


“MONACO. — IMPR. DE MONACO. 


> 


1 OCEANOGRAPIIIOUE 


} 2 - ‘is 


Boe {Fondation ALBERT ler, Prince pe Monaco) 


a TICE : > RELI M INAIRE SUR GRIMALDICH THYS PROFUN- 


 DISSIMUS nov. gen, nov. Sp. POIS SON. ABYSSAL. RECUEILLI 


as 035 MÈTRES DE PROFONDEUR DANS L'OCÉAN ATLAN- 


PIQUE PAR = 24 ‚8% LE PRINCE DE: MONACO. 


Par Louis ROULE 


Professeur : au Muséum d’ Histoire Naturelle. 


DD 
KMD) 
N 


MONACO. 


2 ae 


internationaux. ss N Ser SER 
2° Supprimer autant ue possible les abréviations ay eae A 


> D eae 


D ee | STETS Fe se : oe a 
a Ecrire en italiques tout nom sie | latin. ave oe a 


a l’encre de Chine. es 5 | RS ga og a es ou 


6° Ne; pas mettre la jevtre’ sur les jae originanx. mais sur. les papiers 
ir. les TecOu Tante ee en SL dd à Li 


la 


noie définitive quo on désire. 


Le 


_ manuscrit — suivant le tarif suivant : 


Petite ne Me ayes F 


100 ex. AS er. 200 ex. | 


io 60 | ua tes 
4 670.880 | 11 »4 13% 
: 19 80 | 232 80, 16. 207] 


: Um. quart de Feuille: =e 
Une demi-feuille.. os % 
ne feuille entiére. . Le 


Las 8 Pines é 7 


fl faut ajouter à ces. prix celui. des planches s quand il y. a | lieu, 


LES DE L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE 
| (Fondation ALBERT I", Prince de Monaco) 
No 261. — 15 a Fons: 


Notice préliminaire sur Grimaldichthys pro- 
fundissimus nov. gen., nov. sp. Poisson 
abyssal recueilli à 6.035 métres de pro- 
fondeur dans l'Océan Atlantique par S. 


A. S. le Prince de Monaco. 


Par Louis ROULE 


Professeur au Muséum d'Histoire Naturelle. 


Campagne de 1901 : Stn. 1173, par 6035 mètres de pro- 
fondeur. Chalut. 


Cette Station, située dans l'Océan Atlantique, par 12° 07’ 30” 
Lat. N. et 35° 53’ Long. W, est au S.W. des Iles du Cap 
Vert. | 
Ce Poisson, dont l’exemplaire est unique et en bon état de 
conservation, appartient à la famille des Brotulides. Il est sü- 
rement le plus abyssal de tous ceux que l’on a recueillis et 
décrits Jusqu'ici; sa cote de profondeur dépasse de plusieurs 
centaines de mètres les plus fortes que l’on ait mentionnées, Il 
constitue un genre nouveau et une espèce nouvelle. 

Je désigne le genre par le terme de Grimaldichthys (Gri- 
maldi, nom patronymique de la famille regnante de Monaco; 
IX®US, poisson) en le dédiant à S. A. S. le Prince ALBERT I", 


— 2 — 


qui l’a pris dans ses dragages. Je donne à l’espèce le qualificatif 
de profundissimus, qui exprime suffisamment son remarquable 
habitat. 


GRIMALDICHTHYS NOV. gen. 


Diagnose essentielle. — Corps assez épais, massif en 
avant, effilé en arrière, couvert de petites écaillles juxtaposées 
et incluses dans le tégument, formant des rangées régulières sur 
le tronc et irrégulières sur la tête. Ligne latérale présente et 
entière, mais peu distincte, surtout dans la moitié antérieure 
du tronc. 

Préopercule inerme. Opercule armé d'une forte épine. — 
Pectorales grandes, dont tous les rayons sont filamenteux et 
libres sur la majeure part de leur longueur. — Ventrales bifides, 
insérées sur l’isthme. — Caudale adjacente, c’est-à-dire privée 
d’un pédoncule caudal qui la séparerait de la dorsale et de 
l’anale, mais distincte toutefois de ces deux nageoires et non 
confluente avec elles, munie de rayons qui sont libres et fila- 
menteux comme ceux des pectorales. 


Diagnose différentielle. — Ce genre appartient, dans la 
famille des Brotulidés, à la sous-famille des Bythitines, caracté- 
risée par sa privation d’un pédoncule caudal, faisant que la 
caudale se trouve adjacente, ou entièrement confluente, avec les 
nageoires dorsale et anale. Il entre, parmi les groupes de 
cette sous-famille, dans une section que l’on pourrait qualifier 
de Nématoptéryginés, car elle se caractérise par ce fait que 
plusieurs rayons des pectorales sont libres et filamenteux. Cette 
section renferme actuellement quatre genres: l’un d’eux est Gri- 
maldichthys ; les trois autres sont Dicrolene Goode et Bean, 
Mixonus Günth., Pteroidonus Günth. 

Grimaldichthys diffère des trois autres genres par ce carac- 
tère que tous les rayons de ses pectorales sont libres et fila- 
menteux, alors que les rayons inférieurs seuls ont cette dispo- 
sition chez Dicrolene G. et B., Mixonus Günth., Pteroidonus, 
Günth. 


pue | 

Grimaldichthys diffère en outre : de Dicrolene G. et B., par 
son préopercule inerme et sa ligne latérale complète; de 
Mixonus Günth., par la grande taille relative de son épine 
operculaire,par sa ligne latérale complète et sa caudale adjacente ; 
de Pteroidonus Gunth., par son préopercule inerme, la grande 
taille relative de son épine operculaire, ses ventrales bifides, sa 
ligne latérale complète, et sa caudale adjacente. 

Le tableau suivant donne le relevé des ressemblances et des 
différences entre ces quatre genres. 


Grimaldichthys, 


Dicrolene,G.etB.|Mixonus, Gunth.| Pteroidonus, Gunth. L. Roule 

Préopercule 3 épines Inerme 3 épines Inerme 
Opercule 1 épine forte | 1 épine faible 1 épine petite 1 épine forte 
Pectorales Rayons inf. filamenteux|Rayons inf. filamenteux| Rayons inf. filamentenx [Tous les rayons filam. 
Ventrales Bifides Bifides | Simples Bifides 
Caudale Adjacente Confluente Confluente Adjacente 

Ligne \ ae Complete et peu 

EHER Incomplete Indistincte Incomplete ar 


Dicrolene G. et B. appartient à l'Océan Atlantique, comme 
Mixonus Günth. et Grimaldichihys L. Roule. - Pleroidonus 
Günth. a été recueilli dans les grands fonds du Pacifique, sur 
les cötes du Japon. 

Il est à remarquer qu’un Brotulidé abyssal de l’Atlantique, 
Barathrites iris Zugm., récemment décrit par Zugmayer, 
recueilli par S. A. S.le Prince de Monaco à 3465" de profondeur, 
au S.W. des Acores, ressemble grandement, d’après [allure 
generale et la coloration, à Grimaldichthys. Il en diffère 
toutefois, entre autres caractères, par ses pectorales de confor- 
mation normale avec tous les rayons unis, par sa caudale 
confluente, et par ses yeux plus grands. 


GRIMALDICHTHYS PROFUNDISSIMUS, NOV. SP. 


Be35 106; V2 D 120 environ, A: go environ; C..8. 

L'espèce étant unique et représentée jusqu'ici par un seul 
exemplaire, il n’est donc pas possible d’établir sa diagnose 
essentielle, ni sa diagnose différentielle, ni un relevé de ses 
variations. Son étude présente doit se borner à la description 
de l'échantillon. 


(261) 


LOUE 

Le corps s’épaissit en avant, pour atteindre, vers l'occiput, 
le maximum de ses dimensions dans le sens transversal ; sa 
section à ce niveau est sensiblement circulaire, car sa hauteur 
égale sa largeur. Il s’amincit progressivement et se comprime 
latéralement vers l'arrière ; au milieu du tronc, la largeur ne 
fait guère que le tiers de la hauteur ; elle en fait seulement le 
quart non loin de l’origine de la nageoire caudale. 

La tête, grosse, arrondie, molle, est quelque peu déprimée 
en dessus. Elle fait un peu moins du sixième de la longueur 
totale du corps, caudale comprise. Elle porte un museau épais, 
saillant et court, peu proéminent en avant, surtout étendu en 
hauteur. La mâchoire inférieure et le plancher buccal sont 
relativement minces. Les lèvres sont molles et bien ourlées. 
La bouche, grande et bien fendue, dépasse fortement en arrière 
le niveau de l’ceil; la distance du bout du museau à la com- 
missure buccale est supérieure à la moitié de la longueur de la 
tête, et sensiblement égale au double de la distance du bout 
du museau à l’œil. Les narines antérieures, petites et privées 
de tube nasal, sont percées immédiatement au-dessus de la 
lèvre supérieure. Les narines postérieures, grandes et bien 
ouvertes, sont situées auprès des yeux et directement en 
avant d’eux. Les yeux, petits, mais visibles, sont protégés 
par la peau, qui les recouvre d’une membrane mince et trans- 
parente. | 
Les écailles couvrent le corps entier. Elles sont petites, 
minces, égales, incluses dans le tégument, et laissent apercevoir 
au travers d’elles les plans musculaires sous-cutanés. Elles ne 
s’imbriquent pas, et se juxtaposent exactement. Celles du tronc, 


rangées avec régularité en diagonales croisées, ont la forme 


de losanges qui, par leur juxtaposition, dessinent un menu 
damier ressortant avec netteté. Celles de la tête, des joues, des 
opercules, moins régulières et moins nettes, ont plutôt des 
contours polygonaux. On compte, sur le tronc, environ 140 de 


ces écailles sur une ligne longitudinale, et 25 à 26 sur une Bu 


diagonale transversale. 


Les dents sont nombreuses, petites, villeuses ou en cardes- 


fines, et nettement localisées, car elles s’assemblent par plaques 


FPE 


AE RC 


dentaires aux contours précis. : La mâchoire supérieure et la 


voûte buccale portent cinq plaques den- 
taires : l’une médiane et impaire, Îles 
quatre autres latérales, paires et symé- 
triques. La plaque médiane, ou vomé- 
rienne, a la forme d’un croissant lar- 
gement ouvert, dont la partie centrale 
serait renflee; elle porte 6 à 8 rangées 
de dents sur cette dernière partie, et 3 
à 4 sur les deux branches latérales. Les 
plaques paires composent deux groùpes, 
l’un externe, l’autre interne. Le groupe 
externe est celui des plaques maxillaires, 
longues et ‘étroites, étendues depuis 
entrée de la bouche, où elles s'arrêtent 
à une certaine distance l’une de l’autre, 
jusqu’à la commissure buccale, et pour- 
vues de 4 à 5 rangées longitudinales 
dei dents. Le groupe interne est celui 
des plaques palatines, plus courtes et 
ovales, qui commencent en arrière de 
la plaque vomérienne pour finir au 
niveau de la commissure buccale, et 
munies dans leur partie la plus large 
de 7 à 9 rangées de dents. La mâchoire 
inférieure et le plancher buccal portent 
également cinq plaques dentaires. Deux 
d’entre elles, les plaques mandibulaires, 
paires et symétriques,longuesetétroites, 
s'opposent aux plaques maxillaires supé- 
rieures, et leur correspondent assez exac- 
tement; elles s’interrompent en avant, 
à une petite distance l’une de l’autre, à 
droite et à gauche d'un tubercule mu- 
queux médian logé sur la symphyse. 
Les trois autres plaques sont placées sur 


Grimaldichthys profun- 
dissimus L. R.,vude côte, 
aux 30 environ, dé ses 
dimensions. 


la saillie linguale qui se dresse au milieu du plancher buccal; 


(261) 


#- et Ve Fa he de SAONE Sn “nn DE DER © | CPE PRE RE en a 7 ho ee Feng gee ER in © # À 
Er me a BREL re ae ie oe ee Le Ni a er TOP 


wi 


l’une, antérieure, simple et franchement médiane, de forme 
ovalaire, s'étend du 1° arc branchial jusqu’au niveau du 3° arc; 
les deux autres, postérieures, égales, paires et symétriques, 
plus petites, sensiblement circulaires, sont attachées à une 
zone élargie du massif lingual d'où partent les arcs branchiaux 
de la 4° paire. En outre, quelques. denticules=rsolés ou 


rassemblés par petits groupes, garnissent l’extrémité antérieure 


de la saillie linguale, ou se rangent assez régulièrement sur les 
arcs branchiaux des 2°, 3° et 4° paires. Quelques papilles 
muqueuses, de même forme et de mêmes dimensions que les 
dents, se disposent par places auprès des plaques dentaires. Ces 
papilles ont la consistance et la couleur violette foncée de la 
muqueuse buccale. Par contre, les dents et leurs plaques sont 
d'une teinte jaune translucide, qui les fait trancher avec netteté 
sur le reste de la parol. 

Les fentes operculaires sont grandes et bien ouvertes. Les 
replis branchiostèges, largement disjoints en dessous, s’unissent 
très en avant, à peu près au niveau de la verticale de l’ceil. Chacun 
d'eux contient 8 rayons branchiostèges, dont les quatreinferieurs 
sont plus petits et moins apparents que les quatre supérieurs. 
Les pièces operculaires sont bien marquées, mais minces et 
molles. Le préopercule s’étire, dans sa partie inféro-postérieure, 
en une courte lame plane aux angles légèrement arrondis. 
L’opercule s’étire également, sur son bord postérieur, pour 
former une lame recouvrante ; il porte, sur son bord supérieur 
et un peu enretrait, une forte épine, qui dépasse sensiblement 
le bord operculaire, et se dirige en arrière et en haut. Il existe 
4 branchies de chaque côté. 

Les nageoires pectorales, longues, dépassent en arrière l’anus 
etle début de l’anale. Elles portent 15 à 16 rayons, qui ne s’u- 
nissent entre eux que dans leur extrême région basilaire, et 
demeurent libres sur la plus grande part, les neuf dixièmes 
environ, de leur longueur ; ainsi dissociés, ils prennent tous un 
aspect filamenteux caractéristique. Ils sont d'’inégales longueurs. 
Les plus longs, qui sont aussi les plus nombreux, occupent la 
région médiane. Les plus courts sont les inférieurs et les 
supérieurs ; leur longueur égale seulément la 1/2 ou le 1/3 de 


Siar 


celle des autres. Les nageoires ventrales, courtes, juxtaposées, 
ont chacune 2 rayons distincts qui divergent dés leur base. Le 
rayon externe est le plus long ; sa longueur égale environ 1 fois 
et 1/3 celle de l’interne. | 

La nageoire dorsale, longue et continue, commence au- 
dessus de la base des pectorales ; elle s’étend jusqu’à la base de 
la caudale, mais ne s’unit pas à elle, et lui est seulement adja- 
cente. Elle porte environ 120 rayons, minces, flexibles, et sen- 
siblement égaux, sauf en ce que la plupart de ceux de la moitié 
postérieure sont un peu plus hauts que ceux de la moitié 
antérieure ; plusieurs des rayons les plus longs se dégagent de la 
nageoire proprement dite, de manière à avoir un sommet fila- 
menteux. Les rayons ultimes, et les plus proches de la caudale, 
décroissent de hauteur jusqu’au dernier sur un petit espace, 
rendant ainsi plus nette la séparation de la dorsale d’avec la 
caudale. La nageoire anale, dans son ensemble, est conformée 
comme la dorsale. Elle est toutefois plus courte, car elle com- 
mence au niveau de la region posterieure des pectorales, et un 
peu moins haute. La nageoire caudale comprend 8 rayons qui, 
minces, isolés sur leur étendue presque entière comme ceux des 
pectorales, ayant ainsi une allure filamenteuse, lui donnent 
l’aspect d’un petit pinceau terminal. Sa longueur fait le 1/7° en- 
“iron de celle du reste du corps. 

L'examen anatomique a été fort succinct, en raison de l’im- 
portance de l’unique échantillon. Les cœcums pyloriques 
semblent faire défaut. L’estomac renferme un magma alimentaire, 
où l’on discerne des débris de Crustacés. Le foie comprend deux 
lobes symétriques, qui entourent le haut de la poche stomacale. 
L’intestin postérieur décrit une anse avant d'arriver à l'anus. 
Les glandes sexuelles n'ont pas été vues. Le péritoine, très 
pigmenté, est d'une teinte extrémement foncée, qui se laisse 
discerner par transparence depuis l'extérieur. 

La coloration générale est pâle, sauf dans la région antéro- 
ventrale, dont l’abondante pigmentation interne, apparaissant 
par transparence, modifie la teinte en la rendant plus intense, 
et en changeant le ton. Les téguments, dans leur ensemble, sont 
décolorés, et à peu près privés de pigment. Cette décoloration 


(261) 


A 


n’est point causée par le séjour dans le liquide conservateur, 


car on la constate également sur la note de couleur pfise d’après 
l’anımal frais. La teinte générale du tronc, sauf dans sa partie 
ventrale antérieure à l’anus, est jaune pâle uniforme, sans taches 
ni points. La partie ventrale située en avant de l’anus, et la 
tête, sont d’un gris violacé accentué. La cavité operculaire, la 
cavité buccale, montrent une teinte violette très foncée, et 
presque noire par places. Les nageoires impaires ont la même 
couleur jaune pâle que le tronc, sauf au sommet des plus longs 
rayons, où se trouvent de petites taches ponctuées de bistre, ou 
de violacé. Les rayons des pectorales ont aussi leurs régions 
terminales de couleur gris-violacé ; les deux rayons des ventrales 


sont pourvus de cette même teinte sur leur longueur presque 


entière. 
DIMENSIONS PRINCIPALES. 

Millimètres 
Longueur totale du corps, caudale comprise 220 
Hauteur maxima du corps (région operculaire) : on 
Hauteur minima du corps (base de la caudale) Ae 
Largeur maxima du corps (région operculaire) 30 
Distance du bout du museau à l'anus 78 
Longueur de la tête 33 
Distance du bout du museau à la commissure buccale 21 
Distance du bout du museau à l’orbite FOr. 
Diamètre de l’œil 3 
Espace interorbitaire 14 
Longueur de la dorsale 152 
Longüeur de l’anale ss iB 
Longueur de la caudale 28 
Longueur des pectorales (les plus Isc rayons) | 58 


Longueur des ventrales ex 


E : = 4 f 
br AE ee he D cc RS ee a ee ee 


a à 


SALSA nr 


Le Bulletin est en chet chez Friedlander, Ca. a 
Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, Roule Sint Germain — 
a Paris. Er a 


ar 


Les numéros du Bulletin se EME séparément aux prix 
suivants et franco : | 


245. — L'effet de l’inanition sur la larve de l’oursin, par J. RUNNsTROM 2 » 
246. — Notes préliminaires sur l’Anatomie comparée des poissons > 


provenant des campagnes de S.’A. S. le Prince de. = 
Monaco, par le D° Joseph Nusmum.... no. 


247. — Quelques observations sur la variation et la corrélation chez er 
la ‘larve de 1’Oursin,,par J. >RUNNSTRÖM.. 0.228, 1.50 


248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp., Synascidie 
nouvelle du Golfe du Lion, (Note Preknnanoy, par Re 
Ernest BRÉMENTSE 2, San RS A Pl Se cee an ee 


249. — Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen 
ith: Meer, von Klaus (GREING zn 2 nen D TON 


250. — Sur une variété méditerranéenne dé l’Aplidium cœruleum > 
- -Lahille, Synascidie de la Manche. (Note préliminaire), 
par Ernest BRÉMENT, préparateur au Musée Océano- ~ 3 
gravhique -de, MonacOs0c ss. i dary cos ce tee a sie ds ae ae 


251. — Campagne Scientifique de l’Hirondelle I 6192 Liste des ‘ fa aes 
77 Statlons (AVEC UNE GARTE) CE af 2 veal cece one cee NN aes 


252. — Sur une grande Tedania abyssale des Atom (Tedania eal 
phacellina, n. sp.) par E.-Topsenr, en a la PARCS 
Faculté des: Sciences:de Dijon. 0424 Ne OS 


.253..— Diagnoses des Stomiatidés nouveaux provenant des cam- 
pagnes du yacht. « Hirondelle I » (igrr et ,ror2}l . Re 
_ (AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich Zucmayer. I a = 


254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Pres. FU 
ZUGMEVER SN 2: cons, droit eyes ogee nas Re a er 


1255. Emploi de l’électro-aimant dans l’analyse microminé- AR aces 
ralogique des fonds sous-marins, par L. Virain Chargé © 
de cours de physique industrielle à la Faculté des 
Sciences d’Alger, et A. ChevaLLıer Charge des travaux CE D AVR 
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de REITEN 
NA CYR oes See ee de as et Se Do 0 CUIR EE 


256. — L’Atlantide, par Pierre TERMIER, Membre de r Institut, Pro-. 
€ AS fesseur à l’Ecole des Mines de Paris, Divecie an du Service eee. 
de la’ Carte géologique de la France. ....,.........=..2 7.50 


257. — Sur deux nouveaux Didemnidés +S rase Mes) du Golfe CR tee PAR 
A Lion, (Note pr éliminaire), par Ernest BRÉMENT. ........ I D © 

258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. » 

(Première note préliminaire). par Henri MARCBLET..... Zn DB 


259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler re Von 
naeopoda longibrachia Brian, parle Dt A. Brian ....... — ea eae 


260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. le D' Louis 


CHELLE ,..,....siveite sas seeeteree es denen nennen 


261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimusnov. 
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli a-6.035 metres 

: ARR de profondeur dans l'Océan Atlantique pars. Ar Side. 4 | 

f ‚Prince de Monaco, par Lowis RouLe..3.,.,......... ED 


ms, MONACO. — IMPR (DE MONACO. | 


ZINSTITUT OCEANOGRAPHIOUE. 


| Fondation À ALBERT Jer, PRINCE DE Monaco) 


| PÉLAGIQUES DE LA PRINCESSE- ALICE PDE L’HIRON- 


“DELLE I EN MÉDITERRANÉE. 


Par Ed. CHEVREUX. 


I O0 a 
000 N 
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MONACO 


intérnationaux. : Se 
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bibliographiques. UE 3 an 
4 Ecrire en ra tout nom en latin. 
5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au 1. crayon” Wolf m. B. 2 
_à l'encre de Chine. En | BR 
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur r les. papiers ES 
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Musée ooéanographigue Bulletin), Monaco, 


PULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco) 
No 262. — 30 Avril 1913. 


Sur quelques interessantes especes dAm- 
phipodes -provenant des parages de 
Monaco et des pêches pelagiques de 
la Princesse-Alice et de l'Hirondelle II 
en Méditerranée. 


Par Ed. CHEVREUX. 


Les recherches zoologiques effectuées par MM. J. Richard 
et L. Sirvent aux environs de Monaco, tant à la côte qu’au 
cours des opérations océanographiques de l'EÉIDER et du 
STENO, leur ont. procuré, en dehors d’un grand nombre 
d’Amphipodes communs et dont l'énumération ne présenterait 
aucun intérêt, quelques formes peu connues ou nouvelles pour 
la faune méditerranéenne. En voici la liste : 


HiPPOMEDON BIDENTATUS Ed. Ch. 


Cette espèce ne semble pas rare dans les grands fonds de la 
Méditerranée, au large des cotes de France et de Corse (5, p. 87, 
fig. 4 du texte) et les nasses de la PRINCESSE-ALICE en ont 
capturé un certain nombre d’exemplaires, par des profondeurs 
de 1500 à 2500 mètres (Stns. 506, 769 et 1100). La capture 
d'une femelle de 7. bidentatus, dans un dragage effectué par 


EE acu 


’EIDER (Stn. 0352) à environ 2300 mètres au large du Musée 
Océanographique, par la profondeur relativement faible de 
133 à 145 mètres, montre que cette forme n’habite pas exclu- 


sivement les abysses. L’exemplaire de ’EIDER ne diffère pas 


du type des grandes profondeurs et, comme lui, ne possède 
pas d'organes apparents de vision. 


Hapcoops Deira Varzeı Ed. Ch. 


x 


Ce nom a été donné (4, p. 47) à un Amphipode, décrit par 


M. Della Valle comme étant Haploops tubicola Lillj., et qui 
a été pris très rarement sur les fonds coralligenes du golfe de 
Naples, par 20 à 40 mètres de profondeur. _L’EIDER en a 
dragué deux exemplaires aux environs de Monaco, par 250-300 
mètres de profondeur (Stn. 0299). 


STENOTHOE VALIDA Dana. 


Dana désigne sous le nom de Stenothoe valida un Amphi- 
pode de Rio Janeiro qui, d’après la description du célèbre 
zoologiste américain, s’écarterait de toutes les Stenothoe connues 
par la forme de l’article basal de ses péréiopodes de la troisième 
paire. On sait que, chez les Stenothoe, cet article diffère de 
l’article correspondant des péréiopodes des deux paires suivantes 
par sa forme étroite, qui le fait ressembler à l’article basal des 
péréiopodes des deux premières paires. Or, Dana décrit l’article 
basal des péréiopodes de la troisième paire de S. valida comme 
semblable à celui des deux paires suivantes, c’est-à-dire 
fortement dilaté en arrière. D'autre part, Della Valle (zo, p. 566, 
pl. LVIII, fig. 74 à 79), qui reprend la description de S. valida, 
d’après des exemplaires de Naples, en lui donnant comme 
synonymes Probolium polyprion Costa et Probolium megacheles 
Heller, dit que le lobe de l’article basal est plutôt grand dans 
les pattes des cinquième et sixième paires (péréiopodes des 
troisième et quatrième paires). | 


En m’appuyant sur l'important caractère mentionné paf 
Dana et par Della Valle, j'ai cru pouvoir décrire comme espèce 
nouvelle, sous le nom de Stenothoe assimilis (7, pag. 4, fig. 4 
à 6 du texte) un Amphipode trouvé en assez grand nombre sur 
le coffre du port de Monaco le 24 janvier 1903, et qui, très 
voisin de S. valida, n’en diffère que par la forme étroite de 
l’article basal de ses péréiopodes de la troisième paire. 

M. Alfred O. Walker, qui a repris récemment l’examen de 
S. assimilis à propos d’un Amphipode des côtes du Pérou (27, 
p. 621 et 22, p. 31), ayant quelques doutes sur la validité de 
l'espèce de Monaco, demanda au D' Paul Mayer d’examiner les 
péréiopodes des exemplaires de S. valida ayant servi à la 
. description de Della Valle. La réponse fut que la phrase de la 
description : « nei piedi thoracici del 5° et 6° paio la squama 
del 2° articolo e piullosto grande » contenait un lapsus calamı 
et qu’il s’agissait des pattes des sixième et septième paires. 

Stenothoe valida Della Valle et S. assimilis Ed. Ch. sont 
donc incontestablement synonymes, mais j’hésitais encore à 
admettre une erreur dans la description de Dana quand une 
heureuse circonstance est venue lever tous mes doutes. En 
examinant un lot d’Amphipodes, envoyé autrefois par Fritz 
Müller au Muséum de Paris, j'ai trouvé une Stenothoe provenant 
de Desterro (Brésil)et ne différant en aucune facon de S.assimilis. 
Il faut donc admettre que Dana a commis une erreur dans sa 
description de S. valida et S. assimilis passe en synonymie, 


avec Probolium polyprion Costa et Probolium megacheles 
Heller.:” 


Mara HiroNbELLE Ed. Ch. 


L’EIDER a dragué un mâle de cette espèce dans la baie 
de Roquebrune, par une profondeur de 35 à 20 mètres (Stn. 
0373). | 

L’AIRONDELLE avait dragué cet Amphipode dans les parages 
des Açores (4, p. 84, pl. XI, fig. 1) par 130 mètres de profondeur. 
Ila été repris dans les mêmes parages par la PRINCESSE-ALICE, 
en 1897. En Méditerranée, il a été trouvé, à marée basse, dans 
le sud de la Tunisie, à Sfax et à Djerba (8, p. 218) et M. Adrien 


(262) 


— 4 — 
Dollfus en a dragué un exemplaire à Cannes, par 2 à 5 mètres 
de profondeur. 


Tauirrus Attuaupr Ed. Ch. 


Cette petite forme terrestre a été trouvée dans les serres du 
palais de Monaco. Son véritable habitat semble limité à quelques 
iles de la zone tropicale de l’hémisphère sud : Les Sechelles, 
Madagascar, l’archipel des Gambier (6, p. 489). Elle a été im- 
portée, avec des plantes exotiques, dans les serres chaudes du 
continent européen. En France, sa présence a été signalée dans 
les serres du Jardin des Plantes de Paris et dans une serre, 
près de Cambrai; le D' Léger m’en a communiqué des 
exemplaires provenant des serres du jardin public de Grenoble. 
En Ecosse, M. Alex. Patience m’en a envoyé quelques spécimens, 
trouvés dans les serres du jardin botanique de Glascow. Enfin, 
le Talitroides Bonnieri Stebb., trouvé à Gand dans les mêmes 
conditions et qui n’a été ni décrit ni figuré, est peut-être identique 
au Talitrus Alluaudi. 


HYALE CARINATA (Sp. Bate). 


C’est une espèce très rare et encore assez mal connue. Sp. 
Bate l’a décrite, sous le nom d’Allorchestes carinatus, d’après 
un mâle appartenant aux collections du British Museum et 
dont la moitié postérieure du corps manquait. Cet exemplaire 
provenait des côtes d'Italie. Grube (77, p. 388) a donné, sous le 
nom de Nicea longicornis, la description d’une femelle de cette 
espèce, unique exemplaire trouvé sur la côte de l’île de Lussin, 
dans l’Adriatique. Heller (72, p. 12, pl. I, fig. 34, 35) a décrit, 
sous le nom de Nicea crassipes, des exemplaires des deux sexes, 
provenant de l’île de Lesina. Une femelle de 77. carinata a été 
trouvée sur la côte d'Algérie, près du cap Tedlès. L’EIDER 
a pris plusieurs femelles de la même espèce au moyen de 
fauberts traînés devant le Cap d’Ail, par 42-12 metres (Stn.og1). 
Je n’ai jamais vu le mâle de 7. carinala. 


CAPRELLA HIRSUTA Mayer. 


Les exemplaires de cette espece, pris au cours d une peche 
au gangui effectuée pres de l'entrée du port de Monaco, par 
10 mètres de profondeur, différent sufisamment du type pour 
constituer une variété que je propose de nommer longimana. 
En effet, tandis que les gnathopodes postérieurs du mâle 
décrit par M. Mayer (74, p. 77, pl. IT, fig. 19 et pl. IV, fig. 26 
à 20) possèdent un propode à 
peu près aussi large que long et 
dont le bord antérieur est très 
fortement convexe, ce propode, 
beaucoup plus allongé chez le 
mâle de Monaco, présente un 
bord antérieur relativement peu 
Fonwese, Ia fig. 1. représente les 
gnathopodes d'un mâle adulte, 
long de 5™™, On voit que la 
largeur du propode des gna- 
thopodes postérieurs n'atteint 
qu’un peu plus de la moitié de 
sa longueur. Ces proportions se 
retrouvent chez un jeune mâle 
feo de dons. Chéz ces deux 
exemplaires, la dent proximale 
du bord palmaire du propode 
est suivie d’un sinus très pro- 
fond, qui. n'existe pas chez le 
type du golfe de Naples. Enfin, les soies qui garnissent le bord 
antérieur du propode sont beaucoup plus courtes et plus rares 
chez la forme de Monaco. 


Fic. t.— Caprella hirsuta longt- 
mana. Gnathopodes >< 35. 


PHRONIMA STEBBINGI Vosseler. 


DT Vosseler (20, p. 2g°et p..36, plalV,fig. 4:&.10).a montré 
que la forme décrite par Stebbing (78, p. 1348, pl. CLIX) et 
par Bovallius (2, p.382, pl. XVI, fig. 48 à 50) sous le nom de 


(262) 


pall 5 pe 


Phronima pacifica Streets n’était pas la véritable P. pacifica, 
mais une espèce nouvelle, à laquelle il a donné le nom de 
P. Stebbingi. Cette espèce a été prise par la PRINCESSE-ALICE 
en de nombreuses stations de l’Atlantique nord, mais on n’avait 
pas encore signalé sa présence en Méditerranée. L’EIDER en a 
obtenu des exemplaires provenant des Stations 01494 (4 mai 
1911, au large de Monaco, filet Nansen, o-140 mètres) et 02000 
(g juillet 1912, au large de Monaco, filet à grande ouverture avec 
lampe Grein, 0-250 mètres). Deux femelles de la même espèce 
avaient déjà été capturées par la PRINCESSE-ALICE au large 
du cap de Gate, côte méridionale d’Espagne (Stn. 2290, filet 
Richard à grande ouverture, 0-1300 mètres). 


HYPERIOIDES LONGIPES Ed. Ch. 


M. Vosseler a déjà signalé l'habitat de cet Amphipode dans 
le Golfe de Naples, sous le nom d’Hyperia sibaginis ? Stebbing. 
Il semble commun dans les parages de Monaco, ou de 
nombreux exemplaires ont été pris dans les stations suivantes : 

- Stn. 0541, 4 février 1909, à environ 7000 mètres du Musée, 
filet à grande ouverture, 0-308 mètres. — Stn. 01589, 30 juin 
1911,au large de Monaco, filet à grande ouverture, 0-600 mètres. 
— Stn. 1732, 1 décembre 1911, au large de Monaco, filet à 
grande ouverture, 0-350 mètres. — Stn. 01913, 5 Juillet 1911, 
au large de Monaco, filet à grande ouverture avec lampe Grein, 
0-800 mètres. Gi | | 

D’autre part, cette espèce a été prise, au cours des campagnes 
de la PRINCESSE-ALICE, dans neuf stations de la Méditerranée 
occidentale. On sait qu’elle est très commune dans l'Atlantique 
nord. La PRINCESSE-ALICE et l'HIRONDELLE II l’y ont 
trouvée dans quarante-trois stations différentes. | 


PARATHEMISTO OBLIVIA Kroyer 


La présence de cette espèce n’avait pas encore été signalée 
‘en Méditerranée. Les exemplaires de l’EIDER, capturés par le 
filet Richard à grande ouverture en rade de Beaulieu, par 0-50 


— 7 == 
mètres (Stn. 01710), ne different pas de la forme prise commu- 
nément par la MELITA au large de la côte occidentale de France, 
entre Pen March et la frontière d'Espagne. 


EUPRONOE MINUTA Claus. 


EIDER, Stn. 016, filet Richard à grande ouverture, 0-100 
mètres. Deux jeunes males. — Stn. 0557, filet Richard à grande 
ouverture, o-150 mètres. Un mâle adulte. 


— —, N 


> és 


N 


Fic. 2. — Eupronoe minuta. — A, antenne superieure; B, antenne in- 
- ferieure ; C, mandibule ; D, gnathopode anterieur ; E, gnathopode pos- 
térieur. (Toutes les figures X 63). 


Claus {9, p. 53, pl. XIV, fig. 7 à 12) assigne comme habitat 
à cette espèce l'océan Pacifique et Stebbing (78, p. 1516) la 
décrit sans la figurer, d'après des exemplaires pris par le 
CHALLENGER dans le Pacifique sud. Lo Bianco la cite comme 


(262) 


Re 
ayant été trouvée dans le Golfe de Naples et M. Steuer signale 
sa présence dans l’Adriatique. Je crois devoir reprendre ici la 
description de cet Amphipode, qui n’a été qu’incomplötement 
figure par Claus. 

Corps assez obèse, mesurant 3™ de longueur, bord dorsal 
lisse et arrondi. Tête beaucoup plus haute que le corps et 
atteignant à peu près les deux tiers de la longueur du mésosome. 
Partie antérieure de la tête un peu prolongée inférieurement, 
ce prolongement étant arrondi au bord distal. Mésosome 
notablement plus court que le métasome. Plaques coxales bien 
nettement délimitées des segments correspondants du mé- 
sosome. Plaques coxales de la première paire deux fois aussi 
hautes que celles des deux paires suivantes et fortement pro- 
longées en avant et en bas. Angle postérieur des plaques épi- 
mérales du dernier segment du métasome arrondi. 

Premier article du pédoncule des antennes supérieures deux 
fois aussi long que l’ensemble des deux articles suivants. 
Premier article du flagellum aussi large et beaucoup plus long 
que le pédoncule, bord postérieur fortement convexe, garni 
d’une épaisse rangée de longues soies, bord antérieur très court, 
un peu concave, portant, à son extrémité distale, une tigelle 
sensitive. Deuxième et troisième articles à peu près d’égale 
taille, mais de grosseur très inégale, portant quelques tigelles 
sensitives. Quatrième article très grêle, aussi long que l’en- 
semble des deux articles précédents. 

Antennes inférieures comprenant cinq articles libres, les 
deux derniers, généralement considérés comme représentant le 
flagellum, n’atteignant, dans leur ensemble, qu'un peu plus 
de la moitié du dernier article du pédoncule. 

Chez les mâles de même taille que celui ayant servi à cette 


description, mais sans doute incompletement adultes, (Stn. 016), . 


le premier article du flagellum des antennes supérieures ne 
porte pas de soies, les articles suivants sont seulement au 
nombre de deux, le dernier article du flagellum des antennes 
inférieures, absolument rudimentaire, offre l’aspect d’une petite 
épine. 

Palpe des mandibules bien développé. Premier article le 


—— 9 — 
plus long de tous, deuxiéme article un peu plus court que le 
troisième. 

Article basal des gnathopodes antérieurs fortement tordu, 
dilaté dans sa moitié distale. Article méral très large dans sa 
partie distale, qui se divise en deux lobes arrondis; lobe pos- 
térieur garni de spinules et prolongé jusqu’aux deux tiers de la 
longueur de l’article suivant. Carpe très dilaté, un peu plus 
large que long, bord antérieur se prolongeant pour former une 
petite dent, bord postérieur fortement convexe, garni de spinules. 


Fic. 3. — Eupronoe minuta. — A, B. C, péréiopodes des troisième, qua- 
trième et cinquième paires ; D, uropodes de la dernière paire et telson. : 
(Toutes les figures X 48). 


Propode assez étroit, beaucoup plus long que le carpe, rétréci 
dans sa partie distale ; bord antérieur convexe, bord postérieur 
presque droit. Dactyle grêle, légèrement courbé, n’atteignant 
pas la moitié de la longueur du propode. | 
Gnathopodes postérieurs un peu plus longs que les gnatho- 
podes antérieurs. Article basal un peu tordu, dilaté dans sa 
moitié distale. Article méral plus large que long. Bord antérieur 


(262) 


du carpese prolongeant pour former une dent aiguë, qui déborde 
sur le bord antérieur du propode. Lobe postérieur triangulaire, 
n’atteignant pas tout à fait au niveau de l'extrémité du propode, 
bords garnis de spinules. Propode ovalaire, un peu plus de 
deux fois aussi long que large, bord postérieur épineux. Dactyle 
grêle, presque droit, 

Article basal des péréiopodes des deux premières paires un 
peu dilaté dans sa moitié distale. Article méral assez dilaté en 
arrière. Carpe un peu plus long que l’article méral. Propode 
grêle, beaucoup plus long que le carpe. Dactyle long et grêle, 
un peu courbé. 

Article basal des péréiopodes de la troisième paire étroi- 
tement ovale, plus de deux fois aussi large que long. Bord 
antérieur un peu concave en son milieu, prolongé inférieu- 
rement pour former une grosse dent arrondie. Bord postérieur 
convexe. Article méral dilaté dans sa partie distale. Carpe étroi- 
tement ovale, un peu plus long que l’article méral, bord antérieur 
garni de spinules. Propode très étroit, plus long que le carpe, 
garni de spinules au bord antérieur. Dactyle long et grêle, à 
peine courbé. 

Article basal des péréiopodes de la quatrième paire un peu 
plus long et beaucoup plus large que celui des péréiopodes 
précédents, bord postérieur fortement convexe, bord antérieur 
un peu concave, bord inférieur du lobe distal droit. Ensemble 
des articles suivants n’atteignant que les deux tiers de la 
longueur de l’article basal. Prolongement de l'article meral 
atteignant l’extrémité du carpe, bord antérieur de ce prolon- 
gement garni d’une rangée d’épines. Propode ovalaire, un peu 
plus long que le carpe. Dactyle très court. 

Article basal des péréiopodes de la cinquième paire deux 
fois aussi long que large, bord antérieur un peu concave, bord 
postérieur fortement convexe. Article terminal un peu plus de 
deux fois aussi long que large. 

Branchies plissées, bilobées dans les péréiopodes de la 
quatrième paire seulement. | 

Branches des uropodes de la première paire un peu plus 
longues que le pédoncule, robustes, lancéolées, finement denti- 


Es CS 4 


À 
’ 
; 


culées sur leurs deux bords, la branche externe étant beaucoup 
plus large et un peu plus longue que la branche interne. 
Pédoncule des uropodes des deux paires suivantes très court, 
branches laminaires, extrêmement minces, ne portant ni soies 
ni épines. 

= Telson subtriangulaire, un peu plus large que long, extrémité 
arrondie, n’atteignant pas tout à fait le milieu des branches des 
uropodes de la dernière paire. 

Chez l’exemplaire décrit ci-dessus, le prolongement du 
carpe des gnathopodes postérieurs diffère assez fortement de 
la description et du dessin de Claus (9, p. 53, pl. XIV, fig. 9). 
M. Steuer a remarqué que ce prolongement était de forme assez 
variable et pouvait même différer dans les deux gnathopodes 
d’un même exemplaire, Chez les mâles non adultes de la Stn. 
016, les gnathopodes postérieurs affectent une forme assez 
voisine de celle du type de Claus et l'extrémité du telson dépasse 
un peu le milieu des branches des uropodes de la dernière paire. 

La PRINCESSE-ALICE a pris quelques exemplaires de cette 
espèce en Méditerranée, dans le golfe de Gênes (Stn. 385) et au 
nord du Maroc (Stn. 2704). Quelques autres ont été pris dans 
l’Atlantique nord, à l’ouest de Gibraltar (Stn. 2016) et dans 
les parages des Canaries (Stn. 815) et des Acores (Stn. 2159). 


GLOSSOCEPHALUS MiLNE-Epwarpsi Bovallius. 


En 1887, Bovallius (7, p. 35) établit le genre Glossocephalus 
pour contenir deux espèces, G. Milne-Edwardsi et G. spiniger, 
dont WH donne une courte ‘diagnose. En 1890, il décrit ces 
espèces avec quelques détails (3, p. 106 et p. 108, pl. V, fig. 
5 à 9). Voici comment il les différencie : 

Bord postérieur du propode des gnathopodes antérieurs 
lisse. Péréiopodes de la cinquième paire plus longs que l’article 
basal des péréiopodes de la quatrième paire. 7. G. Milne- 
Edwardsi. | 
_ Bord postérieur du propode des gnathopodes antérieurs 
armé d’une forte dent. Péréiopodes de la cinquième paire plus 


(262) 


DEEP PR et ya i aed 
i. P #1 id. 2; 


courts que l’article basal des péréiopodes de la quatrième paire. 
2. Ge spiniger: 

M. Steuer (79, p. 682, pl. III) a décrit récemment une 
troisième espèce de ce genre, sous le nom de Glossocephalus 
adriaticus. Il la caractérise ainsi : . 

Bord postérieur du propode des gnathopodes antérieurs 


Fic. 4. — Glossocephalus Milne-Edwardsi. — A, B, antennes supérieure et 
inférieure d’un mâle adulte; C, antenne supérieure d’un jeune mâle 
de 8mm; D, antenne supérieure d’une femelle de 11mm; E, gnathopode 
antérieur du jeune mâle; F, gnathopode antérieur du mâle adulte. 


(AG .D x 63; Baer AIR Sea: CAR 


armé d'une petite dent à sa partie distale. Péréiopodes de la 
cinquième paire plus longs que l’article basal des péréiopodes 
de la quatrième paire. 3. G. adriaticus. 

Un jeune male de Glossocephalus, de 8"" de longueur, et 
une femelle adulte, mesurant ıo®m, ont été pris par l'EZDER 


en rade de Beaulieu avec le filet Richard à grande ouverture, 


eas a 5 
pe dy Ae Ee ee mT nt at ee ee ef 


LÉ T A CE 


par o-50 mètres (Stn. 01710) et j'ai pu les comparer à une 
quinzaine d’exemplaires de la même espèce, provenant d’une — 
pêche de surface de la PRINCESSE-ALICE, effectuée entre les 
Baléares et la côte d'Afrique. L'étude de ces Amphipodes m'a 
montré leur identité avec G. adriaticus, mais il ne me paraît 
pas qu’il diffèrent spécifiquement de G. Milne-Edwardsi, les 
caractères employés pour distinguer les trois espèces du genre 
Glossocephalus me semblant de valeur contestable. 

Le caractère tiré de la présence ou de l’absence d’une dent 
au bord postérieur du propode des gnathopodes antérieurs 
semble de peu d'importance quand on connaît la grande 
variabilité de beaucoup d’Amphipodes pélagiques. On a vu 
plus haut que les gnathopodes postérieurs d’Eupronoe minuta 
présentaient des variations encore plus accentuées. 

J'ai représenté (fig. 4, E) le gnathopode antérieur d'un male 
incomplètement adulte, dont l’antenne supérieure est figurée 
en C. Chez ce mâle, qui mesurait 8™™ de longueur, la dent du 
propode est remplacée par une petite épine. Au contraire, un 
mâle adulte (fig. 4, F), long de 1o"" et dont les antennes sont 
figurées en A et en B, présente, au bord postérieur du propode, 
une dent aiguë, suivie d’une dent plus grande, arrondie. Une 
femelle adulte, portant des embryons, possède des gnathopodes 
antérieurs armés de deux dents, comme ceux du mâle adulte. 
Chez une autre femelle, de même taille, la deuxième dent 
Héxister pas, mais la première est très développée. Il-ne me 
semble donc pas possible de Sappuyer sur la presence ou 
l’absence de ces dents pour caractériser une espèce. 

Le second caractère, qui s’appuie sur les longueurs relatives 
des péréiopodes des deux dernières paires, est, à mon avis, 
plutôt un caractère sexuel qu’un caractère spécifique. J'ai 
figuré ici les péréiopodes des deux dernières paires d’un male 
et les mêmes péréiopodes d’une femelle. On voit que, chez 
Paie les pereiopodes de la dernière paire (fig. 5, B) 
sont presque aussi longs que l’ensemble des trois premiers 
articles des péréiopodes précédents (fig. 5, A). Chez la 
femelle, au contraire, les pereiopodes de la derniere paire 
(fig. 5, D), dont l’article basal est beaucoup plus large que 


(262) 


PES UT * PP ZR OY EP RED RSE PC TT PTS eee ON ee eee AP. PRE LR Lt aes ay 
RU a 
oy > be 5 FRERE Nr ‘ à ER 
> } = at PAPA Bass 


x PATES 
RS 


celui du mâle, ne dépassent pas la longueur de l’article basal 
des péréiopodes précédents (fig. 5, C). Or, le G. Milne-Edwardst 
Bov., dont les péréiopodes postérieurs sont allongés, est un 
mâle. Le Glossocephalus adriaticus décrit et-figuré par M. Steuer 
et qui possède des péréiopodes postérieurs plus longs que 


B D 


Fic. 5. — Glossocephalus Edwardsi. — A, B, péréiopodes des deux 
dernières paires d’un mâle de 8mm; C, D, pereiopodes des deux 
dernières-paires d’une femelle de ıomm; E, urosome, uropodes et 
telson du mâle (pour la clarté du dessin, un seul uropode des premiere 
et deuxième paires a été figure); F, G, uropodes des premiere et 
troisième paires d’une femelle de 11mm) (A,B,C, DX 27; u E 5 
G x 48). 


l’article basal des péréiopodes précédents, est aussi un mâle. 
Par contre, G. spiniger Bov., aux péréiopodes postérieurs 
courts, est une femelle. | 

En résumé, les caractères invoqués pour séparer spéci- 
fiquement les trois formes de Glossocephalus étant de nulle 
valeur, ‘il. faut ‘en conclure que ce genre n'est représente 


actuellement que par une seule espèce, qui doit prendre le nom 
de Glossocephalus Milne-Edwardsi Boy. : 


ne AE 


’ Jai représenté (fig. 4, D) l’antenne inférieure d’une grande 
femelle de 11™™ de long. Le pédoncule comprend deux articles, 
comme chez le mâle adulte. Le flagellum, à peu près de la 
longueur du pédoncule, est biarticulé, le premier article portant 
quatre tigelles sensitives, tandis que le deuxième article, 
beaucoup plus étroit et de moitié moins long que le premier, 
n'en porte qu’une. 

Les branches des uropodes de la première paire sont plus 
inégales que dans la description et dans les dessins de Bovallius, 
la branche interne n’atteignant qu’un peu plus de la moitié 
de la longueur de la branche externe. La branche interne des 
uropodes de la dernière paire est notablement plus courte que 
la branche externe. 


Je crois devoir faire suivre le présent travail, consacré aux 
Amphipodes des parages de Monaco, par l’énumération d’un 
certain nombre d’espèces rares, provenant des pêches pélagiques 
de la PRINCESSE-ALICE et de l'HIRONDELLE II en Medı- 
terranée. 


Cyamus GLosicipiTis Lütken. 


> 


Campagne de 1897: Stn. 771, à environ 60 milles au large 
d’Alicante, sur Globicephalus melas 9. — Campagne de 1902: 
Stn. 1253, entre Monaco et la Corse, sur un Globicéphale J'. — 
Campagne de 1908 : Stn. 2689, au nord de Minorque, sur 
Globicephalus melas. — Campagne de 1910 : Stn. 3050, à 
12 milles dans le sud d’Adra, côte méridionale d'Espagne, sur 
deux Globicephalus melas G'. — Campagne de 1911: Stn. 3155, 


entre Almeria et l’île d’Alboran, sur deux Globicéphales. — 


Nombreux exemplaires. 

C’est probabiement cette espèce que Risso a désignée (75, 
metro) sous lé nom de Cyamus Cet: Latreille et (76,.p. 103) 
sous le nom de Pygnogonum Ceti, et qui habiterait, selon lui, 
sur les Balénoptères et les Scombres. Cyamus globicipitis a été 
pris par la PRINCESSE-ALICE, dans les parages des Acores, 
sur un Grampus griseus et par | HIRONDELLE II, dans les 
mêmes parages, sur un Pseudorca crassidens G'. 


(262) 


PER 


VIBILIA CULTRIPES Vosseler. 


Campagne de 1906 : Stn. 2320, au large de Monaco, filet 
Richard à grande ouverture, 0-2300 mètres, 1 9. — Campagne 
de. :1908.:-:Stn. 2704, «entre Almeria et l'ile d’Alborn mer 
Richard à grande ouverture, o - 1665 mètres, 1 9. — Campagne 
de 1909 : Stn. 2916, au sud de Formentera (îles Baléares), filet 
Richard à grande ouverture,o-1000 mètres, 29 de grande taille, 
mesurant 12%" du bord antérieur de la tête au bord postérieur 
du deuxième segment du métasome. 

Cette espèce a été décrite par Vosseler (20, ps 42a, pr 21 
fig. 6 à 18) d’après quelques exemplaires pris au filet vertical 
par o-400 mètres, dans l'Atlantique, au voisinage de l’équateur. 
La PRINCESSE-ALICE l’a capturée dans les stations suivantes 
de l’Atlantique nord, au moyen du filet Richard à grande 
ouverture: Stn. 1540, golfe de Gascogne, o-1500 mètres. — 
Stn. 1760, parages des Canaries, o- 3000 mètres. — Stn. 2269, 
entre les Acores et Gibraltar, o - 3000 mètres. — Stn. 2285, au 
large du Portugal, o-3000 mètres. Jusqu’ici Vibilia cultripes 
n’a jamais été prise à la surface. 


DAIRELLA LATISSIMA Bov. 


Campagne de 1894: Stn. 385, golfe de Gênes, surface, 1 Q', 
49. — Campagne de 1909: Stn. 2916, au sud de Formentera 
(îles Baléares), filet Richard à grande ouverture, 0 - 1000 mètres, 
120: | 
La présence de cette espèce en Méditerranée n’avait jamais 
été signalée. La PRINCESSE-ALICE l’a prise dans deux stations 
de l'Atlantique nord : Stn. 518, entre les Acores et Lisbonne, 
surface, ı Œ. — Stn. 1639, entrée du golfe de Gascogne, filet 
Richard à grande ouverture, 0-3000 mètres. 1 J\. 


Lyc#orsıs THEMISTOIDES Claus. 


Les péchés de la PRINCESSE-ALICE et de HIRONDELLE II 
dans l’Atlantique et dans la Méditerranée ont ramené un certain 


| 
1 
+ 
à 


— 17 ur 
nombre d’Amphipodes appartenant à la famille des Phorcidæ, 
qui comprend les deux genres Lycæopsis Claus et Phorcor- 
rhaphis (1) Stebbing. L'examen de ces exemplaires m’a conduit 
a la conclusion, tres inattendue, que Phorcorrhaphis est la 
forme mâle de Lycæopsis. | 

Les stations d'où ces Amphipodes proviennent sont au 
nombre de quatorze, dans l'Atlantique, et de trois, dans la 
Méditerranée. Le total des exemplaires obtenus est de 54 : 15 Q', 
39 ©. Or, toutes les femelles affectent la forme Lycæopsis et tous 
les mâles adultes, la forme Phorcorrhaphis. 

Les exemplaires provenant de la Méditerranée appartiennent 
tous à une même espèce. Ils proviennent des stations suivantes : 
Campagne de 1894 : Stn. 385, golfe de Gênes, surface, 2 6, 
3 ©. — Campagne de 1905: Stn. 2301, au nord de Minorque, 
filet Richard à grande ouverture, 0-2375 mètres, 1 ©. — 
Campagne de 1908 : Stn. 2695, filet Richard à grande ouverture, 
0-2595 mètres, 1 ©. 

Il m'a été possible de comparer ces Amphipodes à des 
exemplaires de la même espèce, recueillis par la MELITA dans 
les quatre stations suivantes de la Méditerranée : Stn. 425, au 
large de Nice, 1 OG, 1 9, 2 jeunes exemplaires. — Stn. 475, cap 
d'Antibes, 1 9. — Stn. 585, au large du cap de Fer (côte 
d’ Algérie), 3 c', 1 ©. — Stn. 700, Golfe de Bône, 1 ©. 

La forme femelle de cette espèce ne diffère en aucune facon 
de la femelle de Zycæopsis themistoides Claus (9, p. 67, pl. XIX, 
Ho 1,12 et 16 à 24) trouvée dans le port de Messine. J'ai 
représenté ıcı (fig. 6) les principaux caractères d’une femelle, 
longue de 5™™, provenant de la station 385; j'y joins une courte 
description. | 

Premier segment du mésosome plus long que l’ensemble 
des deux segments suivants. 

Antennes supérieures composées d’un pédoncule triarticulé, 
le premier article étant un peu plus long que l'ensemble des 
deux articles suivants, et d’un flagellum qui comprend un 
premier article très robuste, aussi long que le pédoncule et 


(1) En remplacement de Phorcus M. Edw., employé en 1826 par Risso 
pour designer un genre de Mollusques. 


(262) 


id x : RR 268 N Fe mal re ae Mi TREUEN is ERDE STAR R ass eo 


nm 10 = 


portant quelques grosses tigelles sensitives, et un article ter- 
minal très grêle, n'atteignant que le tiers de la longueur du 
premier article. ae 
Gnathopodes antérieurs courts, article basal. ovalaire, 
presque aussi long que l’ensemble des quatre articles suivants, 
propode un peu plus long que le carpe, rétréci dans sa partie 


Fic. 6. — Lycæopsis themistoides, Q adulte. — A, antenne supérieure ; 
B, gnathopode antérieur ; C; gnathopode posterieur ; D, EIG, LE 
pereiopodes ; 1, uropode de la deuxième paire ; J, uropode de la der- 
niere paire et telson. (A, 1, J x 485 BC x 34, DE ER 


distale, dactyle grêle, court, régulièrement courbé. Gnathopodes 
postérieurs plus longs que les gnathopodes antérieurs, article 
basal étroit, son bord antérieur étant un peu convexe, articles 
suivants tres étroits, propode non subchéliforme, dactyle grêle 
et allongé, presque aussi long que le propode et courbé seulement 
à son extrémité. 


0 
4 
x 
4 


Sl 

Péréiopodes des deux premières paires d'inégale taille. 
Propode aussi long que l’article méral dans les péréiopodes de 
la première paire. Péréiopodes de la deuxième paire notablement 
plus allongés que les péréiopodes précédents, propode beaucoup 
plus long que l’article méral. Péréiopodes de la troisième paire 
ne dépassant pas en longueur les péréiopodes précédents, 
article basal ovale allongé, crénelé au bord antérieur, articles 
suivants étroits, dactyle très petit. Péréiopodes de la quatrième 
paire atteignant à peu pres le double de la longueur des péréio- 
podes précédents, article basal ovalaire, portant quelques 
crénelures dans la moitié distale de son bord antérieur, article 
méral dilaté dans sa partie distale et denticulé au bord antérieur, 
carpe un peu plus long que l’article méral, propode courbé, 
beaucoup plus long que le carpe, ces deux: articles étant 
denticulés au bord antérieur, dactyle très petit. Péréiopodes de 
la dernière paire très réduits, bien que possédant tous leurs 
articles, et n’atteignant guère que le tiers de la longueur 
des péréiopodes précédents, article méral, carpe et propode 
subégaux, dactyle très petit. 

Branches des uropodes de la première paire subégales, un 
peu plus longues que le pédoncule. Branche externe des 
uropodes de la deuxième paire beaucoup plus courte et plus 
étroite que la branche interne. Pédoncule des uropodes de la 
dernière paire n’atteignant pas tout à fait la moitié de la longueur 
de la branche externe, qui est beaucoup plus étroite et un peu 
plus courte que la branche interne. Dans les uropodes des 
trois paires, la branche externe est crénelée au bord interne 
et la branche interne est crénelée sur ses deux bords, dans sa 
moitié distale. 

Telson subtriangulaire, presque aussi large que long, 
dépassant à peine le pédoncule des uropodes de la dernière 
paire. 

Le mâle adulte de cette espèce ressemble beaucoup à 
Phorcorrhaphis Edwardsi Stebbing, trouvé dans le Pacifique 
Be CHALLENGER (16; p. 1455, pl.:CLXXXT,. Jai figuré 
ici (fig. 7) les principaux caractères d'un exemplaire de 6"" de 
longueur, provenant de la station 385, comme la femelle décrite 
ci-dessus. En voici une courte description : 


(262) 


Be gy 


Flagellum des antennes supérieures comprenant un article 
tres dilaté, deux fois aussi Jong que le pédoncule, garni d’un 
grand nombre de rangées de soles, suivi de trois petits articles 
subterminaux, diminuant graduellement de longueur et de 
largeur. Antennes inférieures composées d’un pédoncule 
triarticulé, le dernier article étant aussi long que l’ensemble 
des deux articles précédents, et d’un flagellum biarticulé, plus 
court que le dernier article du pédoncule. 


Fic. 7. — Lycæopsis themistoides, ©" adulte. — A, antenne supérieure ; 
B, gnathopode antérieur; C, gnathopode postérieur > D Fete 
H, péréiopodes; I, uropode de la dernière paire et telson. (A, IX 
48: By Cv 343° D, BSR GR rg. 


Gnathopodes et péréiopodes des deux premières paires 
semblables aux appendices correspondants de la femelle. Péréio- 
podes de la troisième paire beaucoup plus longs que les péréio- 
podes suivants. Article basal étroit, crénelé à l’extrémité du 
bord antérieur. Articles suivants filiformes. Article méral plus 


-et a figuré ses antennes, n’a 
‚pas fait allusion à l’aspect si 


paire ressemblent à ceux de 


un certain nombre d’exem- 
plaires d’äges différents on 
trouve tous les passages entre 


-podes. J’ai figuré ici (fig. 8) 


Pantenne supérieure et les 


long que l'article basal, propode aussi long que l’ensemble de 
l’article méral et du carpe, dactyle droit, atteignant la septième 


‚partie de la longueur du propode. Péréiopodes de la quatrième 


paire de même forme que ceux de la femelle, mais plus robustes, 
article méral beaucoup plus dilaté dans sa partie distale, propode 
à peine courbé. Péréiopodes de la septième paire un peu plus 
longs que ceux de la femelle. 

Telson aussi large que long, dépassant de beaucoup le 
pédoncule des uropodes de la dernière paire. 

On pourrait se demander 
pourquoi Claus, qui a vu un 
jeune mâle de L. themistoides 


spécial des péréiopodes de la 
troisième paire. L’explication 
en.est simple. Chez le très: 
jeune mâle de cette espèce, les 
péréiopodes de la troisième 


la femelle et, en examinant 


les deux formes de péréio- 


péréiopodes des troisième et 


quatrième paires d’un jeune ee een 

A Fe. 2 ae. 3 ä 
mâle, long de 4%, pris au rieure ; B, C, péréiopodes des 
large de Nice. On voit que troisième et quatrième paires. (A 


Sr | Sos BC 27) 
les péréiopodes de la troi- 2 


sieme paire n'ont pas encore pris l’aspect filiforme des mêmes 
péréiopodes chez l’adulte. Ils sont plus courts que les péréio- 
podes suivants et leur dactyle est encore courbé. Les péréiopodes 
de la quatrième paire sont à peine plus robustes que chez la 
femelle. Le flagellum des antennes supérieures de cet exem- 
plaire ne porte pas les soies qui caractérisent le mâle adulte. 


(262) 


a — 


En dehors des trois stations méditerranéennes citées plus 
haut, la PRINCESSE-ALICE a pris Lycæopsis themistoides 
dans six stations de l’Atlantique, comprise entre 20 et a 
53° de latitude nord. | 

Il résulte de ce qui précède que la famille des Phorcidæ est 
représentée, en l’état actuel de nos connaissances, par un genre 
unique qui doit prendre le nom de Zycæopsis, en vertu de la 
loi de priorité. D'autre part, les dénominations de Phorcus et 
de Phorcorrhaphis disparaissant, le nom de Phorcidæ n’a plus 
de raison d'être et je pense que ‘la famille représentee par 
l’unique genre Zycæopsis devra prendre le nom de Lyceopside. 

La PRINCESSE-ALICE et l'HIRONDELLE II ont pris, 
dans l'Atlantique, une seconde espèce de ce genre: Lycæopsis 
Zamboangæ (Stebbing). Cet Amphipode, dont le mâle seul était 
connu Jusqu'ici, a été décrit par Stebbing, sous le nom de 
Phorcorrhaphis Zamboange (18,-p. 1452, pl. CXXX), d'après 
deux exemplaires provenant, l’un, des parages des Philippines, 
l’autre, des environs de Madère. Au cours de sa campagne de 
1888, l'HIRONDELLE en a pris deux exemplaires dans les 
parages de Acores (4, p. 148, pl. XVIII, fig. 1}. Irma été 
possible d'examiner un certain nombre d'exemplaires des deux 
sexes de cette espèce, provenant des pêches de la PRINCESSE- 
ALICE et de l’'HIRONDELLE II dans dix stations de l’Atlan- 
tique nord et, bien que ce sujet s’écarte du cadre du présent 
travail, je crois utile d’en dire quelques mots. 

Le mâle est suffisamment caractérisé par ses Ders de 
la quatrième paire remarquablement robustes et par la forme 
très spéciale de ses uropodes de la dernière paire et de son telson. 
La femelle, dont j'ai figuré ici les principaux caractères (fig. 9), 
diffère bien nettement de la femelle de L. themistoides. Le 
dactyle des gnathopodes postérieurs, régulièrement courbé, est 
aussi long que le propode et porte, vers son extrémité, une 
petite échancrure garnie d’un cil. Les péréiopodes des deux 
premières paires affectent la même longueur et la même forme. 
Les péréiopodes des deux paires suivantes sont plus robustes 
que chez l'espèce précédente, les dactyles sont beaucoup plus 
aHongés, le propode des per ciorodes de la quatrieme paire nest 


\ « 
Oey A ÉD ee a u na 


FE a 


pas plus long que l’article méral. Les péréiopodes de la dernière 
paire sont plus allongés. Le telson, de forme absolument 
différente, beaucoup plus long que large et brusquement rétréci 
dans sa partie distale, se rapproche assez du telson du mâle, 
mais il est beaucoup plus court et n’atteint pas le milieu des 
branches des uropodes postérieurs, 


N 


Fic. 9. — Lycæopsis Zamboangæ, ©. — A, B, gnathopodes antérieur et 
posterieur;C, D, E, F, péréiopodes des deuxieme,troisieme, quatrième 
eEr’einguieme paires; G, uropodes et telson. (A, B < 81; C, D,-E, 
e485 G >< 63). 


Bovallius (7, p. 29) a donné une courte diagnose d’un 
Lycæopsis de l'Atlantique, L. Lindbergi, et Stebbing (76, 
Er 735%) dectitune autre espèce de ce genre, L..Paulı. La 
première de ces espèces est bien nettement différenciée, entre 
autres caractères, par la forme dilatée, ovale, de l’article basal 
de ses péréiopodes de la dernière paire. Quant à L. Pauli, je le 
crois synonyme de L. Zamboange, mais, puisque les deux genres 


(262) 


Lycæopsis et Phorcorrhaphis se réduisent à un seul, le nom 
spécifique Zamboange, employé à la page 1452 de l'ouvrage de 
Stebbing, a la priorité sur Pauli, employé seulement page 1450. 

Cette espèce .a été captürée par. LAUIRONDErLE I 
PRINCESSE-ALICE et l’'HIRONDELLE II dans onze stations 
de l'Atlantique, comprises entre 30° 47’ et 38° 06’ de latitude 
nord. Le CHALLENGER en avait pris un exemplaire dans les 
parages de l'équateur. 


STREETSIA CHALLENGERI Stebbing. 


Campagne de 1912 : Stn. 3170, ‚entre les Baléaresset la 
côte d'Algérie, filet Richard à grande ouverture, 0-2500 mètres, 
2 ©. Le plus grand exemplaire, qu portait des embryons, me- 
sufait.23 Mm de longueur. 

Cette espèce a été décrite par Stebbing d’après une femelle 
prise par le CHALLENGER dans le Pacifique nord. Au cours 
de sa campagne de 1806, la PRINCESSE-ALICE en a obtenu 
un exemplaire, un mâle long de 21 "", trouvé dans l’estomac 
d’un Germon (Stn. 760). Un autre mâle, un peu plus petit, a été 
pris par l'ATRONDELLE II, avec le filet Richard à grande 
ouverture, par 0-4000 mètres, au large de la côte occidentale du 
Maroc (Stn. 3089). Une femelle de cette espèce avait déjà été 
capturée dans le détroit de Messine (77, p. 153). 


STEBBINGELLA TYPHOIDES (Claus). 


Campagne de 1912 : Stn. 3170, entre les Baléares et la côte 


d'Algérie, filet Richard à grande ouverture, 0-2500 metres. I G, 
des" de longueur: 

Claus assigne comme habitat à cette rare espèce l'Océan 
Indien et la Méditerranée. 


INDEX BIBLIOGRAPHIQUE 


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History (8), vol. v1, juillet 1910. 


me ur ra a 
ee 1 Per 
Lure a 


a 


Le 


Prince de Monacos par bouts Roufe 3... unse von d 
262. — Sur quelques intéressantes espèces d’Amphipodes provenant = =. 

des parages de Monaco et des pêches pelagiques de la 

Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, par . 

>: De: 


Berlin et chez M. Le Soudier 
a Paris. 


AVIS 


Bulletin est en dépôt chez Friedlander, 1 1, Carlstrasse, | 
, 174-170, boulevard Saint-Germain I 


Les numéros du Bulletin se vendent séparément aux prix ; 
suivants et franco : ee re on 4 
Nos _ ° ; s a IR ee 4 >= Pr” op PA 

247. — Quelques observations sur la variation et la corrélation chez … Be: 
Id larve de.l’Oursin, par J. RUNNSTROM.\:.<¢ e503 4s aves Sr 00: 4 
248. — Polycitor (Eudistoma) banyulensis, nov. sp., Synascidie … 2 
nouvelle du Golfe du Lion, (Note préliminaire), par 3 
Ernest BREMENT ES od SL ET A LE OS EL EP ER A. DOS À 
249. — Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen = rt 
N im Meer, von Klaus GREINS . se aber nenn a ee = » D a 
250. — Sur ane variété méditerranéenne de l’Aplidium ceeruleum ie, 
Lahille, Synascidie de la Manche. (Note préliminaire), À 
par Ernest BRÉMENT, préparateur. au Musée Oceano-  . 4 
graphique de Monaco, ss sie nos eye : 
251. — Campagne Scientifique de |’Hirondelle II (1912), Liste des = 
Stations (AVEC: UNE. CARTE}: et ann en 6 omy an en ce nee ee! J 
252. — Sur une grande Tedania abyssale des Açores (Tedania : 3 
phacellina, n. sp.) par ‚E. Topsenty Professeur a Ja Su a 
Faculté des Sciences de Dijon. wi... . 6 vei se ccwcscdssanee 108] fe 
253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux provenant des cam- — a 
pagnes du yacht « Hirondelle IT » (1911 et 1912) ~ : Ne 
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich ZUGMAYER. I». : 
254. — Le crane de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Erich Sue x 
LUGMANER ee Rm gels © Ouch Ge 95 wt tasses Ne ENS EE I »- 4 
255. — Emploi de l’électro-aimant dans l'analyse micromine- Su 
ralogique des fonds sous-marins, par L. V£eram Charge 
de cours de physique industrielle a la Faculte des 
Sciences d'Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des travaux - 
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de … 
= NANCY.. eee eee eee cece ccc e tener etre tees n ete enetneesceeee : 2 » i 
256. — L’Atlantide, par Pierre Termier, Membre de l'Institut, Pro- 
fesseur à l'Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service 
dela Carte géologique de la France... 7 507 
257. — Sur deux nouveaux Didemnides (Synascidies) du Golfedu 
Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. ......... 1 » 
258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins, 
(Première note préliminaire) par Henri MARCELET .... 1» 
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de-Ler-. = 
oe, naeopoda longibrachia Brian, par le D" A. BRIAN..,..... 1» 
260. — Les Bromures. des Eaux marines, par M. le Dt Louis 
CHELLE sss. Sis oi no Shc wee Re ns 2 de va st ane dune de We mn erate 0 eee 
261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimus nov. =. ~ 


gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres > 
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S.A. S.le 


Ed. CHEVREUX. «secu ces entamer ost Cumin ve vin pk oa ee 2. 


MONACO. — IMPR. DE MONACO. 


(Fondation ALBERT ‘Jer, : Banc DE Monaco) ~ 


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Les auteurs sont aries de se does aux indications suivantes : ERS 


FOR re Appliquer les’ règles de la nomenclature adoptées par les s Congrès se 
yes - internationaux. é Pe 
2° Supprimer autant que possible les abréviations. Er 
“ 3e Donner en notes au bas des pages ou dans un index les indieations de 
bibliographiques. | ee ou 
4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin. taie: open 
5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au crayon Wolf ca B. 8) 0 u D En 
à l’encre de Chine. TAN 
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur tes papiers 2 
calques les recouvrant. : aes See Sy; 
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur 
papier procédé. eye he ae 
8° Remplacer autant que Sostibte les planches par des figures dans le 1414 
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus grands que. ne FOX 
la dimension définitive qu’on desire. ae a NE ee 


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ak Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Hs peuvent, € “en ER 
a | outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur des eee 
manuscrit — suivant le tarif suivant : a aT sein pa eee ER: 
en ER | 50ex. | 400 ex. | 450 ex. | 200 ex. ash ex. 500 ex. Le 
Un quart de feuille......| af » | 5f20 | 6f8o | 8f4o | ro 40 17680 Fes 


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as Il faut ajouter. à ces prix te des planches quand il ya lieu. Er 
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Adresser tout ce qui \ concerne le Bulletin a l'adresse suivante : zZ oe de = 
Musée océanographique (Bulletin), Monaco, as 


BULLETIN DE L INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco) 
No 263. — 1 Mai 1913. 


Regeneration acöler Plattwürmer. 


I. Aphanostoma diversicolor. 


Mit 4 Textfiguren. 


(Vorläufige Mittheilung) 


Von Florence PEEBLES, Ph. D. 


(Arbeiten aus dem Laboratorium des Musée Océanographique 
in Monaco.) 


Die Regenerations fähigkeit acöler Plattwürmer wurd ezuerst 
im Jahre 1905 von Stevens (1) durch ihre an Poly-choerus cau- 
datus angestellten Experimente erwiesen. Bei dieser, nur mit 
wenig differenzirten Organen ausgerüsteten Art, verlaufen die 
Regenerationsprozesse langsam, und, nach Boring (ı), scheinen 
sie auf der Umbildung der alten Gewebe zu beruhen, indem in 
allen Fällen der neue Teil « ganz von Zellen, die aus dem 
alten Teile wandern » aufgebaut wird. Dieser Regenerations- 


. modus wird von den Autoren als Beispiel von Morpholaxis 


hingestellt. 

Während eines kurzen Aufenthaltes im « Oceanographischen 
Institut» von Monaco begann ich Experimente mit Aphanosloma 
diversicolor, einer hinsichtlich der Structur komplizierteren 


(1) N.M. Stevens, and A. M. Boring. Regeneration in Polychoerus 
caudatus, Part I, Observations on Living Material. N. M. Stevens. Journal 
of Experimental Zoölogy, Vol. IT, 1905. 


2 


Form als Polychoerus, indem sie ein Sinnesorgan (Statocyste) 
sowie eine kleine Ansammlung von Gehirnzellen besitzt. Auf- 
gefunden wurden meine Versuchstiere in grosser Zahl an 
den Seitenwänden der Aquarien, wo sie auf den dort angesie- 
delten Algen herumkrochen. Ihre Lange schwankt zwischen 
0,6 und 1,2 mm. Für die experimentelle Untersuchung sind sie 
deshalb nicht besonders geeignet, weil sie weich und gegen - 
Wechsel der Temperatur sowie der Seewasser koncentration 
sehr empfindlich sind. Die Durchschneidung der Würmer 
wurde, während sie in einem winzigen Wassertropfen umher- 
krochen, auf einem Objecttrager vermittelst eines Skalpels vor- 
genommen. Die Stücke wurden sodann in feuchten Kammern 
auf ausgeschliffenen Objectträgern so lange gehalten, bis die 
Wunden geschlossen waren, und weiter in kleine Glasschalen 
überführt, wo das Wasser täglich gewechselt wurde. 

Exp. 1. Wird ein Tier in der Mitte quer. durchgeschnit- 
ten (Fig. ı.), so schwimmt die vordere Hälfte (A) rasch in 
derselben Richtung fort, in der sich der Wurm 
vor der Operation bewegt hatte, wogegen die 
hintere Hälfte (B), nach einigen heftigen Dreh- 
bewegungen, zu schwimmen aufhört, und viele 
Stunden hindurch in einem halb kontrahierten 
Zustande verharrt. Innerhalb 24 Stunden bildet 
der Vorderteil (A) einen neuen Schwanz, wogegen 
die Entwicklung der Geschlechtsorgane eine 
längere Zeitdauer erfordert. Zuerst weten ec 
männlichen Reproduktionsorgane auf, erst nach 

Fıc.ı. Ihnen die weiblichen. Aber keines der regenerierten 

Tiere produzierte Eier, obgleich sie mehrere 
Wochen nach der Operation noch lebten und diese an Würmern 
mit reifen Eiern vorgenommen worden war. Die hinteren 
Stücke (B) befestigen sich in der Regel mit dem Schwanzende 
am Boden des Gefässes, oder kriechen auf den Algen, wenn 


solche vorhanden sind. Die in diesen Stücken enthaltene Eier 
werden nach und nach ausgestossen; aber ihre Entwicklung 
schreitet nicht über das Gastrulastadium hinaus. Der Statocyst 
wird nicht regeneriert. 


or 


Exr. 2. In dieser zweiten Serie von Experimenten wurden 
Mien yurmerin-3 Teile zerlegt. (Fig. 2, A, B,C). Das vordere 
mit Gehirn und Statocyst ausgerüstete Stück schwamm rasch, 
und zwar meist in Drehbewegung umher und bildete in kurzer 
Zeit einen Schwanz; Reproduktionsorgane dagegen 
gelangten nie zur Entwicklung. Das Mittelstück 
(B) schliesst sich an beiden Enden ab, und bietet 
nach einigen Tagen die Gestalt eines normalen 
Tieres dar. Nie wird der Statocyst regeneriert, 
wogegen die Reproduktionsorgane zur Aus bil- 
dung gelangen und auch sonst der regenerierte 
Wurm sich normal verhält. Das Schwanzstück (C) 
pflegte in den meisten Fallen ohne irgend welche 
Zeichen von Ergänzung zu sterben. Nur von 
piece der „grössten Würmer erreichten die Eons 
Endstiicke die normale Gestalt, schwammen 
auch viele Tage umher, wobei sie aber immer kleiner wurden 
und schliesslich abstarben. 

Exp.3. Mehrere Würmer wurden, wie Fig. 3 darstellt, in 4 
Stücke zerlegt. Kopf und Schwanzstück verhielten sich so wie 

unter Exp. 2 beschrieben worden ist. Das Mit- 
ie telstück wurde weiter in eine rechte und in eine 
linke Hälfte zerlegt (Fig. 3, B und C). Nur wenige 
dieser Experimente hatten Erfolg, weil die Kör- 
permitte meistvon Nahrung ausgefüllt ist,die beim 
Zerschneiden austliesst, und sodann die beiden 
Hälften kollabieren. In einigen Fällen jedoch 
bildeten. sich aus diesen Hälften. sehr > kleine 
Würmer von normalem Aussehen; aber keinerlei 
Organe entwickelten sich, und nachdem die 
es A Würmer mehrere Tage hindurch . umherge- 
schwommen waren, gingen sie zu Grunde. 

Exp. 4. Da in keinem Falle das Sinnesorgan regencriert 
worden war, so unternahm ich dieses vierte Experiment, wobei 
dem Tiere das Vorderende gerade hinter dem Statocysten 
abgeschnitten wurde (Fig. 4). Das vordere Stück (A) schwamm 
eine Zeit lang umher, nahm auch die Gestalt des normalen 


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Wurmes an, ohne jedoch irgend ein Organ zu regenerieren. Das 
hintere Stück, das nahezu die Grösse des ganzen Tieres 
besitzt, bildete eine neue Spitze und begann nach 24 Stunden 
umherzukriechen oder zu schwimmen. Es lebten 
solche Stücke mehrere Wochen ohne dass aber 
ein neuer Statocyst regeneriert wurde. 
REAKTION GEGEN SCHWERKRAFT. Da ich über 
eine Anzahl von Individuen verfügte, die keinen 
Statocysten und, dem Anscheine nach, auch kein 
Gehirn besassen, war es möglich ihr Verhalten 
mit dem normaler Würmer zu vergleichen; ich 
hoffte so die Funktion des Statocysten bestimmen 
zu können. Da dieses Organ bei anderen Tieren 
Fic. 4. mit der Wirkung der Schwerkraft und mit der 
Erhaltung des Gleichgewichtesin Beziehung steht, 
so waren meine ersten Versuche auf die etwaige Reaktion der 
abnormen Würmer gegen die Schwerkraft gerichtet. 
Normale, nicht gestörte Exemplare von Aphanostoma pfle- 
gen an den Seitenwänden der Gefässe, in denen sie gehalten 


werden, hinaufzukriechen ; sobald sie jedoch beunruhigt wer- 


den, so sinken sie rasch auf den Boden. Hebt man sie mit einer 
Pipette vorsichtig an den Wasserspiegel, so fallen sie vertikal 
mit dem Kopfe voran, nur selten dabei Halt machend oder in 
Schwimmbewegung geratend. Regenerierte Tiere ohne den 
Statocysten dagegen, die ebenso an den Wasserspiegel gebracht 
wurden, verharren entweder da, oder sinken langsam in hori- 
zontaler Lage mehrere Zentimeter hindurch, um sodann zur 
Oberfläche des Wassers zurückzukehren und an den Seiten- 
wänden ihres Wohnortes umherzukriechen. Nach einiger Zeit 
gelangen sie auf den Boden und verbleiben da so lange als sie 
nicht gestört werden. 
REAKTION AUF MECHANISCHE. REIZE. Individuen ohne Stato- 
cysten sind mechanischen Reizen gegenüber ebenso empfind- 
lich wie normale Würmer ; aber nach starker Reizung vermögen 
die erstgenannten nicht so rasch ihr Gleichgewicht wiederzu- 
erlangen. Sie schwimmen auf einer Seite, überschlagen sich, 
und in die Rückenlage versetzt, pflegen sie sich nicht so 


‘ 
3 


SENS ACER 


wie normale Tiere sofort umzudrehen. Als Stimulus wurde 
bei diesen Versuchen ein an einem Glasstabe befestigtes Haar 
verwendet. Werden sie damit beunruhigt, so wenden sich die 
Tiere von der gereizten Seite weg. Am empfindlichsten ist 
das Vorderende. Ä eA 

REAKTION GEGEN [icut. Sonnenlicht wirkt auffallend so- 
wohl auf normale, als auch auf ihres Statocysten beraubte 
Würmer. Ihre Bewegungen werden rapid und nachdem sie 
in den verschiedensten Richtungen umhergeschwommen, 
suchen sie sich dem Lichte zu entziehen. Die normalen Wür- 
merreagieren aber hierbei rascher und andauernder; mit ihnen 
kann das Experiment mit dem gleichen Erfolge oft wiederholt 
werden, wogegen bei den regenerierten Exemplaren in diesem 
Falle das Licht bald zu wirken aufhört. 

Weitere Experimente sind nötig bevor irgend welche 
definitiven Schlüsse über die Funktion der Statocysten der Acöla 
gezogen werden können ; vorderhand lässt sich nur als wahr- 
scheinlich hinstellen, dass die Würmer nach Verlust dieses 
Organes weniger empfindlich gegenüber den aüsseren Bedin- 
gungen und weniger erholungsfähig gegen heftige Reize 
sind. Das spätere Studium der Histologie regenerierter Würmer 
wird nachzuweisen haben, ob bei ihnen ein neues Gehirn 
gebildet worden ist oder nicht, und ob ferner die den Statocys- 
ten umgebenden Nervenzellen fehlen. Für den Fall dass sie 
fehlen, würde sich das Ausbleiben der Reaktion auf gewisse 
Reize erklären lassen. Mit einer ausführlicheren Untersu- 
chung dieser Species sowie auch anderer Acöla bin ich 
gegenwärtig in der zoologischen Station von Neapel beschäftigt. 

Gerne benutze ich diese Gelegenheit um dem Director des 
Oceanographischen Institutes, Herrn Dr. J. Richard, sowie 
Herrn Dr. M. Oxner, für das während meines Aufenthaltes in 
Monaco mir erwiesene Entgegenkommen meinen besten Dank 
auszusprechen. 


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Te Bulletin est en dépôt chez Friedländer, ı El, re 
Berlin et chez M. Le Soudier,  174= 125 DOS Saint-Germain 
à Paris. ee EEE pi 


Les numéros du Bulletins se vendent séparément. aux x prix. a 
suivants. et franco Pre oh eR) ate eee gas Ge 


248. — Polycitor. (Eudistoma) banyulensis, nov. Sp: Be 
nouvelle du Golfe du Lion, Brose préliminaire), Ber D 
Ernest BRÉMENT...:...,...4., 4.444.444 ss crie | 


249. — Vorläufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen ne 2 ne Ce 
im. Meer, var Klaus: GREIN. 2.15 sassy treated ee A DR 


250. — Sur une variété méditerranéenne de if Aplidium cœruleum ER 
Lahille, Synascidie de la Manche. ote. pr ‘éliminaire), ~ PR de 
par Ernest BRÉMENT, préparateur i Musée Otéancs. 
granhique dé Monaco... 4.20 nenne 


2514 — CRAN Scientifique de l'Hirondelle I] (1912), Liste des: zi 
ty ~~... Stations (AVEC UNE CARTE) Hua jen Ses rentes de eh 


252. — ER une grande TZedanıa abyssale des Açores (Tedania Ben u 
phacellina, n. sp.) par E. Torsenr, Professeur a la, ET a We, 
Faculté des Sciences de Dijon.......,...,.....,........ mi = à 


253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux BES a des cam- ER, 
: -pagnés du yacht « Hirondelle lI», (1911 et 1912) >= - 
(AVEC UN TABLEAU DE DÉTERMINATION), Pos Erich ZUGMAYER I») | 


254. — Le crane de Gastrostomus en Gill et Byers: par Erich ae 
ZUGMAVER 6. oo fs eee eases ee RE Se i 


255. — Emploi de 1’électro-aimant “dans l'analyse microminé- Fe 
ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Fes : = ; 

= de cours de physique industrielle à ‘la Faculté des. pce 
Sciences d’Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des TAYAUX or 
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de 


NANCY ne inne ap coe er CRAN ie ge 


256. — L’Atlantide, par Pierre Termier, Membre de l'Institut, Pro- YY 
fesseur à l'Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service FERRER AR 
de la Carte géologique de la France... =I 50. 


257. — Sur deux nouveaux Didemnides (Synascidies) du Golfe du 
= 2440; (Note pr élimihaire), par Ernest BRÉMENT. ........ 


258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. 
(Premiere note préliminaire) par Henri MARCELET .... — 


259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ber ee 
+. naeopoda longibrachia Brian, par le Dr A. Brian. Be à 


260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. le D'_ Lo 
zZ CHELLES 2 an ae ae à 


261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys pr ofundissimus nov. 
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli &:6.035 mètres | 
de profondeur dans l'Océan Atlantique ee SA = le 
Prince dé Monaco, par LoursRoube. 4 ares on eee 


262. — en quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes provenant. 
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la 
Princesse-Alice et de |’ Hirondelle IT en editor tape: par 
Ed. CHEVREUX:.,. essen au D sn Gate ee Bee oe es 

263. — Regeneration acöler Plattwürmer. é Aphanostoma diversion ce 
= color. Mit 4-Textfiguren. ee Beh von 
Florence PEEBLES, Eur Dosissssessssssseenesessee rte 


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4° Ecrire en italiques tout nom one Jatin: - mat 
_5o Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au crayon.) Wolf ie B. Jo = 
à l'encre de Chine. — | | 3 
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calques les recouvrant. : SE: BAR. 
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manuscrit. — ser le tarif suivant : = 


Sex. | 100ex. | 450 ex. | 200 ex. ete e 


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BULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco) 
N° 264. — 5 Mai 1913. 


Crustacés commensaux et parasites 
de la baie de Concarneau. 


Par le Dr Jules GUIART. 


Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon. 


(Travail du Laboratoire de Zoologie et de Physiologie maritimes 
de Concarneau). 


DECAPODES. 


Pinnotheres pisum (Linné 1758). 

Ce commensal a été rencontré par J. Bonnier (2) dans la 
cavité palléale des Lamellibranches suivants : Mytilus edulis, 
Cardium edule, Tapes decussata, Tapes pullastra et Mya 
arenaria. 


[SOPODES. 
CYMOTHOIDÉS. 


Nerocila bivittata (Risso 1816). 


Ce parasite, assez rare, a été rencontré par J. Bonnier (2) 
fixé sur différents Poissons et en particulier sur des Raies. 

Nerocila maculata, H. Milne-Edwards 1840. 

Ce parasite a été rencontré assez fréguemment par J. Bonnier 
(2), fixé sur des Sardines. | 


—— Die 


Anilocra physodes (Linné 1758). 

Ce parasite, connu des pêcheurs sous le nom de Pou de 
Vieille, se rencontre assez communément sur Labrus bergylta, 
fixé sur l’un des flancs, en arrière de la tête. 


Anilocra frontalis, H. Milne-Edwards 1840. 
Nous avons rencontré un exemplaire de cette espèce fixé sur 
une Jeune Plie (Pleuronectes platessa). 


Ceratolhoa œstroides (Risso 1828). 

J. Bonnier (2) aurait rencontré ce parasite assez rarement 
sur les Labres, où on a dû souvent le confondre avec une 
Anilocre. 


BoPYRIDÉS. 


N'ayant pas étudié personnellement ces parasites, voici la 
liste des espèces signalées par J. Bonnier (2 et 3) dans la baie 
de Concarneau. 


Leponiscus pollicipedis, Giard 1887. 

Ce parasite habite la cavité incubatrice du Pollicipes cornu- 
copiae (1 pour 200). | 

Podascon haploopis, Giard et Bonnier 1886. 

Ce parasite habite la cavité incubatrice de l’Haploops tubi- 
cola. 


Gnomoniscus podasconis, Giard et Bonnier 1886. 

Ce parasite habite la cavité incubatrice du parasite pré- 
cédent (Podascon haploopis). 

Entoniscus Mülleri, Giard et Bonnier 1886. 

Ce parasite habite la cavité viscérale de Porcellana longi- 
cornis. 

Portunion menadis, Giard 1886. 

Ce parasite habite la cavité viscérale du Carcinus menas. 
(1 pour 100). 

Portunion salvatoris, Kossmann 1881. 

Ce parasite habite la cavité viscérale du Portunus arcuatus 
(6 pour 100). 


ee pes 


Cancrion floridus, Giard et Bonnier 1886. 
Ce parasite habite dans la cavité viscérale des petits exem- 
plaires de Xantho floridus (3 pour 900). 


Ione thoracica (Montagu 1808). 
Ce parasite habite dans la cavité branchiale de Callianassa 
sublerranea. 


Cancricepon pilula (Giard et Bonnier 1886). 

Ce parasite habite dans la cavité branchiale de Xantho flo- 
ridus (1 pour 900). 

Pleurocrypta galatheae, Hesse 1865. 

Ce parasite habite dans la cavité branchiale de Galathea 
squammifera (rare). 

Bopyrus crangorum (Fabricius 1708). 

Ce parasite habite dans la cavité branchiale de Palæmon 
serratus. Il y est beaucoup plus rare que dans la Manche, car, 
pendant un mois de séjour à Concarneau, nous n'avons eu 
l’occasion d’en observer qu’un seul exemplaire. 


ONISCIDES. 


Ligia oceanica (Linné 1758). 

Nous avons trouvé un exemplaire de ce Cloporte marin 
sur la peau d’un Carcharias glaucus. Etant donné que ce 
Crustacé vit normalement sur les pierres et les rochers du rivage, 
il s’agit certainement d’un cas de pseudo-parasitisme. Il sera 
passé sur la peau du Requin au moment où celui-ci aura été 
jeté sur le sol par les pêcheurs. Nous avons tenu néammoins à 
signaler ce cas, qui pourrait, à première vue, en imposer pour 
du parasitisme. | 


ANCEIDÉS. 


Gnathia maxillaris (Montagu 1808). 

Deux exemplaires adultes (Anceus) existent dans le Musée du 
Laboratoire de Concarneau. Les formes jeunes parasites 
(Praniza) existent donc certainement sur les Poissons de la 
région. En effet Van Beneden (7) en a observé sur des Vieilles 
(Labrus bergy lta). 


(264) 


— 4 2 
Gnathia Halidayi (Spence Bate 1858). 
J. Bonnier (2) dit avoir recueilli cet Isopode sur des valves 


de Pecten. Les formes jeunes parasites doivent donc exister 
également. 


AMPHIPODES. 


Iscea Montagui, H. Milne Edwards 1830. 

C’est un des commensaux les plus communs a Concarneau. 
Il existe en effet sur toutes les Araignées de mer (Maza squinado) 
et dans une position constante. Il se loge, au voisinage de la 
bouche. dans la cavité d’insertion des antennes internes, ainsi 
qu’à la base des pattes-mächoires et au-dessous d'elles. Il existe 
généralement en grand nombre sur un même hôte. Leur colo- 
ration rouge à tous deux constitue un fait intéressant d’adap- 
tation. 


Hyperia medusarum (Müller 1776). 

Ce commensal des Méduses serait, d’après J. Bonnier (2), 
commun à Concarneau chez Rhizostoma Cuvieri, Aurelia aurita 
et Cyanea capillata. Quand on rencontre un banc de Méduses 
par temps calme, il serait facile d'observer les allées et venues 
de ces petits Amphipodes autour de leur hôte, dont ils ne 
s’eloignent guère et qu'ils rejoignent à la première alerte. 


COPEPODES. 
NICOTHOIDES. 


Nicothoe astaci, Audouin et Milne-Edwards 1826. 

Se rencontre parfois en nombre considérable sur les branchies 
du Homard (Homarus vulgaris). On peut aussi l’observer sur 
les branchies de la Langouste (Palinurus vulgaris). 


CALIGIDES. 


Chalimus (Fig. 1). 
Ce parasite était fixé sur la nageoire caudale d’un jeune 
Labrus viridis capturé aux Glénans; il en existait plusieurs 


LAN EE 


exemplaires longs de 2 à 4™. C'est le stade chalimus d’un 
Calige dont nous n’avons pu déterminer l'espèce. Le parasite 
était fixé sur la nageoire entre deux rayons; un cercle d’inflam- 
mation entourait le point de fixation du filament adhésif. 

Calızus Guerini, n. sp. (Fig. 2). 

Nous avons trouvé ce Calige aux Glénans sur une feuille 
de Laminaire. N’ayant pu le faire rentrer dans une espèce 
connue, nous sommes heureux de 
le dedier à M. Guérin-Ganivet, le 
dévoué Préparateur du Labora- 
toire de Concarneau.Cette nouvelle 
espèce est voisine du Caligus rufi- 
maculatus, dont elle se rapproche 
par la forme générale du corps et 


Fıcsr. 


par les taches roussâtres du segment génital, mais elle en diffère 
notablement par la grandeur du céphalothorax et la réduction 
considérable de l’abdomen. L’exemplaire rencontré est une 
femelle adulte. Sa caractéristique est la suivante. 


(264) 


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Longueur : du corps 7.6"; largeur 2.2" 5. Ta cp 
représente a elle seule les deux tiers de la longueur du corps. 
Elle est elliptique, plus longue que large, plus étroite en avant 
qu’en arrière. Bord frontal droit, nettement incisé au centre, 
avec une ventouse très nette de chaque côté et deux antennes 
assez grandes. Les yeux sont situés très en avant de la carapace. 
Troisième anneau thoracique libre dépassant à peine les angles 
postérieurs de la carapace. Quatrième anneau thoracique 
(segment génital) bilobé, couvert dorsalement de tâches rous- 
sâtres, à peu près aussi long que large et mesurant environ 
la moitié de la largeur de la carapace. Abdomen rudimentaire 
logé entre les lobes postérieurs du dernier anneau thoracique. 

Il ne faut pas s'étonner de la rencontre de ce Calige sur 
une feuille de Laminaire. En effet tous les Caliges adultes 
sont capables de nager librement dans la mer. Il s’agit néanmoins 
d’une espèce parasite, qui se rencontrera quelque jour sur un 
Poisson. 


Caligus curtus, Müller 1785. 
M. Guérin-Ganivet nous en a adressé quelques exemplaires 
provenant de la peau du Gadus pollachius. 


Caligus minimus, Otto 1828. 
Ce parasite, qui vit dans la bouche et sur les branchies du Bar 
(Labrax lupus), a été observé à Concarneau par Van Beneden(z). 


Caligus brevipedis, Basset-Smith 1806. 
Nous avons rencontré ce parasite dans la cavité branchiale 
de Motella tricirrala. 


Caligus diaphanus, Nordmann 1832. 
Ce parasite, qui vit sur la peau, dans la cavité branchiale 


et sur les branchies des Trigles, semble avoir été observé à 


x 


Concarneau par Van Beneden (rz). Nous rapportons à cette 


espèce un Calige que M. Guérin-Ganivet a trouvé en assez 
grand nombre sur la peau du Belone vulgaris. 


Caligus scombri, Basset-Smith 1896 (Scott emend). 


Nous en avons rencontre un exemplaire sur la face interne 


de l’opercule d’un Scomber scombrus. Il présentait un abdomen 
un peu plus court et un peu plus renflé que dans l'espèce type 


Sr SW Ces 


figurée par Basset-Smith, mais cela pouvait tenir à un certain 
degré de contraction. Par contre M. Guérin-Ganivet nous a 
adressé un assez grand nombre d'exemplaires tout à fait 
caractéristiques, qu’il avait rencontrés sur la face interne des 
opercules d’un Pelamys sarda. 


Caligus pelamydis, Kröyer 1863. 

M. Guérin-Ganivet nous en a adressé plusieurs exemplaires 
trouvés par lui dans la cavité buccale d’uu Pelamys sarda. 
Cette espèce est beaucoup plus volumineuse que la précédente, 
le segment génital beancoup plus long et l’abdomen nettement 
formé de deux segments. Beaucoup d’autres caractères s'opposent 
du reste à la fusion de cette espèce avec la précédente, comme 
le voulait Wilson (8, p. 596). 


Lepeophtheirus Nordmanni (H. Milne-Edwards 1840). 

Des exemplaires mâles et femelles ont été trouvés en grand 
nombre sur la peau d’un Orthagoriscus mola. Ils appartiennent 
à la collection du Laboratoire de Concarneau. 


Elytrophora brachyptera, Gerstæcker 1853. 

Nous en avons trouvé trois exemplaires fixés sur les branchies 
d’un Germon (Thynnus alalonga) pêché il est vrai dans l’Atlan- 
tique par des pêcheurs de Concarneau. Il s'agit de femelles, 
longues de 10 à 11""et se rapportant absolument à la diagnose 
er aux dessins de Gerstæcker (34, p. 62, pl. III). Cette espèce 
avait été étiquetée autrefois Dinemalura thynni sur les exem- 
plaires du Musée de Vienne, puis Kröyer en avait fait le genre 
Pneus. Mais ce genre et cette espèce doivent tomber en 
synonymie, lElytrophora brachyptera de Gerstæcker ayant été 
créé dix ans plus tôt. 


Dinematura producta (Müller 1785). 

Un grand nombre d'exemplaires de ce Calige existent dans 
la collection du Laboratoire de Concarneau. Ils n'étaient pas 
déterminés et ne portaient pas d'indication d’höte, ni d’origine. 
Ce parasite peut se rencontrer sur la peau de différents squales, 
toutefois sur les côtes de Bretagne il semble plus fréquent sur 
le Lamna cornubica, d'où proviennent vraisemblablement les 
exemplaires en question. 


(264) 


EN Si 


Pandarus bicolor, Leach ı816. ‘ 

Van Beneden (7) dit avoir rencontré cette espèce sur Acan- 
thias vulgaris.{l est probable qu'il a du l’observer dans la bouche 
ou sur les branchies ; cependant cette espèce a été aussi observée 
sur les nageoires de différents Squales. 

Cecrops Lalreillei, Leach 1816 (J. Guiart emend). 

De nombreux exemplaires existent dans la collection du 
Laboratoire de Concarneau. Ces exemplaires, non déterminés, 
avaient été capturés sur les branchies d’un Poisson-lune 
(Orthagoriscus mola). 

Anthosoma crassum (Abildgaard 1794). 

Deux exemplaires de ce rare et intéressant Crustacé existaient 
dans la collection du Laboratoire de Concarneau. Ils n’étaient 
pas déterminés et ne portaient pas d’indication d’origine, mais 
il est vraisemblable qu'ils provenaient aussi d’un Lamna 
cornubica. Ces exemplaires sont remarquables par leur teinte 
foncée et par le gonflement des lames, qui sont particulièrement 
épaisses. 


DICHELESTUDES. 


Lernanthropus Kröyeri, Van Beneden 1851. 

Ce parasite, qui vit sur les branchies du Bar (Labrax lupus) 
a été observé à Concarneau par Van Beneden (7). 

Pseudocycnus appendiculatus, Heller 1865. 

Nous avons eu l’occasion d’en trouver un exemplaire soli- 
dement fixé sur le bord libre de la branchie d'un Germon 
(Thynnus alalonga) rapporté par les pêcheurs de Concarneau. 


PHILICHTYDÉS. 


Leposphilus labrei, Hesse 1866. 

Ce parasite est très fréquent sur les Crénilabres (Crentlabrus 
melops) péchés aux Glénans. Il vit dans les écailles de la ligne 
latérale en formant une petite tumeur rougeâtre de la grosseur 
d’une lentille. 


LERNÆIDÉS. 


Lernæa branchialis, Linne 1758. 


= oi 
Nous avons trouvé deux exemplaires de ce curieux parasite 
profondément fixés dans la région branchiale d’un Gadus 
morrhua existant dans la collection du Laboratoire de Con- 
carneau. Un troisième exemplaire était réduit à la tête, restée 
dans les tissus, alors que le corps avait été arraché. 


Lernæonema encrasicoli (Turton 1807). 

Nous avons trouvé un exemplaire de ce parasite dans la 
collection du Laboratoire de Concarneau. Il avait été récolté 
sur le dos d’une Sardine (Clupea pilchardi) dans les muscles 
de laquelle la tête était profondément enfoncée. C’est le Pavillon 
des pêcheurs. Il existe chez la Sardine, le Sprat et l’Anchois. 


Lernæonema sprattae (Sowerby 1806). 

Ce parasite, très voisin du précédent, existe sur l'œil des 
mêmes Poissons. Il se reconnaît à son cou moniliforme. On 
nous a affirmé son existence sur les Sardines de Concarneau. 


CHONDRACANTHIDÉS. 


Chondracanthus cornutus (Müller 1777). 

Cette espèce, qui vit sur les branchies des différentes espèces 
de Pleuronectes, a été observée à Concarneau par Van Beneden 
(z) sur le Pleuronectes platessa. 


LERNÆOPODIDÉS. 


Clavella uncinata, Müller 1777. 

Ce parasite, qui vit sur les nageoires et surtout dans la 
cavité branchiale et sur les branchies des Gadidés, a été observée 
à Concarneau par Van Beneden (7) sur le Lieu (Gadus luscus). 


CIRRHIPEDES. 
KENTROGONIDES. 


Sacculina carcini, Thompson 1836. 

Cette espèce est très commune sur les côtes de Bretagne; 
elle est aussi répandue à Concarneau qu’à Roscoff. Elle est fixée 
sous l’abdomen du Carcinus menas. 


(264) 


oe 


Sacculina phalangi, Hoek 1878. | 
Cette Sacculine est parasite du Sienorhynchus rostratus. 


C’est en l’etudiant, à Concarneau, que Giard, en 1886, eut © 


l'honneur de découvrir le phénomène biologique si curieux de 
la castration parasitaire (5 et 6). En effet les Sténorhynques 
de la baie de la Forêt étaient alors parasités dans la proportion 
de 2°/,; mais d’après Guerin-Ganivet {7, p. 5o) ce parasite 
semble aujourd’hui avoir disparu de la région de Concarneau. 


Te ee sl Aha en 


BIBLIOGRAPHIE 


I. Van BENEDEN, Liste des parasites trouvés à Concarneau. Catalogue 
manuscrit de la faune (Bibliothèque du Laboratoire de Con- 
carneau), p. 7. 


2. J. Bonnier. Catalogue des Crustacés Malacostracés recueillis dans la 
Baie de Concarneau. Bulletin scientifique du département du Nord, 
(AIX 1887. : 

3. J. Bonnier. Contribution a l'étude des Epicarides : les Bopyridae, 
Lille, 1900. 

4. A. GERSTECKER. Urber eine neue und eine weniger bekannte Sipho- 


nostomen-Gattung. Archiv für Naturgeschichte, XIX, 1853, p. 58- 
79, pl. [Fret IV. 


5. A. Grarp. De l’influence de certains parasites Rhizocéphales sur les 
caracteres sexuels exterieurs de leur höte. Comptes rendus de 
l’Académie des Sciences de Paris, CII, séance du 5 juillet 1886. 


6. A. Grarb. La castration parasitaire et son influence sur les caractères 
extérieurs du sexe mâle chez les Crustacés Décapodes. Bulletin 
scientifique du Département du Nord, XVIII, 1887, p. 1-28. 


7- J. GUERIN-GANIVET. Contribution à l’étude systématique et biologique 
des Rhizocéphales. Travaux scientifiques du Laboratoire de Zoo- 
logie et de Physiologie maritimes de Concarneau, III, 1911, fasc. 7. 


8. C. B. Wırson. North american parasitic Copepods belonging to the 
Family Caligidae. Part. 1: The Caliginae. Proceedings of the 
United States National Museum, XXVIII, 1905, p. 479-672, pl. V- 

XXIX. 


asParis ce 


Les numéros du Bulletin se vendent séparément aux prix 
suivants et franco 5 ee 


Nos | 227 AR, en <i 
249. — Vorlaufige Mitteilung über photographische Lichtmessungen CRO, Dr 
im Meer, von. Klaus GREINGS. cas 0e te er M ee ee 


250. — Sur une variété méditerranéenne de EA lidium cceruleum — 
a Lahille, Synascidie de la Manche. ote préliminaire), 
par Ernest BRÉMENT, préparateur = Musée Océano- : 
graphique de: MONACO sine aot hm we eee OR ES 


251. — Campagne Scientifique de l’Hirondelle I (1912), Liste des ne: 
Stations (AVEC UNE CARTE) I. 00 en ee D er 


252. — Sur une sue Tedania abyssalé des Açores (Tale ME 
phacellina, n. sp.) par E. Topsenr, Professeur dela xe et 
Faculté. des’ Sciences .de Dijons sacs ais u See 


-253. — Diagnoses des Stomiatides nouveaux Progen an des cam- 
pagnes du yacht « Hirondelle I » (1911 et 1912) 
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), aay Erich ZUGMAYER. I » 


254. — Le crâne de en Baird: Gill et rer par Erich 
ZUCMANER Sa 956 aD eue ne tele Se PT 


255. — Emploi de Velecko. aimant dans l'analyse. microminé- 
ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRaIn Chargé ESS 
de cours de physique industrielle à la Faculté des :  : 
Sciences d'Alger, et A. CHEvaLLiER Charge des travaux, - 
pratiques de minéralogie a la Faculté des Sciences de 

256. — L’Atlantide, par Pierre Termier, Membre de l'Institut, Protos th emt 
fesseur a »Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service ern 
de la Carte géologique de la France....... Be en. 


257. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfedu = sai NR 
Lion, (Note préliminaire), par Ernest -BRÉMENT iur... oi 9 

258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux Marias: re nn 
(Première note préliminaire) par Henri MARCÉLET .... ı» ~ 


259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Le son 
naeopoda longibrachia Brian, par le D' A. Brıan....... nn» 


260. — Les Bromures des Ee ee par M. le Dr SS 


261. — Notice en sur Gr me profundissimus nov. 
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres =. 

é de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. A. S. le 
Prince de Monaco, par Louis RouLE.:..2,..:.4...: 5205 = 098 


262. — Sur quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes provenant | 
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la 
Princesse-Alice et de l'Hirondelle II en HER par, 
Eid SCHEVREUX CS. cy dete owe ae en ee Cl 


263. — Regeneration acôler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi- 
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Mittheilung), von. 
Florence -DEEBEES, Dh. DI ties wai cies whe ee 


264. — Crustaces commensaux et en de la baie de Concarneau, alae 
— par le ‚D* Jules GTA RE 6 metre rentrent unge LT 90! 


| Le Bulletin est en dépôt chez Eriedländen, Ki, Carlstrasse, 
Berka et chez M. Le Soudier, 174-176, boulevard Saint. Germain 


_. MONACO. — IMPR, DE MONACO. - 


STITUT OCÉANOGRAPHIQUE || 
: (Fondation ALBERT ler, PRINCES DE Monaco) = : 4 
_ Larsenic et le manganése ie : + 
| dans quelques végétaux marins. a 
: (Deuxième nole préliminaire) Sr 2 I: € = 
= en : : | ‘Der ont MARCELET. 2 
Ene are KMD i = & 
ee 000 
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on 2 | MON ACO. ; = : Eee | | | 


Pie 
os 


‘Les auteurs sont priés de se conformer aux indications « suivantes : i OF 


10 Appliquer les regles de la nomenclature adoptées pa les Congrès ne 
internationaux. Ve : Le 
2° Supprimer autant que possible les abréviations. EDEN “re 

3° Donner en notes au bas des pages ou dans un ‘index les indications se 2 3 


S “bibliographiques. à | a 
= 4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin. - — RAN ar hag 
en 5° Dessiner sur papier c ou bristol bien Braue au crayon Wolf (a B. x Oe 
ee a l’encre de Chine. ; Red ee 


6° Ne pas mettre la lettre sur Jes dessins originanx mais sur les papiers. 
calques les recouvrant. en 

7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon r noir sur. 
papier procédé. | | | 


| 80 Remplacer autant que possible les planches par des figures diné le ETES 
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus grands QUE oe 
la dimension définitive an on désire. . ET N 


Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en 
en outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur le 
manuserit — suivant le tarif suivant : RE N 


{ 


50 ex. | 400 ex. | 150 ex. | 200 ex. | 250ex. | 500 ex. 


— — i — — à — a 


Un quart de feuille...... |) 4f » 520 _6f80 | 8f40 | ro apt u ER 
‚Une demi- fille. 2.53 4170| 670) 880 |11 »|13 40 | 22 80] ~ 
Une feuille entiere...... .| 8 10 | 9 80 | 13 80 | 16 20 | 19 40 | 35 80 | 


Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand il y a lieu. a 


74 ) N ST Le 


Adresser tout ce qui concerne le Bulletin a Tate suivante : a Ss 
Musée océanographique (Bulletin), Manso. ER EN 


UCLETIN DE, L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I, Prince de Monaco) 
No 265. — 10 Juin 1913. 


[ee nenn 


L'arsenic et le manganèse 


dans quelques vegetaux marins. 
(Deuxième note préliminaire) 


Par Henri MARCELET. 


Le manganèse. 


Dans une note précédente (1) nous indiquions la présence 
constante de l’arsenic dans les végétaux marins. Tout en con- 
tinuant ces recherches il nous a paru intéressant d’y doser paral- 
lèlement le manganèse dont l'existence a été signalée dès 1865 
par Forchhammer dans quelques algues notamment dans les 
Zostera marina. Mais des résultats quantitatifs n'ayant pas été 
indiqués jusqu'ici (2) nous venons de reprendre cette question, 
très favorisé dans notre tâche par les travaux de M. G. Bertrand 
(3) et nous avons recherché et dosé le manganèse dans les 
végétaux marins mis fort aimablement à notre disposition par 
le Musée Océanographique grace à la bienveillante attention de 
5.45. le Prince de Monaco. 

La technique suivie pour cette recherche a donc été celle 


(1) Bullet. Inst. Océanog. No 258. - 20 Févr. 1913. 
(2) Quinton « L’eau de mer milieu organique » 1912, p. 231: 
Bj Berreann, Bullet. Soc: Chim. T. IX. 1971. p. 361. 


RT, tert ER a TEEN AT 2) Laits 17 Po D APT ERA nS ele Th RAR A ta, BE DO Bl Se 
3 Fu hr NEE a => PIRE ATP) RE, ¥ ayn R NE MIA 
ea RAT >. | “ BT EM Ann 
a ; } 


— 9 — 


indiquée par M. G. Bertrand (1). Les algues préalablement 
desséchées ont été câlcinées ; les cendres, reprises par Fa 
chlorhydrique, et traitées deux fois par l'acide sulfurique pour 
éliminer les chlorures. Le résidu repris par l’acide azotique 
dilué, puis filtré, a été porté à un volume connu et une portion 
de ce filtrat correspondant à un poids connu d’algue a servi à 
doser colorimétriquement le manganèse qu’elle renfermait. 
Pour cela le liquide a été traité par le nitrate d'argent et le 
persulfate de potassium ; le sel de manganèse oxydé et trans- 
formé en permanganate a été dosé comparativement à une 
échelle type obtenue dans les mêmes conditions, en partant 
d’une solution titrée de se! de manganèse. Dans des essais 
préalables nous nous étions naturellement assuré 1° de l'élimi- 
nation complète des chlorures qui peuvent gêner la réaction, 
2° que les lavages azotiques des résidus avaient complètement 
entrainé tout le manganèse. 

D'une façon générale nous avons opéré sur 20 gr. de plante 
sèche et les liqueurs de lavage ont été portées 22007 zul 
Lithothamnium glaciale a exigé des lavages plus prolonges. 
Enfin, les dosages ont été effectués sur 10° de liqueur corres- 
pondant en général à 1 gr. de plante et les résultats exprimés en 
milligrammes rapportés à 100 gr. de plante sèche. 


Provenances Espèces Ae BG 
Juan les Pins Cystoseira : 6.0 
Monaco Ulva lactuca 29 
Juan les Pins Ulva lactuca 2. 
— Corallina officinalis 22.5 

Monaco Codium tomentosum go 
— Codium tomentosum Fao 
Concarneau Ascophyllum nodosum 2.5 
Juan les Pins Janıa zubens 20.0 
Monaco Cystoseira amentacea 1.9 
Juan les Pins Wrangellia penicillata 18.1 
_ Halopithys pinastroides 36.3 


(1) G. BEertranD. Loc cit. 


: EDER 


Monaco Sphoerococcus coronopifolius 9.0 
Concarneau Fucus serratus 1540 
Sin 2534 (1) Lithothamnium glaciale 8.7 

Juan les Pins Padina pavonia 9.0 


Comme pour l’arsenic nous avons aussi recherché et dose 
le manganèse chez les Posidonia. 


Monaco Posidonia feuilles 16.6 
= Posidonia racines 6.0 


Ces quelques dosages mettent en évidence des quantités 
énormes de manganèse dans les végétaux marins, et on peut 
constater aussi que ce metal, comme l’arsenic, n'y est pas uni- 
formément réparti, bien que ces végétaux vivent tous dans un 
milieu de composition constante. Cette répartition ne semble 
avoir aucune analogie avec celle précédemment observée pour 
l’arsenic ; en effet, en mettant en regard les dosages que nous 
avons indiqués dans notre précédente note, et ceux exprimés 
aujourd'hui, on ne trouve aucune concordance, chez les algues, 
entre les teneurs en arsenic et en manganèse. 


Arsenic Manganese 


Provenances Especes en milligr. enmilligr. 

p- 100 p. 100 

Juan les Pins Cystoseira 0.10 6.0 
— Padina pavonia 0.09 9.0 
Monaco Ulva lactuca | 0.015 2.2 
Juan les Pins Halopithys pinastroides 0.02 3622 
- Jania rubens 0.30 20.0 

— Wrangelia penicillata 0.40 18.1 
Concarneau Ascophyllum nodosum 0.005 Dee 
— Fucus serratus 0.04 15.0 
Monaco Sphoerococcus coronopifolius 0.40 9.0 


Nous remarquons seulement une analogie chez les Posidonia. 


Arsenic en milligr. Manganese 
P+ 100 en milligr. p. 100 
Posidonia feuilles 0.045 16.6 
— racines 0.035 6.0 


(1) Stn. 2534. - Karlsö (Norvège). 


(265) 


ene RU OTS MR IONE a ROME Ts SONS eT a ae 
” s CS san ve ER DE ME ie Sr re 


Fe ~ 5 
x ex. Là 


# 


BIST qu 

Les quantités d’arsenic et de manganèse sont plus élevées dans 
les feuilles que dans les racines. Cette constatation avait été déjà 
faite en 1898 par M. Pichard (1) : « Le manganèse parait se 
concentrer dans les parties de la plante en activité végétative, 
dans les feuilles, les jeunes pousses...» et cette observation a 
été confirmée ces derniers temps par MM. Jadin et Astruc (2) 
qui reprenant la question de l’arsenic et du manganèse dans 
la série végétale sont arrivés aux mêmes conclusions. 


En résumé, d’après les quelques résultats que nous avons 
obtenus il semble que: | 

1° Le manganèse exisle en quantité considérable chez les 
végétaux marins. 

2° Il n'y est pas uniformément réparti. 

3° La leneur des algues en manganèse ne concorde pas avec 
la teneur en arsenic. 

4° Les Posidonia (Graminées) renferment davantage d’arsenic 
et de manganèse dans les parties chlorophylliennes que dans 
les racines, fait déjà signalé chez les végétaux «terriens» par 
M. Pichard et plus récemment MM. Jadin et Astruc. 


{1} Quinron, Loceit: p.285: 
(2) Janin et Astruc, Bullet. Pharm. Sud-Est XII-1912 p. 597 et idem 
Il-ı913, p. 85. 


‚a Paris. Er Fes 


: 260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. le D Louis —__ 


be Bulletin est en depöt chez Friedlander, 1 11, sn : aes 
Berlin et chez M. Le Soudier, eek. boulevard Saint-Germain 


Les numéros du Bulletin se vendent séparément aux 


suivants et franco : : RSS LR re = er: 
No : = ee Pr Be Cou 
250. — Sur une variété modiceancenne de 14 Avlidinvn ieee ER = ER 
Lahille, Synascidie de la Manche. ote préliminaire), he ees 


par Ernest BRÉMENT, préparateur. “Musée Ocean ee 
graphique de Monaco a. ee bens a Nb ee ee x de 


251. — Campagne Scientifique de l' Hirondelle II (1912), Liste des + 
Stations (AVEC UNE CARTE). ...sessesesseessscstessenene © ER 


252. — Sur une grande Tedania abyssale des Açores” ‘(Tedania Fes de, 
phacellina; n::sp.)<par. E. FoPsenr, Professeur a. dar 
Faculté des Sees” de Dijon. ar eee, eee 


-253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux provenant des cam- . 
‘pagmes . du yacht « Hirondelle IE » "(1911 et gay - 
_ (AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), par Erich Zucmayer, 1.» 


254. — -Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gillet Ryder, par Erného ee 
ZUGMAYER as une Re etre nie epee. eV D ee 


255. — Emploi de l'électro-aimant dans l'analyse microminé- | ~~ | 
ralogique des fonds sous-marins, par L. VERain Chargé. 
de cours de physique industrielle à la Faculté des2 > 
Sciences d'Alger, et A. CHEvALLIER Chargé des travaux. Ze = 

ratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de - 


< 
NANCY sees se ce eee cee eect ener enter eeseeeeterersereeeeas | 393 x 


256. — L’Atlantide, par Pierre Termrer, Membre de l’Institut, Pro-. a te! 
: fesseur a l’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service . SEITE S 
-de la Carte géologique de la Franle....2........2 =... 2356 | 


257. — Sur deüx nouveaux Didemnidés (Synascidies) du SE air EN « 
r Lion, (Note préliminaire), par Ernest BREMENT." Su er u 
258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques Végétaux marins. oe. 
(Première note préliminaire) par. Henri MARCELET .... a » : 
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- Se 

naeopoda longibrachia Brian, par le D' A. BRIAN ....... — 1 m: 


ER ee te >= 


261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimus nov. … = om 
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres = BER AL RG 
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S.A.S.le ° = À u; 
Prince-de Monaco, par Louis Router. 2... oe a= 
* 262. — Sur quelques intéressantes espèces d’Amphipodes | provenant," 


des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la 
Princesse-Alice et de l’Hirondelle IJ en Méditerranée, par - . ~ 
Ed. CHEVREUX- en Ne na ed ee > 
263. — Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi- nn 
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige: Mittheilung), von 
: Florence PEEBLES; PhD 72 Reste ee OR 
264. - — Crustacés commensaux et parasites de la baie de Copies | 
L par le D: Jules RT a ee 1.50 
265. — L’arsenic et le manganèse dans quelques vegetaux marins. ~ 
en ua note a] Pat ci MARCELEN. „2. . 


MONACO. — “IMPR. DE MONACO. 


BULLETIN 


Fr ; EN a VAR r EN ae : « oy ER ) Pare : 3 DE f - Ai 


STITUT OCÉANOGRAPIOUE | 


(Fondation ALBERT Ier, Prince pe Monaco) 


pin Meeres-Photometer 


Von Klaus GREIN. 


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Sul 


MONACO 


STE 


Les auteurs sont priés de : se conformer « aux : indications suivantes = 3 


internationaux. ER Mer ee 
tue Supprimer autant que possible les abréviations. 


(bibliographiques. << igh 
4° Ecrire en italiques 1 tout nom ee latin: os be 
5° Dessiner sur papier ou bristol Ree blanc au see Wolf in. B. yo ou | 

à Pencre de Chine. > ? ER = x 
6° Ne pas mettre la lettre sur ies des originaux mais sur les apiers 

i _ calques les recouvrant. su ENTE EL a 

Pee 12... 70 Faire les ombres au trait sur Parte ordinaire ou au crayon noir s sur = 

| papier procédé. ER Br 

8° Remplacer autant que possible les planches par des figures en ie Ë 

_» texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un sise Pies Brands gu 

la dimension definitive qu’on desire. = = Sete a RA eg 


manuscrit — suivant le Lt suivant : es Ben er dane oe 


* Sr n 7 NV 


| 50 = 100 ex. 450 ex. ‚200 3 ae ee 

- Un quart de feuille me 4f + = 5f20 | 6f80 | 8f4o 45 40. Se = 
Une demi-feuille. 3. 3 | 4701 0 70. 880|ıı » 13 40 1228| 

= ‘Une feuille > entière. Suse Fi 9 80 13. 80 “16 20 19; ae 35 hee > 


I] faut ajouter à à ces. prix celui dés planches quand il y a lieu. x = te 


BULLETIN DE L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco) 
No 266. — 28 Juin 1913. 


Eın Meeres-Photometer 


Von Klaus GREIN. 


In einer früheren Mitteilung (1) habe ich ein Photometer 
beschrieben, welches von D' W. F. Ewald für die Unter- 
suchung des Lichtabfalls im Meer konstruiert worden war. 
Dasselbe hat sich vorzüglich bewährt und es wäre unnötig für 
die selben Zwecke ein neues Instrument zu bauen, wenn nicht 
unvorhergesehener Weise die von jeher schon schwierig zu 
lösende Frage der Farbfilter in ein akutes Stadium getreten 
wäre. Die Firma Wratten & Wainwright in Croydon, welche 
die benôtigten Gelatine-Farbfilter geliefert hatte, weigert sich 
ferner derartige seewasserbeständig gefasste Filter herzustellen, 
- da der resultierende Gewinn nicht im Verhältnis stiinde, zur 
verwendeten Mithe. Heute, da es gelungen ist diese Gelatine- 
filter in anderer Weise dauernd vor den Einflüssen des 
Seewassers zu schützen, ist diese Weigerung nur zu begrüssen, 
da die seinerzeit gelieferten sehr teuren Filter sich nicht als 
haltbar erwiesen haben. An einer unbemerkbaren Stelle frass 
sich das Seewasser durch den die Schutzgläschen verschliess- 
enden: Kitt und nach und.nach breitet sich die Zerstörung 
über das ganze Filter aus, so dass es trübe wird und endlich 
seine selektierende Wirkung verliert. 


(1) Untersuchungen über die Absorption des Lichts im Seewasser, 
er teil. Annales de l'Institut océanographique,: Tom. V, Fase. VI, 
Paris 1913. 


(266) 


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Durch die nunmehr nötigen Veränderungen würde aber 
die Photometerdose so schwer werden, dass sie sich nicht 
mehr in der von D' Ewald eingeführten Weise am Gestell 
befestigen liesse und so war ich genötigt, in engstem Anschluss 
an die Konstruktion Ewald’s ein ganz neues Instrument zu 
bauen, welches im Folgenden beschrieben werden soll (1). 

Der Rahmen O des Photometers (Fic. 1) wird an beliebiger 
Stelle des Kabels C mittels zweier Schrauben befestigt, was 
bei ungünstigen Tiefenverhältnissen die Anwendung eines 
« Vorläufers » gestattet. Er trägt auf seiner Oberseite die 
Fallgewichtsführung A und die Auslösestange B, in sein 
Inneres wird die Photometerdose G geschoben und durch 
die Hebel N’ befestigt. Durch: -Verstellung‘ der "Klemme 
lässt sich die Federspannung der Auslösevorrichtung regulieren, 
Verstellung der Klemme K° bewirkt Moment = oder Zeit- 
verschluss, gleich wie bei Ewald’s Photometer. Der Boden 
der Dose G hat vierinnen quadratische, aussen runde Öffnungen, 
durch die das Licht zur photographischen Platte gelangen 
kann und welche durch die Gläschen J geschlossen sind. Die 
innere Öffnung misst genau 1°" im Geviert, so dass die 
sefundenen Lichtmengen in Lux-Sekunden ausgedrückt werden 
können. Das quadratische Gläschen, so wie das untere runde, 
ist mit Kanadabalsam eingekittet. Auf diese wird die Gelatine- 
folie gelegt und darauf wieder ein unverkittetes rundes Gläschen. 
Durch eine Gummidichtung und den Ring M werden Gläschen 
und Filter aufeinander gepresst und so die Gelatinefolien vor 
Seewasser geschützt. 

An Stelle der Gelatinefilter und der sie schützenden Glä- 
schen lassen sich auch Farbgläser der Firma Schott & Gen. in 
Jena einkitten, doch werde ich über der Erfolg dieser Filter erst 


im zweiten Teil der « Untersuchungen über die Absorption . 


des Lichts im Seewasser» berichten. 

Der Verschluss der Dose besteht aus der Kassettenplatte P, 
welche auch zur Aufnahme der photographischen 19 X 197" 
Platten dient, der Gummiplatte E, der Druckplatte D und 


(1) Hergestellt von der Firma R. Fuess in Steglitz-Berlin. 


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(266) 


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der Flügelschraube F. Die Funktionsweise dieses Verschlusses 
ist ohne Weiteres verständlich. In Folge der Kompression 
durch Drehung der Flügelschraube F weicht die Gummi- 
platte E nach den Seiten aus und erfüllte die Binnen, 
Inneren der Dose. So wird das Eindringen von Seewasser 
verhindert und es erübrigt der von mir früher verwendete 
« Ballon compensateur» von Regnard (l. c. Seite 5). Zwischen 
D und F wird ein Stück Filtrierpapier gelegt um dem Anein- 
anderhaften der beiden Platten zu begegnen. 

Ueber der Dose befindet sich der Deckel L, durch dessen 
bei J sichtbare Öffnung die Platten belichtet werden können. 
Ueber dieser Öffnung wird ein etwa go fach verzögerndes 
Rauchgläschen der Type «F. 3815» von Schott & Gen. 
angebracht, falls kurzwelliges Licht in geringen Tiefen gemessen 
werden soll. Die Spirale Sp. besorgt die Drehung des Deckels 
L, der im Dunkelkasten aufgezogen und durch den Hebel H 
festgehalten wird. Die Auslösung erfolgt wie bei Ewald’s 
Photometer. Fic. 2 zeigt die Oberseite der Dose, mit den eben 
genannten Vorrichtungen. Durch ein-zwei-oder dreimaliges 
Umdrehen des Deckels lassen sich Momentaufnahmen von 
0,5, 0,25 und o,1 Sekunden erreichen. Durch Einführung eines 
neuen Fallgewichtes (Fic. 3.), welches dem von Riva kons- 
truierten (1) nachgebildez ist, werden Zeitaufnahmen von einer 
Sekunde an ermöglicht, gegen drei Sekunden mit den früher 
verwendeten. 

Der Grenzwinkel für einen aus der Luft ins Wasser 
einfallenden Lichstrahl ist abhängig von der Wellenlänge des 
Lichts und der Dichte des Wassers ; für Blau und Seewasser 
von etwa 35°/, beträgt er rund 48°. Das Öffnungsverhältnis 
des Photometers ist nun so gewählt worden, dass bei diesem 
Grenzwert Blau die Mitte der photographischen Platte, Rot 
noch den Rand derselben trifft. 

So ist es möglich, jeden Spektralbezirk von seinem ersten 
Auftreten am Morgen bis zu seinem endgültigen Verlöschen 


(1) Beschrieben von Dr J, Richard, im « Bulletin de l’Institut océano- 
graphique » No 150. 


(266) 


ps ans À 


am Abend zu untersuchen und da über jeder der vier Platten 
einer Dose (das jetzt in Verwendung stehende Instrument 
besitzt zwei Dosen) ein anderes Farbfilter liegt, das Photometer 
also nicht eingeholt zu werden braucht, so kann die Zusammen- 
setzung des in gegebener Tiefe vorhandenen gemischten Lichts 
bestimmt werden. 

Nur innerhalb der Wendekreise, wenn die Sonne am Mittag 
für den Ort im Zenith steht, fällt das Licht vollkommen 
senkrecht ins Wasser ein. Zu jeder anderen Stunde aber und 
an jedem anderen Ort der Erde werden die Strahlen schräg 
einfallen. Dies bringt die Gefahr mit sich, dass die Fallgewichte 
die sich am Photometer ansammeln, zwischen Lichtquelle und 
Platte geraten und so das direkte Licht vollkommen abblenden 
können. Dies ist auch bei anderen Photometern möglich, von 
jenen mit vertikaler Lage der Platten garnicht zu sprechen. 
Bei dem hier beschriebenen Instrument kommt nun noch 
der Schatten hinzu, den etwa der Oberteil des Gestelles werfen 
könnte. Dennoch ist die Berücksichtigung eben dieser Möglich- 
keiten mit Ursache gewesen, zentrale Aufhängung der Photo- 
meterdose an Stelle der exzentrischen nach D' Ewald zu 
setzen. 

Alle Aufhängeleinen haben nämlich die Tendenz sich im 
Wasser zu drehen und zwar beim Ablassen und Einholen in 
gegensinniger Richtung. Die exzentrische Aufhängung der 
Dose bei Ewald’s Photometer und der grosse Widerstand, den 
der Querschnitt der Dose dem Wasser bietet, verhindern nun 
die Drehung in solchem Masse, dass das Photometer wie 
rasend zu rotieren beginnt, wenn es aus grösseren Tiefen an 
die Meeresoberfläche gelangt. Kommt also im Wasser eine 
Platte während der Exposition in den Schatten der Fall- 
gewichte zu stehen, so ist anzunehmen, dass sie auch in dieser 
Stellung längere Zeit verbleibt. Die zentrale Aufhängung 
hingegen ermöglicht ein leichtes Rotieren und da die Dosen 
meines Photometers sehr schwer sind, so pendeln sie vermöge 
ihrer Trägheit noch lange hin und her, wenn auch das Kabel 
schon zur Ruhe gekommen ist. Ich gab meinem am Ende einer 
1" langen Tiegelgusstahlleine von 2,3™" Durchmesser befes- 


tigten Photometer im Seewasser die Spannung einer einzigen 
Umdrehung und beobachtete, dass es fast zwei Minuten lang 
um seine Suspensionsachse pendelte. Je tiefer nun das Photo- 
meter hinabgelassen und je länger demzufolge die Expositions- 
zeit einer Platte wird, desto grösser ist auch die Drehungs- 
tendenz des Kabels. Man kann also annehmen, dass auf jede 
Sekunde Exposition auch eine annähernd gleiche Zahl von 
Rotationen fällt, so dass sich die hieraus resultierenden Fehler 
ausgleichen. | 

Bei Verwendung des Momentverschlusses kann allerdings 
die Exposition im Schattenkegel der Fallgewichte erfolgen, 
aber dann sind so grosse Lichtmengen vorhanden und der 
Unterschied zwischen gerichtetem und diffusem Licht ist ein 
so bedeutender, dass diese fehlerhafte Belichtung augenblicklich 
kenntlich wird. | 


(266) 


ER Le Bulletin est en dépôt chez ride Ir, Cause À 
Le ‚Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, boulevard Saint- nt | 
à Paris." 3 


Les numéros du Buletié se vendent séparément aux. prix 
suivants et franco : 


Nos : \ ë + Es Lee = | eae 


250. — Sur une variété méditerranéenne de ir lidium ae Rh 
Lahille, Synascidie de la Manche. ote preliminaire), ae 
: _ par Ernest BRÉMENT, préparateur eS Musée Océano- © fates 
aes graphique de MOnaCO.......4...,4...ee secs sets ED ; 


; 251. — Campagne Scientifique de I’ Hirondelle Il (1912), Liste des … 
es “Stations (AVEC UNE CARTE)......s.sssesrssssuossesseseese ID 


252. — Sur une grande Tedania abyssale des Açores (Tedania 
phacellina, n. sp.) par E. Torsent, Professeur à a 
Faculté des sd de Dijon ova seine ar een 


Pied 253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux sea des cam- 
nie pagnes du yacht « Hirondelle II » (1911 et 1912). Re 
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), ba Erich ZUGMAYER./ ı 9». 5 


254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, Br Erich 
LUGMAYERG 0S pias to den re bie ae era a PE 


255. — Emploi de l’électro-aimant dans l'analyse microminé- 
ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Chargé 
de cours de physique industrielle à la Faculté des 
Sciences-d’Alger, et A. CHEVALLIER Chargé des travaux 
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de 
Nancy. ae ea note er da are ae Me de a PE 


à 4S as 256. — L’Atlantide, par Pierre -Termier, Meinbre de l’Institut, Pro- 
ER fesseur al’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service : 
de la Carte: géologique de la France...:...,.....1,14 190 | 


Mn: 257. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du 
Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT: ........ 1.» 


258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. fee: 
(Premiere note préliminaire) par Henri MARCELET-.... e SO ae 


259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- He EN 
naeopoda longibrachia Brian, par le Dt A. Brian....... 1 » | 


260. — Les Bromures des Eaux marines, paf M. le D' oe ge by ES 


EN. 261. — Notice préliminaire sur Gr A profundissimus DOVE VAE 
ae: gen., nov. Sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètrés = 7 > 
Dune de profondeur dans l'Océan Atlantique par.S. A Side 275 

Men le Prince de Monaco, par Louis ROUE. 222.122. ae 


262. — Sur quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes OPA 
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la © | 
Princesse-Alice et de!’ Hirondelle II en Mein Par See 
= Bd: CHBVER EUR er. oo medias mn ee ne Ne ee ae DD 

263. — Regeneration acöler Plattwürmer. I. Ankenadtäna diversi- TE 

.. color. Mit 4, Textfiguren. (Vorläufige Mittheilung), Non 
Florence PEEBLES-Ph- DD... nano nen 


264. — Crustaces commensaux et parasitesde la baie de Crane ee 
CEA - par le Dr Jules GUIART a snennennenenennenenennnenenserne, 1 50 pre 
ae 265. — L'arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins) 20 0e 
aa {Deuxième note préliminaire) par Henri MARCELET...... I» | 
: 266. — - Ein! ‘Meeres- du ss Von Klaus GREIN. eue... z 


MONACO. — IMPR. DE MONACO. 


BULLETIN 


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| Directeur de la Station en de Roscoff. 


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NSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE 


La question du Goémon de fond. 


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À Les auteurs sont priés de se » conformer z aux indications suivantes ne 
ı° Appliquer les ie de la nomenclature adoptées par les Congrès ane 
internationaux. > Rt Er ue 
2° Supprimer autant que possible Le abröviation. == : 
: 30 Donner en notes au bas des pages ou dans un index les indications | ; 
bibliographiques. ( = ER et ate 
| 4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin. BEN A 
en 5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc | au crayon Wolf (HL B. jo ou 4 
à l'encre de Chine. Ge N 


6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur tes papiers N 
calques les recouvrant. | 

7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur. 
papier procédé. : Seek Te 

8° Remplacer autant que possible les planches par des figures bei le. fe as 
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un a pin: grands de 
la dimension definitive qu’ on désire. 


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as Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en 
| outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur. ; 
manuscrit — suivant le tarif suivant: — su ee er 
50 ex. | 100 ex. | 150 ex. | 200ex. | 250 ex. | 500ex. | 
Un quart de feuille. .| af » | 5f20 | 6f80 | 8f40 | 10 40 | 17f80 | 
Une demi-feuille.........| 470 | 6 70 | 88o\ır » | 13 40 | 22 80 | - 
Une feuille entiere.......| 8 10 9 80 | 13 80 | 16 20. 1940) 3986 - , 


- Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand ily a lieu. ae a Ne Se : 


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| Adresser | tout ce qui concerne le Bulletin à l'adresse suivante : Re 
Se Musée océanographique (Bulletin), Monaco. Lau i 


BULLETIN DE L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE 


(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco) 
No 267. — 30 Juin 1913. 


La question du Goémon de fond. 


Par Yves DELAGE. 


Directeur de la Station Biologique de Roscoff. 


Parmi les questions qui entrent dans le programme de 
l’Océanographie, dans la conception moderne, si Justement 
élargie de cette science, une des plus importantes au point 
de vue utilitaire est celle des Goémons. Je n’ai pas la prétention 
de l’envisager ici tout entière : il faudrait pour cela un volume. 
Je veux, dans ces quelques pages, attirer l’attention sur un 
point particulier, et surtout fournir quelques données numé- 
riques dans un problème où elles seraient si utiles et où elles 
sont si rares. 

Au point de vue utilitaire, les Goémons s'imposent à notre 
attention par leurs relations avec l’agriculture, la pisciculture 
er Findustrie. Laissant tout à fait de côté le point de vue 
botanique, on peut distinguer dans les goémons trois sortes 
principales : les Fucus, les Himantalies et les Laminaires. 

Les Fucus (F. serralus, vesiculosus) appartiennent aux 
Goémons dits « de rive»; ils occupent la partie la plus élevée 
Be ja zone qui découvre à chaque marée. Ils sont récoltés 
à la faucille, par les riverains, dans certaines conditions 
parfaitement réglementées, et sont utilisés comme engrais 
dans l’agriculture. Leur importance est capitale, moins au 
point de vue de l’abondance que des qualités très particulières 
de l’engrais qu'ils fournissent. 


— 2 — 


Un peu plus bas, mais toujours dans la limite de l’oscillation 
des marées, se rencontrent les Himantalies, (Himantalia lorea) 
connues sous le nom vulgaire de «filets», exploitées dans 
les mêmes conditions, quoique avec un peu plus de difficulté, 
et servant aux mêmes usages. 

Enfin, commencant à la partie la plus basse de cette même 
zone et s'étendant jusqu’à une profondeur de 15 à 25 mètres 
au-dessous du zéro des cartes marines, se trouvent de vastes 
champs de Laminaires (L. saccharina, digitata, saccorhiza 
bulbosa) désignées généralement sous le nom de « Goémon de 
fond » si caractéristiques par leurs immenses frondes hautement 
décoratives, et leurs courtes queues ou (saccorhiza) les énormes 
bulbes anfractueux situés à leur base. 

C’est à cette dernière sorte d’Algues que sePréféne exclu. 
sivement le présent travail. 

En raison de leur situation, les Laminaires sont exploitées 
partie à pied, par les paysans riverains, partie en bateau, par 
des mariniers qui, négligeant la pêche se sont consacrés à 
cette industrie ou font alterner l’une avec l’autre ces deux 
sortes d’occupations, pêchant en morte eau et récoltant les 
Laminaires en grande marée. 

En ce qui concerne les relations avec la piscine 
l'importance des Goémons habitant la zone qui n’asseche 
jamais est beaucoup plus grande que celle des Goémons de 
rive: 

L'idée, un moment à la mode, que les Goemons de fond 
constituent de vastes frayères pour le poisson a été abandonnée ; 
mais il n’en reste pas moins, que dans ces épais fourrés, nombre 
d'espèces utiles trouvent, non seulement une obscurité favorable 
et un abri contre Îeurs ennemis les. Selaciens pelagiqucs 
et les cétacés carnivores, mais aussi une nourriture abondante 
aux dépens des mille espèces d’Invertebres qui viennent y 
chercher eux aussi un abri contre la lumière et contre une 
trop grande agitation de l’eau. Dans la zone des goémons de 
rive, au contraire, ne règne pas une tranquillité suffisante pour 
que des conditions semblables se trouvent réalisées. 

L'exploitation des Goémons de rive est depuis longtemps 


RÉ eae 


aussi intense que le permet la croissance et la multiplication 
de ces algues; mais il n’en est pas de même pour le Goémon 
de fond qui, jadis fort négligé, est soumis aujourd’hui à une 
exploitation chaque jour plus sévère, parce qu'il est beaucoup 
plus abondant et surtout beaucoup plus riche en certains 
principes recherchés par l’industrie. C’est presque exclusivement 
à cette sorte que l’on peut s'adresser pour l'obtention des 
soudes de varech (produit brut de l’incineration des algues) et 
pour la fabrication de l’iode et du brome aux dépens de ladite 
soude et aussi pour la fabrication de la norgine, substance 
analogue à l’Agar-Agar et servant aux mêmes usages. 

En raison de ses usages industriels, qui chaque jour 
deviennent plus multiples, l’exploitation du goémon de fond 
menace de s'étendre, et il y a lieu d'examiner si cette extension 
ne pourrait pas nuire à l’abondance de certaines espèces de 
poissons. 

Pour apporter un document utile à l'examen de cette 
question, J'ai cherché à déterminer quel était, avec les procédés 
de récolte actuellement en usage, pour le goémon de fond, le 
rapport entre la surface exploitable et la surface totale occupée 
par ces algues. Mes observations ont porté sur une longueur 
de côte de 79 milles, s'étendant de la rivière de Lannion jnsqu’a 
l’Ile Vierge. 

Grâce la connaissance très approfondie des moindres détails 
de cette côte que possède le patron au bornage, Hyacinthe Le 
Mat, qui commande le dundee «Cachalot» de la station de Roscoff 
et les autres embarcations de cette station, il a été possible de 
tracer sur les cartes trois lignes, l'une suivant le o, qui marque 
à peu près la limite, du côté de la terre, des goémons de fond 
exploités en bateau ; la seconde, marquant la limite extrême des 
mêmes goémons du côté du large; et la troisième, intermédiaire 
aux deux autres, suivant la cote de 4 " au dessous du zéro qui 
représente du côté du large la limite extrême du goémon exploi- 
table. 

Cette exploitation, en effet, se fait par le procédé que voici. 
Le bateau, est monté en général par deux hommes qui, au moyen 
de faucilles emmanchées au bout d’une perche de 4", se 


(267) 


eye 
penchent le long du bord, coupent les laminaires au ras du fond 
et, avec une merveilleuse adresse, les disputent au courant. les 
embarquent et les entassent dans le bateau jusqu’à ce que celui- 
ci soit plein. 

Il est à remarquer que, malgré l’adresse à laquelle nous 
venons de faire allusion, une moitié environ du goémon coupé 
leur échappe et est emporté par le courant. Ces masses de 


goémon ne sont pas perdues ; elles sont, tôt ou tard, en très 


majeure partie, ramenées à la côte par les vents du large et les 
tempêtes et constituent le «goémon de dérive» que les riverains 
ramassent. Mais, en raison du séjour prolongé dans l’eau, ces 
algues sont plus ou moins altérées et constituent un goémon de 
qualité inférieure. On voit combien est grossière une exploi- 
tation qui gaspille ainsi le produit qu’elle recherche. 

Après le tracé de ces lignes, pour calculer les surfaces com- 
prises entre elles, M. VIès, Préparateur de la station de Roscoff, 
qui a bien voulu faire pour moi ce travail, a eu recours au 
moyen ingénieux et bien connu qui consiste à décalquer les 
contours, les transporter sur un papier bien homogène, découper 
ces surfaces en suivant exactement les contours et déterminer la 
grandeur de ces surfaces par une simple pesée. 


Voici le tableau résumant les résultats numériques auxquels 
nous sommes arrivés : 


Surfaces en milles carrés 
TT — 


L = S” Cp 


pants ” ”) 

Régions. Re Surface | Zoe Zone non oh ze 
e cole ù 

en milles | totale | exploitable | exploitable 3: 5 


Ile Vierse. Pontusval 15.5122, 0% 75 Me 
Bontusval. Perroch 2222 a1, 0% FO 4 ide 62 
Berroch. Bes en Eros 21.0. 17 3,3 7.03 64 
Beg en Fry. Lannion 15 O50), 2054 0,4" 38 50 


Ps | ee | ee EEE ans 


Totaux ou moyennes © 79° | 32,2:|:13,3 | 187 Ja 


Entre Lannion et Beg en Fry la céte est en partie sablonneuse 
et privée de laminaires, en partie formée de falaises plus ou moins 
accores où la bande de laminaires est très étroite, ce qui 


; 
3 
| 
1 
| 
| 


Can iy LE. 


explique à la fois la petitesse des surfaces et l’indécision des 
résultats. Dans de telles conditions, le Goémon est peu 
exploitable, aussi paraît-il plus justifié de ne pas tenir compte 
dans les totaux et les moyennes de cette quatrième région. 


En faisant cette exclusion, les résultats deviennent les 
suivants : 


Er 64. milles 


SE 3164 

Sr, 1250 

SR TOS) 

= — 500,0 
= — 501335 0/0 


Nous ferons remarquer que S”’ a été directement mesuré 
et non calculé par différence, ce qui explique pourquoi S” + S’” 
n’est pas égal à S’, et ce qui montre en même temps, par la très 
petite différence entre S’ et S” + S”’ une grande concordance 
qui inspire toute confiance dans les résultats. 

Tous ces chiffres étant évidemment fort approximatifs, 11 
est indique de, les: simplifier et de conclure que la zone 
exploitable des Laminaires représente en moyenne les 4/10 de 
la surface totale occupée par ces algues. 

Mais, zone exploitable ne veut pas dire zone régulièrement 
exploitée. 

Les algues qui se trouvent à 4" au-dessous du zéro ne 
peuvent être atteintes par des faucilles emmanchées de 4" de 
long que lorsque la basse mer atteint le zéro des cartes marines 
c'est-à-dire un petit nombre de fois dans un siècle. Le plus 
souvent, dans les grandes marées, le niveau de la basse mer 
oscille autour d’une hauteur d’environ 1" au-dessus du zéro, 
à laquelle les Laminaires peuvent être régulièrement exploitées. 
Dans ces conditions le rapport de la surface exploitée à la 
surface tombe à 3/10, disons pour être très large, 1/3. 

Telle est la conclusion numérique à laquelle nous aboutissons 


(267) 


ui es 


finalement et qui va nous fournir les données des conclusions 
pratiques qui nous restent à établir (1). 

Dans le conflit entre les intérêts contradictoires de la pêche 
et de l’industrie, intérêts également respectables, il semble 
que l’on observe convenablement la juste mesure en sacrifiant 
à l’industrie 1/3 de nos prairies de Goemon de tond ex en 
réservant à la protection du poisson les deux autres tiers. 
Ce serait certainement aller trop loin que de pız 2 ume 
importante population de son gagne pain pour augmenter de 
quelques dixièmes la surface des abris nécessaires au poisson. 
Il semble donc que, par un heureux hasard, une juste répartition 
soit née du conflit des intérêts aveugles. 

Mais les choses en resteront-elles là ? 

Tout le monde sait combien la consommation de l’iode 
s’est subitement accrue à la suite de la découverte d’une nouvelle 
utilisation de ce produit dans la chirurgie. La teinture d’iode, 
dont les usages étaient jadis fort restreints, coule aujourd’hui 
à flots tous les matins dans les hôpitaux et dans les maisons 
de santé sans compter, en temps de guerre, les ambulances 
militaires; il est à croire que cette consommation est loin 
d’avoir atteint son point culminant. Il est donc à prévoir que 
les demandes du Goémon vont s’accroître et que de nouvelles 
usines s’etabliront sur nos côtes pour le traitement de ces algues. 

Pour autant que nous sachions, la création de ces usines 
est libre et, sauf les restrictions locales pouvant résulter des 
enquêtes de commodo et incommodo, aucune autorisation n’est 
nécessaire pour les établir. Il semble qu'il n’y ait pas lieu 
de restreindre cette liberté, et cela d’autant plus que certains 
industriels auraient trouvé le moyen d'extraire Viode des 
Goémons sans les incinérer au préalable : les Goémons traités 
par ces procédés nouveaux garderaient, après extraction de 
l’iode, un aspect à peu près normal et conserveraient, paraît-il, 


(1) De lavis des pêcheurs, la zone vraiment exploitée a peu près 
en tous temps n’exéderait pas 1/3 de la zone totale exploitable au-dessous 
du o. Mais, comme d’autre part on emploie quelquefois une faucille de 
6 mètres et qu'il est juste de rattacher au Goémon de fond la bande de 
Laminaires qui, située à moins de r mètre au-dessus du 0 émerge rarement, 
je maintiens le rapport de 1/3 adopté ci-dessus ; mais on peut le considérer 
comme un grand maximum. 


— 7 — 
au moins en grande partie, les qualités nécessaires pour étre 
utilisés avantageusement dans l’agriculture (1). 

Mais il résulte de cette étude que la conclusion ci-dessus 
a pour facteur essentiel le mode de récolte actuel du Goémon, 
au moyen de la faucille emmanchée, longue de 4”, qui oblige a 
laisser intacts les deux tiers des prairies sous-marines de ces 
algues. Il est à prévoir que, si la consommation d’iode augmente, 
si les usines se multiplient, si les demandes de goémon 
s’accroissent, les zones actuellement exploitées deviendront 
insuffisantes et que l’on cherchera et trouvera de nouveaux 
moyens d'atteindre les Laminaires de la zone profonde au 
moyen de grappins, de dragues spéciales ou de nouveaux 
engins que saura bien découvrir l’ingéniosité des intéressés. 

Cela pourrait alors créer un sérieux danger pour les 
intérêts de la pêche. La chose est tellement évidente qu'il est 
inutile d’en développer la démonstration. Le seul moyen 
d'éviter ce mal est de réglementer le mode de récolte du 
goémon de fond qui, actuellement est absolument libre. Il 
suffirait pour cela de consacrer par décret l'autorisation de 
la faucille emmanchée de 4" er d'interdire rigoureusement 
l'emploi de tout autre procédé permettant d’atteindre le goémon 
à une plus grande profondeur. 

En résumé, nous croyons utile de réglementer ce qui con- 
-cerne la récolte et l’utilisation du goémon de fond de la manière 
suivante : 

1° La récolte du goémon de fond au moyen de faucilles 
emmanchées, longues d’au plus 4", est libre. La création des 
usines destinées à l’utilisation de ce produit n’est soumise à 
aucune autorisation autre que celle pouvant résulter des 
enquêtes locales de commodo et incommodo (1). 

(1) Les usines en question pourraient, paraît-il, livrer à l'Agriculture 


ces goémons privés d’iode au prix de 3 fr. à 3 fr. 50 la tonne, au lieu de 
6 fr. à 6 fr. 50, prix des goémons vierges. 


(1) Il est d’autant plus nécessaire de ne point contrarier l’établissement 
de ces usines que les goémons qu’elles pourraient traiter peuvent aller à 
l’étranger, leur récolte et leur exportation étant libres. C’est ainsi que, dans 
le département du Finistère, en particulier dans la région de St-Brieuc, une 
maison allemande expédie à Hambourg environ 3000 tonnes de goémon 
frais, dont l’agriculture et l’industrie nationales sont ainsi privées, tandis 
que la maison allemande, qui traite ces goémons pour l'extraction de la 
norgine, fait 15 millions d’affaires dont profite ce pays, à qui nous rachetons 
une partie de la norgine extraite de nos goémons. 


(267) 


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29 à récolte du goémon au moyen de tout autre engin que. 
celui mentionné ci-dessus est rigoureusement interdite, si ces 


a engins nouveaux peuvent permettre d’ atteindre le goémon à une 
Br plus grande profondeur. 
ig N 


en AVIS 


| 


Le Büllee est en dépôt chez Piiediandér 1 LÉ, | Carlstrasse, | 
Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, bowie ars Saint- Gare 
à Paris. | LIT 


Les numéros Au Bulletin se det séparément aux. prix 
suivants et franco 3" ne + me ee er 


Nos x : ; # h & bs 
251. — Campagne Scientifique de l'Hirondelle I ( (1912), Liste des + 
| Stations [AVEC-UNE CARTE)... ovata my oe te eee 


252. — Sur une grande Tedania abyssale des Açores [Tedania- 
hacellina, n. sp.) par E. Topsenr, POR SE a Jay 
aculté des ee de Dion ee 


253. — Diagnoses des Stomiatides nouveaux provenant des cam- : 
- pagnés du yacht « Hirondelle II» (1911 et 1912) — 
(AVEC UN TABLEAU DE DÉTERMINATION), par Erich ZUGMAYER. 


254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Erich. 
ZUGMATER, dechire so: et ere er Men à 


255. — Emploi de l'électro-aimant dans l'analyse -micromine- 3 
ralogique des fonds sous-marins, par L. VERAIN Charge ie 
de cours de physique industrielle a la Faculté des 
Sciences d’Alger, et A. CHEvaLLiER Chargé des travaux ~ 
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de 


Cul RS Pr peers ce 


256. — L’Atlantide, = Pierre TERMIER, Membre del’ Institut, Pro- | 
fesseur à l'Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service 
de la Carte géologique de la PIANC. +. cscs eens sees à 


257. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe due 
Lion, (Note pr éliminaire), par Ernest BrEMENT. 3.0.5.0. 


258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. ; 
(Premiére note préliminaire) par Henri MARCELET : Dave 


_ 259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- 
ee _naeopoda longibrachia Brian, par le D' A. Brıan....... 


-260. — Les Bromures -des Eaux marines, par M. le De Tome: 


Ga ee & 


261. — Notice preliminaire sur Grimaldichthys pr ofundissimus nov. — 
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli a 6:035 metres. 
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. À. le 
Prince de Monaco, par Louis ROULE.......:............. 


262. — Sur quelques intéressantes espèces d’Amphipodes Serena 
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la 

£ . Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, f par. 
Ed. init an. 


263. — Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi- 
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorlaufige Mittheilung), von 
. Florence PEEBLEs, Ph. D... res 


264. — Crustacés commensaux et parasites de la baie de Cotanean AS 
É par le D* Jules Ga ee ns 


‘365. — L’arsenicet le manganèse dans quelques. végétaux marins. © 
(Deuxième note préliminaire) par Henri MARCELET. 027 <4. 


266. — Ein Meeres-Photometer, Von Klaus GREIN. D Pa eae 
267. — La question du Goémon de fond, par Yyes Deikon, = 
th Directeur de la Station Biologique de Roots se 1 


k 


MONACO: — IMPR. DE MONACO. 


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STITUT OCÉANOGRAPHIQUE || 


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_ Vingt-cinquiéme campagne scientifique || 


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Les. auteurs sont priés de se conformer aux indications suivante 


10 Appliquer les règles de la nomenclature adoptées par les Congrès | a 
internationaux. — / : a 

2° Supprimer autant que ‘possible les abréviations. | Pre, ae 

30 Donner en notes au bas des pages ou dans un index les s indications | FR 


_ bibliographiques. MITTE 

4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latins 23 8 os Sp 

50 Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au crayon Wolf (He B. ) ou a 
a l’encre de Chine. SS | Ne 
60 Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur rles papiers 
calques les recouvrant. © N : Be 

7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur. Hs ï 
papier procédé. a NR ie 


8° Remplacer autant que possible les planches ba des een dans le . < 
a en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus grands que» 
a dimension définitive qu’on désire. | Be ar 


Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur : mémoire. Ils peuvent, en. a 2 
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur le. | 
manuscrit. — suivant le tarif suivant : > BEER N 3 = a > Le à 


shan 400 450 ex. | 200 ex. EN ex. |! 500 x | 


— — + — —, — — 


Ua quact de foule = dit al ao) oo | eee ae 40 | 1780 | ane 
‘Une demi-feuille.........| 4 70 | 6 70] 8 80] 11 » | 13 40 | 22 80 
_ Une feuille: entière... | 8 10| 8,80 13 80 | 16 20 | 19 40 | 35 80 


s 


[1 faut ajouter à ces prix celui des planches quand ily a lieu. N 


Adresser tout ce qui concerne Te Bulletin à a l'adresse suivante : 
Musée BPESRORT genius (Bulletin), Monaco. 


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BULLETIN DE L’INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I‘, Prince de Monaco) 
No 268. — ret Juillet 1913. 


Vingt-cinquieme campagne scientifique 
{ Hirondelle II). 


Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO. 


_ J’ai conduit cette campagne dans la région des Acores et 
de Madère après avoir quitté Toulon le 19 juillet 1912, et je 
meat remminée au Favre. le 4- septembre. L'ATRONDELLE 
étendit ses recherches vers Ouest jusqu’à 35°, 43 de longitude 
ouest par 39° 18° latitude nord. 
Quelques opérations avec les filets bathypélagiques avaient 

eu lieu dans la Méditerranée au mois d’avril. 

Le personnel scientifique embarqué se composait de MM. le 
D' Richard, directeur du Musée océanographique de Monaco; 
Gain, algologiste ; Ranc, physiologiste ; Odon de Buen, docteur 
ès sciences, envoyé par les laboratoires biologiques espagnols ; 
Bourée, lieutenant de vaisseau ; Tinayre, artiste peintre. 

Le commandant d’Arodes me secondait pour la navigatiou. 

Les travaux scientifiques se répartissent entre les opérations 
suivantes : 


31 sondages dont 5 avec le tube sondeur Buchanan jusqu’à 4135m, 
8 avec le sondeur Léger jusqu’à 1883m et 18 avec lest seul jusqu'à 5300m, 
1 prélèvement d’eau avec température à 4135m. 

3 opérations de chalut à étriers jusqu’à la profondeur de 5300™ qui, 
tout en rapportant de précieuses récoltes, n’ont rien fourni de nouveau, 
parce que les êtres qui vivent sur le fond même et qui sont accessibles 


a — 


à l'engin susdit nous sont à peu près tous connus, au moins en ce qui 
concerne cette région de l’Atlantique. 

5 descentes de palancres a gros hamecons j jusqu’à 1500m et qui ont 
donné, comme précédemment, plusieurs espèces de Squales; un Centro- 
phorus squamosus portait un Copépode parasite sans doute nouveau, 
d’après le Dr Brian, et appartenant à la famille des Lernoeopodides. 

3 nasses en eau profonde et qui ont été perdues. 

2 pêches au large, avec projecteur électrique, ayant procuré des 
Poissons, des Calmars et des Crustacés. 

6 opérations jusqu’à 2500m avec le filet Richard a grande ouverture, 
pour la recherche des petits organismes de la faune bathypélagique. On 
ne peut leur attribuer jusqu'ici qu'un résultat digne d'être signalé : la 
presence d'une petite) larve de poisson, porteur d’yeux télescopique et 
voisine de Aulastoma longipes. — 

21 opérations avec le filet Bourée en vitesse, jusqu’à 4500m. Comme 
pendant les dernières campagnes, les filets de ce groupe, plus ou moins 
modifiés pour permettre la capture des animaux de taille moyenne 
appartenant à la faune bathypélagique, ont servi pour la continuation 
des recherches qui formaient le but principal de ces campagnes. 


Le filet en question a rapporté de nombreux) Poissons 
parmi lesquels M. Zugmayer estime que la Science gagnera 
six espèces nouvelles et un genre nouveau : 1 Aleposomus, 
2 Eustomias, 1 Astronesthes myriaster, 1 Melanostomias, 
1 Arıstostomias. | ; 

Ces opérations ont également fourni des larves extrêmement 
rares pour lesquelles M. Roule n’a pu encore déterminer les 
Poissons auxquels elles appartiennent. Ce savant établit, 
néanmoins, la nouveauté de l’une d’elles qui est longue 
d'environ 11™ et caractérisée par de grands yeux télescopiques, 
ainsi que par une abondante pigmentation en taches irregulie- 
rement disséminées. Elle ne provient pas d'une profondeur 
plus grande que 1000”. | 

Le résultat le plus interessant de ces opérations est la 
confirmation du fait signalé par moi voici déjà bien des années 
et récemment encore par Murray et Hjort, concernant la 
migration verticale diurne et nocturne de certains organismes. 
Seulement nous trouvons aujourd’hui beaucoup plus d’ampleur 
a ces oscillations qui semblent amener, pendant la nuit, vers 
200" de la surface des animaux que, le jour, on ne retrouye 
plus que vers 4500". Les opérations du filet Bourée permettent 
la même observation en ce qui concerne des Crevettes et des 


BEIN Le 


Céphalopodes. Ces derniers animaux, pris en grand nombre 
et examinés par M. Joubin, ont été reconnus très intéressants, 
bien qu'ils ne nous apportent aucune nouveauté remarquable. 
Tous proviennent d'opérations atteignant 4500”, représentent 
la faune pélagique, sont adaptés à la natation et habitent les 
niveaux éloignés du fond, sans jamais ramper sur le sol. La 
plupart sont à peine connus et beaucoup s sont porteurs d’organes 
producteurs de lumière. 

Je citerai un exemplaire de Meleagroteuthis Hoylei Pfefter 
dont la peau renferme des plaques cornées hérissées d’Epines ; 
il est muni de plusieurs centaines d’appareils lumineux qui 
en font un des Céphalopodes les plus étincelants. Plusieurs 
exemplaires des Histioteuthide. Cinq Pyroteuthis margaritifera 
Rüppell dont les yeux portent des perles du plus bel orient 
et lumineuses. Un Teuthonema Joubini dont le jeune seul 
était connu. Cing Galiteuthis armata aux yeux noirs énormes, 
tandis que leur corps est presque incolore et transparent. 
Une Liocranchia nouvelle. Plusieurs especes de Céphalopodes 
octopodes, notamment Æledonella diaphana très mal adaptée 
à la natation, mais qui se défend contre ses ennemis par une 
extrème transparence. | 

Le petit filet Bourée, en vitesse, a servi une fois jusqu’à 
500" pour aider aux observations ci-dessus mentionnées. 

197 opérations, pour la recherche du plankton, ont été 
effectuées avec le filet fin étroit de Richard sur tout le parcours 
de la campagne. 

Dix séries d'opérations permettant de doser le plankton 
microscopique d’après le niveau et le moment de la journée, 
afin d'établir le rapport qui existe entre ces deux éléments, 
bin été exécutées par M. Gain. Dans ce but un tuyau en 
caoutchouc était descendu successivement à plusieurs niveaux 
jusqu’à celui de roo"etchaque fois un volume d’eau fixe était aspiré 
par une pompe. On tamisait ensuite ce volume d’eau pour 
en extraire les produits recherchés. 

Enfin M. Albert Ranc a entrepris une étude complète de 
la glycémie chez les animaux marins dans le but de vérifier 
la loi physiologique du parallélisme des niveaux thermomé- 


(268) 


trique et glycémique et d'apporter une contribution à l'étude er 
de la fonction glycogenique chez les animaux à forte réserve = 
de graisse hépatique. : AUSSER 
Un certain nombre d’experiences ur fine sur le sang 
de la tortue de mer (Thalassochelys careita). Elles ont donné 
les résultats suivants : 


Sucre libre pour 1000 Sucre nie pour 1000 | 


de sang. "de sang. 
gr 
Tortue mosis 2 35, 220,88 nn 
Fe) no 3); fed 20.88 1,13 
» Bea} 6,07. Se 


(Extrait des Comptes rendus de l’Académie des Sciences, g juin 1913). 


TI GRR. I 2 — 


Le Bulletin est en 1 depen chez Fsdländer, Ei Cole 
- Berlinet chez M. Le Soudier, 174-176, boulevard Saint- ‚Germain Spies 
sa Paris.” > een a ee 


Les numéros du Bulletin se vendent séparément aux prix 
suivants et franco : _ | | = aes 


Nos : : : d 2 a 
252. — Sur une se Tedania abyssale ‘des Açores (Tedania © ase 
*phacellina, n. sp.) par E. Torsent, Professeur à 2 BOE 


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Faculte.des Scrences:-de-sDijons \.see tsa m ee, ae Dae 


253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux. provenant des cam- en 
pagnes du yacht « Hirondelle IT » (197 r “EOP BPs ns ene Ais 
(AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), se Erich. Mm ee DS 

254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par Erich u 
TOG MAYER: ue ee rat kg D T0 Re 1 edad Or © Se | RCD ARTE 


255. — Emploi. de l’électro-aimant dans l'analyse micromine- _— u Es ae = 
ralogique des fonds sous-marins, par L. VERAIN ray ee a oon 
de cours de .physique industriclle à la “Facultés. dés. zu ser ar 

_ Sciences d’Alger, et A. CHEVALLIER Charge des, travaux = vo | 
pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences de TA 

4 NANCY: eve me sa mener vestes: de den tisse ee QIN ede 

256. — L’Atlantide, par Pierre Termier, Membre del’ Institut; Pro- a er" 

: fesseur à l'Ecole des Mines de Paris, Directeur du SELyYK eh 
deta Carte géologiqueide.la France. 2:7, 140 Aer Fer 

257. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du FLD co 

Lion, (Note préliminaire); par Ernest BRÉMENT. :.,.2, ı » “fo o 
258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques vegetaux marins. PIE er 


(Premiere note préliminaire) par Henri MaRCELET..... - 1 » 


259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- > 
naeopoda longibrachia Brian, par fe/D? A. "Brian, arme 


260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. le Dr Louis EEE Sie 
: CHELLE cess ec ever eee esse enene scene neeneneegeneneneeee u Se 
261. — Notice preliminaire sur Grimaldichthys profundissimus nov. ee 
+ gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres | 


= de profondeur dans l'Océan Atlantique par- SA De “les eae ee 

Prince de Monaco, par Louis RouLE................,.... be “ps ote 

262. — Sur quelques interessantes especes d’ Amphipodes provenant > Fe; 
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la -..] 

‚ Princesse-Alice et del’Hirondelle II en Méditerranée, par © | 

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263. — Regeneranion acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi- _ en TS 

color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Mittheilung), von = 

u Florence PEEBLES, Ph.: Dr Ne ee in 

264. — Crustacés commensaux et parasites de la baie de cer 

De par lé Dr Jules Guiart, 1. cece eee ens beter eee kes eee DO 5 

265. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux DARINS. => ==: 
5 ~ . {Deuxième note préliminaire) par Henri MarGeLeT. ner. ED 


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266. — Ein Meeres-Photometer, Von Klaus CRÉES re = » 

_ 267. — La question du Goémon de fond, par Yves DELAGE, BEN ER 
5 Directeur de la Station Biologique de-Roscöf, 2... NE 
268. — Vingt-cinquième campagne scientifique ( Hirondelle IE), eres 
Note de S, Ar Sole Prince AT BERS DE Monaco. rennen 000 


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MONACO. — IMPR, DE MONACO. 0000 


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STITUT OCÉANOGRAPHIQUE || 
(Fondation ALBERT ler, Priver DE Monaco) as 
- Sur la présence, en Méditerranée, = 


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d'une variété de l'Aplidium lacteum Huitf, | 


_ Synascidie arctique et subarctique. 
a, = Par Ernest BREMENT | P 2 
5 : - Préparateur au Musée Océanographique de Monaco ete = I : 


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Les auteurs sont priés. dé se conformer aux. indications suivantes : # ke ER 


1° Appliquer les règles de la nomenclature adoptées pre les. Congrès co 
internationaux. ; Ra tu ee 
2° Supprimer autant que peste je ahiéviation<< RS ees ea 

30 Donner en notes au bas des Pages ou dans un index les indications re 
bibliographiques. SA ES A 
4° Ecrire en italiques tout nom scientifique jtm ee oe un 
a 50 Dessiner sur papier ou QU bien Bang au coat Wolf (H. B. un ee 
a l’encre de Chine. | Be = Bo x 
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins SCENE mais sur les papiers > 
calques les recouvrant. Er ere BE Fe : 
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur. 
papier procédé. : RE we i 
8° Remplacer autant que possible les Sñches par des fares ‘dans le 
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un qe plus LS que. | 
la dimension définitive qu’on désire. D ee ss | 


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Les auteurs reçoivent 50 Re de leur mémoire. Ils peuvent, en. a = 
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur Je 
manuscrit — suivant le tarif suivant : 3 ; 


50ex. | 100ex. | 150 ex. | 200ex. | 250ex. 500 eR. | = 


Un quart de ne sors rate 560 |” 680 BF40 ro 40 17680 r = 
Une demi-feuille.........| 470| 670| 8 80] 11 » | 13 40 | 22 80 | . 
Une feuille 8 10 | 9 80 | 13 80 3 20 | 19 49° us 

Il faut ajouter à ces prix celui des planches a il ya lien. = er = aS 


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NEUE UE 
ENG! 


Adresser tout ce qui concerne le Bulletin. a dadiisss suivante 
Musée océanographique (Bulletin), | Monaco. % Ver as 


BULLETIN DE L'INSTITUT OGEANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco) 
No 269. — 18 Juillet 1913. 


Sur la présence, en Méditerranée, 
dune varié# de lAplidium lacteum Huitf, 
Synascidie arctique et subarctique. 


Par Ernest BREMENT 


Préparateur au Musée Océanographique de Monaco 


La Synascidie qui fait l’objet de cette Note préliminaire 
provient des parages de Monaco, ou elle fut chalutee au mois 
deJuin de cette année, par l’EIDER, vapeur du Musée Océa- 
nographique. Elle représente une variété nouvelle dun Apli- 
dium déjà connu sur la côte occidentale de Norvège et dans 
POcéan Glacial Arctique, l’Aplidium lacteum Huitf. 


APLIDIUM LACTEUM Huitf. var. MORTOLAENSE Var. nov. 


Bes Cormus, récoltés en Juin par l’ÆIDER au moyen du 
chalut à perche, entre la Pointe de la Mortola et la frontière 
italienne, sont assez nombreux sur les fonds vaseux, où ils 
vivent à une profondeur de 100 mètres environ. 

Les colonies forment des masses irrégulières, de dimensions 
et d'aspect variables, mesurant pour la plupart 5 centi- 
mehes de lone sur 4 centimètres de large et 1 centim. 1/2 
d'épaisseur. Leur surface est tantôt presque tabulaire, tantôt 


— À — 


parcourue par des sillons profonds qui la divisent en lobes 
saillants assez souvent inégaux et irrégulièrement arrondis. 
Mais les cormus sont susceptibles d'atteindre des dimensions 
beaucoup plus grandes: l’un d’eux, en particulier, mesurait 12 
centimètres de long sur 6 cent. 1/2 de plus grande largeur ; l’un 
de ses lobes, situé à la périphérie, atteignait 5 centimètres de 
hauteur. Ce cormus, dont l'épaisseur moyenne était de 2 cent. 
1/2 environ, reposait sur le fond par une large base parfaitement 


plane. ce 3 . 
Au sommet des lobes, se trouvent les cloaques communs, 


peu visibles, ordinairement circulaires, quand les lobes sont 


surélevés ; leur diametre est alors d’environ. 2 millimétres. 
Quand les lobes sont étalés ou dans le cas de cormus tabulaires, 
ils prennent l’allure de fentes dont la longueur atteint 1 cen- 
timétre et la largeur 2 à 3 millimètres. Quelle que soit leur forme, 
leurs bords restent peu élevés et à contour simple ou irregulie- 


bement cremele. 
La tunique commune est translucide et la coloration jaune 


pale des colonies est due au pigment ocre des parois stomacales 
des zoides, la branchie étant incolore et les organes repro- 
ducteurs de teinte grisätre. A son intérieur, la tunique n’ag- 
glutine pas de corps étrangers. Dans les colonies jeunes, on 
remarque, seulement 4 la base, des tubes d’Annélides ou des 
rameaux de Bryozoaires qui jouent le rôle de support autour 
desquelles elles se développent. 


Outre les cellules arrondies, la tunique commune renferme 


de nombreuses cellules fusiformes et étoilées. 

Les ascidiozoïdes sont disposés sans ordre apparent à la 
surface des cormus, serrés les uns contre les autres meme 
vers la base sur laquelle repose la colonie. Leur longueur 
moyenne est de 3 millimètres et ils offrent deux parties bien 
nettes: l’une est formée par la branchie transparente; l’autre, 
à peu près de même longueur, mais de largeur moindre de 
moitié, représente les viscères. 

Le tube. buccal présente. six lobes tmangulaipess ea 
filets tentaculaires sont assez courts et au nombre de douze 
disposés en 3 cycles de grandeurs différentes, ceux du dernier 
cycle étant très réduits. 


Re — 
MN My, 


N 


ZUM 


S 


Aplidium lacteum Huitf. var. mortolaense 
var. nov. — Ascidiozoide vu du côté gauche. 
La partie terminale du spermiducte est seule 
représentée et les muscles longitudinaux ne 
sont figurés que sur la branchie. 


AR 


L’orifice cloacal s’ouvre un 
peu au-dessous du niveau du 
milieu de la branchie, au - ni- 
veau de la troisième et parfois 
de la tquatuème rangee. de 
inémass il me présente mi. tube 
ni languette et son rebord est 
simplement circulaire. 

La paroi péribranchiale est 
transparente ; sa musculature 
comprend, de chaque côté de 
la branchie, six à huit muscles 
allant se bifurquant à des ni- 
veaux divers au fur et à mesure 
de leur descente le long de ta 
branchie ; de ‘sorte que: vers 
le milieu de celle-ci, on observe 
fréquemment douze à quatorze 
filets musculaires de direction 
légèrement oblique. 

La branchie est large, bien 
développée par rapport aux 
autres parties de l’ascidiozoide; 
sa longueur, de la base du tube 
buccal à l'ouverture cesopha- 
sienne, Est d'environ 1"%5 pour 
une largeur moindre de moitié. 
Elle offre la particularité de ne 
posséder qu’un nombre réduit 
de rangées de trémas. celles-ci 
se montrant constamment au 


nombre de cinq chez les nom- 


breux individus que j'ai exa- 
minés. À la partie supérieure de 
la branchie, entre le sillon péri- 
coronal et la première rangée de 
wermas, existe um assez grand 
espace imperforé. Les trémas, au 


(269) 


ri 
nombre de douze à quatorze par demi-rangée, sont allongés, 
assez rarement ovalaires. Les côtes transverses sont bien 
indiquées et les languettes de Lister, larges et triangulaires à 
leur base, ont une longueur supérieure à celle des trémas. Elles 
sont situées au-dessus des quatrième et cinquième trémas 
dorsaux gauches. 

Le tube digestif est relativement réduit, bien que présentant 
nettement les cinq divisions habituelles ; la région œsophago- 
rectale est assez courte. L’estomac et le tiers inférieur du rectum 
sont colorés en jaune ocre, le reste du tube digestif restant 
grisatre. L’estomac possède dix à douze cannelures longitu- 
dinales non bifurquées et s’étendant au moins sur les 3/4 de sa 
hauteur. L’ascidiozoide étant vu du côté gauche, le rectum 
croise l’œsophage avant de venir déboucher au niveau de la 
partie supérieure de la quatrième rangée de-trémas où il se 
termine sans oreillettes anales bien nettes. 

Le post-abdomen est plus long que le tube digestif: sa 
longueur est fréquemment d’un millimetre; celle dir tupe 
digestif étant environ d'un peu plus de la moitié. Chez la plupart 
des ascidiozoides examinés, le post-abdomen renfermait un 
petit nombre d’ceufs a la partie supérieure et dix a douze 
testicules bien développés, étroitement serrés les uns contre les 
autres. Chez le vivant, leur partie centrale est grisatre, la partie 
périphérique étant presque incolore. Le spermiducte, dans sa 
partie terminale quiest seule représentée dans la figure ci-dessus, 
devient volumineux : sa largeur atteint parfois celle du rectum 
en cet endroit. 

Beaucoup d’ascidiozoides présentaient un diverticule incu- 
bateur dont la partie inférieure atteignait, dans la plupart des 
cas, le niveau supérieur de l’estomac. 


Je n’ai pas connaissance qu’on ait signalé, tant sur les côtes 
de France qu’en Méditerranée, d’Aplidien dont la branchie ne 
possède que cing rangées de trémas. Mais il existe des Synas- 
cidies d’habitat très éloigné qui présentent ce caractère: Je 
citerai à ce point de vue l’Aplidium lacteum Huitf. et PA. agu- 
Ihaense Hartm. 

C’est a l’Aplidium lacteum Huitf., Synascidie arctique et 


NAS SR 


sub-arctique que je rattache, au moins présentement, la forme 
méditerranéenne que je viens de décrire. L’A. lacteum, d’abord 
décrit et figuré par HuitTreLbt-Kaas (1806, p. 15, Pl. 51, fig. 14- 
16) se trouve assez communément, sur la côte occidentale de 
Norvège, aux environs de Bergen (Espever, Bommelhuk, 
Hakelsund) où ses cormus vivent a une profondeur de 60 à 200 
fathoms sous forme de masses irrégulières dont les plus grandes 
ont un diamètre de 2 centimètres. Leur épaisseur paraît faible ; 
chez la colonie représentée grandeur naturelle par Huitfeldt- 
RES 800, Pl.u, fig.14);elle est d'environ 3%" contre une 
foneueur de ra mm et une largeur de ro", 

Les cormus sont d’un bleu laiteux, parfois d’un blanc 
grisätre sur lequel ressortent les individus blancs. Ceux-ci, non 
Ordonnes en Systèmes, atteignent 2™" 5 de longueur et 3™™ de 
largeur. Les six lobes buccaux sont courts; l’orifice cloacal, situé 
très bas, apparaît souvent complètement circulaire. Le ganglion 
Metvevix) est.tres proeminent. La branchie des zoides, fort 
contractée, ne laissait voir que très difficilement environ cinq 
rañgées de tremas. L’estomac présente huit à douze cannelures 
longitudinales. Le post-abdomen, qui constituait à peu près la 
moitié de la longueur totale de l’ascidiozoide, était rempli 
d'œufs dans ses deux tiers supérieurs. 

L'étude de l’A. lacteum Huitf. a été reprise par HARTMEYER 
qui a eu à sa disposition deux cormus de cette espèce provenant 
du Spitzberg. Les colonies étaient dressées, d’une forme plus 
ou moins en massue (1903, text-fig. 46 et 47); la plus grande 
De uralte nomm de long sur 13™™ de larse er 109% d'épaisseur. 
L’ascidiozoide peut atteindre 3™™ 5 de long. Hartmeyer (1903, 
p. 338-340) a donné une description détaillée des caractères 
qu'il lui était possible de voir, mais malheureusement l’état de 
forte contraction des ascidiozoïdes n’a pu lui permettre d'établir 
les particularités de la branchie, sauf que celle-ci possède cinq 
(peut-être six) rangées de trémas. L’estomac présente dix à 
douze cannelures et le rectum croise l’cesophage du côté gauche. 
Par contre, il n'y a pas de séparation entre le post-estomac, 
Pintestin moyen et le début du rectum (Pl. xm, fig.. 16), 

Depuis, l'A. lacteum a été mentionné par REDIKORZEW, qui 


(269) 


Rah Bea 


l’a trouvé à la Nouvelle Zemble, dans la mer Blanche et sur la 
cote mourmane (1908, p. 34). 

Si l’on compare entre elles les descriptions de Huitfeldt- 
Kaas et de Hartmeyer, on remarque que, dans les deux cas, les 
colonies sont relativement petites, les plus grandes dimensions, 
observées par Hartmeyer, étant de 227% de long sur ma 
large et 10™™ d'épaisseur. Les caractères anatomiques prin- 
cipaux des ascidiozoïdes sont très semblables. On se rend compte 
aisément que la contraction plus ou moins grande des individus 
ait empêché de préciser les caractères de la branchie (nombre 
des trémas branchiaux par demi-rangée, position et dimensions 
des languettes de Lister) et de reconnaitre les filets tentaculaires 
Mais, d'autre part, ces caractères sont d'importance secondaire; 
dans la figure donnée par Huitfeldt-Kaas, une des demi- 
rangées compte neuf trémas ; il est très vraisemblable que ce 
nombre doit aller jusqu’à douze, car les trémas dorsaux et 
ventraux, sensiblement plus réduits chez une branchie bien 
étalée, deviennent indistincts dés que la contraction se produit. 
C’est également à la contraction qu'il faut attribuer, comme’l’a 
fait remarquer Hartmeyer (1903, p. 340), les écarts observés 
dans les rapports de longueur existant entre les différentes 
régions de l’ascidiozoïde, le post-abdomen résistant mieux que 
le tube digestif et mieux surtout que la branchie, aux effets de 
la contraction. Celle-ci entraîne en plus l'impossibilité de voir 
une séparation tant soit peu indiquée entre le post-estomac, 
l’intestin moyen et la base ‘du: rectum. D’ailleurs, le tube 
digestif de lA. lacteum montre deux caractères essentiels : la 
présence de cannelures stomacales au nombre de dix à douze 
et la particularité que présente le rectum de croiser cons- 
tamment l’œsophage du côté gauche. La première de ces 
particularités est très importante : outre qu’elle contribue à 
rattacher notre forme méditerranéenne à l’A. lacteum, elle la 
distingue nettement d’un autre Aplidium, également méditer- 
ranéen, lA. griseum Lah., dont la branchie a une composition 
très voisine, mais dont les parois stomacales ne possèdent que 
six cannelures. Quant au fait du croisement de l’œsophage (1), 


(1) Huitfeldt-Kaas ne le mentionne pas, mais la figure qu’il donne 
(Pl. 1, fig. 15) le montre nettement. 


ee 

il convient ici d’en tenir compte: il est présent, aussi bien chez 
les individus examinés par Huitfeldt-Kaas et Hartmeyer, que 
chez les nombreux ascidiozoïdes, provenant des cormus 
recueillis à la Mortola, que j'ai observés. De plus, sa constance 
chez l'A. lacteum et sa variété méditerranéenne permet de les 
distinguer d’une forme très voisine au point de vue de l’ana- 
tomie de l’ascidiozoide, A. agulhaense Hartm. 

L’Aplidium agulhaense décrit et figuré par HARTMEYER (1912, 
ps 356-358, Pl. xxxvın, fig. 4, Pl. xxiv, fig. 11) provient du banc 
d’Agulhas, situé à l'Ouest du Cap de Bonne-Espérance. Trois 
colonies, en forme de petites massues, furent recueillies par 
102" de profondeur : Ja plus grande mesurait 10"" de longueur 
dont 4 pour la tête et 5 pour le pédoncule ; dans la colonie 
figurée par Hartmeyer (Pl. xxxviu, fig. 4), la plus grande largeur 
est atteinte vers la partie médiane de la tête, où elle est de 8™. 
Les ouvertures des cloaques communs sont visibles. Les prin- 
cipaux caractères anatomiques des ascidiozoïdes sontles suivants 
map 357, Pl. xLw, fig. 11): ouverture .cloacale à tube très 
court, à bord circulaire, paraissant entièrement lisse, dépourvu 
de languette anale ; branchie bien développée, mais ne possédant 
ue cing rangées de tremas, au nombre de 12 environ par 
demi-rangée ; tube digestif assez court, à estomac assez 
spacieux, un peu plus long que large et pourvu de douze 
cannelures longitudinales. Mais le rectum ne croise pas l’œso- 


phage. 
En résumé, la présence commune des caractères ana- 
tomiques suivants : — Orifice cloacal à rebord circulaire, ne 


possédant n1 lobes, n1 languette, branchie à cinq rangées de 
trémas, estomac pourvu de huit à douze cannelures, rectum 
croisant l’cesophage du côté gauche — fait que je considère la 
Synascidie recueillie dans les parages de Monaco, comme une 
variété del Aplidium lacteum Huitf., variété caractérisée par les 
grandes dimensions que peuvent atteindre ses cormus et aussi 
— jusqu’à présent du moins — par son habitat méditerranéen, 
aux environs de la Pointe de la Mortola, d’où son nom de 
mortolaense. | 
J’associe donc provisoirement ces deux formes, malgré 


(269) 


ung 


limprécision qui subsiste dans la composition de la branchie 
de l’A. lacteum Huitf. dont les auteurs n'ont eu aerpder 1 
des échantillons très contractes. Par contre, HARTMEYER, dans 
un mémoire récent (1912°, p. 281-283), considère comme appar- 
tenant à l’A. pallidum (Verrill), les deux cormus qu'il avait 
rattachés en 1903 à l’A. lacteum Huitf. (1). Ilse range ainsi a 
l'opinion émise par Van NAME (1910, p. 400 et p. 403-404) pour 
qui l'A. lacteum Huitfeldt-Kaas 1896 est très probablement 
identique à I’A. pallidum (Verrill) 1871 espèce nord-américaine 
trouvée en divers points du Golfe de Saint-Laurent, au large 
de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Écosse, D'après van Name, 
les deux espèces ont des caractères anatomiques presque con- 
cordants, la seule différence importante étant que la forme 
américaine ne montre pas moins de sept rangées de trémas, 
caractère qui, ajoute van Name, est sujet à une bonne part de 
variation individuelle. A cela, je ferai observer qu'il existe, 
en effet, chez les Synascidies dont le nombre de ransees de 
tremas devient supérieur à neuf, une certaine fluctuation dans 
ce nombre : telle branchie, pourvue habituellement, chez une 
espèce donnée, de 11 rangées, peut en comprendre dede 
treize. Mais dès que ce nombre tombe à sept, il semble devenir 
très constant. J’ai eu l’occasion, sur les côtes de la Manche (en 
particulier aux environs de Saint-Vaast-la-Hougue et de Roscoff), 
d'examiner beaucoup d’ascidiozoides provenant de divers cormus 
d’A. zostericola Giard : j'ai toujours trouvé 7 rangées de trémas 
à la branchie. L’A. lacteum var. mortolaense ne varie pas dans 
sa composition branchiale et ıl ya tout lieu de croire qu'il en 
est de même pour l'A. lacteum Huitf. Egalement sous ce rapport, 
YA. pallidum semble présenter la même fixité que l’A. zostericola 
et, si une identification s'impose, c’est bien plutôt, à mon avis, 
entre ces deux espèces (2). On observe, dans les deux cas ale 


(1) C’est également à l’A. pallidum (Verrili) que, dans le mémoire cité, 
Hartmeyer rapporte 5 colonies provenant de Rödberg (Trondhjemsfjord) et 
10 colonies récoltées au Fär Oer. 


(2) D'abord décrites très sommairement, presque a la même époque, 
l’une par Giard en 1872, l’autre par Verrill et Smith en 1873, elles ont ete 
réétudiées depuis : pour l’A. zostericola Giard par LAHILLE (1890, p. 216- 
219, fig. 117) et pour lA. pallidum (Verrill) par van NAME (1910, p. 400-404, 
fig. 22), 


meme longueur de lascidiozoïde étalé (4 mm.), la meme 
proportion entre le thorax et l'abdomen, une forme et une 
situation semblables de l’orifice cloacal (situé au niveau 
ooo, 5 et 4° rangées de tremas), une composition 
Menmaue de la branchie (7 rangées de trémas à douze 
trémas environ par demi-rangee), un aspect semblable de 
l'estomac dont le nombre de cannelures oscille autour de 
douze (1). L’analogie se poursuit dans l'aspect extérieur qui est 
Geli de cormus jaune pâle de dimensions relativement 
réduites. 


er fe nombre. peu éleyé de ses rangées de tremas, l'A. 
lacteum Huitf. var. morlolaense nov. var. se relie à une autre 
espèce méditerranéenne provenant du Cap Béarn (partie Sud- 
Ouest du Golfe du Lion), l'A. griseum Lah., dont les cormus, 
fixés sur des tubes d’Annélides, ont en moyenne 4 centimètres 
de long sur ı centimètre de large. Entre autres caractères 
analogues, on peut citer la simplicité de l’orifice cloacal et les 
six rangées de trémas que possède la branchie de lA. griseum. 
Dis) lespece décrite par LAmiLLe (1890, p. 215) possède des 
caractères qui lui sont propres et qui l’opposent a l’Aplidium 
lacteum var. mortolaense : ils résident principalement dans l’opa- 
cité et la forte musculature de la paroı péribranchiale et surtout, 
dan 2c nombre peu élevé, six seulement, des cannelures 
stomacales. 

L’Aplidium lacteum Huitf. var. mortolaense se joint donc 
à la série des espèces du genre Aplidium ayant un orifice cloacal 
simplement circulaire {c'est-à-dire ne possédant ni lobes ni 
languette), une branchie à nombre réduit de rangées de trémas 
et un estomac pourvu d’un nombre moyen de cannelures (10- 
12). Les espèces de cette série sont peu nombreuses (la plupart 
des Aplidium ont un orifice cloacal lobé ou à languette et une 
branchie possédant au moins une dizaine de rangées de trémas) 


(1) Sur la figure donnée par Van Name (text.-fig. 22), le post-estomac, 
l’intestin moyen et la base du rectum ne sont pas délimités entre eux. Une 
difference à noter est que le rectum croise l’æœsophage à gauche. 


(269) 


et, en outre, originaires de localités très diverses : parmi les 
formes dont la branchie comprend cinq rangées de trémas, 
l’Aplidium lacteum Huitf. habite la côte de Norvège et les mers 
arctiques, l'A. lacteum var. mortolaense a été chaluté en Médi- 
terranée, dans les parages de Monaco, A. agulhaense Hartm. 
provient du banc d’Agulhas situé à l'Ouest du Cap de Bonne- 
Espérance par 35° 29’ de latitude Sud et 21° 25° de longitude 
Ouest. Parmi les formes dont la branchie possède 7 rangées de 
trémas, je citerai l'A. zostericola Giard et l'A. pallidum (Verrill). 
L’A. zostericola est abondant en certains points de nos côtes de 
Bretagne; lA. pallidum est une espèce nord-américaine 
recueillie principalement au voisinage de Terre-Neuve et de la 
Nouvelle-Écosse. Enfin l'A. ceruleum Lah., où lé nombre 
des rangées de trémas est de huit à neuf, se trouve dans la 
Manche (Côte Nord de Bretagne). 


(Laboratoire du Musée Océanographique de Monaco). 


OUVRAGES CITÉS 


1903. HARTMEYER (R.), Die Ascidien der Arktis (Jena, Fauna arctica, Bd. 
DIN, Lief. 2%p 02-412, 52 text-fig.sl af. ıy-xiv). 

1912.4 HARTMEYER (R.)., Die Ascidien der Deutschen Tiefsee-Expedition 
(Iena, Wiss. Ergebn. Deutschen Tiefsee - Expedition auf dem 
Dampfer « Valdivia », Bd. xvı, 3 Heft, p. 225-392, Taf. xxxvir- 
XLVI, 10 text.-fig.) 

1912.6 HARTMEYER (R.), Ascidien aus dem Skagerrak, dem Trondhjems- 
fjord und von den Fär Öer. (Kjobenhavn, Videnskab. Meddel. 
natur. Foren.1 Kjobenhavn, Bd. 63, p. 261-286, 3 fig.). 

1896. HuiTrELDT-Kaas, Synascidiæ (den Norske Nordhavs Expedition. 
Om stiania. NV ol. xxii, n01,27 p., 2.pl.). 

2890.  kansıe (W.), Recherches sur les Tuniciers des côtes de France 
(Toulouse, 328 pages, 177 fig.). 

1910. Van Name (W. G.), Compound Ascidians of the Coasts of New- 
England and neighboring british provinces. (Proc. Boston Soc. 
Nan Eiisö., Vol. 34, no nr p. 330-424, 23. text.-fig., Pl. 34-39). 

1908. REDIKORZEw (W.), Die Ascidien der Murman-Küste (Trav. Soc., 
Nat. St-Petersbourg, Vol. xxxıx, Liv. 1, p. 19-36). 


(269) 


- EN. Br 
ME? END 


Le Bulletin est en dépôt chez Friedlander, Act de 
Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, boulevard Saint Germain x 
a Paris. | RES : 


Les numéros do, Bulletin se vendent séparément aux prix. 
suivants et franco : eee SS PR eee 
Nos = ; _ ; ere N + & 5 Fr. € CR. IR 
ay 253. — Diagnoses des Stomiatidés nouveaux provenant des cama ne 
re ; pagnes du yacht « Hirondelle I » (1911 et r912). = EUER 
SL _ (AVEC UN TABLEAU DE DETERMINATION), pad Erich ZUGMAYER. 1. >. 


- | © 254. — Le crâne de Gastrostomus Bairdi Gill et Ryder, par ‚Erich = ER 
: : ZUGMAYVER: Scan pantalon ee seen ce ee SE 


255. — Emploi de l’electro-aimant dans, l’analyse micromine 4. Fe 
à = ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Charge ER 
FR A ae de cours de physique industrielle 4 Ja Fate des sr nee 

ae Sciences d'Alger, et A. CHEvaLLiEer Chargé des trapaur rer 
Be de minéralogie a la Faculté des Sciences de + 


ÄNEY ne Oat ae den» give a ee ee ee ae #32 » 


250, L'Adhatde Pierre Termier, Membre de l’Institut, Pro- 4 ae 
fesseur a l’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service D oad be 
£ .de la Carte géologique de la France.......... sonne... a ee 


257. — Sur deux nouveaux Didemnidés (Synascidies) du Golfe du #y 


es. Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. ........ 1 pe 
er 258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques vegetaux marins. _ a ae 
BEE = (Premiere note preliminaire) par Henri MARCELET u, 21 Die 
x 259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler-. ER 


ee naeopoda longibrachia Brian, par le D' A. Brian ....... | Zn u HE e 
| _260. — Les Bromures des Eaux marines,” par M. le Dr Louis eat 
5 CHELLES 22 ee ee 


ee 261. — Notice préliminaire sur Gr imaldichthys. profundissimus nov. ne 
Pin pre _gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres AE 
bon. AS Me de profondeur dans l'Océan Se par S. Le in a ET 


ee = > © Prince de Monaco, par Louis Roue..... nn... 2 sr DD 


262. — Sur quelques interessantes espèces. d’Amphipodes De ae SEA SE 
32 i | des parages de Monaco et des pêches pélagiques dla | 
Bez sr LrincesseAlice ci de P Hirondelle ITen MERE par SR US Se 

Ed. CHEVREUX.......4....4444..eeesceeirsceseesssese ae Re ree 


re 263 — Regeneration acöler Plattwürmer. 1. Aphanostoma. diversi- re 
ee a A ; color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Mittheilung), von. 
es ee Florence Prrsuns, PhD... en, Jen a 


264. — Crustacés commensaux et parasites de la baie de ee 208 

2 ; par le Dr Jules GUIART 4 05s nun ee nenn nennen case ae PE 
265. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. — Le 
| u PUR (Deuxième note préliminaire) par Henri MARCELET «1 eee a es Seg hc = 
D - 266. — Ein Meeres- Photometer, Von Klaus GREIN. ee Les or 8, =) x z 
IE ie 267. — La question du Goémon de fond, par Yves DELAGE, EEE 
ee : - Directeur de la Station Biologique de *Roscoffy TES sa pe re ges 
ee 268. — Vingt-cinquième campagne scientifique ( Hirondelle IL), LÉ Loan 
ee 20.22. Note decs, À S- HE PHnce ALBERT pE MONACO. «rer we 
ie 269. — Surla presence, en Méditerranée, d’une variété des Aplidium — re 
<a : lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarctique, par — et 
i \ x 9 Ernest BRÉMENT-.........:... conso ce a seen se Br : ) 


. os MONACO. — IMPR. FE wer 


1 OCÉANOGRAPHIQUE 


27 


(Fondation ALBERT ler, Prince pe Monaco) | 


ee at aan ae de 
| l'Hirondelle et de la Princesse-Alice, ou 


ee mes “Par. Pierre FAUVEL ar = ee 
a Professeur à PUniversité ler d'Angers. 5 
% ; : @ a > sad 7 
ace BR : cons = 
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u. MON A C Oo. “Me N Se 
2 7 Sere te 23 en 5 5 N EE T ”; > = 


intérnationaux, : (phi ee ee 
29 Supprimer autant que possible les abréviations. ur 


bibliographiques. 

=. ge Ecrire en italiques tout nom eplenfihane latin. 
5° Dessiner sur papier ou bristol bien nn au crayon Wolt (H. B. .) ou 
a l'encre de Chine. ER Ne cer. a 
__ 6° Ne pas mettre la lettre. sur les dessins originanx mais sur les papiers ae 


= 


x Se 


calques les recouvrant. = | Re nur 
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au | crayon ı noir sur = x 
papier procédé. Creme PS | 
8° Remplacer autant que Fassbe foe planches par des de e 
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’ un eee plus grands que — 
la dimension définitive qu’on désire. Si ee 


Les auteurs reçoivent 50 ee de leur mémoire. Hs: peuvent, a CR 
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur. le Ne, 
manuscrit — suivant le tarif suivant : FEES Pe. NÉE Te ope i 


= S0ex. | 100 ex. | 150 ex.” 200 ex. 20e. | 500 ex. 


— > — — ee Ha Ds u 


Un dure de feuiNe,,.,.) 462 5f20 | 6f80 840. “10 40. 


= 


Une demi- er 4 70) 6 70: 8 So.) 11 9 -13 40 | in ; 
‚Une feuille entière. 870 9 80 | 13 Le ge 20 | ee + Bo. $ 


ll faut ajouter. à ces prix celui ides planches. quand il ag a Heu. 


BULLETIN DE L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I, Prince de Monaco) 


Ne 270. — 22 Juillet 1913. 


Quatrieme note préliminaire sur les PoLy- 
CHETES provenant des campagnes de 
l'Hirondelle et de la Princesse-Alice, ou 
déposées dans le Musée Océanographique 
de Monaco. 


Par Pierre FAUVEL 


Professeur à l’Université catholique d’Angers. 


Famille des APHRODITIENS, Savigny 
TRIBU DES HERMIONINES, Grube 


Genre Aphrodite, Linné 


APHRODITE ACULEATA, L. 


Stn. 44, Golfe de Gascogne, 166 mètres. — Stn. 269, au large 
de Dartmouth,63 mètres. — Stn. 515, Atlantique, 2028 mètres. 
— Stn. 576, Acores (surface ?). — Stn. 866 Acores, 599 mètres. 
— Stn. 939. Norvège, 177 mètres. — Stn. 1052, Norvège, 440 
mètres. — Stn. 2990, Golfe de Gascogne, 2320 mètres. — 
Entre le Cap S! Hospice et le Cap Roux N° 18. — Stn. 022, 
0576 environs de Monaco. 

Presque tous ces spécimens sont de petite taille. 

Atlantique, Mer du Nord, Manche, Méditerranée. 


Genre Hermione, Blainville 
HERMIONE HYSTRIX, Savigny 


Station 44, Golfe de Gascogne, 166 mètres. — Stn. 45, 
Golfe de Gascogne, 160 mètres. — Stn. 85, Golfe de Gascogne, 
180 mètres. — Stn. 633, au large de Monaco, 69 mètres. — 
Stn. 801, Baie de Porto Santo, 100 mètres. — Stn. 1152, Iles 
du Cap Vert,52 mètres. — Stn. 1262,au S. de Monaco, 48 mètres. 
— Stn. 1204, près de Monaco, 123 mètres. — Stn. 1304, Banc 
de la Joséphine, 208 mètres. — « Melita » (Belle Isle et Gabès). — 
Pointe de la Vieille 7 Décembre 1911 et 10 Mars 1903. — Stn. 
022-000-079-01 40-0576-01065-01073-01276-02058. 

Environs de Monaco, N° 2284. 

Atlantique, Manche, Mer du Nord, Méditerranée, Océan 
Indien. 


Genre Leetmatonice, Kinberg 
LÆTMATONICE FILICORNIS, Kinberg 
Letmatonice Kinbergi, BaırD. 


Stn. 42, Golfe de Gascogne. — Stn. 46, Golfe de Gascogne. 
— Stn.211, Acores, 1372 metres. — Stn. 486, Golfe de Gascogne, 
1674 mètrés. — Stn. 673, Acores, 2252 metres, — om or 
Norvège, 343 mètres. — Stn. 1052, Norvège, 440 metres. — 
Stn. 1304, Banc de la Joséphine, 208 mètres. — Stn. 2986, 
Golfe de Gascogne, 4870 métres. — Stn. 2994, Golfe de 
Gascogne, 5000 mètres. — Stn. 2997, Golfe de Gascogne, 
4965 mètres. — Stn. 3006, Golfe de Gascogne, 2779 mètres. 


Suivantles individus le feutrage dorsal présente des différences 
de développement assez notables. 

Atlantique, Mer du Nord, Pacifique (Japon), Mers Aus- 
trales (?). | 


Genre Pontogenia, Ciaparède 


PoNTOGENIA SERICOMA, Ehlers 


Station 594, près la pointe de S. Antonio (Acores) 54 mètres, 
sur une ancre ramenée du fond. 


Les deux spécimens représentant cette espèce correspondent 
bien à la description d’Ehlers. 


Atlantique (La Havane - Acores). 


PoNTOGENIA CHRYSOCOMA, Baird 


. Hermione chrysocoma, Barro. 
Pontogenia chrysocoma, CLAPARED®. 
Pontogenia chrysocoma, SAINT-JOSEPH. 
Aphrodite echinus, (JUATREFAGES. 


Côte de Böne, 20 Mai 1904, dans les racines de Posidonia, 
3-5 metres, (M. Chevreux). 


Baie de Roquebrune, 30 Janvier 1909. 
Station 02096. Environs de Monaco. 


Le spécimen de Bône est un bel exemplaire de cette inté- 
ressante espèce mesurant 35 mill. Celui de Roquebrune est 
plus petit. Aux soies brunes sont mélangées quelques soies 
noires. 


Méditerranée. 
TRIBU DES POLYNOINÉS, Grube 
Genre Lepidonotus, Leach 


LEPIDONOTUS SQUAMATUS, L. 


Siauon 58, Belle-Isle en Mer, 10 mètres. — Stn. 47, Golfe 
de Gascogne, 19 mètres. — Stn. 269, au large de Dartmouth, 


(270) 


— 4 — 
63 mètres. — Stn. 272, près du Dogger Bank, 52 mètres. — 


Stn. 273, Manche, 70 mètres. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres. 
— Luc-sur-Mer (M. Dollfus). 


Atlantique, Manche, Mers du Nord, Pacifique Nord (Japon). 


LEPIDONOTUS CLAVA, Montagu 


Polynoë clypeata, GRUBE. 
Polynoé grubiana, CLAPAREDE. 


Stn. 225, Acores, 129 mètres. — Baie Pim (Fayal) 13 Aout 
1888. — Madère, Mai 1889, sur les Spondyles. — Stn. 504, 
San Antonio. — Stn. 1763, Las Palmas, Littoral. — Port de 
Monaco, 22 Novembre 1909, N° 965 - N° 1609 - N° 1662. — 
Chaînes de l’Eider. — Cap Roux — Baie de Beaulieu. — 
Stn. ogt - 0585-01073 environs de Monaco. 

Manche, Atlantique, Cap de Bonne Espérance, Médi- 
terranée, Mer des Indes. 


Genre Halosydna, Kinberg 


HALOSYDNA GELATINOSA, M. Sars 
Alentia gelatinosa, MALMGREN. 


Station 1203, Boa Vista, 91 mètres. — Stn. 2534, Karlsö. — 
Stn. 3046, Atlantique, sur épave. 

Les spécimens de la Stn. 3046, recueillis sur une épave, 
sont très nombreux et de grande taille. 

Atlantique Nord, Madère, Iles du Cap Vert, Mers du Nord, 
Manche. 


Genre Pseudohalosydna, N. Gen. 


Corps court, aplati, a segments peu nombreux. Les élytres, 
au nombre d’au moins 20 paires, sont insérées sur les segments 


NET eae 


ee. 7 2, 20; 205.32, puis 33, 34, 35, 36,37 etc. Elles 
recouvrent le corps.jusqu’ä son extrémité postérieure. Le lobe 
céphalique porte 3 antennes disposées comme chez les Lepi- 
donotus. — Parapodes birèmes. — Soies toutes simples, les 
dorsales longues et fines, les ventrales supérieures capillaires, 
les inférieures aciculaires. — Diffère d’Eulepis par la forme du 
prostomium, et de ses appendices, la forme des pieds et les soles. 
— Diffère d’Aalosydna par les soies et par l'insertion des élytres. 


PSEUDOHALOSYDNA ROSEA, N. Spec. 


Station 224, pres de Corvo (Açores), 1213 mètres. Chalut. 


D 

Fic. 1. — Pseudohalosydna rosea n. sp., a, Partie antérieure. — b, Para- 

pode. — c, Soie aciculaire ventrale >< 60. — d, Pointe d’une soie 
dorsale X 60. 


Diagnose. — Corps aplati, insensiblement atténué posté- 
rieurement, complètement vêtu; une quarantaine de sétigères. 
— Prostomium à 3 antennes dont les latérales, grêles, à extrémité 
renflée en toupie, sont plus longues que le prostomium et ont 
une insertion marginale. — Palpes glabres, allongés. — Cirres 
tentaculaires à gros cératophore avec acicule et fortes soies. — 
Trompe à 26 papilles; 4 mächoires brunes, fortes, à lame 
latérale non dentelée. — Elytres, au moins 20 paires, non 


(270) 


a <a 


frangees, couvertes de nombreuses petites papilles jaunätres, 
chitineuses, en aiguillon. Elytres insérées sur les segments 
2, 4, 53 Ts... 23, 20, 29, 32 ..et ensuite sur chaque seen m 
Parapodes birèmes, à très longs cirres dorsaux sans papilles 
et cirres ventraux plus courts que le pied. Rame dorsale petite, 
conique, à acicule saillant, engainé. Soies dorsales très longues, 
fines et épineuses. Rame ventrale plus grande, à acicule saillant, 
engainé, tronquée obliquement et élargie à l'extrémité, portant 
2 faisceaux de soies : les supérieures capillaires, longues, fines, 
barbelées en spirale; les inférieures courtes, aciculaires, disposées 
sur une seule rangée verticale. 

Un seul spécimen mesurant 72 mill. de longueur, sans 
compter la trompe dévaginée de 13 mill., la largeur du corps 
est de 18 mill., pieds compris. 

Cette espèce est intermédiaire entre les Halosydna et les 
Fulepis mais ne peut être rattachée à aucun de ces deux genres. 

Atlantique (Acores). 


Genre Macellicephala Mc’ Intosh 


MACELLICEPHALA MIRABILIS, Mc’ Intosh 


Oligolepis violacea, LEVINSEN. 
Macellicephala violacea, Wire. 


Station 1344, Açores, 1095 mètres. 

Cette espèce n’est représentée que par un seul spécimen 
dont l'aspect général rappelle les Hésioniens, comme l'a déjà 
fait remarquer Mc’ Intosh. 

L'étude de cet individu confirme bien l’idée émise par 
Treadwell de l'identité de cette espèce et de l’Oligolepis violacea 
de Levinsen, étudiée ensuite en détail par Wiren. 

C'est un nouvel exemple des Annélides, déjà nombreuses, 
communes à l'Atlantique Nord et au Pacifique Sud. 

Atlantique, Groënland, Acores, Mer de Kara; Pacifique, 
Nouvelle-Zélande, (Hawai ?). | 


MACELLICEPHALA ABYSSICOLA, N. Spec. 


Station 2964, Golfe de Gascogne, 4380 mètres. 


Diagnose. — Forme courte, large, aplatie. — 18 sétigères. 
— Prostomium bilobé, sans yeux, cornes frontales filiformes ; 
pas d’antennes latérales; antenne impaire à gros cératophore 
cylindrique inséré entre les lobes du prostomium ; pas de 
tubercule facial. — Très 
longs palpes filiformes, 
lisses. — Soies bien déve- 
loppées au segment ten- 
taculaire. — Elytres 8 
paires, insérées sur les 
SÉÉMENt 2,4, D: 7... 
13, 15. — Parapodes 
allongés, recourbés, à 
très long cirre dorsal 
inséré loin de la base 
— pas de tubercule dor- 
sal sur les segments sans 
élytres. — Rame dor- 


sale petite, aiguë, avec 
soles à rangées trans- Fic. 2. — Macellicephala abyssicola, n. sp., 
ass Partien anterieure 0. :,b. Para: 
pode X 10. — c, Soie ventrale X 40. — 
ad» Sole. dorsale —< 0. 


SE 


m 
= 
SS 


2 DE Z 


STF | 


Soe PTT 
NES TIL: 


D 


@ 


wersales de spinules 
comme celle des Harmo- 
thoë. — Rame ventrale 
recourbée, a extrémité tronquée, renflée en bourrelet, portant 
sur sa face dorsale convexe une créte de papilles. Long acicule 
saillant, engainé. Longues soies ventrales transparentes, aplaties, 
élargies, finement crénelées sur les bords, rappelant les soies 
natatoires d’Aeteronereis. Cirre ventral filiforme, plus court 


que le pied et inséré loin de sa base. — Papilles néphridiennes 
petites, foules semblables. — 2 gros cirres anaux. — Couleur 
violet foncé. — Taille, 28 mill. sur ro mill., pieds compris. 


Malgré ses affinités avec la Macellicephala violacea dont 


(270) 


EY MN a Sin ar EU N NER ne Pe na ed 0 a Ed a 72 À A ene 
a ; N ba er TA BP En NS LEE RÉ: 6 RE ee, 


Dr = 


elle a aussi la coloration violette, cette espèce en diffère 
nettement par de nombreux caractères. 
Atlantique (Golfe de Gascogne). 


MACELLICEPHALA Grimatpu, N. Spec. 
Station 1302, Banc de la Joséphine, 36° 40’ N., 14° 09° 45” W., 
204 mètres, sable. Chalut. 


Diagnose.— Forme courte, large, atténuée aux deux extré- 
mités. 21 segments. — Prostomium globuleux, bilobé, sans yeux, 


— - A Ae ay eet 


a B C D 


Fic. 3. — Macellicephala Grimaldi: n. sp., a, Parapode X 40. — b, Soie 
dorsale X 140.— c, Ventrale supérieure X 140.— d, Ventrale médiane 
X 140. — e, Ventrale inférieure X 140. 


sans cornes frontales ; antenne impaire insérée à l'extrémité, 
entre les deux lobes. — Pas d'antennes latérales. — Palpes 
rapprochés l’un de l’autre. — Segment tentaculaire achète (?). 
— 10 paires d’elytres, insérées sur les segments 2, 4, 5, 7, 
9, 11, 13, 15, 17, 19, grandes, imbriquées, recouvrant le dos, . 
translucides, sans franges ni papilles. — Tubercules dorsaux 
sur les segments sans élytres. — Grands cirres dorsaux, 
lisses, épais, acuminés, à gros cirrophore cylindrique sur- 


montant la rame dorsale, petite, à acicule saillant, engainé. 
 Soies dorsales transparentes, presques droites, finement 
denticulées au bord. — Rame ventrale très grande, à 2 lèvres 
parallèles ; l’une, pointue avec acicule éngainé, longuement 
saillant, l’autre, beaucoup plus courte, arrondie. Entre les 
deux un faisceau de soies unidentées, les supérieures fines, 
allongées, les inférieures plus larges et plus courtes. — Gros 
cirre ventral globuleux enchassé dans un volumineux cirrophore. 
— Grosses papilles nephridiennes ovoides aux 10°etr1*segments. 
— Taille : 6 mill. sur 4 mill. ; pieds compris. 

Un seul spécimen. 

Atlantique (Açores). 


MACELLICEPHALA (?) MACROPHTHALMA, N. Spec. 


Station 1554, 45° 27 N., 6° 05’ W., 4780 mètres, vase. Nasse 
triangulaire. 


woe . 
IA EFF I Re RP ee 
ose He 


Fic. 4. Macellicephala macrophthalma, n. sp. a, Partie antérieure X 6. — 
b, Parapode X 10. — c, Pointe d’une soie ventrale X 140. 


Diagnose. — Corps court, presque cylindrique, aspect d'Hé- 
sionien. — Large prostomium faiblement bilobé, portant 2 yeux 
énormes, latéraux. Longs palpes glabres. — 4 mächoires chiti- 
neuses. — Segment tentaculaire achète (?). — 29 segments, 
= pssres delytres insérées sur les segments 2, 4, 5, 7, ... 23, 
26, les trois derniers sétigères portant tous des cirres. — Longs 
parapodes sesquirèmes, rame dorsale réduite à un acicule 


(270) 


saillant, engainé ; rame ventrale conique, effilée, à long acicule 
saillant. Nombreuses soies capillaires, très longues, soyeuses, 
argentées, à double limbe très transparent, étroit et finement 
dentele. Taille : 22 mill. sur 7 mill., sans les sores: 
Un seul specimen ayant perdu presque tous ses appendices. 
Atlantique (Golfe de Gascogne). 


Genre Scalisetosus, Mc’Intosh 


(Hermapion, Claparède, ApyrE, Saint-Joseph) 


SCALISETOSUS PELLUCIDUS, Ehlers 


Hermadion pellucidum, SaintT-JOSEPH. 
Ady te pellucida, Satnt-JOSEPH. 
Hermadion fragile, CLAPAREDE. 
Scalisetosus communis, Mc’ InTosuH. 


Station 614, pres de Fayal, 778 metres — Stn. 633, au large 
de Monaco, 69 métres. — Stn. 801, Baie de Porte Santo, 
100 mètres. — Stn. 1203, Boa-Vista, 91 mètres. — Port de 
Monaco, 16 Décembre 1902, et N° 1609. — Cap d’Ail 17 et 18 
Mars 1903. — Stn. 060-0140-0245-0344-01260, environs de 
Monaco. 

L'identité de la Lysidice communis de Delle Chiaje avec cette 
espèce étant des plus douteuse il n’y a pas lieu de reprendre ce 
vieux nom, comme le fait Mc’Intosh et mieux vaut conserver 
celui de pellucidus correspondant à la première description 
détaillée et reconnaissable. 


Méditerranée, Atlantique, Manche. 


SCALISETOSUS ASSIMILIS, Mc’ Intosh 


Hermadion assimile, Mc’InTosH. 
Adyte assimilis, SAINT-JoSEPH. 


Station 1540, Golfe de Gascogne 140 mètres. — Stn. 2214, 
Acores, 914 mètres. 


Bétre espèce, voisine de la’ précédente, sen distingue 
cependant nettement par ses appendices glabres, ses antennes 
plus courtes et ses soies ventrales terminées par un petit bec 
caractéristique. 


Atlantique, Mer du Nord, Manche. 


Genre Robertianella, Mc’ Intosh 
ROBERTIANELLA SYNOPHTHALMA, Mc ’Intosh 
Polynoë synophthalma, RoULE. 


Station 198, au S. de Fayal, 800 m. — Stn. 1114, Maroc, 
851 mètres. — Stn. 1344, Acores, 1905 mètres. — Stn. 2214, 
Acores, 914 mètres. 

Les spécimens, très nombreux, présentent de grandes 
variations dans la taille et la position des yeux. 


Atlantique (Canaries, Acores, Maroc, Brésil). 


Genre Antinoë, Kinberg 
ANTINOE Sarsı, Kinberg 
Polynoé cirrata, Moswus. 
Station 970, Spitsberg, 48 metres. 


Un seul spécimen de 2 mill. de long. 
Mers Arctiques. 


ANTINOE BADIA, Théel 
Antinoé Sarsi, MALMGREN, pro parte. 


Station 952, près des Iles Lofoten, 1185 mètres. — Stn. 976, 
entre les îles Hope et Edge, 186 mètres. 


(270) 


BF EME VRP PET ET RENE SOM EEE Pr ASE TETE N ER EE 
PL FR é US Dr À > RER d ER 4 tL ER > 


Les deux spécimens, de grande taille, correspondent bien à 
la description de Théel. L’un d’eux a quelques petites élytres 
paraissant régénérées. 

Mers Arctiques. 


Genre Melaenis, Malmgren 
MELAENIS Lovenı, Malmgren 


Station 997, dans l’Isfjord, 102 mètres. 


Deux grands spécimens de 60 à 70 mill. sur 25 et 18 mill. 
Cette espèce possède des soies fourchues tout à fait caracté- 
ristiques. 

Mers Arctiques. 


Genre Malmgrenia, Mc’ Intosh 
MALMGRENIA CASTANEA, Mc’ Intosh 


Leenilla castanea, GIARD. 
Harmothoë castanea, SAINT-JOSEPH. 


Station 46, Golfe de Gascogne, 155 mètres. — Stn. 1043, 
à Est des Orcades, 88 mètres. — Cap d’Ail, 14 Juin 1905. — 
Stn. 060, environs de Monaco. 

L'insertion des antennes latérales est intermédiaire entre 
le type Harmothoé et le type Lepidonotus. 

Mers Arctiques, Atlantique, Manche, Méditerranée. 


Genre Gattyana, Mc’ Intosh 


GATTYANA CIRROSA, Pallas 


Nychia cirrosa, MALMGREN. 


Station 162, Parages de Terre-Neuve, 155 métres. — Stn. 
269, au large de Dartmouth, 63 mètres. — Stn. 922, Norvège. 


DOME anal 

343 mètres. — Stn. 1074, Treurenberg, Spitsberg, 22 mètres. — 
Stn. 1078, Spitsberg, 40-70 mètres. — Stn. 2442, Baie Wijde, 
Spitsberg, 20 mètres. — Stn. 2634, Spitsberg, 10-15 mètres. — 
Villers-sur-mer (M. Dollfus). 

Les spécimens de la Manche, appartenant à la variété 
Chetopteri, ont les élytres d'apparence glabre à l'œil nu et 
moins épineuses que les exemplaires arctiques. 


Mers arctiques, Mer du Nord, Manche, Atlantique. 


Genre Eunoë, Malmgren 
EUNOE NODOSA, Sars 


Eunoë scabra, MARENZELLER. 
Eunoë (Erstedi, MALMGREN. 


Station 162, Parages de Terre-Neuve, 155 mètres. — Stn. 
952, îles Lofoten, 1185 mètres. — Stn. 960, entre la Norvègeet 
Pie aux Ours. 394 mètres. — Stn. 066, Ile aux Ours, 
20 mètres — Stn. 970, près de l’Ile Hope, 48 mètres. — 
STH: 1004, lle Amsterdam, 12 mètres. — Stn. 1012, au N. du 
Spitsberg, 430 mètres. — Stn. 1052, Norvège, 440 mètres. — 
Sum. 2534, Karlso. 

Theel a montré que l’Eunoë nodosa et l’Eunoe Œrstedi ne 
sont que les deux formes extrêmes d’une même espèce entre 
lesquelles on trouve non seulement tous les intermédiaires mais 
encore des individus présentant, à la fois, les caractères pré- 
tendus distinctifs. J’ai fait également la même constatation. 


Mers arctiques, Atlantique Nord, Mer du Nord, Manche. 


EUNOË GLOBIFERA, Sars 


Nychia globifera, Sars. 
Lépidonotus globifer, BipENKAp. 


Station 161, Parages de Terre Neuve, 1267 mètres. 
Par ses soies et ses autres caractères cette espèce rentre dans 


(270) 


le genre Hunoé et non dans le genre Nychia. Ce n'est certai- 
nement pas un Lepidonotus. 


Atlantique Nord, Mers Arctiques. 


Genre Acanthicolepis, Norman 


(Dasyreris, Malmgren) 


ACANTHICOLEPIS ASPERRIMA, Sars 


Station 616, Acores, 1022 mètres. — Stn. 618, Acores, 
1143 mètres. — Stn. 702, Acores, 1360 mètres. — Stn. 838, 
Acores, S8o metres. — Stn. 869, Acores, 1240 mètres. — Stn. 


1549, Acores, 1250 metres. 

Le nom de Dasylepis ayant déja été employé antérieurement 
pour un poisson silurien Mc’Intosh lui a substitué celui d’Acan- 
thicolepis, proposé par Norman. 


Atlantique (Norvége, Ecosse, Acores). 


Genre Harmothoé, Kinberg 


HARMOTHOË IMBRICATA, L. 


Polynoé cirrata, MULLER 


Station 594, Acores, 64 mètres. — Stn. 966, Ile aux Ours, 
20 mètres. — Stn. 970, pres del Ile Hope, 48 mètres. — Stn. 
1074, Spitsberg, 22 mètres. — Stn. 2455, Spitsberg, 18 mètres. 
— Stn. 2534, Karlsö. — Stn. 2611, Spitsberg, 10-12 mètres. — 
Stn. 2613, Spitsberg, 10-25 mètres. — Stn. 2634, Spitsberg, 
10-75 metres. 

Cette espèce présente de nombreuses variétés de coloration 
des élytres. Quelques jeunes spécimens n'ont encore que 11 à 
12 paires d’élytres. 

Mers Arctiques, Manche, Atlantique, Méditerranée, Japon. 


NS 


HARMOTHOË SPINIFERA, Ehlers 


Station 801, Acores, 100 metres.— Madère, sur les Spondyles, 
— Port de Monaco, 27 Decembre 1902, et 18 Février 1908. — 
Cap d’Ail, 17-18 Mai 19033 14 juin 1905. — Baie de Canton, 
26 Mai 1906. — Beaulieu, ı8 Fevrier 1903. — Toulon, sur les 
huitres. — Stn. 01260 - 01278, environs de Monaco. 

Cette espèce, bien caractérisée par ses soies dorsales, paraît 
très commune aux environs de Monaco. 

Atlantique, Manche, Méditerranée. 


HARMOTHOË LUNULATA, Delle Chiaje. 


Harmothoé picta, SAINT-JOSEPH. 


Station 57, Golfe de Gascogne, 240 mètres. — Stn. 193, 
Horta, Acores, 20 mètres. — Stn. 196, Horta, 5-6 mètres. — 
Stn. 218, Flores, 40 mètres. — Stn. 1152, Iles du Cap Vert, 


52 mètres. — Monaco 7 et 28 décembre 1902. — Monaco, 18 février 
1908. — Cap d’Ail, 17-18 Mars 1903 et 14 juin 1905. — Baie de 
Canton, 12 juin 1908. — Stn. 0140-0196 environs de Monaco. 

Cette espèce, très commune dans la Méditerranée, aux 
environs de Monaco, ne me paraît se distinguer par aucun 
caractère notable de l’Æ7. picta de Saint-Joseph dont j'ai examiné 
des spécimens de la Manche et de Saint-Jean-de-Luz. Alaejos 
y Sanz partage également cette opinion. 

Atlantique, Manche, Méditerranée. 


HARMOTHOË Jousini, N. Spec. 


Station 1269, environ 60 milles dans le S. S.-E. du Cap 
Saint Vincent, 1473 mètres, vase. Chalut. 


Diagnose.— Corps atténué postérieurement, à 38-39 sétigères. 
— Prostomium à cornes frontales; 4 yeux très petits, les 


(270) 


antérieurs latéraux à 
subulées, à insertion 


C D 

Ftc. 5.-— Harmothoé Jou- 
bint n. sp. a, Parapode 
x 10.— b, Soie ventrale 
supérieure <60.—c,Soie 
dorsale X 60.—d, Ven- 
trale inférieure X 60. 


ea de 


moitié du prostomium. — Antennes 
ventrale, à peu près aussi longues 
que le prostomium. Antenne impaire 
plus courte que les palpes, à gros 
cératophore inséré à la partie dorsale, 
antérieure, du prostomium. — Deux 
longs palpes glabres. — Cirres ten- 
taculaires plus courts que les palpes. 
Tous les appendices sans papilles. — 
Tubercule facial trilobé. — 15 paires 
d’élytres couvrant le dos, blanc de lait, 
sans franges, lisses, sauf quelques fines 
papilles dans l’angle antérieur ; insérées 
sur les segments 2,,4,5,) 7e 
Les 6-7 derniers sétigères sans élytres. 
Soies dorsales peu nombreuses, presque 
droites, à séries transversales de den- 
ticules peu marquées, à longue pointe, 
lisse. Ventrales supérieures plus grosses, 
à extrémité renflée fortement bidentée; 
médianes plus petites; ventrales infé- 
rieures presque lisses, unidentées. 


Deux spécimens mesurant environ 20 mill. sur 8 mill. Le 
dos, assez foncé a une coloration rougeätre, lie de vin. 
Atlantique (Cap S! Vincent). 


HarmorHoËë FrAser-THousoni, Mc’ Intosh 


Station 1203, les du Gap Vert, 91 metres: 


Plusieurs spécimens de 10 à 15 mill. sur 4 à 5 mill. 


Atlantique. 


HaARMOTHOE ASPERA, Hansen 


Station 960, entre la Norvège et Pile aux Ours, 394 mètres. 


— Cette espèce n’est représentée que par un seul spécimen déjà 
déterminé par Von Marenzeller. 


Mers arctiques (Nouvelle Zemble, Spitsberg, Norvège). 


HARMOTHOË HaLrAETI, Mc’ Intosh 


Station 1043, à 20 milles environ à l'Est des Orcades, 88 
metres. 

tim Seul Spécimen. Les élytres portent une frange bien 
marquée, comme dans la variété décrite par Hornell. 


Atlantique, Mer d'Irlande, Manche, Pacifique (Hawai). 


HARMOTHOË LONGISETIS, Grube 


Lœnilla glabra, MALMGREN. 
Harmothoë Malmgreni, Ray LANKESTER. 
Harmothoé setosissima, Mc’ IxTosx. 


Station 66, Golfe de Gascogne, 360 mètres. 


La description de la Polynoë setosissima de Savigny étant 
trop vague et trop incomplète pour en permettre l'identification 
il n’y a pas lieu de reprendre ce vieux nom pour le substituer 
à celui de Grube. 

Mers du Nord, Manche, Méditerranée. 


HARMOTHOË RETICULATA, Claparède 


1870. Polynoé reticulata, CLAPAREDE, p. 10, pl. I, fig. 1. 


1874. — — MARENZELLER, p. 6. 
1888. Harmothoë reticulata, SAınt-JosePH, p. 176, pl. VIII, fig. 48-50. 
1906. — areolata, ALAEJOS Y SANZ (nec GRUBE, nec auct.) p. 64, 


Pl ZT, otre 16, pl. XI. 


Port de Monaco 16 décembre 1902 et 18 février 1908. 
Stations ogi - 0352 - 01260, environs de Monaco. 


La tête et la coloration des élytres correspondent bien à la 
description de Claparède. Ces élytres, à réseau orangé, portent 


(270) 


pe 


des papilles chitineuses groupees dans les espaces clairs ayant 
au centre un point foncé plus marqué. Les cils du bord des 
élytres sont courts ou longs et bien capités. Les soies ventrales 
inférieures sont fines et à pointe unidentée, quelques unes 
seulement des ventrales supérieures sont bifides, à pointe 
secondaire très fine, ce qui explique l'erreur de Saint Joseph 
qui n’a vu que les soies unidentées. 

C'est bien probablement cette espèce qu’Alaejos y Sanz a 
décrite sous le nom d’Æ. areolata qui s'applique, en réalité, : 
à une espèce complètement différente. 

Méditerranée, Manche, Golfe de Biscaye. 


HARMOTHOË LavicATa, Claparède 


1870. Polynoé laevigata, CLAPAREDE, p. 14, pl: 7, fig. 3. 


Station 0196, environs de Monaco. 


C’est à cette espèce que je crois pouvoir rapporter, non sans 
quelques doutes, une assez grande Harmothoé, ayant malheu- 
reusement perdu ses élytres. 

Les yeux antérieurs, sub-lerminaux, sont invisibles d’en 
dessus. Les appendices céphaliques portent de longues papilles. 
Les soies dorsales sont beaucoup plus grosses que les ventrales, : 
ces dernières sont fines, à pointe bifide et ressemblent à celle de 
l’Harmothoë impar. Mais cette espèce n'a pas les yeux disposés 
de la même facon. 

Méditerranée. 


HARMOTHOË AREOLATA, Grube 


1860. Polynoë areolata, GRUBE, p. 72, pl. mm, fig. 2. 

1868. Harmothoë areolata, CLAPAREDE, p. 71, pl. u, fig. 5. 

1900. — — Mc’Inrosux, p. 349, pl. xxvu, fig. 15. 
1900. — — SAINT-JOSEPH, p. 193, pl. 11, fig. 69-70. 
1866. Antinoë nobilis, Ray L.ANKESTER, p. 375, pl. Li, fig. 1-0. 


Port de Monaco : 5 Mars 1905. — 18 Février 1908. — 


18 Decembre 1908. — Cap Roux, 27 Janvier 1902. — Cap d’Ail, 
16 Décembre 1905. — Baie de Canton, 20 Mai 1906. — Stn. 0179 


EL6187>. 
@eite espèce 4. des élytres tout à fait caractéristiques. 


Comme l’a déjà remarqué de Saint-JosepH les cirres peuvent 
être, ou non, renflés en quenouille. Un spécimen de la station 
01875 présente ce caractère très marqué tandis qu'il fait défaut 
aux autres. 
L’Harmothoé areolata de Alaejos y Sanz(1) est une espèce 
certainement différente, probablement une H. reticulata. 
Manche, Méditerranée. 


HARMOTHOE ECHINOPUSTULATA, N. Spec. 
} 


221300899, 37° 27 N., 29° 1445 W. Banc de la Princesse- 
Alice, 200 mètres, sable et coquilles. Chalut. 

Diagnose. — Corps court, N 
aplati, complètement vêtu. 
— 40 setigeres. — Prosto- 
mium à cornes frontales bien 
miaıdliees. —— 4 yeux en tra- 
pèze, visibles d’en dessus, les 
antérieurs latéraux, à moitié 
du prostomium. — Antennes 
latérales à insertion ventrale, 
filiformes, plus longues que 
le prostomium. — Antenne 
impaire à gros cératophore 
misere entre les deux lobes 
du prostomium. — 2 gros 
palpes coniques, glabres. — 
Des soies à la base des pic. 6. — Harmothoë echinopustulata 


eines tentaculaires. — 16 Nesp) a, Barapode »< 10: — D; 


paires d’elytres imbriquees, I u erg 
X 60. — d, Soie ventrale X 60. — 


blanc jaunätre, non frangées, e, Soie dorsale >< 60. 
leur partie antérieure porte 


FI PAO IE 


de petites papilles chitineuses coniques, le tiers postérieur 


(1) Polynoinos de las Costas de Santander. 1906, p. 64, pl. x1, fig. 17-18, 
plexi. 


(270) 


PRE De NE Sad MC IC) Ne MEET EDP TS N 1 ehren tS Tet eee 
ê RE 154 RR EN TES ER Be ce oh, 


’ Lee 
x 


PESTO Vo es 


est couvert de grosses verrues sub-globuleuses, hérissées de 
grosses épines reliées à leur base par reticulum grillagé donnant 
à l'ensemble l'aspect d’un Radiolaire. Elytres insérées sur les 
sétigères 2, 4, 5,7... 25, 20, 32, 55. —="Pongs cire does 
à papilles allongées, cirres ventraux courts. — Soies dorsales 
finement spinuleuses, peu arquées, plus courtes et beaucoup 
plus grosses que les ventrales. Soies ventrales épineuses, 
bidentées, sauf les inférieures, unidentées et presque lisses. 
Cette curieuse espèce n’est malheureusement représentée 
que par un unique spécimen, entier, de 15 mill. sur 7 mill. | 
Atlantique. 


HARMOTHOË ImpAR, Johnston 


Eyarne impar, MALMGREN. 


Station 226, Acores, 130 mètres. — Stn. 503, Golfe de 
Gascogne, 748 mètres. — Stn. 578, Acores, 1165 mètres. — Stn. 
584, Acores, 845 mètres. — Stn. 702, Acores, 1360 mètres. — 
Stn. 866, Acores, 599 mètres. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres. 
— Stn. 1242, Banc de la Seine. — Stn. 1463, Golfe de Gascogne, 
932-150 mètres. — Stn. 2210, Açores, 1229 mètres. — Stn. 
2214, Acores, 914-650 mètres. — Stn. 3046, Atlantique, Epave. 

Plusieurs spécimens ayant perdu leurs élytres sont douteux 5 
cependant, vu leurs soies, leurs appendices fortement papilleux 
et la forme de leur prostomium je crois pouvoir néanmoins les 
rapporteria cette espece: 


Atlantique, Manche, Mer du Nord. 


HARMOTHoE Jounstoni, Mc’Instosh 


Evarne Johnstoni, Mc’IntosnH. 
? Lagisca tenuisetis, Mc’InTosn. 


Station 213, Acores, 1384 mètres. — Stn. 657 ca 
880 mètres. — Stn. 874, Acores, 1260 mètres. — Stn. 1114, 


4 
| 


Maroc, 851 mètres. — Stn. 1412,. Atlantique, 2200 mètres. — 
Sie 21479, Golfe de Gascogne, 1440 mètres. — Stn. 2990, 
Golfe de Gascogne, 2320 mètres. — Stn. 3006, Golfe de 


Gascogne, 2779 mètres. 

Cette espèce ne paraît pas distincte He la Lagisca tenuiselis 
qui a les mêmes soies et qui se montre aussi au voisinage du 
Maroc. 


Atlantique, Côtes d’Irlande et de Norvège, Maroc, Acores. 


Genre Lagisca Malmgren 


LAGISCA EXTENUATA, Grube 


Lagisca propinqua, MALMGREN. 
Lagisca floccosa Mc’Intosn. 


Station 42, Golfe de Gascogne, 136 mètres. — Stn. 44, Golfe 
de Gascogne, 166 mètres. — Stn. 45, Golfe de Gascogne, 160 
mètres. — Stn. 47, Golfe de Gascogne, 130 mètres. — Stn. 48, 
Golfe de Gascogne. — Stn. 53, Golfe de Gascogne, 105 mètres. 
— Stn. 56, Golfe de Gascogne, 90 mètres. — Stn. 57, Golfe de 
Gascogne, 240 mètres. — Stn. 58, Golfe de Gascogne, 134 
mètres. — Stn. 59, Golfe de Gascogne, 248 mètres. — Stn. 60 
Golfe de Gascogne, 300 mètres. — Stn. 272, Dogger Bank, 
52 mètres. — Stn. 273, Manche, 70 mètres. — Stn. 633, au 
large de Monaco. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres. — Stn. 1264, 
près de Monaco. — Stn. 1463, Golfe de Gascogne, 932-150 
meses: — Stn. 1535, Golfe de Gascogne, 132 mètres. — 
Stn. 1540, Golfe de Gascogne, 140 mètres. — Stn. 3046, Atlan- 
tique, Epave. — Monaco, 16 et 28 Décembre 1902, 18 No- 
vembre 1908. — Baie de Canton, 26 Mai 1906. — Cap-d’Ail, 
17 Mars 1903, — Cap Roux, 27 janvier 1903. — Entre Monaco 
et le Cap Martin (M. Marquet). — « Melita » 1890, au S. W. 
de Belle Isle. — Stn. 060-068-079-091-0196-0245-0256-0289- 
0344-0352-01065-02056. N° 1250. 


(270) 


a 


Aucun caractère constant ne permet de séparer la L. pro- 
pinqua et la Lagisca extenuata et ce dernier nom ayant la 
priorité doit être préféré. Quant à la Polynoé floccosa de Savigny 
à laquelle cet auteur attribue 16 paires d’elytres, qu'il n’a 
d’ailleurs pas vues plus que les cirres, il est impossible de 
savoir à quelle espèce, ou même à quel genre, elle peut cor- 
respondre. La première description reconnaissable reste donc 
celle que Grube a donnée de sa P. extenuata. 


LAGISCA EXTENUATA, var. spinulosa, #. var. 


Station 161, Parages de Terre-Neuve, 1267 mètres. 

Cette variété diffère du type par la couleur générale du 
corps blanchätre mais surtout par ses soies dont les dorsales 
sont plus grosses, à courte pointe mucronée tandis que le reste 
de leur surface est abondamment garni de couronnes serrées 
de courtes épines. Les soies ventrales sont très nombreuses, 
minces, avec rangées latérales d’épines fines et longues. Elles 
rappellent un peu sous ce rapport celles de la Lagisca Talismani 
Roule mais chez cette dernière les épines sont encore soem. 
longues et fines et ont une disposition particulière. L’extremite 
de ces soies est nettement bidentée, à grosse dent recourbée 
et à dent inférieure mince, assez longue. Les ventrales inférieures 
sont plus courtes, plus élargies, beaucoup moins épineuses 
et aussi bidentées. Ces caractères me semblent insuflisants 
pour justifier la création d’une espèce nouvelle, je pense plutôt 
que cette forme n'est qu'une simple variété spinulosa de la 
L. extenuata, voisine probablement de la L. propinqua var. 
abyssorum de Roule, également décolorée mais dont les soies 
n'ont pas été décrites. 

Atlantique (Terre-Neuve), 


LAGISCA RARISPINA, Malmgren 


Station 976, entre les îles Hope et Edge, 186 "metres 
Stn. 1070, Spitsberg, 175 mètres. — Stn. 1074, Spitsberg, 
22 "Mietres. 


I) 


Cette espèce, qui n’est probablement qu'une variété de 
L. extenuata, ne s'en distingue que par les grosses papilles 
brunes, allongées, ovoïdes, de ses élytres dont les cils sont 
peut-être un peu plus longs et plus nombreux. Les soies 
ventrales sont un peu plus fines. 


Mers arctiques. 


LaciscA PERACUTA, Mc’ Intosh 


Station 1116, Maroc, 2165 mètres. — Stn. 1193, Iles du 
Cap Vert, 1311 mètres. — Stn. 2048, Madère, 1968 mètres. 


Les soies dorsales et ventrales correspondent bien à celles 
de la L. peracuta de M’ Intosh, provenant également des îles 
du Cap Vert. 

Atlantique, Maroc, Iles du Cap Vert. 


Lacısca Tarısmanı, Roule 


Station 105, Acores, 927 mètres. — Stn. 244, Acores, 
1266 mètres. — Stn. 584, Acores, 845 mètres. — Stn. 587, 
Acores, 793 mètres. — Stn. 597, Acores, 523 mètres. — Stn. 837, 
Acores, 880 mètres. — Stn. 838, Acores, 880 mètres. — Stn. 
874, Acores, 1260 mètres. — Stn. 1344, Acores, 1095 mètres. 
— Stn. 2743, Golfe de Gascogne, 1241 métres. 


Cette espèce a des soies ventrales tout à fait caractéristiques. 
Atlantique, Acores. 


Lacısca Husrecuti, McIntosh 


Evarne Hubrechti, Mc’Intosn. 


Station 161, Parages de Terre-Neuve, 1267 mètres. — 
Stn. 743, Açores, 1494 mètres. — Stn. 1349, Açores, 1250 
mètres. — Stn. 1412, Atlantique, 2200 mètres. — Stn. 2743, 
Atlantique, 1241 mètres. 


(270) 


— 24 — 


Les grands spécimens bien complets ont une quinzaine de 
segments postérieurs non recouverts par les élytres. Cette espèce 


me parait rentrer plutôt dans le genre Lagisca que dans le 


genre Evarne. La plupart des soies ventrales sont unidentées, 
comme celles des Æunoë, mais quelques unes des ventrales 
supérieures sont bidentées sur plusieurs spécimens. 


Atlantique, Terre-Neuve, Acores. 


Genre Polynoë Savigny 
POLYNOE ANTILLICOLA, Augener 
Nemidia antillicola, AUGENER. 
Station 738, Acores, 1919 mètres. 
L’unique spécimen est bien conforme à la description 


d’Augener mais cette espèce appartient au genre Polynoë et 
non au genre Vemidia, dépourvu d'yeux et a soies différentes. 


Atlantique, Acores. 


PotynoE Cecitie, N. Spec. 


Station 1103, les du Cap Vert, 1311, metres: Sin. 2743 
Atlantique, 1241 mètres. (sur Pleurocorallium Johnstoni Gray). 

Diagnose. — Corps allongé, presque cylindrique, région 
postérieure sans élytres. — Prostomium large, à 2 lobes 
arrondis, presque globuleux. — 4 gros yeux en trapèze, visibles 
d'en dessus. — 3 antennes, les latérales courtes, sans papilles, 
insérées ventralement ; l’impaire insérée entre les deux lobes 
du prostomium. — 2 gros palpes courts, renflés, ridés. — 
15 paire d’elytres, petites, transparentes, arrondies, sans franges 
ni papilles, ne se touchant pas et laissant le dos largement 
découvert, insérées sur les segments 2, 4, 5, 7, 9. 23, 20,20) 
32. — Les 15 derniers sétigères ne portent que des cirres. — 


; 
F 
j 
i 
; 


SAR + Ze à "7 Ser Er 4 = 4 T 


ale 


Parapodes courts, massifs, biremes ; a la rame dorsale une 
9 9 Arte) 
élytre ou un gros cirre, un petit mamelon avec acicule et 2 a 
3 grosses soles aciculaires, recourbées, lisses ; rame ventrale un 
’ I z) 
peu plus longue, massive, bilobée, avec des soies presque de 
même grosseur que les dorsales, les supérieures unidentées, 


D 


Sica lolynoe Cecilie 1. sp. == a, Partie du dos, X 10. — 
b, Parapode, X 40. — c, Soie ventrale médiane, X 140.— d, Soie dorsale, 
X 140. | 


legerement épineuses, les autres bidentées, presque lisses. — 
Cirre ventral plus long que le parapode. — Taille, environ 
mil. sur 2 mull. 


Atlantique, Iles du Cap Vert, Côtes du Portugal. 


Genre Lepidasthenia, Malmgren 


LEPIDASTHENIA MACULATA, Potts 


Station 616, Açores, 1022 mètres. — Stn. 873, Acores, 1260 
mètres. | 


Cette espèce, nettement différente de la L. elegans de la 
Méditerranée, n’avait encore été rencontrée qu'à Zanzibar. 


Océan Indien (Zanzibar), Atlantique (Acores). 


(270) 


2490 + 


TRIBU DES ACOETINÉS 


Genre Polyodontes, Renier 
PoLYoDoNTES MAXILLOSUS, Ranzani 
Panthalis Lacazii, Pruvor et RACOVITZA. 


Station 634, au large de Monaco 280 metres. — Au large 
de Monaco, 2 Novembre 1904, 60 mètres. Pris à la ligne. 


Le spécimen de la station 634 n’est qu'un court fragment 
de 20 mill. sur 10 mill. n’ayant presque plus d’elytres mais 
à soies caractéristiques. L'autre, est un très bel exemplaire 
composé de deux fragments antérieurs mesurant ensemble 
220 mill. sur 22 mill. pieds compris. Le bon elar de 207 
servation de ce spécimen, ayant gardé encore en partie sa 
coloration, m'a permis de l’étudier soigneusement et de le 
comparer à un grand spécimen de Naples de ma collection. 
Cette étude m'a confirmé dans mon opinion antérieure au 
sujet de la présence d'une antenne médiane chezle P.maxillosus, 
opinion à laquelle est arrivé aussi de son côté Von Marenzeller 
par l’étude des spécimens de Renieri conservés au Musée 
de Vienne. 

D'autre part mon spécimen de Naples et celui de Monaco 
ne different en rien du Panthalis Lacazi de Banyuls et cette 
espèce se confond avec le Polyodontes maxillosus. 

Le genre Acoetes, synonyme de Polyodontes, et plus récent 
doit disparaître ainsi que le genre Eupompe qui n’en est pas 
nettement distinct. 

Méditerranée, Naples, Monaco, Marseille, Banyuls, Adria- 
tique. 


Genre Panthalis, Kinberg 


PANTHALIS. (Erstenı, Kinberg 


Panthalis Marenzelleri, PRUVOT et RACOVITZA. 


"Station 1190, [les du Cap Vert, 628 mètres. — Stn. 2717, 
Atlantique, 750 métres. — Stn. 2720, Atlantique, 749-310 mètres. 


L’examen de ces spécimens confirme l'opinion de Marenzeller 
au sujet de l'identité du P. Marenzelleri et du P. Œrsledi. 


Atlantique, Méditerranée. 


Genre Eupanthalis, Mc’Intosh 
(EUARCHE, Ehlers) 


EuPANTHALIS Kinperci, Mc’Intosh 
Euarche tubifex, EHLERSs. 


Station 344, à l'Ouest de Port Empédocle (Sicile), 224 mètres. 

Le tronçon antérieur, à trompe dévaginée, est en état de 
conservation suflisant pour permettre de l'identifier à l’Fuarche 
tubifex et de constater l'identité de cette espèce avec celle de 
Mc'Intosh, un peu plus ancienne. 

Adventure Banks. — Mer des Antilles, — Méditerranée. 


Classification des Acoétinés 


/ / Des branchies, 


It pied | Poly odontes Renieri 
non modifié. 
Deux \ uU Pas de branchies, 
ır pied modifié, Panthalis Kinberg 
Ommatophores des soies pénicillées. 
2 antennes | 
_ Un petit tentacule a insertion | Eupolyodontes Bu- 
\ nucale. Des branchies [chanan 
Pas d'Ommatophores | 3 antennes | Eupanthalis Mc'In- 
2 Où 4 [tosh 
yeux sessiles | Pas d’antennes | Restio Moore 


(270) 


OS ee 


TRIBU DES SIGALIONINÉS, Grube 


Genre Pholoë, Johnston 


PHoroë minuta, Fabricius 


Pholoë inornata, JoHNSTON. 
Pholoé baltica, (ERSTEnD. 
Pholoé eximia, MicHÆLSEN. 


Station 273, Dogger Bank, 70 mètres. 
Un seul spécimen. 
Atlantique, Mer du Nord, Baltique, Manche. 


PHOLOE SYNOPHTHALMICA, Claparède 


Station 838, Acores, 880 mètres. — Monaco, 28 décembre 
1903. — Stn. 091-01260-01412, environs de Monaco. 

Cette espèce, très voisine de la P. minuta, n'en est peut-être 
qu'une simple variété. | | 

Atlantique, Manche, Méditerranée. 


PHOLOË DORSIPAPILLATA, Marenzeller 


Station 226, Açores, 130 mètres. — Stn. 1349, Acores, 
1250 Metres. 

Les nombreux spécimens de la station 226 ont été déter- 
minés par Marenzeller. Ceuxde la station 1349 sont semblables. 

Méditerranée, Atlantique { Açores). 


Genre Sigalion, Audouin et Edwards 


SIGALION MATHILDÆ, Aud. Edw. 


1834. Sigalion Mathilde, Aupou et M. Epwarps T. II, p. 105, pl. II, 
fig. I-10. 

1898. Sigalion squamatum, SAınT-JoserH (nec DELLE CHIAJE) p. 239, 
pl. XIII, fig. 22-20. : 


ei 


% 


7 é ‘ 4 3 


FAP 


— 29 — 
Villers-sur-Mer (Calvados) M. Dollfus. 


Un spécimen semblable à ceux de Saint-Vaast-la-Hougue, 
décrits par de Saint-Joseph sous le nom de Sıgalion squamatum. 
D'après Darboux, l’espece de la Manche serait différente de 
celle de Naples, Mc’Intosh partage cette opinion mais comme 
il a retrouvé aussi dans la Méditerranée le S. Mathilde peut- 
être ne s’agit-il que de simples variétés d’une même espèce. 

Mer du Nord, Manche, Méditerranée. 


Genre Sthenelais, Kinberg 


STHENELAIS Boa, Johnston 


Sigalion Boa, JOHNSTON. 
Sthenelais :Idunæ, RATHKE. - SAINT-JOSEPH. 


Station 38, Belle-[sle-en-Mer, ro mètres. — Port de Monaco, 
27 décembre 1902. — Stn. 0196, environs de Monaco. 

Les deux petits spécimens de la station 38 et ceux du Port 
de Monaco sont semblables et ont tous quelques soies simples à 
la rame ventrale. 

Atlantique, Mer du Nord, Manche, Méditerranée, Cap de 
Bonne Espérance. 


STHENELAIS MINOR, Pruvot et Racovitza 


Station 1114, Maroc, 851 mètres. 

L’unique spécimen, tronqué, correspond bien à la description 
de Pruvot et Racovitza. A la rame ventrale il n’existe pas de 
soles épineuses simples, ce qui le distingue de l'espèce pre- 
cédente. 

Méditerranée, Atlantique. 


STHENELAIS LIMICOLA, Ehlers 


Sthenelais leiolepis, CLAPAREDE. 


Station 41, Golfe de Gascogne, 19 mètres. 


(270) 


a 


Plusieurs petits specimens presentant encore des traces de 
taches brunes sur les élytres antérieures. 
Atlantique, Mer du Nord, Méditerranée (Adriatique). 


STHENELAIS DENDROLEPIS, Claparede 
Leanira Giardi, DARBOUx. 


Station 5, Atlantique, Surface ??. — Stn. 35, Atlantique. — 
Stn. 47, Golfe de Gascogne, 130 mètres. — Stn. 56, Golfe de 
Gascogne, go mètres. — Stn. 57, Golfe de Gascogne, 240 mètres. 
— Stn. Soi, Madère, 100 mètres. — Stn. 1248, Acores, 1250 


Meeres. 
Comme l’a fait remarquer, avec raison, Von Marenzeller, la 


Leanira Giardi de Darboux n'est que le Sth. dendrolepis de 
Claparède dont la description a été corrigée et complétée. 
L'examen des spécimens ci-dessus confirme cette affirmation. 


Atlantique. Méditerranée. 


Genre Leanira, Kinberg 
LEANIRA HYSTRICIS, Ehlers 


Station 553, Acores, 1385 métres. 
Ces spécimens ont été déterminés par Von Marenzeller. 


Atlantique (Cap Cod, Côtes d'Irlande, Acores). 


LEANIRA TETRAGONA, (Ersted 


? Leanira magellanica, Mc’INrosx. 


Station 581, Açores, 2139 mètres. 
La L. magellanica de Mc’Intosh ne me paraît pas différer de 
la L. telragona d'une façon notable. 


Atlantique Nord, Acores, Magellan (?). 


= 
3 
f 
4 
= 
x 
» 


a 


Famille des AMPHINOMIENS, Savigny 
Genre Amphinome, Bruguieres (Char. emend.) 


AMPHINOME ParLası, Quatrefages 


Pleione tetraëdra, Enwarps (nec Sav.) 
Amphinome rostrata, KINBERG. 
Amphinome vagans, KINBERG. 


Station 699, Acores, Epave. — Stn. 2215, Acores, Epave. 


Ces individus ont été recueillis parmi les Lepas d’épaves 
flottantes. 


Atlantique, Mer des Antilles, Acores. 


Genre Hermodice, Kinberg 


HERMODICE CARUNCULATA, Pallas 


Station 103, Acores,15 mètres. — Stn. 217, Acores, 40 mètres. 


sem. 225, Acores, 129 metres. — Stn. 238, Acores, 95 mètres. 
Bin. 249, Acores, 120 metres. — Stn. 594, Acores, 54 mètres. 
Bille o70, Acores, 20 mètres, — Stn...1355, Acores, 78 metres, 


— Mouillage de Fayal. — Funchal, 22-26 Février 1888. 
Cette magnifique espèce est abondamment représentée. 
Mer des Antilles, Acores, Madère, Méditerranée. 


Genre Paramphinome, Sars 


PARAMPHINOME PULCHELLA, Sars 


Station 952. près des Iles Lofoten, 1185 mètres. 
Un seul spécimen. 
Mers arctiques, Norvege, Shetlands, Lofoten. 


(270) 


EEE ER TN EE D PE QE ae OR 
% 4 > “ L 2 1 mY al PO REE a TRE VB te ia ER ove = 
i 2 PR TR AN DE AT ee RDS Came En Se 


BE 


Genre Hipponoë, Audouin et Edwards 


HırponoE GaAuUDIcHAUDI, Aud. Edw. 


Station 94, Atlantique, Epave. — Stn. 181, Atlantique, 
Epave. — Stn. 182, Atlantique, Epave. — Stn. 257, Atlantique, 
Epave. — Stn. 545, Acores. — Stn. 699, Acores, Epave. — 
Stn. 1784, Acores, Epave. 

Cette espèce vit parmi les Tone des épaves. 


Atlantique, Mer des Antilles, Acores; Pacifique Nord. 


Genre Chloeia, Savigny 
CHLOEIA VENUSTA, Quatrefages 


Station 344, Sicile, 224 mètres. 


Horst identifie cette espèce à la Ch. fucata de Mc’ Intosh. 
Méditerranée, Alger, Cerigo, Sicile. 


CHLOEIA MODESTA, Ehlers 


Funchal. — Punta Delgada (Capt. Chaves). 

D'après Marenzeller cette espèce n’est pas, comme le pensait 
Ehlers, la forme jeune de la Ch. euglochis mais une espèce 
distincte. 

Atlantique, Floride, Funchal. 


CHLOEIA EUGLOCHIS, Ehlers 


Station 1:52, Iles du Cap-Vert, 52 metres. 

Cette magnifique espèce n'est représentée que par un sem 
spécimen. 

Atlantique, Mer des Antilles, Ténérife, Dakar, Iles du Cap 
Vert. 


Genre Notopygos, Grube 


NoTopyGos MEGALops, Mc’ Intosh 


Station 2034, Banc de la Seine, :85 mètres. 

Deux petits spécimens ne differant du type que par leurs 
setigeres un peu moins nombreux et leurs branchies moins 
développées. 

Atlantique, Bermudes, Banc de la Seine. 


Genre Euphrosyne, Savigny 
EUPHROSYNE FoLıosa, Audouin et Edwards 


Euphrosyne mediterranea, GRUBE. 
Euphrosyne racemosa, EHLERS. 
Euphrosyne Audouini, MARION et BOBRETZKY. 


Station 38, Belle-[sle-en Mer, 10 metres. — Stn. 44, Golfe 
de Gascogne, 166 mètres. — Stn. 46, Golfe de Gascogne, 155 


mètres. — Stn. 53, Golfe de Gascogne, 135 mètres. — Stn. 58, 
Golfe de Gascogne, 134 mètres. — Stn. 59, Golfe de Gascogne, 
248 mètres. — Stn. 358, Sardaigne, Littoral. — Stn. 594, 


Acores, 54 mètres. — Monaco, 16 décembre 1902.— Cap Martin, 
26 décembre 1902. — Cap d’Ail, 17-18 Mars 1903. — Stn. 
0344-01276, environs de Monaco. 

Om observe ume certaine variabilité dans la forme de 
l'extrémité des filaments branchiaux. 

Atlantique, Manche, Méditerranée. 


EUPHROSYNE ARMADILLO, Sars 


Station 1242, Banc de la Seine, 240 mètres. 

Un seul spécimen. Les branchies sont au nombre de 6 par 
parapode. 

Atlantique, Lofoten, Norvège, Irlande, Madère. 


(270) 


Here 


Genre Palmyreuphrosyne, n. £. 


Diagnose. — Corps ovale, court, bombé. Caroncule allongée. 
Branchies pectinées. Parapodes en crêtes transversales avec un 
cirre dorsal et un cirre ventral. Soies dorsales élargies en 
palées, soies ventrales bifides, de deux sortes. Bouche ventrale. 
Grosse ampoule anale ventrale. Deux ventouses ventrales, 
latérales, précédant l'anus. 


PALMYREUPHROSYNE PARADOXA, N. Spec. 
2 


Diagnose. — Corps ovale, bombé, concave en dessous et 
trilobé. Caroncule allongée, bifurquée antérieurement. Para- 
podes à 2 rames confondues en crêtes transversales, ne laissant 


Fic. 8. — Palmyreuphrosyne paradoxa n. sp. a, Face ventrale X 8. — 
b, Coupe schématique. — c, Soie ventrale bifide X 140. — d, Palée 
dorsale X 100. — e, Soie capillaire ventrale X 300. 


entre eux qu'un étroit sillon longitudinal au milieu du dos. 
Branchies pectinées formant sur chaque crête 3 groupes 
espacés. Un cirre dorsal et un cirre ventral. Soies dorsales 
en forme de palées aplaties, non dentelées, disposées en rangée 


us. Be 


transversale sur chaque crête et recouvrant tout le corps, sauf 
le sillon dorsal. Soies ventrales de deux sortes : 1° grosses soies 
bifides, lisses, 2° fines soies capillaires à extrémité bifurquée. 
Bouche ventrale, trompe molle, cylindrique. Une Série d’écus- 
sons ventraux. Ampoule anale globuleuse, ventrale. Deux 
ventouses ventrales, latérales, volumineuses, précédant l’ampoule 
anale. Taille 3 mill. sur 2 mill. 

Cette espèce, fort intéressante, est intermédiaire entre les 
Amphinomiens et les Palmyriens. 

Atlantique, Acores. 


Famille des CHRYSOPETALIENS, Ehlers 


(PatmMyriens, Kinberg, pro parte) 
Genre Ghrysopetalum, Eklers 
CHRYSOPETALUM DEBILE, Grube 


Chrysopetalum fragile, Enrers. 
Chrysopetalum caecum, LANGERHANS. 
Palmyrides portus-veneris, CLAPAREDE. 
Palmyropsis Eveline, CLAPARÈDE. 


Station 44, Golfe de Gascogne, 166 mètres. — Stn. 1463, 
Golfe de Gascogne. — Cap d’Ail, 19 juin 1905. — Stn. 0373, 
environs de Monaco. 

Le genre Palmyra ayant été réuni à la famille des Aphro- 
ditiens depuis que Mc’ Intosh a établi la présence d’elytres 
chez la P. aurifera on ne peut conserver le nom de Palmyriens 
pour désigner cette famille et il y a lieu de lui substituer celui 
de Chrysopétaliens déjà employé par Ehlers. 

Méditerranée, Atlantique. 


Genre Dysponetus, Levinsen 


DysponEtus PyGMæus, Levinsen 


Station 970, Ile Hope, 48 mètres. 


(270) 


ae me 


Trois petits spécimens de 72 1,5 mil? 


Groënland, Spitsberg. 


Famille des SPHÆRODORIENS, Malmgren | 
Genre Ephesia, Rathke 
EPHESIA GRACILIS, Rathke 


Spherodorum flavum, ŒRSTED. 
Sphoerodorum peripatus, JOHNSTON. 
Sphærodorum papillifer, Moore. 


Station 2386, Kaestness, 20 mètres. — Stn. 2534, Karlsô. 
Cette espèce n’est représentée à chaque station que par un 
seul individu. 


Ernesıa PERIPATUS, Claparède nec Johnston 


1863. Spherodorum peripatus, CLAPAREDE, p. 50, pl. XI, fig. 8-18. 
1894. Ephesia peripatus, de Saint-JosEPH, p. 417. 

1911. Ephesia peripatus, P. Fauve, p.17, pl: 15 e168 oe 

1882. Sphærodorum abyssorum, Hansen, p. 37, pl. VI, Bie 

1883. Ephesia abyssorum, LEVINSEN, p. 97. ~ 


- Cap-d’Ail, 22 Mai 1905. Drague. 17-27 mètres. Un spécimen. 
— Cap-d’Ail, 18 Mars 1903. - | | 

Stations 068 (1907) et 6373 (1908), environs de Monaco. Un 
spécimen. — 7 décembre 1902. M. Marquet. Un spécimen. | 

Cette espèce se distingue de l’Fphesia gracilis par ses soies 
composées et une forme un peu différente du pied et du cirre 
ventral. Celui-ci mest d’ailleurs qu’une papille un peu plus 


as be ere us 1 fon À A 


développée que les autres. 
C'est, je crois, la‘ premiere Mois sque ceire D est ren- 
contrée dans la Méditerranée. 


Mers arctiques, Manche, Méditerranée. 


re Zah NR, tore Me RUE a re aA Nh 
ay cot Man al APE aN : be | x : 


= 35 


Genre Sphærodorum, (Ersted 


(sensu Levinsen, char. emend.) 


SPHAERODORUM MINUTUM, Webster et Benedict 


Ephesia minuta, WEBSTER et BENEDICT. 


miation 1012, au N. du Spitsberg, 430 mètres. 

FE Dnigue Spécimen correspond bien à la description de 
Webster et Benedict. Cette espece rentre dans le genre Spher 0- 
dorum, tel que je l’ai de nouveau défini. 


Atlantique Nord (East Port, Maine), Spitsberg. 


Kamille des SYLLIDIENS, Grube 
Genre Syllis, Savigny 
SYLLIS (HAPLOSYLLIS) HAMATA, Claparède 


Syllis spongicola, Marion et BoBRETZKY, nec Grube. 


Station 44, Golfe de Gascogne, 166 métres. — Stn. 53, Golfe 
de Gascosne, 135 metres. = Stn. 58, Golfe de Gascogne, 134 
mètres. — Stn. 59, Golfe de Gascogne, 248 mètres. — Stn. 1463, 
Golfe de Gascogne, 150 mètres. — Stn. 2034, Banc de la Seine, 
Hp metres. — Stn. 2731, Banc Gorringe, 64-90 mètres. — 
Port de Monaco, 7 décembre 1902, 30 décembre 1907. — Cap 
d’Ail, 14 juin 1905. — Pointe de la Vieille, 27 juin 1905. — 
Stn. 091-0245-0344-01276, environs de Monaco. | 

De Saint-Joseph n’admet pas l'identité de la S. spongicola 
Grube et de la S.hamala de Claparede; Mc’[ntosh, au contraire, 
Beunmit les deux espèces. 

Mer Noire, Méditerranée, Atlantique, Manche, Ceylan, 
(Mer Rouge ?) 

(270) 


RTE EE 


SYLLIS (TyrosyLLiıs) Krounu, Ehlers 


Station 57, Golfe de Gascogne, 240 mètres. — Stn. 191, 
Horta (Fayal). Mouillage. — Cap-d’Ail, 18 mars 1903. — Stn. 
091-0126, environs de Monaco. 


Mers du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée, 


SYLLIS (TYPOSYLLIS) PROLIFERA, Krohn 


Syllis lussinensis, GRUBE. 
Syllis armandi, CLAPAREDE. 
Syllis fiumensis, EHLERS. 


Station 358, Sardaigne. — Stn. 802, Madère. — Stn. 1463, 
Golfe de Gascogne, 932 - 150 mètres. — Stn. 1540. 

Port de Monaco, 26 décembre 1902, 28 septembre 1905, 
30 Janvier 1908, 18 février 1908, 19 Janvier 1909, 14 décembre 
1910. — Cap d’Ail, 18 mars 1903, 19 mai 1905, 22 mai 1905, 
14 Juin 1905, 20 Juin 1905. — Baie de Canton, 26 mai 1906. — 
Stn. 0125-0140-0212-0245-0289-0344-0373. N° 630, environs 
de Monaco. 

Cette espèce, très commune et très répandue, a été souvent 
décrite sous des noms différents et confondue avec d’autres 
en raison de sa grande variabilité. 


Méditerranée, Manche, Atlantique. 


SYLLIS (TYPOSYLLIS) VARIEGATA, Grube 


Syllis oblonga, KEFERSTEIN. 
Syllis hexagonifera, CLAPAREDE. 


Station 53, Golfe de Gascogne, 135 mètres. — Stn. 226, 
Açores, 130 mètres. — Stn. 451, Gibraltar, 10 mètres. — Stn. 
467, Banc Gorringe, 60 mètres. Stn, 1104, Monaco. — Stn, 


30 — 
1145, îles du Cap Vert, 16 mètres. — Monaco, 10 Mars 1909 et 
stations : 091-0140-01244-01253-0 1200. | 


Méditerranée, Manche, Atlantique, Mer Rouge. 


Syrrıs (TYPOSYLLIS) ALTERNOSETOSA, Saint-Joseph 


Station 218, Flores, 40 mètres. — Stn. 226, Acores, 130 
mètres. — Stn. 1463, Golfe de Gascogne, 932-150 mètres. 

Cette espèce ne peut être assimilée, comme le pensait Giard, 
à la S. cornuta dont les soies sont tout à fait différentes. 


Manche, Atlantique. 


SYLLIS (TyYPoSYLLIS) HYALINA, Grube 


Syllis borealis, MALMGREN. 
Syllis macrocola, MARENZELLER. 


Syllis simillima, CLAPAREDE. 
Syllis pellucida, EHLERS. 


Station 1203, Iles du Cap Vert, gt mètres. — Cap d’Ail, 
18 mars 1903, 24 Mal 1905, 5 et 14 juin 1905, 3 juillet 1905.— 
Stn. 091-079-0179-0344-0373-01546, environs de Monaco. 

Cette espéce est trés voisine de la S. alternosetosa. 


Méditerranée, Manche, Atlantique, Détroit de Magellan. 


SYLLIS (TYPOSYLLIS) ARMILLARIS, (Ersted 


Station 1043, Orcades, 88 mètres. — Stn. 2386, Kæstness, 
20 mètres. — Stn. 2534, Karlsö. 
Il existe une soie simple aux 8-10 derniers sétigères. 


Mers arctiques, Manche, Mer du Nord, Mer de Behring. 


SYLLIS (TyrosyLLıs) FAsciata, Malmgren 


Station 922, Norvège, 343 mètres. — Stn. 970, pres de l'ile 


(270) 


Hope, 48 mètres. — Stn. 1074, Spitsberg, 22 mètres — Sin: 
2428, Spits Dene. 
Un spécimen de la Station 1074 est régénéré. 


Mers arctiques. 


SYLLIS (TYPOSYLLIS) VITTATA, Grube 


© Syllis aurita, CLAPAREDE. 


Baie Pım, Praya Graciosa, port de Flores. — Port de 
Monaco, 24 janvier 1903, 10 février 1908, 8 mars 1911. — 
Pointe de la Vieille, 10 mars 1903. — Toulon, lavage des 
huitres. — Stn. 0125-0212-0585. N° 1458, environs de Monaco. 

Cette espèce,très répandue dans la Méditerranée, se rapproche 
de la Syllis fasciata. 


Méditerranée, Atlantique. 


SYLLIS (TYPOSYLLIS) BREVIPENNIS, Grube 


Station 226, Acôres. 130 metres, 


Méditerranée, Atlantique. 


SYLLIS (EHLERSIA) CORNUTA, Rathke 


Syllis sexoculata, EHLERS. 
? Syllis Œrstedi, MALMGREN. 


Station 42, Golfe de Gascogne, 136 mètres. — Stn. 184, 
Atlantique, 1850 metres. — ‘Stn. 238, Acores, 05 metres. 
Stn. 244, Acores, 1266 mètres. — Stn. 743, Acores, 1494 mètres. 
— Stn. 2214, Açores, 914-650 mètres. — Cap d’Ail, 24 mai 
1905, 14 et 20 juin 1905, 3 juillet 1905. — Cap Martin, 19 mars 
1903. — Pointe de la Vieille, 13 mars 1903. — Baie de Canton, 


26 mai 1906. — Stn. 01267, environs de Monaco. 
Les yeux sont ordinairement au nombre de 6, mais cependant 


la paire antérieure, très petite, manque parfois, 


Mers Arctiques, Manche, Atlantique, Méditerranée, Océan 
Indien, Golfe Persique. 


SYLLIS GRACILIS, Grube 


Station 226, Acores, 130 mètres. — Stn. 467, Banc Gorringe, 
60 mètres. — Toulon, février 1907. — N° 1059, Environs de 
Marseille. — N° 1458. — Stn. 0179, environs de Monaco. 


Cette espèce, à soies ypsiloïdes si remarquables, a une aire 
de dispersion extrêmement étendue. 

Manche, Atlantique, Méditerranée, Mer Noire, Mer Rouge, 
Golfe Persique, Golfe du Bengale, Océan Pacifique. 


Genre Pionosyllis, Malmgren 
Pıonosyıııs WEISMANNI, Langerhans 
Station 226, Acores, 130 metres. 
@e petit Syllidien a cirres très courts, à soles spéciales 
caractéristiques, a un aspect d’Oligochéte. 
Madère, Acores. 
Genre Opisthosyllis, Langerhans 
OPISTHOSYLLIS BRUNNEA, Langerhans 
Station 216, Acores, Marée. 
Madere, Acores. 
Genre Eusyllis, Malmgren 
Eusyitiis Bromstrannı, Malmgren 
Station 970, pres de l’île Hope, 48 mètres. — Stn. 1012, 


Spitsberg, 430 mètres. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres. 
(270) 


Cette espèce est abondamment représentée dans ces stations. 


Mers Arctiques, Manche, Atlantique (Madère), Méditerranée. 


EUSYLLIS MONILICORNIS, Malmgren 
Eusyllis assimilis, MARENZELLER. 


Station 226, Acores, 130 mètres. — Pointe de la Vieille, 
13 mars 1903. — N° 1260. — Stn. ogı, environs de Monaco. 


Mers arctiques, Manche, Atlantique, Méditerranée. 


Genre Odontosyllis, Claparède 
ODONTOSYLLIS CTENOSTOMA, Claparède 
Odontosyllis virescens, MARENZELLER. 


Station 467, Banc Gorringe, 60 metres. 
Port de Monaco, 18 février et 19 Ba 1909. — Stn. 074- 
091. N° 1458, environs de Monaco. 


Méditerranée, Atlantique, Manche. 


ODONTOSYLLIS GiBBA, Claparéde 


Odontosyllis gibba, CLAPAREDE. 
Syllis brevicornis, GRUBE. 


Cap d’Ail, 18 Mars 1903. 

Cette espèce, trouvée d’abord dans la Manche par Claparède, 
a été observée à Marseille par Marion et Bobretzky et à Cannes 
par de Saint-Joseph. 


Manche, Mer du Nord, Atlantique, Méditerranée. 


Genre Trypanosyllis, Claparède 
TRYPANOSYLLIS ZEBRA, Grube 
Trypanosyllis Krohnit, CLAPAREDE. 


Station 451, Gibraltar, 10 metres. — Stn. 1145, Iles du 
Cap Vert, 16 mètres. — Stn. 1152, Atlantique, 52 mètres. — 
« Melita » N° 49. — Port de Monaco, 16 décembre 1902, 24 
janvier 1903, 30 janvier 1908. — Stn. 01244, environs de Mo- 


naco. 


Méditerranée, Manche, Atlantique. 


TRYPANOSYLLIS CELIACA, Claparede 


Station 226, Acores, 130 métres. — Stn. 1463, Golfe de 
Gascogne, 932-150 mètres. — Stn. 0344, environs de Monaco. 


Méditerranée, Manche, Atlantique. 


TRYPANOSYLLIS GIGANTEA, Mc’Intosh 
(?) Trypanosyllis Richardi, GRAVIER. 


Station 584, Acores (dans des Polypiers), 843 mètres. 

Ce géant des Syllidiens est représenté par trois spécimens 
de 75 à 80 millimètres sur 5 à 6 millimètres de large, soies non 
comprises. 


Atlantique Sud, Océan glacial antarctique, Atlantique 
(Açores), Mer Rouge, Golfe Persique. 


(270) 


ln POS Er a EA A AE A Fe BR is la Ny i as ni RE REN N he 
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LR 


Genre Eurysyllis, Ehlers 


EurysyrLıs parapoxA, Claparéde 


Polymastus paradoxus, CLAPAREDE. 
Eurysyllis paradoxa, LANGERHANS. 


Station 0140 (1908), environs de Monaco. — Stn. 0245. 


Ce singulier petit Syllidien rappelle les Sphærodorum par 
l'aspect tout particulier de ses cirres et tubercules dorsaux en 
forme de sphère. 


Méditerranée, Manche, Atlantique. 
Genre Sphoerosyllis, Claparède 
SPHŒROSYLLIS HYSTRIX, Claparède 
Spherosyllis hysirix, CLAPAREDE. 


Pointe de la Vieille, 10 Mars 1903. — Cap d’Ail, 18 mai 
1905. — N°1458, Port de Monaco, 14 décembre 1910. 


A la base de chaque parapode on remarque une grosse cap- 
sule arrondie, d’aspect souvent tres foncé, bourrée de petits 
batonnets. 


Atlantique, Mer du Nord, Manche, Méditerranée. 


SPHEROSYLLIS PIRIFERA, Claparede 
Spherosyllis pirifera, CLAPAREDE. 


Station 0212 (1908), environs de Monaco. 


Cette espèce est très voisine du Sp. hystrix, elle s’en distin- 
.gue principalement par l'absence de capsules à la base des pieds. 


NM Na PO fn ca à aati TE 
PS OO TT Mey “aus: ; 
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a 


Viguier, Langerhans, de Saint-Joseph, Soulier considèrent les 
deux espèces comme distinctes. 


Atlantique, Manche, Méditerranée. 


Genre Paedophylax, Claparède 


PAEDOPHYLAX VERRUGER,  Claparède 


Paedophylax verruger, CLAPAREDE. 
— —  LANGERHANS. 


Pointe dela-Vieille, 13 mars 1903. 


Ce petit spécimen est tronqué postérieurement. Le prosto- 
mium, dépourvu de pigment, porte 4 gros yeux et trois an- 
tennes très petites. Ila exactement la forme figurée par Clapa- 
rède. Le proventricule, en barillet, a au moins 25 rangées de 
points gris. Les soies en alene existent à tous les pieds, les soies 
simples, plus grosses en arrière qua la région antérieure, ne 
sont pas bidentees. Les autres soies sont intermédiaires entre 
celles figurées par Langerhans pour le P. insignis et le P. ver- 
ruger. Mais je me demande sile P. verruger de Langerhans est 
bien l’espece de Claparède car Langerhans lui attribue des soies 
simples bidentées et un prostomium de forme différente. Quant à 
son P. insignis s’il a le prostomium de l'espèce de Claparède et les 
mêmes soies, il en diffère par la présence de pigment sur le lobe 
céphalique et un nombre moins élevé de rangées glandulaires 
au barillet. Ces différences ne sont pas bien importantes d’ail- 
leurs et peut-être n'y a-t-1l la que deux simples variétés d’une 
ineme espece. | 


Mediterrande, Atlantique. 
Genre Autolytus, Grube 


AUTOLYTUS PROLIEER. .O.2 F.. Müller. 
S) Asa 


Sacconereis helgolandica, M. MÜLLER. 
Polybostrichus Mülleri, KEFERSTEIN. | 


(270) 


Pi 


Station 191, Horta (Fayal). Mouillage. — Stn. 014-0372- 
01260, environs de Monaco. 


Mer du Nord, Atlantique, Manche, Méditerranée. 


Autorytus VERRILLI, Marenzeller 


Stephanosyllis ornata, VERRILL. 
Autolytus Alexandri, MALMGREN. 


Station 970, près de l’Ile Hope, 48 mètres. 
Spitsberg, Groënland, Nouvelle Angleterre. 
AUTOLYTUS PRISMATICUS, Fabricius 


Autolytus incertus, MALMGREN. 
Proceraea gracilis, VERRILL. 


Station 970, près de l'Ile Hope, 48 mètres. 
Mers Arctiques, Atlantique Nord. 


? AUTOLYTUS BRACHYCEPHALA, Marenzeller 


Station 227, Açores, 1135 mètres. 
Un spécimen en mauvais état, douteux. 


Atlantique, Méditerranée. 


AUTOLYTUS ORNATUS, Marion et Bobretzky 


Autolytus (Proceraea) ornatus Marion et BOBRETZKY. 
Sylline rubropunctata, GRUBE. 

Proceraea rubropunctata, LANGERHANS. 

Autolytus ornatus, SAINT-JOSEPH. 


Cap d’Ail, 24 Mai 1905. 


Un seul petit spécimen ayant perdu une partie de l'extrémité 
postérieure. 
Atlantique, Manche, Méditerranée. 


Famille des PHYLLODOCIENS, Grube 
Genre Phyllodoce, Savigny 
PHYLLODOCE GROENLANDICA, (Ersted 


Station 939, Norvège, 177 mètres. — Stn. 970, pres de l'Ile 
Hope, 48 mètres. — Stn. 976, entre les îles Hope et Edge, 
186 mètres. — Stn. 2442, Spitsberg, 20 mètres. — Villers-sur- 
Mer (M. Dollfus). 


Les spécimens de la Manche ne diffèrent pas de ceux des 
mers arctiques. 
Mers arctiques, Mer du Nord, Manche, Atlantique (Canada). 


PHYLLODOCE Mucosa, (Ersted 


Station 162, Parages de Terre Neuve, 155 mètres. 
Cette espèce, qui existe aussi dans la Manche, est nettement 


distincte de la précédente. 
Atlantique Nord, Manche. 


PHYLLODOCE ciTRINA, Malmgren 


Station 970, pres de l’ile Hope, 48 mètres. 
Cette espèce. voisine de la P. groenlandica, s’en distingue 
pece, 8 ; gue, 
cependant, par la disposition des papilles de la trompe. 


Mers arctiques. 


? PHyLLopocr MACULATA, Malmgren 


Station 1180, Iles du Cap Vert, 22 mètres. 


(270) 


40 £ 


L’unique exemplaire de cette espèce diffère de la P. maculata 
de Malmgren par la forme de ses cirres dorsaux plus carrés. 
Les différences, cependant, ne me semblent pas suflisantes pour 
en faire une espèce nouvelle. Le spécimen étant unique il n'y 
a peut-être là qu’une variation individuelle. 


? PHYLLODOCE RUBIGINOSA, Saint-Joseph 


+ 


Station 226, Acores, 130 mètres. 
Deux petits spécimens en assez mauvais état. 


Manche, Acores. 


PHYLLODOCE LAMELLIGERA, Johnston 


Station 57, Golfe de Gascogne, 240 mètres, 

Contrairement à l'opinion de Mc’ Intosh je ne pense pas 
que cette espèce doive se confondre avec la P. laminosa dont 
la trompe est différente. 


Manche, Atlantique, Méditerranée, Pacifique (Fischli). 


PHyrLovocE Paretri, Milne-Edwards 


Phyllodoce Paretti, Aupouin et M. Epwarps. 
Phyllodoce Pancerina, CLAPAREDE. 
Phyllodoce splendens, SAınT-JOSEPH. 


Stations 0140-0373 et 01277, environs de Monaco. 

Les spécimens des stations 0140 et 0575 n'ont quete à 
15 millimètres, celui de l’autre station est plus grand. 

Je partage opinion de Mc’ Inrosu qui réunit à cette espèce 
la Ph. Pancerina et la Ph. splendens. Cette dernmiere a, ere 
retrouvée à Cannes par de Sainr-JosEpH qui l'avait d’abord 
découverte à Dinard. 


Méditerranée, Manche. 


re bu tn dE eco 


PHYLLODOCE MADEIRENSIS, Langerhans 


Phyllodoce Sanctæ-Vincentis, Mc’Intosn. 


Station 44, Goife de Gascogne, 166 mètres, — Stn. 57, 
Golfe de Gascogne, 240 mètres. — Stn. 59, Golfe de Gascogne, 
248 metres. — Stn. 254, Acores, 454 mètres, — Stn. 503, 


Golfe de Gascogne, 748 mètres. — Stn. 584, Acores, 845 mè- 
tres. — Stn. 594, Açores, 54 mètres. — Stn. 866, Acores, 599 


mètres. — Stn. 1152, Iles du Cap Vert, 52 mètres. — Stn. 1203, 
Iles du Cap Vert, gı mètres. — Stn. 2214, Acores, 914-650 
mètres. — Stn. 2717, Atlantique, 750 metres. — Stn. 2720, 
Atlantique, 749-310 mètres. — Stn. 0340 - 0373 - 01276, envi- 


rons de Monaco. 
Il ne paraît exister aucune différence constante entre la P. 
madeirensis et la P. Sanctæ-Vincentis. 


Atlantique, Méditerranée, Océan Pacifique. 


Genre Eulalia, (Ersted 
BULAETA -viRIDIS, Müller 


Phyllodoce claviger, Aunouın et Epwarps. 
Eulalia virens, EHLERS. 

Eulalia guttata, CLAPAREDE. 

? Eulalia aurea, GRAVIER. 


Station 44, Golfe de Gascogne, 166 mètres. — Stn. 216, 
Acores. — Stn. 513, Acores. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres. 
= tn. 1104, Monaco, Littoral. — -Stn. 1152, Iles du Cap 
Vert. — Stn. 1203, Iles du Cap Vert, gt mètres. — Stn. 1702, 
Acores, Littoral. — Stn. 2034, Banc de la Seine, 20 mètres.— 
Stn. 2534, Karlsô. — Stn. 01253 et 01278, environs de Monaco. 


Mers du Nord, Atlantique, Manche, Méditerranée. 


(270) 


— 50 — 


EULALIA PUNCTIFERA, Grube 


Station 273, pres du Dogger Bank, 70 mètres. — Stn. 0196, © 
environs de Monaco. | | 


Méditerranée, Manche, Mer du Nord. 


? EULALIA BILINEATA, Johnston 


N° 576, Port de Monaco, 19 janvier 1909. — Stn. 0373. 


Genre Eumida, Malmgren 


EUMIDA SANGUINEA, (Ersted 


Eulalia pallida, SAINT-JOSEPH. 
? Eumida communis, GRAVIER. 


Station 970, pres de l’Ile Hope, 48 mètres. — Stn. 1012, 
Spitsberg. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres. — Stn. 1145, 
Iles du Cap Vert, 16 mètres. — Stn. 2386, Kæstness. — Stn. 


074 - 0125 -0212- N° 1600, environs de Monaco, Cap d’Ail. - 


Mers Arctiques, Atlantique, Manche, Méditerranée, Golfe 
Persique, Nouvelle-Zélande. 


EuLALIA (PTEROCIRRUS) MACROCEROS, Grube 


Eulalia (Pterocirrus) volucris, EHLERS. 
Eulalia (Pterocirrus) velifera, CLAPAREDE. 


N° 965, Port de Monaco, 22 novembre 1909. — N° 1920, 
Coque de l’Eider, 18 décembre 1911. — Stn. 074 - 0179, en- 
virons de Monaco. 


— Si 


Cette espèce de la Méditerranée a été observée aussi dans 
la Manche et dans l'Atlantique. 


Genre Eteone, Savigny 
ETEONE LENTIGERA, Malmgren 


Station 1074, Treurenberg, Spitsberg. 

Cette espèce est très voisine de l'E. Leuckarti Mgr. et les 
deux ne sont peut-être que de simples variétés de l’Efeone 
depressa. 

Spitsberg. 


ETEONE SIPHONODONTA, Delle Chiaje 


Eteone siphonodonta, CLAPAREDE. 
Mysta siphonodonta, GRAVIER. 


Pointe de la Vieille, 8 mai 1906, 52 mètres. Drague. 


Cette belle espèce nest représentée que par un exemplaire 
de taille assez modeste. 
La description de Claparède a été complétée et précisée par 


Gravier. 


Méditerranée. 


Genre Notophyllum, (Ersted 
NOTOPHYLLUM FOLIOSUM, Sars 


Notophyllum alatum, LANGERHANS. 
Trachelophyllum Lutkeni, LEVINSEN. 
Eulalia obtecta, ALLEN. 


Station 42, Golfe de Gascogne, 136 metres. — Stn. 44, Golfe 
de Gascogne, 166 metres. — Stn. 45, Golfe de Gascogne, 160 


(270) 


PT RAR. FR OM: TOUT Para na a PE f N 
RS RSR it ick 


RL 


We 


mètres. — Stn. 46, Golfe de Gascogne, 155 mètres. — Stn. 57, 
Golfe de Gascogne, 240 metres. — Stn. 58, Golfe de Gascogne, 
134 mètres. — Stn. 59, Golfe de Gascogne, 248 mètres. — Stn. 
1373, Açores, 1685 mètres. — Stn. 1463, Golfe de Gaseosne 
952-150 mètres. — « Melita», 1890 au S. W. de Belle-Ile, 160 
mètres. — Cap d’Ail, 22 mai et 14 juin 1905. — Stn. og1 - 
0289 - 0344-0373 - 01546, environs de Monaco. 


Mers septentrionales, Manche, Atlantique, Méditerranée. 


NOTOPHYLLUM CŒCUM, n. Sp. 


Station 749, Acores. 00 metres: 


Diagnose. — Corps massif, assez allongé, brusquement 


Fic. 9. — Notophyllum coecum 
n.sp. — a, Partie antérieure X 8. 
— b, Parapode < 40. — d, Hampe 
d’une soie vue de face X 320. — 
c, Cirre dorsal d’un parapode anté- 
mS ONE > 40% 


atténué en avant et en arrière, 
a segmentation tres marqude. — 
Prostomium globuleux ou élargi 
antérieurement, non échancré 
postérieurement. — Pas d’yeux. 
— 5 antennes; 4 paires de cirres 
tentaculaires articulés à la base, 
les plus grands atteignant, en 
arrière, le 6° sétigère.— Trompe 


garnie à la base de fines papilles 


coniques, antérieurement 6 
bandes longitudinales de larges 
papilles aplaties disposées sur 
chaque bande en 2 séries alter- 
nantes. — Parapodes biramés ; 


à la rame dorsale un acicule et 


quelques soies simples ; à la 
rame ventrale des soies compo- 
sées, — Cirres dorsaux foliacés, 
les antérieurs ovales, les mé- 


dians larges, eordiformessı 


couvrant le dos. Cirres ventraux lancéolés, acuminés. — Urites ?. 


Ra 


FI Te RS Os ee es ARE A ND PER A NE RSS CARE tels pt ENT RS ge EDEN SRE ER ES ew 167, ey EL 
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a 


— Tube muqueux recouvert de fine vase grise. — Taille : 20 à 
pel. sur 1,5 à 2 mill. 

Deux spécimens. 

Cette espèce, recueillie par 5005 mètres est le premier Phyl- 
lodocien véritablement abyssal. 

Atlantique. 


Genre Mystides, Théel 


Mystipes ca@ca, Langerhans 


1879. Mystides cœca, LANGERHANS, Wurmfauna von Madeira, 2e part., 
; P-73:10, DEN fe. 42. 
1882. Mesomystides cœca, CzierNavsky, (fide de SAINT-JosEPH). 


Station 0373 (1908), environs de Monaco. 


L’unique individu de cette espèce intéressante est entier, il 
mesure 5 mill. sur 0,4 mill. de large, pieds compris. 

Le prostomium, plus arrondi que ne le figure Langerhans, 
ressemble davantage à celui du Mystides borealis de Theel et 
porte également 4 antennes filiformes, assez longues, plus 
minces que ne les figure Langerhans. Au lieu des deux gros 
eux heures par Fhéel, le prostomium ne porte que 5 petits 
points noirâtres disposés en ligne transversale irrégulière à sa 
base, presque sur le bord du segment buccal. Ces petits points 
de pigment semblables à ceux qui sont distribués irrégulièrement 
à la face inférieure du lobe céphalique, ne constituent pas des 
yeux à proprement parler. 

Les cirres tentaculaires, au nombre de 3 paires, sont renflés 
en bouteille à leur base, très glandulaires, et étirés à leur extré- 
mité. La première paire est portée par le segment buccal, la 
deuxième et la troisième par le segment suivant qui est le pre- 
mier sétigère. Les soies composées à hampe un peu renflée et 
bifide correspondent bien à celles observées par Langerhans. Il 
en est de même des cirres dorsaux et ventraux. Le pygidium 


(270) 


— 54 — ‘ 


porte encore un grand cirre foliacé, ovale. L’autre est tombé. 

En somme, à part l'absence de la paire de gros yeux et une 
très légère différence dans la forme des soies, cette espèce res- 
semble beaucoup au Mystides borealis dont elle pourrait bien 
n'être qu'une variété méridionale. 

C'est le second spécimen du genre Mystides rencontré dans 
la Méditerranée. le premier est le Mystides bidentata, trouvé à 
Saint-Raphaël par de Saint-Joseph. 

Atlantique, Méditerranée. 


Genre Paralacydonia, n. gen. 


Diagnose. — Prostomium à 4 petits appendices antérieurs.— 
Anneau buccal achète et sans cirres. — Premier sétigère 
uniramé. — Segments suivants bi-ramés, à rames écartées ; un 
cirre dorsal et un cirre ventral non foliacés ; soies dorsales 
simples, soies ventrales composées. — Trompe inerme. 


PARALACYDONIA PARADOXA, N. SP. 


Diagnose. — Corps allongé, un peu aplati, de section pres- 


que rectangulaire, segments bi-anneles, sauf les premiers. — 
Prostomium conique, avec 4 petits appendices anterieurs sub- 
égaux, bi-articulés. — Pas d’yeux. — Segment buccal dé- 
pourvu de soies et d’appendices, bouche ventrale en entonnoir. 
— Premier sétigère uniramé, un seul faisceau de sois um 
cirre dorsal et un cirre ventral. — Sétigères suivants bi-ramés, 
à rames très écartées, ciliées ; l’inferieure plus longue que la 
supérieure. À la rame dorsale : un petit cirre conique, deux 
courtes lèvres, un grand mamelon conique et un faisceau de 
soies simples ; à la rame ventrale : un grand mamelon trian- 
gulaire, deux lèvres courtes, un cirre ventral cylindrique, un 


RENTE eee 


faisceau de soies composées, hétérogomphes et 1-2 soies simples. 
— Trompe inerme, proventricule musculeux, cylindrique, 
s'étendant du 5° au 12° sétigère, environ. — Longueur 8 à 
20 mill., largeur 0,7 à 1,5 mill. — 3 spécimens. 


Fıc. 10. — Paralacydonia paradoxa n. sp. — a, Partie antérieure X 20. 
— b, Parapode X 60. — c, Hampe d’une soie composée, vue de face 
X 320. — d, Soie composée X 320. — e, Ventrale inférieure X 320. — 
f, Soie dorsale X 320. 


Station 1262, à un mille au Sud de Monaco, 48 mètres. — 
Pointe de la Vieille, 8 mai 1905, 52 mètres. 

Cette espèce présente des caractères tout à fait aberrants pour 
un Phyllodocien. C’est une forme intermédiaire entre ce groupe 
et les Néphthydiens. On ne peut la classer qu’au voisinage de 
la Lacydonia miranda qui n’en est peut-être que la forme 
jeune (?). 


Méditerranée. 


(270) 


Famille des HÉSIONIENS, Grube 
Genre Hesione, Savigny 


HESIONE PANTHERINA, Risso 


Hesione sicula, DELLE CHIAJE. 
Telamone sicula, CLAPAREDE. 


Station 1152, Iles du Cap Vert, 52 mètres. — Stn. 1213, Iles 
du Cap Vert. — « Melita » N° 49. — Acores (Capt. Chaves). 
Stn. 02056-02096, environs de Monaco. | 

Atlantique, Méditerranée, mer Rouge, Golfe Persique. 


Genre Castalia, Savigny 
CASTALIA PUNCTATA, O. F. Müller 


Halimeda venusta RATHKE. 


Station 161, Parages de Terre-Neuve, 1267 mètres. — Stn. 
184, Atlantique, 1850 mètres. — Stn. 213, Açores, 1384 mètres. 
— Stn. 882, Açores, 1230 mètres. — Stn. 1311, Açores, 1187 
mètres. — Stn. 2214, Açores, 914 mètres. — Stn. 2534, Karlsö. 
— Stn. 2990, Golfe de Gascogne, 2320 mètres. 


Mers du Nord, Atlantique. 
Genre Leocrates, Kinberg 
LEOCRATES ATLANTICUS, Mc’ Intosh 


Tyrrhena atlantica, RouLe. 


Station 198, Acores, 8oo mètres. — Stn. 578, Acores, 1165 


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Sd RN N Mans Er a EN N nak eee WES le ee 
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mètres. — Stn. 584, Acores, 845 mètres. — Stn. 587, Acores, 
Du micties. == Stn. 507, Acores, 523 mètres. — Stn. 616, 
Acores, 1022 mètres. — Stn. 837, Açores, 880 mètres. — Stn. 
1116, Maroc, 2165 métres. — Stn. 1203, Iles du Cap Vert, 
OI metres. — Stn. 1344, Acores, 1095 métres. — Stn. 2214, 


Açores, 914-050 mètres. 


Alantique, Méditerranée. 


Genre Dalhousiella, Mc’ Intosh 


DALHOUSIELLA CARPENTERI, Mc’ Intosh 


Station 838, Acores, 880 mètres. 

Deux spécimens ramenés dans des éponges siliceuses. 

Cette espèce présente des aflinités avec le Leocrales filamen- 
tosus Ehlers qui habite également les éponges siliceuses mais 
qui est pourvu de mächoires. 


Atlantique (Acores et entrée de la Manche). 


Genre Kefersteinia, Quatrefages 
KEFERSTEINIA CIRRATA, Keferstein 


Psamathe cirrata, KEFERSTEIN. 
Kefersteinia cirrata, QUATREFAGES. 
Castalia fusca, Mc’ Inrosu. 


Port de Monaco, 18 février 1908, 1 petit spécimen. 

Mc’ Intosh range cette espéce dans le genre Castalia et 
Pidentifie à la Psamathe fusca de Johnston. 

Vu l'incertitude qui règne au sujet de la Psamathe fusca 
de cet auteur, confondue par lui avec la P. punctata, il me 
Eeiable plus prudent de s’en: tenir au nom spécifique de 
Keferstein correspondant a une bonne description. 

Le spécimen de Monaco, comme ceux de Dinard, porte a 


(270) 


VENEN AO ots OUR SAR PR RE a m. . 
Er £ à h x N : { Ne 


Ba ee 


la rame dosale un acicule et une grosse soie aciculaire décrite 
par de SaINT-JosEPH. 


Méditerranée, Atlantique, Manche. 


Genre Oxydromus, Grube 


(Marenzeller, char. emend.) 


OxyYDRoMUS PROPINQUUS, Marion et Bobretzky 


Gyptis propingua, Marion et BOBRETZKY. 
Oxydromus propinquus, SAINT-JOSEPH. 


Pointe de la Vieille, 13 Mars 1903. 
Un seul spécimen en assez mauvais état. 
Méditerranée, Manche. 


Genre Podarke, Ehlers 
PoparkE AGILIS, Ehlers 


Station og1, environs de Monaco. 
Un seul spécimen. 


Méditerranée. 


Famille des EUNICIENS, Grube 


LUMBRICONEREIS GRACILIS, Ehlers 
Lumbriconereis gracilis, EHLERS. 


Pointe de la Vieille, 10 Mars 1903. 
Baie de Canton, 26 Mai 1906. — Stn. 01276, Stn. 01546. 
Cette petite espèce se rapproche beaucoup de la Lumbri- 


Es: eye) se 


conereis coccinea, elle s’en distingue par son prostomium qui 
est conique et non arrondi et par ses soles articulées à courte 
serpe dont la hampe n'est pas aussi renflée. 


Méditerranée, Atlantique (Madère), Manche, Mer du Nord. 


Genre Nematonereis, Schmarda 
NEMATONEREIS UNICORNIS, Grube 


Lumbriconereis unicornis, GRUBE. 
Nematonereis unicornis, SCHMARDA. 
Nematonereis Grubei, QUATREFAGES. 
Nematonereis contorta, QUATREFAGES. 
Nematonereis oculata, EHLERS. 


Cap d’Ail, 18 Mars 1903, 14 Juin 1905. — Stn. 0373, environs 
de Monaco. — Pointe de la Vieille, 8 Mai 1905. 

(ene les specimens "recueillis sont de petite taille, 15 à 
20 millimètres. 

Comme l’a fait remarquer de Saint-Joseph il existe une 
erande ressemblance entre les jeunes de cette espèce et ceux 
de la Lysidice Ninetta quand ils n'ont encore qu'une seule 
antenne. 


Atlantique, Manche, Méditerranée. 


Famille des NEREIDIENS, Quatrefages 
Genre Leptonereis, Kinberg 
LEPTONEREIS GLAUCA, Claparède 


Leptonereis Vaillanti, SAINT-JOSEPH. 
? Nereis Loxechini, EHLERS. 


Station 503, Golfe de Gascogne, 1232 mètres. — Stn. 0562, 
coque de l’ÉIDER, port de Monaco. 
_ La comparaison des spécimens de l'Océan et de la Médi- 


(270) 


yet! dE RP RENTE UN RT Re PR NE es SM Pat ET A Ch A 
: HE an NE EEE BERN So 
~ . (AR ply Sie DFA 5 peas = 


Zz AOC IE 


ErO0. <= 


terranée conduit à la conviction de l'identité de l'espèce de 


Claparède et de celle de de Saint-Joseph. 
Méditerranée, Manche, Océan. 


Genre Nereis, Cuvier 
Sous-genre Neanthes, Kinberg 


NEANTHES FUNCHALENSIS, Langerhans 


Station 191, Fayal. — Stn. 1702, Grande Salvage, Littoral. 
Atlantique. 


NEANTHES CAUDATA, Delle Chiaje 
Nereis caudata, DELLE CHIAJE. 
Nereis (Nereilepas) caudata, CLAPAREDE. 


Nereis acuminata EHLERS. 


Station 01278, environs de Monaco. 


Fic. 11. — Nereis caudata. — a, Parapode médian X 60. — b, Parapode 
anterieur X 60. 


Tous les paragnathes sont coniques et tous les groupes sont 
réprésentés. Cette espèce rentre done dans le sous ame 


a 
x 


| 
3 
4 
| 
5 


N NE AT EEE N RN 
Me AR RN ENT 5 Ay: ait 
; Em na 7 x 


BR 


Neanthes. Ce qu'il y a de caractéristique c’est que: les groupes 
V, VI, Vi et vin forment à la base de la trompe une ceinture 
continue de nombreux denticules sub-égaux disposés sur 
plusieurs rangs. Les acicules au lieu d’être noirs, comme chez 
la plupart des Néréidiens, sont incolores, transparents, disposés 
sur plusieurs rangs. Les soies sont ainsi réparties : 


Bm GOS A ni. us he is... Arêtes homogomphes 
Faisceau supérieur de oo Die 

le | Serpes heterogomphes 
Faisceau inferieur \ A Kun SE DEN > 
(  Serpes hétérogomphes 


Les serpes ont une lame très allongée, bien figurée par 
Ehlers. 

Les parapodes ont une forme tout-à-fait caractéristique. 
Les mächoires ont la pointe un peu moins recourbee que ne le 
figure Ehlers. A part ce léger detail je ne puis trouver aucune 
différence notable entre l’espèce d’Ehlers et celle de Delle Chiaje 
décrite par Claparède. | 

_ Méditerranée. 


Sous-Genre Nereis, s. stric., Kinberg 
NEREIS KERGUELENSIS, Mc’Intosh 
Station 226, Acores, 130 mètres. — Stn. 234, Acores, 454 
iMetres:,-— oth. 507, Acores, 523 mètres. — Stn. 749, Acores, 


5005 mètres. — Stn. 1994, Monaco, 141 mètres. — Stn. 2720, 
Açores, 749-310 mètres. 


Atlantique, Méditerranée. 


NEREIS RAVA, Ehlers 


station 57, Golfe de Gascogne, 240 mètres. — Stn. 226, 
Açores, 130 mètres. — Stn. 234, Acores, 454 mètres. — Stn. 


(270) 


SONG ut 
866, Acores, 599 mètres. — Stn. 1373, Acores, 1685 mètres. — 
Stn. 2034, Banc de la Seine, 185 mètres. — Cap d’Ail, 17 mars — 
1903, 22 mai, 5 juin, 12 Juin 1905. — Baie de Canton, 26 mai, 
12 juin, 22 septembre 1906. — Pointe de la Viele 2 jam 
1905. — Roquebrune, 23 mai 1906. — Stn. 091-0196-0212- 
0344, environs de Monaco. 
Bien que se rapprochant de la forme rubicunda de la Nereis 
irrorala cette espèce s’en distingue par plusieurs caractères 
des parapodes et des soies. 


Atlantique, Méditerranée. 


NEREIS IRRORATA, Malmgren 


Nereis rubicunda, EHLERS. 
Nereis Schmardæi, Mc’ Intosx. 


Station: 193, Acores, 20 mètres. — Stil 1121, 9 preaade 
Tenerife, 540 mètres. — Baie de Beaulieu, 18 février 1903. — 
Cap d’Aıl, 16 décembre 1905. — Stn. 091-0196-0212-01276, 
environs de Monaco. | 

La Nereis rubicunda n’est qu'une forme méridionale naine 
de la N. irrorata du Nord. C'est, tout au plus, une variete 
ou une sous-espèce. 


Mers arctiques, Manche, Atlantique, Méditerranée. 


NEREIS FUCATA, Savigny 


Station 42, Golfe de Gascogne, 136 mètres. — Sin. 46, 
Golfe de Gascogne 155 mètres. — Stn. 57, Golfe de Gascogne, 
240 mètres. — Stn. 58, Golfe de Gascogne, 134 mètres. — 
Dans un Bucein, au large de- Dartmouth. Base Ge 
Roquebrune, 21 juin 1905. — Stn. 079, environs de Monaco. 
— 28 décembre 1902. 


Mers du Nord, Manche, Méditerranée. 


Fa 


? NEREIS LONGISETIS, Mc’ Intosh 


Station 683, Acores, 1550 mètres. 
Qelques spécimens en mauvais état, douteux. 


NEREIS FALSA, Quatrefages 


Nereis parallelogramma, CLAPAREDE. 
Nereis perivisceralis, CLAPAREDE. 
Nereis luctpeta, EHLERS. 


Port de Monaco, 24 janvier 1903, 13 septembre 1905. — 
N° 531, sur les chaînes de « I’ Eider ». — Stn. 0125-0585- 


0588, environs de Monaco. 
La Nereis lucipeta d’Ehlers n’est que la forme Fleteronereis 


de la Nereis falsa, ainsi que j'ai pu m’en assurer. 


Méditerranée, Atlantique. 


NEREIS PELAGICA, L. 


Station 161, Parages de Terre-Neuve, 1267 mètres. — Stn. 
226, Açores, 130 mètres. — Stn. 933, Mouillage de Selsövik, 
24 metres. — Stn. 900, entre la Norvège et l'île aux Ours, 
394 mètres. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres. — Stn. 1052, 
Norvège, 440 mètres. — Stn. 2386, Koestness. — Stn. 2428, 
Spitsberg. — Stn. 2455, Spitsberg. — Stn. 2534, Karlsô. 

Dans le Mémoire in-exienso je donnerai une étude détaillée 
de cette espèce et de la suivante. 


Mers arctiques, Atlantique Nord et Sud, Pacifique, Japon. 


NEREIS ZONATA, Malmgren 


Nereis arctica, MICHAELSEN. 
Nereis procera, EHLERS. 
Nereis cylindrata, EHLERS 


(270) 


Station 272, Dogger. Bank, 52 mètres sn ae: 
Sardaigne, Littoral. — Stn. 960, entre la Norvège et l’île aux 
Ours, 394 mètres. — Stn. 1060, Spitsberg, 9-12 mètres. — Stn. 
1074, Spitsberg, 22 mètres. — Stn. 1150, Iles du Cap Vert, 3890 
mètres, dans un bois perforé. — Stn. 1535, Golfe de Gascogne, 
132 mètres. — Stn: 2386, Kosstness, 20 metres. — Sem, 24%, 
Spitsberg. — Stn. 2518, Spitsberg, 10-23 metres. — Stn. 2534, 
Karlsö. — Stn. 2634, Spitsberg, 10-15 mètres. — Madère, 
Mai ı889 sur les Spondyles. — Villers-sur-Mer (Calvados). — 
Coffre du port de Monaco, 24 janvier 1901. — Bouée du port 
de Monaco, 24 janvier 1903. — Port de Monaco, 7 juin 1905. — 
Coque de l’Eider, 18 décembre 1912. — Stn. 074, Monaco. 

La Nereis procera n'est que la forme méridionale, non 
zonée, de Vespece arctique. 

L’aire de dispersion est considérable elle s’etend à tout 
l'Atlantique, la Méditerranée, le Pacifique, le Golfe Persique. 


Sous-Genre Ceratonereis, Kinberg 
CERATONEREIS COSTAE, Grube 


Ceratonereis guttata, CLAPAREDE. 
Ceratonereis punctata, SAINT-JOSEPH. 
Ceratonereis brunnea, L.ANGERHANS. 


Station 801, Madère, 100 mètres. — Madère, mai 1880, sur 
les Spondyles. — Port de Monaco, 31 janvier, 18 et 30 février, 
5 mars 1908, 8 janvier 1909. — N° 531, Chaines de Eider. — 
Coque de l’Eider, 13 septembre 1905. — Coque de la Physalie. 
— Pointe de la Vieille, 8 mai 1908. — N° 1059, Environs de 
Marseille. — N° 1458-1609. — Stations : 0125-0585-01358, 
environs de Monaco. | 

Les spécimens de Monaco correspondent exactement à la 
Ceratonereis punctata, trouvée par de Saint-Joseph à Saint- 
Raphaël, mais celle-ci n'est pas distincte de la Ceralonereis 
Costae de Grube. 

Méditerranée, Atlantique (Madère). 


NET 


BGs a 


CERATONEREIS EHLERSIANA, Claparede 


Nereis (Ceratonereis) Ehlersiana, CLAPAREDE. 
Nereis Ehlersiana, Marion et BOBRETZKY. 
Nereis (Ceratonereis) Kinbergiana, CLAPAREDE. 


Station 0289, environs de Monaco, 1908. — N° 1458, 14 
décembre 1910. | 

Les deux spécimens, dont le plus grand, tronqué, mesure 
22 millimètres sur 3 millimètres, sont complètement décolorés. 
Le corps est plutôt aplati. | 

Les antennes sont plus longues que les palpes. Les cirres 
tentaculaires sont assez courts, les plus longs atteignant à peine 
le 2° sétigère, mais Je ne pourrais garantir leur intégrité. Le 
segment achète est notablement plus long que le suivant Les 
paragnathes, assez petits, sont disposés en amas aux groupes, 
II, III et IV, ils manquent au groupe I. 

Les deux languettes de la rame dorsale sont coniques, 
plus pointues et plus écartées que chez la Ceralonerers Costae. 
Dans les segments antérieurs et moyens elles sont subégales, 
la supérieure étant d’un segment à l’autre tantôt plus longue, 
tantôt plus courte, que l’inférieure; dans la région postérieure, 
cependant, la languette supérieure est, d’une façon constante, 
notablement plus courte que l’autre. 

Même aux 15 premiers seligeres il n'existe pas de grande 
lèvre conique entre les deux languettes dorsales, c'est à peine 
Si lon y voit un petit mamelon conique: Le cirre dorsal, de 
longueur variable, dépasse toujours la languette supérieure ; 
dans la région postérieure 1l est au moins deux fois plus long 
que celle-ci. La rame ventrale comprend un mamelon sétigère 
à 2 lèvres, une languette ventrale et un cirre ventral plus court 
que la languette. Dans le tiers postérieur du corps le cirre 
devient peu à peu de même longueur, puis plus long que la 
languette ventrale. La rame dorsale dépasse alors notablement 
la rame ventrale. 


(270) 


ae Le ee 14 AE 2: Ne 0 a RS RER SE RS a a Ph EL ASS 4 À à PR 
D RE ES dt TR Dee ee a 
2 x RER ” 
me 


EGG Me 


A la base du cirre dorsal un renflement en épaulement 
renferme deux grosses glandes pédieuses Opaques comme chez. 
le Ceratonereis Coste. 


Les soies sont distribuées comme l’indique CLAPARÈDE : 


Rame dorsale, u. Yen - Arêtes homogomphes 


Arétes homogomphes | 


=, Le \ 
| aisceau supérieur ( Serpes heterogomphes 
\ 
( 


Rame ventrale à 
Arêtes homogomphes 


Faisceau inférieur ae 
Serpes héterogomphes . 

L’absence de lèvre développée entre les deux languettes de 

la rame dorsale, même dans les premiers sétigères, ne permet 

pas d'identifier cette espece a la: Geraionereis Cosiz cher 

laquelle je l’ai toujours rencontrée jusqu'au 18° sétigère, même 

sur les plus petits spécimens, de taille bien inférieure à ceux-ci. 

Les languettes des parapodes sont aussi bien plus écartées et 
plus pointues que chez la Ceratonereis Costæ. 

Marion et Bobretzky qui ont rencontré cette espèce aux 
environs de Marseille ne la croient cependant pas différente de 
la Nereis Cost® mais la brièveté de leur description ne permet 
pas de savoir exactement laquelle ils ont eue entre les mains, 
les deux éspèces existant dans la région. 

Quant à la Ceralonereis Kinbergiana de Claparède elle ne 
me paraît différer de la C. Fhlersiana que par des caractères 
peu importants en rapport plutôt avec l’âge et la taille. La 
coloration, rosée chez la premiere, d'un vert jaunätre chez 
la seconde, ne signifie pas grand chose. D’après la diagnose 
de Claparède il y aurait une difference dans la forme du lobe 
céphalique la longueur des cirres et la taille du segment achète 
mais d’après ses figures de la planche 8 ces différences seraient 
bien faibles. La différence de grosseur des paragnathes est 
toute relative et tient surtout à l’échelle des figures. Claparède 
reconnaît, d’ailleurs, que les deux espèces sont fort voisines. 
Toutes les deux sont dépourvues de lèvre médiane allongée 
entre les deux languettes de la rame dorsale. 

Le pied de C. Ehlersiana figuré par Claparède (planche VIII 


Bu 


AR ET RER ER IE ES ee NE a PR Een N APS 
Non: Keer gt vs Pe CEE te EL OR ‘ - % 


| zo 
fig. 2 C) est tout à fait semblable aux pieds antérieurs d’un 
des spécimens de Monaco tandis que celui de C. Kinbergiana 
(pl. VIII, fig. 3 B) rappelle assez exactement ses parapodes 
postérieurs, sauf en ce qui concerne le mamelon sétigère 
inférieur certainement mal représenté sur la figure de Claparède 
où il semble coupé transversalement. Dans la fig. 2 D le cirre 
ventral du premier sétigère n’est pas représenté; pour le reste, 
ce parapode correspond bien à celui d’un spécimen de Monaco. 

Jusqu'à preuve du contraire je pense donc qu'il y a lieu 
de réunir les deux espèces et de conserver le nom de Ceratonereis 
Ehlersiana qui a la priorité linéaire et qui correspond à la 
meilleure description d’un individu tout à fait adulte. 

Méditerranée (Naples, Marseille, Monaco). 


PERINEREIS MACROPUS, Claparède 


1870. Nereis (Lipephile) macropus, CLAPAREDE, p. 80, pl. VIII, fig. 1. 
1889. Nereis (Perinereis) macropus, Horst, p. 163, pl. VII, fig. 12. 


N° 73, Port de Monaco sur des Lithophyllum tortuosum, 
6 Novembre 1907. — N° 563, Port de Monaco, 8 janvier 1909. 

La Perinereis macropus de la Méditerranée présente, ainsi 
que l’avait déjà remarqué de Saint-Joseph, une très grande 
ressemblance avec la Perinereis Marionit (P. longipes St-Jos.) 
et Mc’Intosh n'hésite pas à réunir ces deux espèces, opinion que 
je ne puis partager. 

La différence de taille est, il est vrai, sans importance, la 
coloration, le port, la forme de la tête, sont bien semblables et 
les pieds ont bien le même aspect. C’est à peine si les rames 
dorsales de la P. macropus sont encore plus longues et plus 
grêles dans la région postérieure et ce détail est d’ailleurs de 
mince importance vu les variations que présente à cet égard la 
P. Marion. 

Chez les deux espèces on constate la même absence de 
serpes homogomphes dorsales aux pieds postérieurs et le 
défaut de soies en arête au faisceau inférieur ventral (1). 


(1) Cependant j'ai parfois observé exceptionnellement à quelques para- 
podes une seule soie en arête hétérogomphe au faisceau inférieur chez la 
P. Marionu. 


(270) 


“pe Th 


Les autres soies sont semblables chez les deux formes. 

D'après Horst (1889) p. 182 la Perinereis Marionii porte 
aux groupes VI de la trompe à la fois des paragnathes trans- 
versaux et coniques tandis que la P. macropus n’a qu’un seul 
paragnathe transversal de chaque côté et pas de paragnathes 
coniques. 4 

L’armature de la trompe présente, en effet, chez ‘ces 
deux espèces, des différences notables qui me paraissent très 
constantes et sans formes de transition, autant que j'ai pu 
m'en assurer en comparant les spécimens du Port de Monaco 


\dDa/0ÿ 


Fic. 12. — Perinereis macropus Clap. — a, Tête et trompe >< 8. — 
b, Parapode postérieur X 40. 


à de très nombreux individus des environs de Cherbourg, du 
Croisic et de Noirmoutier. 

Chez la Perinereis macropus les paragnathes du groupe I 
sont plus nombreux (3 à 7) ainsi que ceux qui flanquent à droite 
et à gauche le groupe III. 

Le groupe V est formé d’un gros paragnathe conique et 


d’une dizaine d’un peu plus plus petits, en ligne transversale 


irrégulière. Les groupes VI portent chacun un grand paragnathe 
coupant isolé sur un mamelon saillant. Une fois, cependant, 
j'en observe 2 à gauche et 1 à droite, une autre fois 1 à gauche 
et 2 à droite. Ce sont là des aberrations comme on en rencontre 
souvent chez la P. cultrifera. Aux groupes VII-VIII ily a 
une bande formée de 4-5 rangs irréguliers de gros paragnathes 
se réduisant sur les côtés à 1 seul rang dans le prolongement 
des denticules coupants mais sans jamais empiéter sur les 
groupes VI. Jamais je n'ai rencontré le semis de paragnathes 
très fins et très nombreux qui existent toujours chez la P. Marionii 
et qui empiètent sur les groupes VI et V formant ainsi une 
ceinture continue à l'anneau oral. 

En somme les descriptions de Claparède et de Horst sont 
exactes et il y a entre la trompe des deux espèces des différences 
assez notables et constantes pour les séparer, aussi longtemps 
du moins qu’on n’aura pas trouvé de formes de passage 
permettant de considérer la P. macropus comme une variété 
méditerranéenne de la P. Marion. 

Les différences dans la répartition des paragnathes de la 
trompe peuvent se résumer de la façon suivante : 


PERINEREIS . MARIONI PERINEREIS MACROPUS 
Groupe | = 2 rarement 3. Groupe l==3.a7,rarement 2. 
— II — amas. — II — amas. 
=. Mamas 2 27 2 — N ee RE, 
(rarement 1 ou 3). (rarement 2). 
— IV = amas. — [IV — amas. 
eV == 1 gros et une ligne ua = Tueroscet, ) ayia, le 
sinueuse de gros et de plus souvent 10, sub- 
moyens tres variables, égaux, en ligne irre- 
plus un semis de nom- gulière ou en groupe — 
breux tres fins. pas de semis. 
— VI= ı grand transversal — VIz=ı grand transversal. 
et quelques coniques 
très fins. 
artnet. VII = une ligne eevee bbl = une bande 
sinueuse de moyens et à 4 ou 5 rangs de para- 
de petits précédant une gnathes gros, coniques, 
large bande formée d’un sub-égaux. — pas de 
semis de très fins; tres semis de fins. 


nombreux,faisant le tour 
de l’anneau oral. 


(270) 


PET RE 


er UNE 


we 70. FRS | Ba 
Les soies sont ainsi distribuées : ’ 


Rame dorsale 


Oe) -6, fe: eh 0) es pie relier © 


Arétes homogomphes 


( Faisceau supérieur ee em, 
( Serpes hétérogomphes 


Rame ventrale 
Faisceau inférieur Serpes hétérogomphes 


Ces deux sortes de soies ont été exactement représentées 
par Claparède. 


Horst a décrit la forme épitoke, que Je n’aı pas eu entre 


les mains, et qui ressemble beaucoup à celle de P. Marionii 
que J'ai décrite et figurée (1911). 


Méditerranée. 


Sous-genre Hunereis, Malmgren 


EUNEREIS LONGISSIMA, Johnston 


Nereis regia, QUATREFAGES. 
Nereis edenticulata, QUATREFAGES. 


Station 42, Golfe de Gascogne, 136 mètres. — Villers-sur- 
Mer, Calvados (M. Dollfus). 


Mer du Nord, Pas de Calais, Manche, Atlantique. =~ 


Genre Perinereis, Kinberg 
PERINEREIS OLIVEIRE, Horst. 
Station 642 entre Melilla et l'Espagne, Mouillage d’Alboran, 


Littoral. 


Attantique, Méditerranée. 4 


PERINEREIS CULTIFERA, Grube 


Perinereis floridana, EHLERS. 


— 71 — 


Station 216, Acores, Marée. — Stn. 218, Acores, 40 mètres. 
— Stn. 1702, Grande Salvage, Littoral. — Baie Pim, Fayal, 
13 août 1888. — Port de Monaco, 10 avril 1911 -24 janvier 1903 
- 13 septembre 1905 - 6 novembre 1907 - 30 janvier 1908 - 
5 mars, 18 février, 9 décembre 1908-8 mars 1911.— Stn. 0125- 
0585. N° 576, 925, 1458, environs de Monaco. — Luc-sur-Mer 
(Calvados). | 

Atlantique, Méditerranée, Mer Rouge, Golfe Persique, 
Philippines. 


Genre Platynereis, Kinberg 
Pratynerers Dumzrırı, Audouin et Edwards 


Nereis peritonealis, CLAPAREDE. 
Platynereis insolita, GRAVIER. 


Stn. 226, Açores, 130 mètres. — Stn. 344, Sicile, 224 mètres. 
Stn. 451, Gibraltar, 10 mètres. — Stn. 467, Banc Goringe, 
60 mètres. — Stn. 550, Les Formigas, Marée. — Stn. 1121, 
Ténérife, 540 mètres. — Stn. 1145, Acores, 16 mètres. — Stn. 
1203, Iles du Cap Vert, gı mètres. — Stn. 1276, Banc Gorringe, 
122 mètres. — Stn. 1311, Acores, 1187 mètres. — Stn. 1373, 
Acores, 1685 métres. — Stn. 1702, Grande Salvage, Littoral. 
— Port de Monaco, M. Bedot, 1902. — 24 janvier 1903. — 
avril 1904. — 7 juin 1905. — 13 septembre 1905, coque de 
la Physalie. -— 18 février 1908. — 18 juin 1908. — N° 576. — 
N° 630, 1° Mars 1909. — 8 Mars 1911, sur les radeaux. — 
N° 1496. — Cap d’Ail, 5 juin 1905 et 18 mars 1903. — 
16 décembre 1906. — Baie Beaulieu, 18 février 1903. — Toulon, 
nettoyage des huitres, février 1907. — Stn. 074-0125-01276- 
01278-01999, environs de Monaco. 


Atlantique, Méditerranée, Mer Rouge, Golfe Persique. 


PLATYNEREIS COCCINEA, Delle Chiaje 


Station 216, Acores, Marée. — Stn. 218, Acores, 40 mètres. 
(270) 


—— 


— Stn. 2098, Atlantique, Dans les Sargasses. — Stn. 2130, . 
Acores, dans les Sargasses. 

Les spécimens épitokes provenant des Sargasses étaient 
encore renfermés dans des tubes muqueux collés à l’algue. Ils 
ne peuvent donc étre considérés comme pélagiques. 

Méditerranée, Atlantique. 


Famille des NEPHTHYDIENS, Grube 
Genre Nephthys, Cuvier 
Neputuys MALMGRENI, Théel 
Nephthys longisetosa, MALMGREN, nec (ERSTED. 


Station 960, entre la Norvège et l’Ile aux. Ours, 394 mètres. 
— Stn. 1020, à l’entrée de l’Isfjord, 393 mètres. ‘ 


Mer de Kara, Spitsberg, côtes de Norvège, Shetlands, 
Méditerranée, Détroit de Magellan, Anticosti. 


NEPHTHYS RUBELLA, Michaelsen 


Station 4o, Golfe de Gascogne, 63 métres. — Stn. 66, Golfe 
de Gascogne, 363 mètres. — Stn. 316, Detroit de Messine, 
1103 mètres. 


Mer du Nord, Atlantique, Méditerranée. 


NEPHTHYS CILIATA, Müller 
Nephthys borealis, (ERSTED. 


Station 970, près de l’Ile Hope, 48 mètres. — Stn. 1020, 
Isfjord, 393 mètres. — Stn. 1074, Spitsberg, 22 mètres. — Stn. 
2442, Spitsberg, 20 mètres. — Stn. 2619, Spitsberg, 10 mètres. 
— Stn. 2630, Spitsberg, ro mètres. 


re 
Atlantique, Mers Arctiques, Mer du Nord, Pas de Calais. 


1 NEPHTHYS INCISA, Malmgren 


? Nephthys ingens, VERRILL. 


Station 65, Golfe de Gascogne, 165 mètres. — Stn. 66, 
Golfe de Gascogne, 510 mètres. — Stn. 292, Corse, 1200 mètres. 
es 411, Sielle, .224 metres. — Stn. 2720, Atlantique, 
749 mietres. 

La N. incisa, forme septentrionale, avait déjà été recueillie 
au Cap Finistère, mais, à ma connaissance, elle n’avait pas 
encore été signalée dans la Méditerranée. 


NEPHTHYS PARADOXA, Malm 


Nephthys pansa, EHLERS. 


Station 939, Norvège, 177 mètres. — Stn. 960, entre la 
Norvège er 1 Tle des Ours, 394 mètres. — Stn. 976, entre les 
Iles Hope et Edge, 186 mètres. — Stn. 1012, Spitsberg, 430 
mètres. — Stn. 1020, Isfjord, 393 mètres. 


Mers Arctiques, Norvège, Mer du Nord, Grande Bretagne, 
Amérique du Nord (?). 


NEPHTHYS Hystricis, Mc’ Intosh 


Station 673, Acores, 2252 mètres. — «Melita», Golfe de Bone, 
vase molle, 22 mètres. 


Méditerranée, Atlantique, Baie de Dublin, Norvège. 


NEPHTHys HomBErGu, Audouin et Edwards 


Nephthys scolopendroides, DELLE CHIAJE. 
Nephthys assimilis, CERSTED. 


(270) 


oR, TEEN et D MTS A Oe ee ee CE 
> ss cae: Se CE NA eee 
i sie ay mane al 


Station 62, Baie du Ferrol, 5 mètres. 


Mers du Nord, Manche, Atlantique, Méditerranée. 


NEPHTHYS LONGOSETOSA, (Ersted (nec Malmgren) 


“3 


Nephthys emarginata, Mar. 
? Nephthys Johnstoni, EnLers. 


Station 1043, Orcades, 88 mètres. 


Groënland, Mer du Nord, Orcades, Belfast, Detroit de 
Magellan. 


- NEPHTHYS crrrosa, Ehlers 


Nephthys cirrosa, SAINT-JOSEPH. 
a — Mc’ InTosu. 
Portelia rosea, QUATREFAGES. 


Villers-sur-Mer (Calvados) M. Dollfus. 
- Ces spécimens ne different en rien de ceux deeue 97 
de Saint-Joseph et de ceux que j'ai fréquemment recueillis a 
S' Vaast-la-Hougue, aux environs de Cherbourg et du Croisic. 


Manche, Atlantique, Norvège, Détroit de Magellan, côte Est 
d’Amérique Nord. 


NEPHTHYs cœcA, Fabricius 


Nereis ceca, FABRICIUS. 
Nephthys coeca, MALMGREN. 

— — SAINT-JOSEPH. 
Nephthys margaritacea QUATREFAGES. 
Nephthys bononensis, QUATREFAGES. 


Villers-sur-Mer (Calvados) M. Dollfus. 

Cette espèce, si commune sur toutes les plages sableuses 
de la Manche, est représentée par deux spécimens, un gros 
à trompe dévaginée et un petit. 

Océan glacial arctique, Mers du Nord, Manche, Atlantique. 


395 


Famille des GLYCERIENS, Grube 
Genre Glycera, Savigny 
Giycera Roux, Audouin et Edwards 


Glycera Goesi, MALMGREN. 
Glycera Mesnili, SAINT-JosEPH. 


Station 1116, devant Cannes, 712 mètres. — Stn. 2964, 
Golfe de Gascogne, 4380 mètres. — « Melita » Golfe de Bône, 
22 metres. — Stn. 0357, environs de Monaco. 


Méditerranée, Atlantique, Mers arctiques, Japon. 


GLYCERA GIGANTEA, Quatrefages 


Glycera fallax, QUATREFAGES. 
Rhynchobolus siphonostoma, CLAPAREDE. 
Glycera folliculosa, EnLers. 


Station 40, Golfe de Gascogne, 63 metres. 


Manche, Atlantique, Méditerranée. 


GLYCERA CAPITATA, (Ersted, nec Keferstein 


Station 1070, Spitsberg, 175 mètres. — Stn. 1074, Spitsberg. 
— Stn. 2386, Koestness, 20 mètres. — Stn. 2442, Spitsberg, 
20 mètres. — Stn. 2534, Karlsô. 


Mers arctiques, Mer du Nord, Manche, Atlantique. Ker- 
guelen, Detroit de Magellan, Pacifique (?). 


GLYCERA LAPIDUM, Quatrefages, nec Ehlers 


Glycera alba, JoHNSTON nec RATHKE. 
Glycera capitata, KEFERSTEIN nec (ERSTED. 


(270) 


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Station 40, Atlantique, 63 mètres. — Stn. 112, Acores, 1287 
mètres. — Stn 832, Açores, 1230 mètres. — Stn. 874, Acores, 
1260 mètres. — Stn. 1043, Orcades, 88 mètres. 


Atlantique Nord, Açores, Manche, Mer du Nord. 


GLYCERA CONVOLUTA, Keferstein 


Glycera convoluta, KEFERSTEIN. 
? Glycera alba, RATHkE. 
Glycera africana Arwınsson. 
Glycera tridactyla SCHMARDA. 


Villers-sur-Mer (Calvados), don de M. Dollfus. — Station 
0373, environs de Monaco, 20 - 35 metres. Chalut. 

D'après Marenzeller la Glycera tridactyla de Schmarda est 
la même espèce et ce nom ayant la priorité devrait supplanter 
celui de Keferstein plus récent. 

Je ne partage pas entièrement cet avis. Keferstein, Ehlers, 
de Saint-Joseph sont tous d'accord pour figurer les pieds de la 
Glycera convoluta avec deux lèvres postérieures dont la 
supérieure est pointue tandis que l’inférieure est beaucoup plus 
courte et arrondie ; Schmarda figure un pied avec 2 lèvres 
postérieures pointues, sub-égales. La mâchoire qu’il représente 
ne rappelle que bien vaguement celles de la Glycera convoluta. 
En tout cas l'assimilation me paraît tellement douteuse qu’il me 
semble inutile de changer un nom accepté depuis longtemps et 
correspondant à de bonnes descriptions détaillées pour le rem- 
placer par celui d’une espèce très incomplètement décrite et 
difficilement vérifiable. 

Les Glycera alba Rathke et G. africana Arwidsson sont 
tellement voisines de la G. convoluta qu’elle n’en sont peut-être 
que de simples variétés. 

Manche, Océan Atlantique, Méditerranée, Mer Rouge ? 


GLYCERA TESSELATA, Grube 


? Glycera decorata, QUATREFAGES. 4 


Station 220, ACores, 130 mètres. — Stn. 254, Açores, 454 
mètres. — Stn. 602, Acores, 1230 mètres. — Stn. 616, Acores, 
| 1022 mètres. — Stn. 702, Acores, 1360 mètres. — Stn. 866, 
Acores, 599 mètres. — Stn. 1118, Canaries, 1098 mètres. — 
Stn. 1203, Iles du Cap Vert, gr mètres. — Stn. 1344, Acores, 
1095 metres. — Stn. 1349, Acores, 1250 mètres. — Stn. 1373, 
Acores, 1685: mètres. — Stn. 2210, Açores, 1229 mètres. — 
Sen. 2214, 914 metres.— Cap d’Ail, 22 mai, 27- mai, 5 juin, 
3 juillet 1905. — Pointe de la Vieille, 10 mars 1903. — Baie de 
Canton, 26 mai 1906. — Stn. 091-0196-0289-0344-0373-01260- 
01412-01546, environs de Monaco. 

Mc’Intosh considère la G. fesselata comme synonyme de la 
©. sphonostoma et de la G. gigantea. Cette dernière est 
cependant une forme complètement différente. 

Méditerranée, Atlantique, Pacifique (Japon). 


Genre Glycerella, Arwidsson 


GLYCERELLA MAGELLANICA, Mc’ Intosh 


Seııon 224, Acores, 736 metres. — Stn. 234, Acores, 454 
Mewes. —- Stn, 584, Acores, 843 mètres. — Stn: 2211, 
meOres, 1229 metres. 

D'après Arwidsson, l’anatomie interne est différente de 
celle des Glyceres et cette espèce: forme la transition entre les 
Glycera et les Hemipodus et se rapproche des Goniades. 

Détroit de Magellan, Acores. 


Genre Goniada, Audouin et Edwards 


GONIADA NORVEGICA, (Ersted 


Station 344, Sicile, 224 mètres. — Stn. 1052, côtes de 
Norvège, 440 mètres. — Stn. 2974, Parages de Belle-Ile, 
So metres. 

Côtes de Norvège, Skagerrack, Belle-Ile, Méditerranée (Sicile). 


(270) 


Asis rare pts em a RI ti 
x r Ree, EN 


GONIADA EMERITA, Audouin et Edwards 


Goniada eremita, EHLERS. 


Station 2720, Atlantique, 749-310 mètres. — Cap d’Ail, 
5 et 19 Juin 1905. — Stn. 01253, environs de Monaco. 
Méditerranée, Atlantique (St Jean-de-Luz), Floride, Manche. 


Famille des ARICIENS 
Genre Aricia, Savigny 


Arıcıa GRUBEI, Mc’ Intosh 


Station 1190, Iles du Cap Vert. | 

Un spécimen réduit à 2 fragments antérieurs et tout à fait 
conforme à la description de Mc’ Intosh. 

Atlantique, Cap Vert. 


ARICIA NORVEGICA, Sars 
Aricia groenlandica, Mc’ Intos#. 


Station 1052, Côte de Norvège, 440 mètres. 
Un seul fragment antérieur. Cette espèce est dépourvue 
de franges ventrales ce qui la différencie immédiatement de la | 
précédente. 3 : 
Mers arctiques, Mer du Nord. | 


Famille des CAPITELLIENS, Grube 
Genre Pseudocapitella, n. gen. 
Diagnose. — Région thoracique à 17 sétigères dont les à 


premiers n’ont que des soies capillaires dorsales et ventrales, 
les derniers, des soies capillaires dorsales et des uncini ventraux. 


cn à à 


RO OR PT Te PT NU AS De Li a à 
FANS EE | NP £ * 
à À € LE - 


— 79 ie 


— Abdomen à tores uncinigères dorsaux et ventraux, les deux 


dorsaux assez rapprochés, plus 
eeutts que les ventraux et 
peu saillants. — Prostomium 
conique. 


PSEUDOCAPITELLA 


INCERTA, N. Spec. 


Diagnose. — Prostomium 
conique, arrondi. — Trompe 
globuleuse, papilleuse. — Te- 


gument non divisé en champs 


polygonaux distincts. — Buccal 
et segment suivant achètes. — 
17 sétigères thoraciques, dont 
les 14 premiers à soies capil- 
laires aux deux rames, les 3 
suivants avec soies capillaires 
dorsales etdes crochets ventraux. 
— Abdomen à tores dorsaux peu. 
saillants, courts, assez rap- 
prochés ; tores ventraux allongés. 
Station 1106, à environ 5 
miles “devant Cannes, 712 
mètres. Vase grise compacte. 


En seul specimen, tronque 


Fıc. 13. — Pseudocapitella incerta, 
n. spec. — a, Région antérieure 
x 6. — b, c, Crochets de face et 
deproil<@320: 


postérieurement, mesurant 


19 millimètres de longueur sur 2 millimètres de large. 


Famille des TÉRÉBELLIENS 


Genre Amphitrite, Malmgren 


AMPHITRITE VARIABILIS, Risso 


Terebella viminalis, GRUBE. 
Amphitrite viminalis, MALMGREN. 


(270) 


— SO 


Environs de Monaco, 1901. 

L’animal était encore renfermé dans un tube kinder 
grisätre, recouvert d’une fine couche vaseuse adherente, et 
collé sur Acanella furcala. | 

Méditerranée. 


CAMPAGNES DE L'HTRONDEEPE 71 
(1911-1912). 


Aphrodite aculeala L., Station 3150, Acores, 1740 mètres. 

Lagisca Hubrechti Mc’ Intosn, Station 3150, Acores, 1740 
mètres. 

Hermodice carunculata ParLas, Station 3121, Funchal. 

Nereis rava EHLERS, Station 3293, Açores, 1331 mètres. 

Nereis spec. Station 3150, Acores, 1740 mètres. 

Eunice pennata O. F. Mutter, Station 3293, Acores, 1331 mètres. 

Pecilochelus serpens ALLEN, Station 3118, Madère, 0-2380 
metres. 

Phalacrostemma cidariophilum 3 MARENZELLER, Station 3114, 
Madère, 2139 mètres. 

Eupista Dee Fauvez, Station 3113, Madère, 1700 
mètres. 

Potamis spalhiferus Eurers, Station 3113, Madère, 1700 mètres. 

Hyalopomatopsis Marenzelleri LANGERHANS, Station 113,Madère, 

1700 mètres. — Station 3144, Acores, 919 mètres. 


Le Bulletin est ‘en dépot eher Frisflindse, gy Carlstrasse Se 
Berlin et chez M. Le Soudier, #74: 176, ‚boulevard in: fmain 
a Paris. Se 


Les numéros du Bulletin. se vendent. séparément aux. 
suivants et franco M es 3 


Nos 


239, Emploi de l’électro-aimant dans. Tanalyse Fine ER 
ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Charge: - = 
de cours de physique industrielle à la Paculté des ~ 
Sciences d’Alger, et A. CHEVALLIER Chargé dés.- travaux 228: 
pao de minéralogie a la Faculte des Sciences. de RE 


ancy sons esse ere ner rene rear nenne 


— L’Atlantide, par Pierre Termier, Membre de!’ Institut, Pro- = 
fesseur à l'Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service 
de la Carte geologique de la Frances nn rare 


Sur deux nouveaux Didemnides (Synascidies) du Golfedu ~~ 
Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. ........ = 


. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins: - ve 
= (Premiere note préliminair e) par Henri MarceLEre u. = he 


Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler-. 
naeopoda longibrachia Brian, par le D° A. BriaNw...... 


Les Bromures des Eaux marines, par M. le. Dr Louis 


Chefin A Dean ele 


Notice preliminaire sur Grimaldichthys pr ofundissimus. nov. . 
_ gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres : 
de profondeur dans l'Océan Atlantique par Ss. A. = le 
Prince de Monaco; par Lowis-Rovie....-..0.0 000 


a — Sur quelques intéressantes espèces d’Amphipodes provenant 
des parages de Monaco et des pêches pélagiques ae Res 
_ Princesse-Alice et de l’HirondelleJI en Méditerranée, par 
Ed CHEVREUN ne een ver et ea 


— Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi- = 
‚color. Mit 4 Textfigur en. (Vorläufige. Mittheilung), von 
2x „Blörence PEEBLES, PIE Den. un ee, Ge ee ee 


. — Crustacés commensaux et parasites de la baie de Cones 
par le D° Jules GUIART nu ac nennen nen pe pri) La 


— L'arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. “LA 


{Deuxième note préliminaire) par Henri MARCEEPTE D mes 
— Ein Meeres-Photometer, Von Klaus GREIN.. re a ee 


— La question du Goémon de fond, par Yves. Deiime, es 
Directeur de la Station Biologique. de Roscoff.. i ae kale 


268. — Vingt- cinquième campagne. scientifique ( Hirondelle II), 
Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO... 


269. — Surla présence, en Méditerranée, d’ ‘une variété de l’Aplidium _ 
 lacteum Huitf., nos ae et Rue que vee 
Ernest RRÉMENT is ner 


270. — Quatrieme note preliminaire sur es provenant 
des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alice, 
ou déposées dans le Musée Océanographique de Monaco, 
par Pierre FAUVELe.eurssereesnsrseerenensiereneees ee: 


+ FA 


ITUT OCÉANOGRAPHIQUE 


(Fondation ALBERT Ier, PRINCE DE Monaco) 


\ 


Analyses des. huiles préparées à bord 


de: yachts de Ss. A. Ss. le Prince de Monaco 


lors de ses croisières scientifiques. 


_ (Première note préliminaire). 


LS 


Par Henri MARCELET. = 
Docteur de T'Université de Montpellier. 


OOOO 

00000 

Sun 
(0 


etes 
 internationaux. — \ I, = 


72 En m 


_2° Supprimer autant que possible les abréviations. ne en 
30 Donner en notes au bas des pages ou dans un Re les ‘indications 
bibliographiques. eae Eee 
 40'Ecrire en italiques tout nom huge latin. Se LU Noa 
50 Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au crayon Wolf iM. BJ ou 

a l’encre de Chine. : en rar 
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx 1 mais sur les papiers a 
calques les recouvrant. en ee 
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon ı noir ir sur à 
papier procédé. — ee 
ren Remplacer autant que possible les planches par des Be dans. den. 
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus ere que = 
la dimension définitive qu’on désire. pet eet ee 


Les auteurs reçoivent 50 sue wamlaibes de leur mémoire. Ils peuvent, en ; 
outre, en faire tirer un nombre ee — faire 19 demande sur le 
manuscrit — suivant le tarif suivant : | Sr 


cs 


50 ex. ree 4150 ex. | 200 ex. 2500x. | 500. ex. Peu 


Un quart de feuille .....| 4f » | 5f20| 6f80| 8f40 | 10 40| 17f80| | 
Une demi-feuille.. 2:55. 2 70 | 6 76 1 8:80.| 11 Seg 13 402280. 
Une feuille ose 2820-9 perl 13 = a 20|19 a oe, 80 i 


Il faut ajouter a ces prix celui des planches quand a Le a lieu. & Ate 


_ Adresser tout ce qui concerne le Bulletin à a adresse suivante À 


Musée océanographique Bulletin), Monaco. . ue 


BULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I, Prince de Monaco) 
No 271. — 6 Août 1913. 


Analyses des huiles préparées à bord 
des yachts de S. A S. le Prince de Monaco 
lors de ses croisieres scientifiques. 
(Premiere note préliminaire) 


Par Henri MARCELET. 


Docteur de l’Université de Montpellier. 


Les huiles que nous avons analysées proviennent toutes des 
collections de S. A. S. le Prince de Monaco et ont été préparées 
lors de ses croisières scientifiques, leur authenticité est donc 
absolue. Nous nous sommes borné dans ces analyses à procéder 
aux recherches généralement effectuées sur les huiles ordinaires 
nous réservant de les poursuivre plus tard. Nos résultats minu- 
tieusement vérifiés par de nombreuses opérations contradictoires 
présentent, pour certaines déterminations, des chiffres assez 
nouveaux ; aussi sommes nous très heureux d'adresser un 
hommage de respectueuse reconnaissance à S. A. S. le Prince 
de Monaco qui a bien voulu nous autoriser à faire ces inté- 
ressantes recherches. | 

Les échantillons d'huiles que nous avons analysés ont été 
fournis par des Cétacés, des Poissons et des Tortues. Dans cette 
note nous rapportons les résultats analytiques qui nous ont été 
donnés par les huiles des Cétacés, dans une prochaine note 
nous indiquerons les résultats qui nous ont été fournis par les 
huiles de Poissons et par l'huile de Tortue. 

Notre travail est divisé en deux parties ; dans l’une, nous 
indiquons les propriétés physiques, dans l’autre les propriétés 


> he ' ye M 


et pa 


chimiques que nous avons observées. Pour chacunes d’elles 


pe ae 


nous résumons brièvement la technique suivie pour ces déter- 
minations ; cette indication ayant une importance capitale pour 3 
l'interprétation des résultats et leur comparaison avec ceux pré- 
cédemment obtenus, Nous rapportons ensuite les analyses que 
nous avons trouvées dans les ouvrages classiques afin de com- 
parer nos résultats avec ceux déjà signalés. 

Nous avons groupé en un premier tableau les renseignements 
sur le lieu de pêche, la date de récolte, le procédé de capture, etc. 


cb) = | 
3 0 a, AE LOCALITE Profondeur | Procédé 
D } ke © 
9 CETACES ee DATE eu de 
J S aS — 
° Sr en métres récolte 
Zz = 7, Latitude | Longitude 
3 
1 | Globicephalus melas | Tête | 3050 | 12. ıx. 1910 |360 34’ N| 3007 W | surface | Harpon | 
2 | Globicephalus melas | — | 3050 | 12.1x. 1910 |36° 34’ N| 3007’ W | surface Harpon 
3 | Globicephalus melas | — 771 | 13. vi. 1897 |38°02’ N| 003915” E | surface Harpon 
4 | Pseudorcacrassidens| — 3142 | 25. vu. 1911 | pres Säo-Miguel | surface Harpon 


eg 


| 
| 


PREMIERE PARTIE 


Propriétés physiques 


—— 


Les propriétés physiques que nous avons déterminées sont: 
1° Le poids spécifique. 
2° L'indice de réfraction déterminé par : 
a) Volgoréfractométre d’Amagat et F. Jean. 
b) le réfractomètre de Féry. 
3° Le pouvoir rotatoire. 
4° La solubilité dans l'alcool. — Température critique de 
dissolution. Indice de Crismer. 
5° L’échauffement sulfurique. 
6° Le point de fusion et de soliditication des acides gras. 


1 OIDs SPECIFIOUE 


Le poids spécifique a été déterminé par la méthode du flacon 
a0 all 15 == 1). 


1 Globicephalus melas 0.0215 
2 — — 0.9202 
3 — — 0.9330 
4 Pseudorca crassidens 0.9234 


Les densités qui ont été déjà déterminées pour un certain 
nombre de Cétacés concordent à peu près (sauf pour la Baleine) 
avec les chiffres que nous avons obtenus. 


Huile de Phoca groenlandica 0.925 
— —  fœtida 0.9325 
— = — var. saimensis 0.9321 - 0.9336 
— Baleine 0.9170 - 0.9272 
— — à gros nez 0.870. - 0,880 


(271) 


Huile de Dauphin 0.9266 
2 Marsouin 0.9258 
—- — brun 0.9334 
— Dugong 0.9203 


Il est cependant intéressant de noter augmentation de la 
densité par suite du rancissement (échantillon 3 datant de 1907) 
fait déja signalé par Thomson et Ballantyne (1) pour les huiles 
végétales. 


2° INDICE DE REFRACTION 


Cet indice est considéré depuis quelques années, a juste titre 
d’ailleurs, comme un des moyens de contrôle les plus importants 
des huiles. Aussi avons nous observé les huiles de Cétacés a 
l’oléoréfractomètre d’Amagat et F. Jean et au réfractomètre de 
Reno) 

a) Oléoréfractomètre d’Amagat ei F. Jean. — On détermine 
à l’aide de cet appareil une différence de déviation évaluée arbi- 
trairement par rapport à une huile type. Les déterminations 
doivent être faites directement et contrôlées dans une seconde 
opération effectuée avec de l'huile lavée à l’alcool bouillant 
pour la débarrasser des acides gras libres provenant du rancis- 
sement et qui peuvent fausser les résultats. Les observations ont 
été faites à 22° 


Examen direct Examen après lavage 

1 Globicephalus melas — 85 — 79 

2 — — —. 8) — oo 

3 — — — 80 — 80 

4 Pseudorca crassidens ge — 74 
(1) Journ. Soc. chem. ind. 1891, 30. — Cf. aussi Sherman et Falk 
Journ. amer. chem. Soc. 1903, 711. — Lewkowitch, huiles et graisses, p. 232. 


(2) Nous tenons à remercier M. le Professeur H. Imbert de l’École 
Supérieure de Pharmacie de Montpellier qui a bien voulu nous déterminer 
les indices de réfraction à l’aide du réfractomètre de Féry. 


se 


Pour faire ces observations nous avons dü decentrer le 
volet, la graduation de l’appareil n’atteignant pas ces chiffres. 
Aucune huile de Cétacé, à notre connaissance, n’a encore 
signalée comme présentant de telles déviations, en effet : 


Pd J 


ete 


Huile de Phoque + 8a + 32 
‘baleine + 30 à + 48 


D'une façon générale les huiles d'animaux terrestres(mouton, 
cheval, suif) dévient à gauche mais aucune de ces huiles ne 
présente de telles déviations. Seules les huiles de spermaceti 
et de Rorqual rostré, classées par Lewkowitch comme cires 
liquides, dévient respectivement : 


Huile de spermaceti — 12 à — 17.5 
— Rorqual rostré — 13 


Nous avons alors vérifié nos chiffres en nous servant de la 
formule de MM. Lebrasseur et Grassot (1) qui permet de trans- 
former les déviations de l’oléoréfractométre en déviations réfrac- 
tométriques : 


iH 11000 == 00002 m, 4022, C. 
m = déviation lue à l’oléoréfractomètre. 
n — déviation refractometrique. 


Nous avons obtenu : 


1 Globicephalus melas 1.4491 
2 — — 1.4488 
3 — — 1.4488 
4 Pseudorca crassidens 1.4909 


Ainsi qu'on le verra plus loin, ces chiffres concordent, à peu 
de chose près, avec ceux obtenus à l’aide du réfractomètre de 
Eery. 

b) Devialion réfractométrique. Indice de réfraction. — Cet 
indice a été déterminé à l’aide du grand réfractomètre de Ch. 
ery a 15°. 


(eivey. gener. Chimie pure et appli t. If, No 4. 20 Février 1900. 


(271) 


MES 


1 Globicephalus melas 


2 
3 pes es 
4 Pseudorca crassidens 


1.4505 
1.4504 
1.4502 
1.45244 


Si l’on compare ces résultats avec ceux obtenus par le calcul, 
à l’aide de la formule de MM. Lebrasseur et Grassot, on ne 
constate en somme que des différences presque insignifiantes, si 
l’on songe que les lectures dans l’Oléoréfractomètre sont rela- 
tivement difficiles lorsqu'on est obligé de decentrer totalement 
le volet pour observer des déviations aussi fortes : 


Observé 
1 Globicephalus melas 1.4505 
2 — a 1.4504 
3 — — 1.4502 
4 Pseudorca crassidens 1.45244 


Calculé Différences 
1.4491 0.0014 
1.4488 0.0016 
1.4488 0.0014 
1.4503 0.0021 


Nous citons pour mémoire les deviations indiquées par les 
divers auteurs qui se sont occupés des huiles de cétacés. 


Huile de Baleine 40200 
— Dauphin d 120 
— — 4 202 
— Phoque — 


3° Pouvoir ROTATOIRE 


1.4762 
1.4798 


1.4682 
1.4784 


La determination de la deviation du plan de la lumiere 
polarisée a été effectuée sous une épaisseur de 200 mm. au pola- 
rimètre à champs concentriques de Pellin. Les résultats ont été 
transformés en décimales : 


1 Globicephalus melas 


2 
3 De Xu 


« 


4 Pseudorca crassidens 


+ 0.05 
+ 0.13 


+ 0.10 
+ 0.018 


4° SOLUBILITÉ 


TEMPÉRATURE CRITIQUE DE DISSOLUTION ; INDICE de ÜRISMER. 


La solubilité des huiles a été recherchée à l’aide de : 
a) Valcool absolu ; 
b) Valcool à 90° (a 15°). 


a) Alcool absolu. — Les huiles de cétacés qui font l’objet 
de cette note sont entièrement solubles dans l’alcool absolu et 
en toutes proportions. Le mélange alcool huile a été refroidi 
jusqu'à + 5° aucun trouble ne s’est manifesté. 


b) Alcool à 90°. Indice de Crismer. — Cet indice a été déter- 
mine parle procédé du tube fermé (1) à l’aide de l'alcool à 90° 
dont le titre a été minutieusement contrôlé à 15° 


1 Globicephalus melas 68.75 
2 a — 70.0 
3 — — 20 0 
4 Pseudorca crassidens 66.5 


Il est curieux de noter l’abaissement sensible de l’indice de 
l'huile 3, cet abaissement est fort probablement dû au rancis- 
sement. 


5° ECHAUFFEMENT SULFURIQUE 


Le mélange d’une huile avec de l’acide sulfurique provoque 
une élévation de température variant avec chaque espèce d’huile 
(Maumené). Tortelli (2) a modifié heureusement la technique 
de Maumené en se servant d’un appareil spécial constitué par 
une cuve de Dewar servant de récipient, et par un thermomètre 
muni d’ailettes faisant office d’agitateur ; enfin, en employant 
un acide sulfurique d'une densité rigoureusement déterminée 


(1) Technique dans Halphen. Huiles et graisses végétales, p. 103. 
(2) Annales des falsifications, Mars 1909, p. 133. 


(271) 


nca 


(D—1.8413 à 15°). L'indice est la difference entre la température 
de l'huile avant l’addition d'acide et le maximum observé après 
le mélange. 


1 Globicephalus melas 27.8 
2 — — 28.0 
3 — — 44.0 
4 Pseudorca crassidens 30.0 


La rancidité de l'huile 3 a fait élever notablement l’indice 
thermique. | 

Les indices des huiles de cétacés sont en général beaucoup 
plus élevés, ainsi : 


Huile de Phoque 92 Techn. Maumene 
— — Al —  Tortelli 
~~ Baleine 61-92 —  Maumené 
— — 73.0 — Tortelli 
— Marsouin 50.0 —  Maumené 


Les differences que l’on constate pour les m&mes huiles 
proviennent des techniques différentes employées par les 
observateurs. C’est pourquoi il est toujours nécessaire, pour 
éviter toute erreur, de bien spécifier la technique employée. 


6° PoINT DE FUSION ET DE SOLIDIFICATION DES ACIDES GRAS 


Ces deux determinations ont été faites sur les acides gras 
provenant de l'indice de Hehner. Le point de fusion (1) a été 
déterminé par le procédé du tube capillaire fermé, tandis que 
le point de solidification a été déterminé par le procédé du tube 
a essai ouvert (2). 


Fusion Solidification 
ı Globicephalus melas 21.0 18.1 
2 — — 217.0 78.2 
5 — — 2320 21.0 
A Pseudorca crassidens 91.2 0 21080 


On note encore une élévation des constantes pour l'huile 
N° 3 datant de 1897. 


(TU ALPHEN Woe.icit,, ps 107. 
(2) HALPHEN. Loc. cit, p. 112. 


Eat (0) eur 


DEUXIÈME PARTIE 


Propriétés chimiques. 


Les quelques constantes chimiques que nous avons cherché 
à déterminer sont les suivantes : 
1° Acidité. 
2Hincice diode: 
3° Indice de Saponification. 
Aelndice de Hehner. 
5° Acides solubles. 
6° Insaponifiable. 
7° Acides volatils solubles. 
8° Acides volatils insolubles. 
9° Dérivés bromes. 
10° Essai de l’élaïdine. 


KENCIDIEER 


La technique suivie pour la determination de cet indice est 
celle imposée aux laboratoires ofliciels dépendant du Ministère 
de l'Agriculture francais (1) : l'acidité est prise au moyen d’une 
solution alcoolique titrée de potasse en en presence de phe- 
nolphtaléine, l’huile étant dissoute dans de l’éther préalablement 
neutralise. L’addition d’alcali a été arrêtée lorsque la teinte rose 
a persisté dix secondes environ. Les résultats, exprimés en acide 
oléique, ont été rapportés à 100 gr. d’huile. Les essais ont tous 
été effectués en double. 


(1) Bruno. Beurres et graisses animales, p. 42. 


(271) 


A B 
1 Globicephalus melas of 630°. sidan 
2 — — 0. 0,078 0.070 
3 — — DO 5:50 
4 Pseudorca crassidens 0. 289 0.289 


L’acidité très élevée de l’echantillon 3 s’explique natu- 
rellement par suite de l’äge de l’huile (1897). 


2. INDICE D’IODE 


La quantité d’iode fixée par les huiles a été déterminée en 
suivant le procédé de Vijs au trichlorure d’iode (1) et les résultats 
ont été rapportés à 100 gr. de matière grasse. 


A B 
t Globicephalus melas 472 14,3 
2 — _ 1949 13,45 
3 -- — 1145 11,40 
4 Pseudorca crassidens 24,0 24,0 


La quantité diode absorbée par ces huiles étant très faible 
nous avons pensé que le temps de contact était insuffisant, aussi 
avons nous procédé à une nouvelle série d’essais en faisant 
varier le temps de contact. 


Temps de contact A B 
15 minutes 19:43 1924 
30 — 73:2 19.4 

ı heure 1332 13.35 
TAB Paid 12 


Il résulte donc que la quantité d’iode absorbée n'est pas 
modifiée par un contact plus prolongé. Il est interessant de 
noter des indices aussi faibles; Lewkowitch rapporte un certain 


(1) MArcıLLeE. Annales des falsifications Oct. 1910, p. 418 


nombre d’analyses d'huiles de cétacés (1), mais aucune n'indique 
des chiffres aussi bas ; seule l'huile de tête de Marsouin s’en 


rapprocherait. 

Huile de Dugong 66.6 
— Phoque 14225-190174 
— Baleine 110.1 - 146.6 
— Dauphin tête 5220 
— — corps 99.3 - 126.9 
— Marsouin tête Pleo = 419.6 
— — corps 88.3 - 119.4 


Le spermaceti ou blanc de Baleine possède un indice d’iode 
très faible 3.8 ce qui pourrait faire considérer les huiles que 
nous étudions, en se basant seulement sur ces résultats, comme 
une transition entre les cires solides et les huiles. 


3° INDICE DE SAPONIFICATION 


L’indice de saponification ou de Keettstorfer est le nombre 
qui exprime, en milligrammes, la quantité de potasse (KOH) qui 
peut s’unir aux acides gras libres ou éthérifiés contenus dans 
1 gr. de matière grasse. La technique classique (2) a été stric- 
tement suivie sans aucune modification. 


A B 
1 Globicephalus melas 254 254 
2 — — 256 255 
3 — = 262 262 
A Pseudorca crassidens 258 259 


Ces résultats se rapprochent beaucoup de ceux observés pour 
les huiles de Dauphin et de Marsouin : 


Huile de Dauphin corps 197 - 203 


== = téte 290 


(1) LewkowiItcnH. Technologie des huiles et graisses. 
(2)VILLIERS-CoLIN-FAYOLLE. — Aliments lactés et aliments gras, p. 232. 


(271) 


N 


Huile de Marsouin corps 195 - 256 
an! —  téte 253 - 272 
— — brun 224.8 
— Dugong 19%2 
— Baleine 188.5 - 224.4 
_ Phoca groenlandica 178 - 190 
— —  fœtida 108 
— — — var. saimensis 188.5 - 189 


4° INDICE DE HEHNER 


L’indice de Hehner est le poids des acides fixes et volatils 
insolubles dans l’eau; ce poids est rapporté à 100 gr. de 
matière grasse. | | 

La technique suivie (1) n’a subi aucune modification essen- 
tielle, sauf que les acides gras et les filtres ont été desséchés 
dans le vide sur l’acide sulfurique au lieu d’être maintenus 
à 100° pendant 5 heures. De ce fait la perte de poids pr 
volatilisation est réduite au minimum et les résultats sont 


constants. 
A B 
1 Globicephalus melas 64.93 64.95 
2 _ — 64.56 64.52 
5 — — Ori Gr. 12 
4 Pseudorca crassidens 63.23 63.23 


Nous n'avons trouvé que trois résultats permettant de 
comparer nos résultats : 


Huile de Baleine 09 
— Marsouin tête 70223 
- Dauphin 66.28 


_ (1) VILLIERS - CoLin - Fayorre. Loc. cit., p. 235. 


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50 ACIDES SOLUBLES 


Sous ce titre nous comprenons les acides volatils et fixes 
solubles dans l’eau, provenant de la determination de l'indice 
de Hehner (1). Ces acides: sont exprimés en acide butyrique 
et rapportés à 100 gr. de matière grasse. 


N B 
ı Globicephalus melas 110.75 16.80 
2 ~~ — 17.36 100 
3 — — 17.08 17295 
4 Pseudorca crassidens 18.41 18.40 


Les huiles contiennent, en général, peu d’acides solubles, 
il est donc fort intéressant de noter de pareilles quantités qui 
feraient rapprocher ces huiles des graisses. 


6° INSAPONIFIABLE 


Le dosage des matières insaponifiables a été effectué suivant 
la methode de M. Halphen (2) qui nous a donné d'excellents 
résultats. « Cette méthode est fondée, d’une part, sur la très 
grande solubilité des sulfo-acides gras et des sulfo-glycérides 
dans l’acide sulfurique, et sur l’insolubilité des huiles minérales 
dans ce même réactif, et, d'autre part, sur la solubité des huiles 
minérales dans le tétrachlorure de carbone, l'essence de pétrole 
et le chloroforme, dans lesquels les sulfo-dérivés sont insolubles 
en présence d'acide sulfurique ». Les résultats sont rapportés à 
100 gr. de matière grasse. 


A B 
ı Globicephalus melas Do Doi 
2 — — top 1.945 
3 = ae 74 1.74 
4 Pseudorca crassidens 1.49 1.467 


/ . 
MEI VERLIERS. = Corvin -FAYOLLE. Loc. cit., p. 238. 
(2) HALPBEN,. Loc. eit., p. 217. 


— 14 — 


Les huiles de cétacés précédemment étudiées contiennent : 


Huile de Phoque 0.38 - 1,4 
— Baleine 0.92 - 3.72 
= Marsouin corps eg 
at te 16.4 


7° - 8° AcIDES VOLATILS SOLUBLES ET INSOLUBLES 


Le procédé employé pour cette détermination est le procédé 
Leffmann-Beam (1) adopté par le Ministère de l'Agriculture 
francais; il suflit d’ailleurs de multiplier ainsi que l’a montré 
Mougnaud (2) par 1,1 les résultats obtenus par ce procédé, 
pour les transformer en indice de Reichert. 

Ce procédé nous a donné d’excellents résultats, concordant 
bien, et chaque dosage a été minutieusement vérifié; nous 
rapportons seulement trois séries d'opérations bien que nous 
en ayons effectué un plus grand nombre. Les résultats rapportés 
à 5 gr. de matière grasse représentent le nombre de centimètres 
cubes de solution décinormale de potasse nécessaire à la 
neutralisation des acides qui ont été entrainés dans la distil- 
lation. 

Acıdes volatils solubles 
A B C 
Globicephalus melas 152.59 152.21 152.40 
2 — — 192.94 152.00 152.89 
3 — — 156.95 156.91 155.98 
4 Pseudorca crassidens - 158.44 158.21 158.07 


— 


Acides volatils insolubles 


A B C 
1 Globicephalus melas 3.8 ae 28 
2 — — 350 3.9 3.4 
8 — = a) 3.0 4.1 
4 Pseudorca crassidens 12 AD 4.2 


(1) HALPHEN. Toc.-eit. pe) 13. 
(2) MouGcnaup. Thèse doctorat Université de Paris 1902. 


Re ee 


Ces résultats offrent un intérêt tout particulier, car, a notre 
connaissance, aucune huile n’a donné de pareilles quantités 
d'acides volatils. Si l’on multiplie par 1,1 ces résultats, comme 
l'a montré Mougnaud, pour les transformer en indice de 
Reichert, on obtient : 


Acides solubles Acides insolubles 
1 Globicephalus melas 167.62 4.18 
2 — — 168.23 3.74 
3 — _ 172.68 4.29 
4 Pseudorca crassidens 174.28 4.6 


Ces chiffres dépassent de beaucoup ceux déjà signalés : 


Huile de Phoca groenlandica 0.07 - 0.22 
— —  fœtida 1.12 - 1.60 
— = — saimensis 0.96 - 1.55 
— Baleine 0:7) = 2.04 
— Dugong 2 
— Dauphin corps 5.6 
— —  téte 65.92 
— Marsouin corps ide 
— —- tête 47.77 - 65.8 


Seules les huiles de tête de Dauphin et de Marsouin se 
rapprochent un peu des huiles étudiées. 


9° DÉRIVÉS BROMES 


Lorsqu'on fait agir sur une huile le réactif d’Halphen (1) 
(acide acétique crist. 28 vol., nitrobenzine 4 vol., bröme 1 vol.) 
le mélange se fait sans précipité ou avec précipité. 

M. Halphen se basant sur ce fait a établi une classification 
des huiles en quatre groupes. 

«1° Fluiles ne donnant pas de précipité, ni de suite ni plus 
tard, limpides, même après une heure de repos. 


IM HS EPHEN Loc. cit. p. 192. 


(271) 


Be Lee AN ala Me SE Sk. oS SS OR ink Ce CP pd er ET fn 
: Li Sarvs APS 5 sl CMAP nt Pe AS Ee AA TER 


UNE age 


2° Huiles ne donnant pas de précipité sensible, même après 
une heure de repos, mais donnant une solution légèrement 
trouble. 3 

3° Huiles donnant un trouble très net se résolvant en un 
précipité nageant dans le liquide et se rassemblant, plus ou 
moins rapidement, au fond du tube. 

4° Huiles donnant de suite un trouble se résolvant, par 
le repos, en deux couches liquides et différentes. » 

C’est dans le groupe 3 que les huiles d'animaux marins 
sont classées : huile de Phoque, de Baleine, de spermaceti. 

Or les huiles de Globicephalus melas et de Pseudorca 
crassidens au contact du réactif d’Halphen, en se plaçant dans 
les conditions rigoureusement indiquées par l’auteur, donnent 
un mélange absolument limpide même après douze heures, 
sans aucun dépôt. Ces huiles devraient donc être classées 
dans la première catégorie qui comprend : 


Huiles végétales Huiles animales 
Huile d'olive Huile de lard 
— d’amande douce — de pied de bœuf 
— de ricin — de pied de mouton 
— d’arachide — de pied de cheval 
— de coton 
—  d’œillette 


En contrôlant l’action du réactif avec de l'huile de Baleine 
et de Phoque, nous avons obtenu le précipité caractéristique 
des huiles de la 3° catégorie. 


10° Essar DE L’ELAIDINE 


Cet essai a été effectué en suivant la technique de Poutet 


Huile 10 gr. 
Acide azotique (D — 1.38) > SF. 
Mercure I ST. 


agitation de trois minutes suivie d’un repos de vingt minutes, 
et de nouveau agitation pendant une minute. 


Nous avons observé : ï 
Huile de Globicephalus melas très léger trouble 
— Pseudorca crassidens trouble net 
Sans solidification ni changement de coloration. 

Les quelques résultats que nous venons de rapporter 
brièvement ont été réunis en un tableau permettant de se rendre 
compte de la composition générale de ces huiles. Une étude 
plus approfondie nous permettra, peut-être, d’en déterminer 
les divers constituants,car nous nous sommes borné dans cette 
première note, à procéder aux déterminations généralement 
effectuées sur les huiles ordinaires. Il est certain que les huiles 
que nous avons étudiées ne ressemblent en rien à celles-ci, elles 
se rapprochent, parfois, ainsi qu’on l’a vu, des huiles d'animaux 


marins déjà étudiées, mais elles présentent des caractères qui 


en diffèrent tellement que des conclusions de ce travail ne 
pourront être établies qu'après avoir poussé plus avant ces 
recherches : c’est ce que nous tentons en ce moment. 


(271) 


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De 


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Berlin et chez M. Le Soudier, ER sr boulevard 1 Saint G m 
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suivants et franco : ei, 


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Ir Ji Emploi de Velen ‘dans l'analyse x micromine- - 

ralogique des fonds sous-marins, par L. VÉRAIN Charge 
de cours de physique industrielle à la Faculté des 

Sciences d’Alger, et A. CuEvaLLıer Chargé des. trayaux 

pratiques de minéralogie à la Faculté des Sciences. de 


Nancy. Se ee ce rar 


L’Atlantide, par Pierre Termrer, Membre de l’Institut, Pro- 
= fesseur à l’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service ee 
de la Carte géologique de la France.........,.......... et 


Sur deux nouveaux. Didemnidés (Synascidies) du Golfe du — 
Lion, (Note pr éliminaire), par Ernest BRÉMENT. . nen 


L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. | 
(Première note préliminaire) par Henri MARCELET .... 


Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Le 
naeopoda longibrachia Brian, par le D° A. Brıan ........ 


Les Bromures des Eaux marines, par M. le D° Louis - 


CHELLE an ananennensnaenenensenenensesensunsnenennenennen 


Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimus nov. — = 
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres 
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. A.S. le. 
Prince de Monaco, par Louis RODLE ST ai ieee 


— Sur quelques intéressantes espèces d’Amphipodes provenant 
“des parages de Monaco et des pêches pelagiques de la 
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, Beer 

rer Pa CHEVREUR Sis) ee ae 


— Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma ae 
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige pare von 
“Florence Prrpnes Ph D 353 ae ee 


— Crustacés commensaux et parasites de la baie de a fe 
par le D: Jules GUIART: eee Monger obs grees een N 


7 arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. _ re 2 
{Deuxième note préliminaire] par Henri az ice 


Ein Meeres- -Photometer, Von Klaus GREIN..........,... fe Soe 
La question du Goémon de fond, par Yves DELAGE, à 
Directeur de la Station Biologique. de Roscoff...... ae 


Vingt- einquieme campagne scientifique ( Hirondelle u a 
Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO... 000000 % 


Sur la présence, en Méditerranée, d’une variété de VAplidium = 
lacteum Huitf., Synascidie arctique: et subarctique, par 
“Ernest BRENT TS ots eee ee 


Quatrième note préliminaire sur les PoLyCHÈTES } provenant x 
des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alice, 
ou déposées dans le Musée Océanographique: de Monaco, 
PA Pierre: PAUVEL. ce der ere nes entente esse parearee 

Analyses des huiles préparées à bord des yachts de S. A.S. 


le Prince de Monaco lors de ses croisières. scientifiques 
(Première note FEeIDANGIPEN Br MARCKLET. ie 


| MONACO. — IMPR, DE MONACO. 


ns A 


VUE 


ie comestibles 


d e c Berbers a l'embouchure 


= UNE en 


VITE À 


QU 


= 


| a 

3 Supprimer autant que possible les abréviations. 
at | Ra 
4° Ecrire en italiques tout nom scientifique poe 3 : 


a l'encre de Chine. 

6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originaux r mais sur 
calques les recouvrant. - A ue ee eee 
ees Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au 
papier procédé. He . . os e 
80 Remplacer autant que possible ie A par a figures | 
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d'un quart plus ® 
baka dimension définitive qu’on désire. / 


cn = suivant Je tarif suivant : 


| 1400 ex. | : 450 x. | 
Un quart de feuille Pee ae ». | 5620 és À 
= Une -demi-feuille.. =... { 70). 6.70.8809. 

Une ee ri 10 9 = .13 80 


RR 


LETIN DE L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE 


(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco) 
Ne 272. — 15-Octobre 1915. 
Bea Vee Ss 
SUR -EES 


Gisements de Mollusques comestibles 


des Cotes de France 


La Méditerranée : de Cerbère a l'embouchure 
de l'Hérault. 


(AVEC UNE CARTE) 


Par L. Joubin. 


Professeur au Muséum d'Histoire naturelle de Paris 
et à l’Institut Océanographique. 


Les soins nécessités par la préparation et les publications 
du ıx® Congres international de Zoologie de Monaco m'ont 


empêché de publier plus tôt cette partie de mon travail sur 


les Mollusques comestibles des côtes de France ; la carte qui 
l'accompagne donne l’état des gisements à la fin de 1911 et 


‘au commencement de IQI2. 


Pour mener à bien ce travail, qui a nécessité de nombreux 
et coûteux voyages, J'ai pris pour centre de mes opérations 


le Laboratoire Arago à Banyuls sur mer; j’y ai fait plusieurs 


séjours pendant lesquels j'ai fouillé la côte en détail. D’autre 
part les nombreux documents qui depuis longtemps sont 
conservés au Laboratoire m'ont été d’une grande utilité, 


ainsi que les ressources de toutes sortes en embarcations et 
en personnel que l'on trouve dans cette admirable station. 
Je tiens à remercier tout particulièrement mes excellents amis 
le Professeur Pruvot et le D' Racovitza, Directeur et sous 
Directeur du Laboratoire Arago, ainsi que M. Fage, naturaliste 
du service des pêches, qui m'ont accueilli si cordialement à 
Banyuls. 


Je tiens aussi à exprimer à l'Administration de la marine 
ma gratitude pour la bienveillance avec laquelle elle a bien 
voulu mettre comme autrefois à ma disposition le personnel 
des gardes maritimes et les syndics de la côte méditerranéenne. 
Beaucoup des renseignements que j'ai obtenus dans la région 
sont dus à leur grande obligeance. 

J'ajoute que, pour ce travail comme pour.les précédents, 
je dois à la libéralité de S. A. S. le Prince de Monaco la 
publication de la carte en couleurs qui l’accompagne. Les 
frais en sont fort élevés et je tiens à exprimer au Prince tous 
mes remerciements. = 

Cette carte, comme les précédentes, a été exécutée sur mes 
minutes, sous la direction de M. Tollemer, par l’habile dessi- 
nateur hydrographe M. Morelli, que je remercie aussi de son 
beau travail. 

La description géographique de la côte qui s’étend de la 
frontière d’Espagne à l’étang de Thau a été suflisamment faite 
par divers auteurs pour qu'il soit inutile d'y revenir. La 
nature des fonds a été étudiée principalement par le Professeur 
Pruvot qui a publié une étude de première importance sur le 
Golfe de Lion, et par le Professeur Thoulet au point de vue 
lithologique. Nous n'y reviendrons donc pas, renvoyant le 
lecteur à ces ouvrages fondamentaux qui ont.un grand intérêt 
pour la répartition des animaux marins. 

Au point de vue spécial qui nous occupe on doit faire la 
distinction de plusieurs régions très différentes les unes des 
autres : la côte rocheuse, la plage, les étangs. 

La côte rocheuse est presque entièrement formée par les 
derniers contreforts de la chaine des Albères, terminaison 
orientale des Pyrénées. Ce massif, si beau et si pittoresque, est 


_ partagé à peu pres par moitié par la frontière entre l'Espagne 


et la France; la partie sud va du Cap Cerbère à la Baie de 


: * | Rosas, la partie nord du Cap Cerbère a Argeles-sur-Mer. Tout 


ce massif, très abrupt et découpé, ne comprend que de très 
petites plages qui occupent le fond de baies étroites. Nous ne 
nous occuperons que de la partie française de cette région 
montagneuse entièrement comprise dans le département des 
Pyrénéés Orientales. Sur tout le reste du littoral étudié dans ce 
mémoire on ne trouve plus que quelques points rocheux isolés, 
par exemple le Cap Leucate ; mais sa nature calcaire le fait 
complètement différer de celle des Pyrénées qui sont entiè- 
Bement formées sur la côte de schistes Archéens plissés et 
parcourus par des filons quartzeux. 

A partir d’Argelès-sur-Mer commence la grande plage qui 
contourne tout le Golfe du Lion et s'étend presque sans inter- 
ruption jusqu'à l'embouchure du Rhône, dépasse la Camargue 
et s'approche de Marseille. Nous laisserons, actuellement, de 
côté toute la partie nord de cette grande plage à partir de l’em- 
bouchure de l'Hérault ; elle sera étudiée dans un prochain 
mémoire. La forme de cette côte sablonneuse est fort différente 
de celle de la région rocheuse ; nous y trouverons quelques 
mollusques exploités par les pêcheurs. 

la troisième partie est celle qui comprend la série des 
étangs allant d’Argeies Jusqu'à Cette. 

Nous les étudierons rapidemment en laissant de côté l'étang 
de Thau, trop au nord, qui fera l'objet d’un prochain mémoire. 
Tous ces étangs ont, à des époques plus ou moins reculées, 
fait largement partie de la mer dont ils se sont trouvés séparés 
par des cordons littoraux appuyés sur les rares parties rocheuses 
qui coupent ce littoral bas. Dans ces étangs débouchent les 

Bewieres tonrentielles qui descendent. des Pyrénées et des 
Corbières ; à certaines époques de l'année elles sont com- 
plètement à sec; à d’autres, en particulier au printemps par la 
fonte des neiges, elles apportent un fort contingent d’eau douce 
dans les étangs. D'autre part la mer passe souvent, aux 
moments des tempêtes d’Est, par dessus le cordon littoral et 
l’eau salée est refoulée par les orifices de communication avec 

la mer, augmentant la salure de ces étangs. 


(272) 


Fee ae 
at ST br 


Il s’en suit que dans ces étendues limitées d’eau les variations 
de la salure sont très considérables selon les saisons. — 

D’autre part le climat de ces provinces est extrémement 
chaud en été; alors, sous l’influence de la température élevée 
de l’air et des vents dominants qui viennent du Nord et du 
Nord Ouest, la température de l’eau s'élève d'autant plus que sa 
profondeur diminue. Ces vents tendent en effet à chasser l’eau 
vers la mer. Au contraire au printempsil arrive que des coups 
de vent d’Est refoulent l’eau de la mer dans les étangs, ce qui 
coïncide souvent avec les apports d’eau douce des torrents 
dont il vient d’être question. Le niveau des étangs monte alors 
beaucoup et la température de l’eau est assez basse; celle-ci 
est fortement moins salée qu’en été. 

Ces variations considérables dans la composition, la salure, 
la température de l’eau des étangs dans l’espace d’une année 
éliminent une foule d'animaux qui ne peuvent les supporter ; 
aussi la faune de ces étangs est elle extrêmement peu variée. 

D'autre part, dans un même étang on peut constater que 
la portion voisine de son ouverture dans la mer est presque 
complètement marine tandis que, tout au contraire, la partie 
éloignée de la mer, celle qui est en rapport direer aver le 
continent, située souvent au pied même des montagnes, 
comme c'est surtout le cas pour les étangs des Corbières, est 
presque exclusivement remplie d’eau douce ; cela est tellement 
vrai que. lon y pêche industriellement les carpes, et Jes 
invertébrés d’eau douce y pullulent au milieu des roseaux 
et autres plantes des lacs franchement continentaux. 

Le résultat est que dans ces étangs la pêche des animaux 
marins est souvent nulle, souvent très médiocre et que c’est 
seulement dans la partie la plus voisine de leur orifice de com- 
munication avec la mer que l’on trouve les éléments d’une 
pêche marine. 

Il y a aussi des étangs dont les graus se sont bouchés et qui 
ont perdu définitivement leur communication avec la mer; ils 
sont en voie de dessication ou transformés en marécages qui 
dépassent rarement un mètre d’eau ; les herbes y foisonnent 
et les moustiques y pullulent ; l’odeur de putréfaction végétale 


y est insupportable en été. C’est vraiment un travail pénible 
pour le naturaliste de circuler dans ces parages à la saison 
chaude pour y faire des constatations trop souvent négatives. 

i faune erdla flore de ces étangs sont fort curieuses ; elles 
ont été étudiées par divers auteurs, mais Je crois devoir ren- 
voyer de préférence le lecteur au volumineux rapport du regretté 
Gourret qui, en vue de l’etude de la pêche, des Poissons surtout, 
4 “radiée le resime de Ces. étangs, Jes variations de com- 
position saline et la faune. 

Au point de vue administratif la région de Cerbère à Agde 
comprend les quartiers maritimes de Port Vendres au Sud 
jusqu’à l'embouchure du Tech ; puis le quartier de Narbonne 
jusqu’à l'embouchure de l’Aude, enfin le quartier d'Agde dont 
la partie méridionale seule, de l’Aude à l'Hérault nous intéresse 
en ce moment. 

Cette cote est. subdivisée en syndicats dépendant de 
Chaque quartier ; 11 est sans intérèt d'en publier la liste. 

Dans toutes cette région il n’y a pas à proprement parler 
d'industrie employant les coquillages ; ils sont.tous pêchés 
par diverses méthodes, mais ne sont ni parqués ni reproduits, 
la consommation sur place ou l'expédition sur divers marchés 
voisins ayant lieu immédiatement. 

Ia carte qui accompagne ce mémoire a dû être. divisée 
en deux parties placées parallèlement l’une à l’autre; la confi- 
guration de la côte ne permettait pas de les laisser dans leurs 
rapports normaux, ce qui aurait nécessité l'emploi d’un format 
et de pierres incompatibles avec les presses en usage. J'y 
ai figuré les coquillages qui sont les plus importants pour la 
pêche. | 

Je dois faire une mention spéciale pour l'étang de Gruissan ; 
sa pantie sud désignée sous le nom d’etang de l'Ayrolle, 
s'ouvre dans la mer par la Grau de la Vieille Nouvelle. Je me 
suis vu obligé de laisser en blanc cet étang par suite de la 
diversité des signes superposés qu'il aurait fallu y mettre; 
Bam de cet étangs est en effet presque aussi salée que celle 
de la mer et on y trouve de nombreux coquillages, des Moules, 
des Clovisses, des Tenilles, des Cardium edule, des Cardium 


(272) 


x ge 
WEN" > ee 


echinatum; on m'y a signalé quelques huitres, mais je n'ai pu 
en avoir de preuve. Tous les signes superposés correspondant à 
ces divers mollusques rendaient cette portion de la carte illisible, 
aussi J'ai dû les supprimer c'est ce qui explique l’apparente 
lacune relative à cet étang, au contraire fort riche. 


OSTREA EDULIS L. 


Les Huitres sont peu abondantes sur le littoral roussil- 
lonnais ; les rares points où l’on en trouve encore sont les 
vestiges d’un banc naturel autrefois beaucoup plus important 
et dont on ne trouve plus aujourd’hui que des lambeaux. Ils 
ne peuvent fournir les éléments d’une exploitation régulière, 
et c'est dans les chaluts à poisson, en compagnie d’Ascidies, 
d’Eponges, d’Hydraires, que dans les meilleurs endroits, l’on 
prend quelques douzaines d’huitres, le plus souvent moins. 
M. Fage qui a étudié cette question estime que cette huitre de 
la Méditerranée n’est pas l'Osfrea edulis typique, mais plutôt 
une variété qui se rapproche de l’Östrea hippopus Lamarck de 
l'Océan et de la mer du Nord, celle que Brocchi considère 
comme une espèce distincte qu’il a nommée Ostrea lamellosa. 
Je ne crois pas qu'il y ait lieu d’en faire une espèce particulière 
et que c'est tout simplement une variété méditerranéenne de 
l'Ostrea edulis un peu différente du type comme cela arrive 
pour beaucoup d’autres animaux de la même mer. M. Fage 
indique qu'elle est remarquable par son adaptation à vivre 
en eau profonde et par la rapidité de son accroissement. 

J'emprunte à M. Fage les renseignements qu'il a obtenus 
sur l’ancien banc de Collioure et qu'il a publiés dans le Bulletin 
de la marine marchande T. X. N° 10, 1908. | 

Cet ancien banc formait une large surface ovale en face de 
l'embouchure du Tech. En 1864 un levé topographique fut 
établi, dont le contour est reproduit sur ma carte, en une ligne 
de traits rouges pour la partie sud; il était situé à moins de 
trois milles de la côte et avait environ 8 milles de long. 

Ce banc fut jadis exploité avec intensité, et lorsqu'il fut 


EHEN 


| en partie détruit, une réglementation fut établie qui autorisa 
la pêche seulement de Septembre à Avril. Une partie était 
| réservée comme cantonnement destiné à assurer la repopulation. 

Mais tous ces règlements furent lettre morte; le banc diminua 


si bien qu'il fut abandonné au point de vue administratif et 
il n’y a plus eu depuis d’exploitation régulière. 

Les endroits où actuellement les dragages donnent encore 
des huîtres, dit M. Fage, correspondent précisément à l’ancien 
cantonnement dans le Sud Ouest. « Il semble, dit cet auteur, 
que l'extension de ce gisement se fait encore maintenant vers 
le Sud et il m’a été donné de capturer bon nombre d'individus 
par le travers de Port Vendres ». | 

A ces renseignements J'en ajoute quelques autres que je 
trouve dans les notes que j'ai prises autrefois lorsque j'étais 
préparateur du Laboratoire de Banyuls; ils sont corrobores 
par les enquêtes que jai faites récemment u des pêcheurs 


et des agents de la marine. 


L'ancien banc se prolonge directement vers le-Sud par 
deux annexes, l'une en face d’Argeles au large de la roche 
Saint André ; l’autre plus près de la côte, en face de Collioure 
de Port Vendres, au nord du Cap Bear. Encore plus. au 
Sud on trouve quelques huîtres devant le Cap Oullestreil et 
le Cap L’Abeille ; mais elles sont tout à fait sporadiques et 
ne peuvent compter pour un banc. | 

Au nord du Banc de Collioure il y a une large interruption, 
puis un autre banc pauvre reprend autour des roches de 
Saint-Laurent et de Torreilles, au niveau des étangs de Salses 
et de Saint Nazaire. Ce banc ne donne qu’un très petit nombre 
d’huitres et ne vaut pas la peine d'être exploité. En remontant 
per le -Nord on ne trouve plus aucune trace dun banc. ni 


même d’huitres disséminées. 


J'ai remarqué plusieurs fois, notamment en 1910, que 
plusieurs dés huitres. capturées .à la fin de:Septembre et au 
commencement d'Octobre étaient en pleine reproduction et 
contenaient des embryons blancs et gris presque près d’être 
expulsés. | 

M. Fage estime que si le haut de l’ancien banc de Collioure 


(272) 


a disparu c’est à la suite des envasements du Tech. Il me ® 
parait possible que ce soit la cause de la fragmentation et de 
l’appauvrissement de la partie sud du banc; mais ce serait — 
aux envasements de la ‘let que serait due la disparition de 
la partie nord. Il ne me semble pas que ce soit là l'explication 
définitive de la disparition des bancs car les alluvions des rivières 
torrentielles descendant des Pyrénées se déversaient dans la 
mer il y a 40 ans comme aujourd'hui; l’envasement du fond 
n'a pas changé d'intensité depuis ces dernières années. Je crois 
que l'intensité de la pêche ayant amené la disparition presque 
totale du banc et par conséquent ayant détruit les reproducteurs 
est une cause plus importante de la disparition du banc que 


celle due aux apports fluviaux. 
M. Fage d’ailleurs, dans la suite de son rapport, semble 


accepter cette hypothèse pour une autre partie de l’ancien banc 
aujourd’hui totalement disparue. Je cite textuellement le très 
intéressant et très instructif passage du rapport du savant natu- 


raliste. 
« Sile banc de Collioure a subsisté en partie à l’envasement 


et à une pêche intensive 1l ne paraît pas en être de même des 
autres gisements situés plus au Nord, dépendant du quartier 


de Narbonne et d'Agde. 
Il y a 4o ans environ un banc d’huitres considérable 


s'étendait presque sans interruption du Cap d'Agde à la 
Nouvelle. Les points les plus exploités se trouvaient d’une 

part à l'embouchure de l'Hérault et à celle de l'Aude, d’autre 

part près du Grau dit de la Vieille Nouvelle. Les mollusques 

vivaient là par des fonds de 30 à 40 mètres et étaient d’une 

prise facile; on en draguait jusqu'à 700 douzaines par jour, 

vendus au prix de 15 à 20 centimes la douzaine. L’appauvris- 

sement de ce banc est allé en s’accentuant ; l’envasement s’est 
fait peu à peu grâce aux alluvions charriés par l’Aude et 

l'Hérault. Actuellement on ne trouve plus que quelques rares 

échantillons, mais dont certains, au dire des pêcheurs, ne pèsent 

pas moins de cinq kilos. Toutefois, près de la Nouvelle, on 

prend encore assez souvent de beaux individus et d’autres 

plus jeunes dont la présence d’ailleurs peut être due au 

voisinage des étangs qui en furent autrefois peuplés ». 


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4 x : » 
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_ J'arrête là cette longue citation du remarquable rapport de M. 
Fage. Il signale ensuite la présence des bancs d’huitres florissants 
de l'étang de Thau; mais nous les laisserons de côté actuellement 
car j'en parlerai longuement dans le prochain mémoire. M. Fage 
rappelle encore la présence de nombreuses traces de cultures 
d’huitres et d’huitrieres romaines dans les étangs de Sigean 
et de Bages. Tout cela a disparu. Les renseignements que j'ai 
obtenus dans les localités de pêche de la côte et des étangs 
m'ont confirmé dans l'opinion qu'il n'existe plus du tout 
d’huitres dans les étangs et que si on en prend encore quelques 
unes isolées au Nord du banc de Collioure il y en a si peu que 
cela ne vaut pas la peine de signaler des cas accidentels. 

Cette disparition du banc d’huitres très riche et probablement 
ininterrompu ne s'explique pas suflisamment, à mon avis, par 
des envasement d’origine fluviale. L'exploitation intensive de 
bancs qui ne peuvent se repeupler avec une vitesse égale à 
ee de leur destruction. est une cause plus active et plus 
eflicace de cette usure. | 

Mais elle n’est pas encore suflisante pour expliquer une 
disparition aussi radicale. L'exploitation ayant cessé il devrait 
s'être reformé ca et là des noyaux de bancs qui, essaimant aux 
alentours, auraient plus ou moins reconstitué quelques parties 
@e bancs. Cest d'ailleurs ce qui se produit faiblement sur 
quelques points devant Collioure, puisque sur l’ancien banc 
on prend encore des huîtres ; elles n’ont pas toutes disparu 
comme elles l'ont fait dans la partie nord; la il devrait s’étre 
maintenu ou reformé des lambeaux comme au Sud. Or il n’en 
est rien. Il me semble qu'il se produit un mouvement général 


de dislocation puis d’appauvrissement et finalement de dispa- 


rition des bancs d’huitres dans la Méditerranée tout à fait 
semblable au mouvement analogue et symétrique qui s’est 
produit dans les mers occidentales de l’Europe ; l'ancien banc 
continu qui de la côte danoise descendait sur les côtes anglaises 
hollandaises, belges et françaises est réduit maintenant à 
quelques rares vestiges qui persistent dans certaines baies 
abritees comme _Cancale, Tréguier, Auray, 'etc., recevant 
quelques apports d’eau douce. Ce phénomène général de retrait 


(272) 


mais dont les explications De sur l'exploitation tue § im 
les dépôts vaseux, me semblent insuflisantes pour expliquer 
l'ampleur. Nous sommes peut-être là en présence d’un phéno- — 


mène biologique d'ordre général, tel par exemple que l’affai- 
blissement, l'usure d’une espèce animale en voie de disparition, 
qui jadis robuste et s’accomodant de milieux variés est devenue 


susceptible, fragile, et ne peut plus vivre que dans certains 


endroits particulièrement favorables. II me semble que nous 
assistons à la disparition d’une espèce zoologique qui est, en 
quelque sorte, proche d’avoir « fini son temps ». Il est probable 
que beaucoup d’autres espèces animales sont dans le même cas; 
mais nous ne nous en apercevons pas n'ayant pas les mêmes 
raisons utilitaires de suivre leur évolution. Au contraire pour 
les huîtres nous pouvons constater régulièrement depuis un 
nombre important d'années leur marche régressive par suite des 
observations nécessitées par les enquêtes, les statistiques 
officielles, les plaintes des industriels et des pécheurs. L’huitre 
native diminue partout et a disparu en maints endroits. Au 
point de vue commercial cette disparition est compensée pal 
les produits de l'élevage artificiel. Lui aussi peut-être, si le 
mouvement régressif continue, cessera dans un avenir plus ou 
moins éloigné faute des reproducteurs nécessaires à son 
entretien. 

Il reste un mot à dire des tentatives d’acclimatation 
d’huitres faites par H. de Lacaze Duthiers de 1892 à 1895 
dans l’étang de la Nouvelle. Des huîtres furent déposées 


sur le fond près d’un très curieux petit village, la Nadière, 


isolé sur une motte de terre au milieu de l'étang et qui rappelle 
l'aspect des villages lacustres préhistoriques. Les tentatives 


ne furent pas heureuses et les huîtres périrent toutes, soit à 


cause des variations de la température dans ces eaux très 
peu profondes, soit à cause des apports trop brusques d’eau 
douce et d’eau dé mer selon la direction du vent, soit faute 


de soins et de précautions. Des caisses ostréophiles, d’ailleurs 


mal construites, furent aussi installées près du pont du chemin 
de fer, dans le canal qui fait communiquer la mer et l'étang 


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près de la gare de la Nouvelle. La les huitres furent en partie 
_ volées, en partie étouffées, dit le vieux marin qui était chargé 
de leur surveillance et qui vivait encore en 1911, par les débris 


d'herbes (posidonies) qui pénétraient entre leurs valves. Ce 
qui en reste ce sont quelques huitres isolées qui se sont fixées 
sur les enrochements des piles du pont du chemin de fer. Il 


LL nn . : : 
y en a si peu que cela ne vaut pas la peine de les indiquer 


sur la carte. 
Quoiqu'il en soit elles suflisent à démontrer l'existence 


possible d’huitres en ce point et l'intérêt qu’il y aurait à reprendre 


ces essais d’une façon plus pratique et plus suivie. 
Quelques autres essais d’acclimatation ont été faits aussi 
dans le bassin du Laboratoire Arago à Banyuls-sur-mer ; 


mais il ne donnèrent pas de résultats pratiques n'ayant pas 


2 


été poursuivis assez longtemps. 
On a signalé des huîtres dans l'étang de Salses jusqu'en 


1870; elles semblent maintenant avoir complètement disparu. 


Gourret en signale aussi dans l'étang de l’Ayrolle (Gruissan) 
je n’ai pu avoir aucune preuve qu'il en existe encore. 


MyYTiLus EDULIS - MYTILUS GALLOPROVINCIALIS 


je sronpe sous le meme titre ces deux moules; elles ne 
me paraissent pas différer suflisamment pour justifier deux 
espèces ; la Mytilus galloprovincialis est la variété méditerra- 
néennne de la Mytilus edulis océanienne; sa coquille diffère 
par la forme légèrement bossue de son bord. Mais on en trouve 


beaucoup qui ne diffèrent en rien de la forme edulis, de même 


que sur la côte de la Manche, notamment dans les bassins 
de Saint Malo on trouve de nombreuses moules ressemblant 
à s'y méprendre à la galloprovincialis du golfe du Lion. 

Les moules-abondent sur la eöte rochéuse des Pyrénées 
Orientales; elles sont fixées au niveau de la mer par petits 


groupes parmi les algues calcaires qui, en certains points, 


forment des trottoirs. Elles ne sont presque jamais par grandes 
plaques et le plus ordinairement ce sont des individus isolés. 


. (272) 


< a B . {7 
x = I x » 


occupées par une plage. Toute la côte abrupte des Monts 
Alberes, depuis Cerbère jusqu'à Argelès, est ainsi disposée; 
quelques points: le Gap Peyrefite, le Cap l’Abeille, le Cap 
Bear présentent plus particulièrement des moulières bien 
développées. Puis la grande plage roussillonnaise commence 
à Argeles et il faut remonter jusqu’au Cap Leucate pour 
retrouver des moules disposées par petites plaques comme à 
la côte des Alberes. Il y a une moulière assez riche sur la côte 
nord du Cap, à la pointe des Frères et près de la Franqui. 
La plage recommence jusqu’à l'entrée du port de la Nouvelle 
où les moules sont assez abondantes sur les enrochements 
des jetées. On en trouve aussi quelques unes dans le canal qui 
sert de port à la Nouvelle et à l'entrée de l'étang. Au delà 
on ne trouve presque plus de moules, et l'on ne pourrait guère 
en citer que sur les petits pointements rocheux ou sur des 
enrochements artificiels au Grau de Crazel, au Rocher Saint 
Pierre, au Grau de la Vieille Nouvelle. Aux environs de 
l'embouchure de l'Hérault en aval d'Agde, dans la ville d'Agde 
même aussi ma t'on dit, au Nord, à la Longue Roche, au 
fort Brescou, on en trouve en petite quantité, mais pas assez 
cependant pour donner matière à une exploitation. 

Les étangs de Salses, de Leucate, sont assez riches en 
moules ; elles ne sont pas fixées sur des rochers mais sur de 
petits cailloux ou des débris de coquillages où elles attachent 
les fils de leurs byssus. Elles ne sont pas en bancs compacts 
mais disséminées par individus isolés et plus abondants aux 
abords des gratis de communication avec la mer. On les pêche 
à pied, ce sont surtout les femmes qui se livrent à cette récolte. 
On signale aussi des moules dans l'étang de la Palme; mais 
elles y ont certainement beaucoup diminué car cet étang parait 
‚en voie de comblement rapide. Celles de l’etang de Gruissan 
doivent être encore moins nombreuses; je n’en ai pas vu de 
vivantes. Il y en avait cependant il y a peu d'années ; on les y 
pêchait en tätant le fond avec les pieds. 


non accolés à d’autres par un byssus étalé. Ces moules ne se 
trouvent guère que dans les endroits très exposés aux chocs des 
vagues et ne pénétrent pas dans le fond des petites criques — 


LENS HS ad 7 - 
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L'an APTE 1. 


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CARDIUM EDULE, L. 


Dans le pays on nomme Besourdes ou Bourdos le Cardium 
edule ; on le trouve dans la plupart des étangs près de leur 
grau de communication avec la mer et sur la plage. Mais il est 
petit et dédaigné par les pêcheurs ; presque nulle part on ne le 
récolte. Il abonde dans les étangs de la Palme et de Leucate ; 
il y en a aussi sur la grève de la Franqui ; on en trouve en très 
petite quantité dans l'étang de S'-Nazaire et autour du grau 
qui l’avoisine. Enfin ils sont abondants tout le long de la plage 
qui borde les étangs de Leucate, de Salses. 

On en trouve très peu dans l'étang de la Nouvelle. Pour la 
raison que J'ai indiquée plus haut ils n’ont pas été figures dans 
l'étang de l’Ayrolle (Gruissan) où ils sont assez abondants, mais 
où on ne les récolte pas. 

Dans les environs d'Agde on en trouve en assez grande 
quantité dans l’étang de Vias et dans le Grau de Maïré ; ils ne 
paraissent pas faire l’objet d'une pêche ni d’un commerce dans 
ces localités, (Voir la carte particulière page 17). 


PECTEN OPERCULARIS, L. 


On connaît généralement sur la côte ce coquillage sous le 
nom de Pageline. Il semble former un grand banc sur les fonds 
sablo-vaseux de 15 à-20 mètres de profondeur parallèlement 
au rivage. Ce banc semble continu depuis la hauteur de 
Perpignan jusqu’à celle de la Nouvelle. Il parait s’appauvrir 
ou être discontinu au delà, en remontant vers le Nord. Il 
reprend avant d’arriver à Agde vers le Grau de Maïre et se 
dirige vers Cette. Les documents que j'ai pu obtenir sur cette 
espece de coquillage comestible sont insuflisants pour la partie 

nord. Cela tient surtout à ce que dans cette région, notamment 
dans le syndicat de Sérignan, les pêcheurs ne recueillent pas 
ee coquillage qui est au contraire très estimé vers le’ Sud, 


(272) 


dans les Pyrénées Orientales. J'en ai indiqué la 
ximative dans le carton spécial page 17. oe 

Dans le Sud le bane disparait au niveau de la côte rocheuse, | 
et l’on ne trouve plus ce Pecten qu'isolé sans qu = soit rare 
cependant. 

C'est également sous“ cette forme sporadique que ee 
trouve ca et la quelques exemplaires de Pecten maximus, 
‘ majs si peu qu'il n’est pas possible de l’indiquer sur la carte; "| 
ilyenaau large de la baie de Banyuls et du Cap Leucate. 


Donax TRUNCULUS, L. oe 


Ce petit coquillage, qui n'a guère que 3.céentimetmes de 
long, est connu sous le nom de Textile sur la core On cu 
quelquefois T'elline ou Quelline ou Quenille. Il vit dans le sable 
des plages depuis 0"50 jusqu’à 1"50 de profondeur ; on le pêche 
à pied ou avec des räteaux. Il n'est pas partout également 
abondant. On le trouve surtout en face des étangs de Leucate 
et de la Palme. On en vend à la Nouvelle qui proviennent 
surtout de la plage voisine, et notamment de la region qui 
avoisine la Franqui au Nord du Cap Leucate. 

Dans les environs d’Agde ils paraissent assez abondants 
depuis le Grau de Maïré jusqu'au fort de Brescou. Dans cette 
partie du pays on appelle ces coquillages Lucelte ou Pignon. 

On exporte en assez grande quantité ces Donax sur les 
marches des villes du voisinage; on les melange quelquefois 


EUR, UL 


aux petites clovisses. 


7 


TAPES PULLASTRA, L. var. GEOGRAPHICA et TAPES DECUSSATUS. 


C'est le petit Tapes que l’on connait sous le nom de Clovisse ; 
mais il est assez difficile de faire préciser dans le pays ce qu'on 
entend sous ce nom car d’autres mollusques sont appelés de la 
même façon. On trouve parmi eux quelques exemplaires du 
gros Tapes decussalus pareil à celui de l'Océan; il vit enfoncé is 
dans la vase, assez profondément ; sa couleur est plus ou moins — | 


Res uns dans l'embouchure de I’ Hérault, dans le Grau de 
la Nouvelle, dans l'étang de Gruissan (étang de l’Ayrolle). 
Quant a lan @lovisse proprement dite elle est plus petite 
que la précédente. C’est le Tapes pullastra, variété géographica. 
D’autres auteurs la nomment T°. aureus, ou encore T°. petalinus. 
Ces coquillages sont dragués au moyen de räteaux munis d’une 
poche dans la partie des étangs qui avoisine les graus et dans 
ces graus eux mêmes. On les trouve surtout dans l'étang de 
l'Ayrolle-Gruissan, ils abondent par le travers de Saint-Martin 
dans la partie de l'étang de la Nouvelle qui est voisine de la 
gare du chemin de fer, dans l’étang de la Palme voisine du 
grau de la Franqui, dans l'étang de Leucate, surtout au Nord 
près de cette ville, à l'entrée du grau de communication. La 
partie sud voisine de Salses n’en contient que très peu ou Es 
même pas du tout dans les parties éloignées du grau. Be: 


ie CARDIUM ECHINATUM, L. 


Ces magnifiques coquillages abondent dans un seul point, . 
au Nord du Cap Leucate dans le canal de la Franqui et sur 
la plage qui s'étend dans cet angle jusqu'à moitié chemin de 
la Nouvelle. Ce Cardium echinatum se trouve assez souvent 
gams-les chaluts des pêcheurs au large d’Argeles, de Port 
Vendres et de Banyuls, mois ils ne sont pas assez abondants 
pour faire l’objet d’un commerce et Je n'ai indiqué sur la carte 

que le gisement de la Franqui. 


Murex BRANDARIS, L. 
Ce Murex, connu sous le nom de Bigorneau, n’est pas assez 
abondant pour faire l’objet d’une pêche. Il se trouve sporadi- 


. quement dans les fonds de 10 à go mètres ; les pêcheurs au 
2 | chalut en prennent quelques uns ; ils sont He abondants au 


(272) 


Ina: L.) qui dépasse souvent 30 ven J 
mangent, bien qu’il soit fort coriace, mais il ne fait pas a 
d’un commerce. } ae 


cartes, les Patelles qui se trouvent sur tous les rochers ; on les 
qu'ils les recueillent et ne les vendent pas.: 


Il faut encore signaler dans les trottoirs d’Algues calcaires 


d’aucune pêche, bien que fort recherchés des pêcheurs de 
moules et d’Arapédes qui les dégustent quand ils ont l'occasion — 
d’en rencontrer. 


nomme Arapèdes. Les pêcheurs les mangent d’ailleurs à mesure 


de la côte des Albères la présence d’assez nombreux Lithodomes, 
mais la difficulté de se les procurer fait qu'ils ne sont l’objet — 


Je laisse de côté, comme je l’ai fait pour toutes NS autres  ° 


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2Travensiere/ | | | 
| | | | | | CARTE DES GISEMENTS DE COQUILLES COMESTIBLES 
A ee 0 + N BE | | ‘| | dela Cote de France comprise entre 
| | n cS 
N | LE CAP CERBERE 
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gar | IS) ET L’EMBOUCHURE DE L HERAULT, 
OP is 23. © | Ô , : À ; 
à 4 i . ¢ Dressée par 
N N or 
lost \ L.Jousin 
ja + CE, 30° 
30° ap Oullestnd? —— 7 —— 7 Ki | | | Professeur au Museum d'Histoire Naturelle de Paris 
; n | | | 2e 5 i : 
| | eta l'Institut Océanographique. 
| 4 | | | 
x = | N | | ur _— 
| | | | LEGENDE. 
| | ae > PN à 
| | | La Carte représente l'état des Gisements en Novembre 1912. 
Sal \ | | | | | 
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| N N Sémaphore WMP LEUCATE . | Huîtres he. || pe Coques rouges [CCCCCCCCCCCl) ciserents nueterels er 
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| 2 : | (Grdmeæae in) UN) ere | (Pecten opeheularis Lin.) 
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9 Tenilles LA AAAZA 
: > É ésements naturels 
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h F 09435 Faris 50° N 4o° 457 50° ES 1 I” 10° 
35 a ko’ | 
— = S Morelli Del. 
Grave: et Improne par Erhard FV! _ Pris, , 


e Le Ballen. est en dépôt her Fhedander ae tr: 
‚Berlin et chez M. Le Soudier, 742176, eee Sain -Germ 
a Paris. ce 


Les numéros du Balletin se : vendent séparément. aux prix 
suivants et franco : Le io a? 


bog. ailrarac, par Dies TERMIER, Membre del Institut, Pro-- 
fesseur à l’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Se 
de.la Carte géologique de la France: «i to 000% 


Sur deux nouveaux Didemnidés LS ynasc died du Golfe du ees 
Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. ........ 1. 


L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. 5 
(Première note préliminaire) par Henri ‘MARCELET . idée 


Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- Re 
naeopoda longibrachia Brian, par le D' A. BRran ....... . 


Les Bromures des Eaux marines, par M. le D" Louis © 


CHELLE (0. rence do eee et DE 


— Notice préliminaire sur Grimaldichthys pr ofundissimus. HOV... | 
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres. 
de profondeur dans l'Océan Atlantique par > AY Se 
Pringe de: Monaco, par Louis ‘ROULBi said, a. sence eee 


Sur quelques interessantes especes d’ Amphipades engere Pre 
des parages de Monaco et des pêches pelagiques de a 
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, par PA er 
Ed. NS RS ee Rd PIÈCE: PE 


Regeneration acôler Plate: i Aphanostoma deme! SRE CE 
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Nana von a ON, 
Florence PEEBLES, Ph: Dio... re rer 


264. - — Crustacés commensaux et parasites de la de Concarneau, 
par te: D’ Jules- GE Ta ee 


265. _— Larsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. 
{Deuxième note préliminaire) par ma, BEER oe 


pr 


266. — Ein Meeres-Photometer, Von Klaus GREIN.. a ewe eee i 
267. — La question du Goémon de fond, par Yves Detace, | en 
- Directeur de la Station Biologique de Rosé ar ne 

268. — Vingt-cinquième campagne scientifique ( Hirondelle u = 


Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE Monaco. ae 


269. Sur la présence, en Méditerranée, d’une variété de I’ Aplidium 
lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarctique, … 
Ernest BREMENT. + eeescee cede cess eects seesetaeeeeeee 


270. — Quatrième note préliminaire sur les PoLycHèTEs provenant — 
Are des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alice, 
ou déposées dans le Musée Océanographique de Monaco, 
par Pierre: FAUVEL s+. c esc eseseeresenres sentence “ 2 


— Analyses des huiles préparées à bord des yachts deS. A.S. 
le Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques 
(Première note préliminaire), par Henri MARCELET ...... 


Études sur les Gisements de Mollusques comestibles. des 
Côtes de France. La Méditerranée : de Cerbère à l'em- 
bouchure de l'Hérault nee une carte), De u Jounin... 


MONACO. — IMPR. DE MONACO. — 


(Fondation ALBERT Ter, ‚Prince DE 2 Monaco) 


on some Myxosporidia 


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collected at Monaco. 


By A. PRINGLE. JAMESON 


(Biology Department, Imperial College of Science and Technology, 
_ South KRenem ater, London). 


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MONACO. 


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20 het autant que possible les abréviations. Ba eS 
3e Donner en notes au bas aes pages ou dans un index les | ndicat 
as bibliographiques. | ice 

vie Ecrire en italiques tout nom erh latin. ER 
50 Dessiner sur papier ou bristol bien we au ‚täyon Wolf. (La B. Jo 


en de Chine. Ss | Se 2 ot 


76° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur r les papiers 


\ 


ie PTS 


texte en donnant es dessins faits Pune tiers ou d’un quart grands que 
da. dimension définitive qu’on désire. 


| 400 ex. 450 ex. | 200 ex. | 250 ex | 500: ex. +. 


Une quart de elle fo» | 5F20 6F80 |. 8f40 10. 40 | 17680 | 


Ine demi- feuille... .."..." 6 70 | 880 |'1r »| 13 40. 22 80 
9 80 | 13 80 a 19 ee 35 20, 


nu faut ajouter a ces prie celui des planches quand ie ae a tien, foe 


eas ALBERT Ir, Prince de Monaco) 


No 273. — 25 Novembre 1913. 


A note on some Myxosporidia 
collected at Monaco. 


By A. PRINGLE JAMESON 


(Biology Department, Imperial College of Science and Technology, 
South Kensington, London). 


The myxosporidian parasites of the fishes from the Medi- 
terranean in the neighbourhood of Monaco have not, as far 
as I know, been previously studied. I therefore took the 
opportunity of making some observations on these organisms 
during a short stay which I made recently in the beautiful 
Musée Océanographique. I am deeply indebted to the Museum 
for its hospitality, and especially to Dr. Oxner for his courteous 


kindness in placing, during the absence of the director, all 


the resources of the laboratory at my disposal, and for his 
untiring efforts to obain the necessary material for me. 

In all 138 fish, comprising 22 species, were examined. 
Unfortunately they were not as a rule infected with parasites, 


and in many cases where I found an infection it was only 


very slight. Despite this fact it seems to me that my results 
are worth publishing, not only because there are evidently 
no other notes on the Myxosporidia from this area, but also 


because there are five new records of occurrences to be recorded. 


My results will be best set down in a table, but before 


doing this I may make one or two observations on the parasites 


which I found. I have able to identify all bit ae Th 


mobranchs. 


an extremely peculiar organism which occurred in the gall- 
bladder of Box salpa. It has something of the appearance 
of a Leptotheca, but seems to produce a variable number of 
spores, from one or two to several. In no case were fully 
formed spores found, and as. the number of parasites was 
limited I have been unable as yet to come to any definite 
opinion about it. It is, however, almost certainly neither 
of the two Myxosporidia — Ceratomyxa pallida Thél. and 
Henneguya neapolitana Par. — which have been already 
described from this host. The other parasites are well known. 


1. CERATOMYXA ARCUATA Thél. 


This organism occurred in the gall-bladder of one specimen 
of Heliases chromis, from which it has already been recorded. 
It occurred only in small numbers. It was also found in the 
gall-bladders of four specimens of Ophidium vasalli, a host 
from which hitherto no Myxosporidia seem to have been 
reported. 


2. CHLOROMYxUM LEYDIGI Ming. 


A few examples of this species were found in the gall-bladder 
of the common dog-fish, Scyllium canicula. It has already 
been reported from this host and from several other Elas-. 


3. SPHAEROMYXA SABRAZESI Lav. et Mesn. 


This was the only form that occurred in any abundance. 
It has previously been recorded from the gall-bladder of 
Hippocampus guttulatus and Hippocampus brevirosiris. 1 found 
it not only in Hippocampus guttulatus, but also in the gall- 
bladders of four other fishes, — Motella tricirrata, Nerophis 
annulatus, Siphonostoma rondeletti, and Syngnathus acus. 
I believe this is the first record of any Myxosporidia being 


| d in a member of the genus. Siphonostoma or in Nerophis 
annulatus. From the other two hosts several parasites belonging 
_to this order have been described. 
I wish to thank Mr. C. Tate Regan of the British Museum 
(Natural History) for help in the identification of the fishes, 
and Mr. Dobell for confirmation of my identification of the 
parasites. | 


1 


Table showing the numbers of fishes examined and the 
occurrence of the parasites. 


| = = 
AE NAME OF FISH = ZE NAME OF PARASITE 
5 | 
D zZ >) 
ı | Blennius tentacularıs Brünn. ) 1 
4 | Box salpa L. 2 2 3 
3 | Conger vulgaris Guv. ) 3 
5 | Coris julis Gthr. O 5 
3 | Crenilabrus pavo C. V. O 3 
2 | Gobius paganellus L. O 2 
27 | Heliases chromis Gthr. 1 | 26 | Ceratomyxa arcuata Thél. 
6 | Hippocampus guttulatus Cuv. 5 I | Sphaeromyxa sabrazesi L.& M. 
1 | Labrus merula L. O I 
: 7 | Motella tricirrata Nilss. 4 3 | Sphaeromy.xa sabrazesiL. &M. 
2 | Mullus barbatus L. O 2 
6 | Nerophis annulatus Kp. 5 I | Sphaeromy.xa sabrazesi L.&M. 
8 | Ophidium vasalli Risso 4 4 | Ceratomyxa arcuata The. 
| 6 | Sargus rondeletii C. V. O 6 
12 | Scorpaena porcus L. 0,12 
4 | Scyllium canicula Cuv. I 3 | Chloromyxum leydigi Ming. 
5 | Serranus cabrilla Cuv. O 5 
2 | Serranus scriba Cuv. O 2 
19 | Siphonostoma rondeletii de la R.| 17 2 | Sphaeromyxa sabrazesi L. & M. 
6 | Smaris vulgaris C. V. O 6 
5 | Syngnathus acus L. 2 3 | Sphaeromyxa sabrazestL.& M. 
4 | Trygon pastinaca L. O 4 
138 4h07 


All the parasites were found in the gall-bladders of the fishes ; 
none were found elsewhere. 


(273) 


A © 


AUERBACH M.) Die Cnidosporidien. Leipzig, 1910. Ai 
ed “08; Anz. Vol. 35, ie 


Verbreitung der Myxosporidien. Zool. 1h 
Abt. f. Syst. Bd. 30, 1911. ee ey 


_ CARUS (V.) — Prodromus Faunae Mediterraneae. 


. 


DOFLEIN (F). — Studien zur Naturgeschichte der Protozoen. III Uber = 
Myxosporidien. Zool. Jahrb. Abt. f. Anat. Bd. I, 
| 1808. | 
LABBE (A.). — Sporozoa. Das Tierreich. 5 Liefg. Berlin, 1800. 
MOREAU (E.). — Histoire naturelle des Poissons de la France. 
PARISI (B.). — Primo contributo alla distribuzione geografica dei, 4 


sosporidi in Italia. Att. d. Soc. nal & 
Nat. Vol. 50. 1912. 


= “Le Bulletin est en dépôt. chez Friedlander, 
Berlin et chez M. Le Soudier, Ba, boulev: 
2 a Paris. 


Les numéros 3u Bulletin se. vendent séparément aux prix 
Suivants et franco: | 


= 


| 290. L'Atlantide, par Pierre ken, Membre de P sde ies a 
> fesseur à l’Ecole des Mines de Paris, Directeur du Service 
de la Carte géologique de la Francé............ 


257. — Sur deux nouveaux Didemnides (Synascidies) du Golfe du ie 
Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. . Siew 


~258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins, a 
= = (Premiere note préliminaire) par Henri MARCELET .... 1 
259. Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen ‘de Ler- nee 
= . naeopoda longibrachia Brian, par le DA. Brian... 0.000 
260. Les Bromures des Eaux marines,’ par M: es Dr Louis 


261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys none nov. wes 

gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli 4,6.035 mètres. 
de profondeur dans l’Océan Atlantique par. 2 Be Se Te re: 
Prince de Monaco, par Louis Retna. nn 

— Sur quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes Pe Ser 
des parages de Monaco et des pêches pélagiques. de?la> 
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, Pare 
Ed. CHEVREUR:. ol u AU ere ee Bi 

— Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi- Se 
‚color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige. Mau von. Een 
Florence PEEBLES, PhD... aan ern Oat ee 

— Crustacés commensaux et parasites de la baie de Cora à 
par le D’ Jules GOIART. cc vers cen ten ie a eee 


— L’arsenicet le manganèse dans quelques végétaux: marins. 
=. (Deuxième note préliminaire) par Henri MarCELET. 


Ein Meeres-Photometer, Von Klaus GREIN. en gi 


La question du Goémon de fond, parc Yves. DELAGE, at 
Directeur de la Station Biologique de. Roscoff... 


Vingt-cinquième campagne scientifique - ( Hirondelle 123,5, 
Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE Monaco. ...uen.e, 


— Surla présence, en Méditerranée, d’une variété de I’ Aplidium 
lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarctique par 
Ernest BRAND: cu. en ee 


— Quatrième note préliminaire sur les PoLYCHÈTEs provenan 
des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alice, 
ou déposées dans le Musée Océanographique de Monaco, 
par. Pierre PAUVRE. ae ie ee 
— Analyses des huiles préparées à bord des yachts deS. A.S.. 
le Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques _ 
- (Première note préliminaire), par Henri MARCELET ...... 
— Études sur les Gisements de Mollusques comestibles des 
Côtes de France. La Mediterranee : Fa en a vem- 


ae A note on some. . Myxosporidia collected | 
A PRINGLE JAMESON: + eect eee e eee ee 


_ MONACO. — IMPR. DE MONACO. 


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(Fondation ALBERT ler, Prince pe Monaco) — 


CAMPAGNE SCIENTIFIQUE DE L’HIRONDELLE II 


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(AVEC UNE CARTE) 


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Les auteurs sont priés de se conformer aux indications suivantes : 


1° Appliquer les règles de la nomenclature adoptées par les Congrès 
internationaux. 
20 Supprimer autant que possible les abréviations. 
30 Donner en notes au bas des pages ou dans un index les indications : 
bibliographiques. 
4° Ecrire en italiques tout nom scientifique latin. - 
5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au crayon Wolf (m. B.) o 
a l’encre de Chine. fi | | 
6° Ne pas mettre la lettre sur les dessins originanx mais sur les papiers. 
calques les recouvrant. Re 
7° Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au crayon noir sur | 
papier procédé. | 
80 Remplacer autant que alle les planches par des ho dans le 
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’un quart plus BERNER | que 
la dimension definitive qu’on desire. ' 


Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de leur mémoire. Ils peuvent, en 
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur le, 
manuscrit — suivant le tarif suivant : RN, 


50 ex. 100. ex: | 150 ex. | 200 ex. | 250 ex. | 500 ex. 


In "quart-derfenille 507 4f » | 5f20 | 6f80 | 8f40 | 10 40 | 17f80 is 
Une demi-feuille... 7724 4:70. [16 704.8 804 ri" wi Bao] 22 80) 
Une feuille entiere...... “| 8.10: 9 80 | 13 80 | 16 20.) 19 40 1 9580 


Il faut ajouter à ces prix celui des planches quand il y a lieu. 


Adresser tout ce qui concerne le Bulletin a l'adresse suivante : 
Musée océanographique (Bulletin), Monaco. 


L'an 7 LS ger | 
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’ 


CEANOGRAPHIQUE 


FREE 3 $ AS à : : 


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— 


Ne 274. — 3o Novembre 1913. 


(1913) 


Liste des Stations. 


(AVEC UNE CARTE) 


NUMÉRO 
de 
STATION 


8356 
8557 
3358 
3359 
3360 
3361 
336% 
3363 
8364 
3365 
3366 
8367 
3368 
3369 
3370 
3371 
837% 
3373 
33234 
3375 
8376 
8377 
3378 
3379 
3380 
3381 
338% 
3383 
3384 
3385 


KT 


DAME 


1913 
23.juillet 
24 Juillet 
25 juillet 
26 juillet 
2 aller 
28 juillet 


juillet 


O5 
(®) 


31 juillet 


31 juillet rer août 


1-21aOût 


5 août 


LATITUDE 
49° 31° N. 
480 50° N. 
47° 30’ N. 
479400” SOINS 
46° 45’ N. 
45° 20° N. 
44° 50° N. 
44° 10° N° 
43° 20° N. 
420 N. 
410 25’ N. 
40° N. 
390 10’ N. 
380 25’ N. 
370 40° N. 
310 tai N. 
380 03’ N. 
380 22’ N. 


LOCALITE 


Tr ne | 


LONGITUDE (Greenwich) 


N 


IE: 


£223 


W. 


Mouillage de Calheta (S. Jorge) 


380 30’ 
380 30’ 
380 30’ 
380 
380 
380 40’ 
380 40 
380 42’ 


29° 


05’ 


50’ 


2 Ff BPA ASR Ale PCA S 


25.222 2 3 


PROFONDEUR 


MÈTRES | 


en 


+ 


Surface — 


4149 
0-3500 


Surface 


Surface 


4 


Surface 


PROCÉDÉ | 
des OBSERVATIONS . a 
RECOLTE 2 
Filet fin étroit — 11 nœuds (12 h. — 12 h. 30) | 
= 11,30, — 4 (LOU —— ro hse) | 
: | = 1598. (7h. — 7h.3o) | 
à globigérines Tube sondeur Buchanan , 
Filet Bourée en vitesse | Atolla, Bathytroctes, Gennadas 
Filet fin étroit 11,5 nœuds (1g h. — 19 h. 30) | 
— | 72, ah. = t 7h45) | 
me 1297... = (Tih, = 19 bo) | 
= 12,7 4 st 1 (10.10 he Je) | 
1 A | = 12,8 — (7h. — 7h. 30) | 
in 12,5 — (12h. — ı2h. 30) 

2 = 10 — (igh. 30 — 20h.) | 
.. — 10,24%... (ah. 37 he so) 
4 1 — 10,5 = Hem h0 
| = 10,5 — (igh. — 19h. 30) 

7 vor — (7h. — 7h.3o) 
: + 10 — (12h. — 12h. 50) 
se sabl. volc. 3 lests | 
Palancre Lota lepidion, Centroscymnus, Spinax 
Filet fin etroit 10 nœuds (7 h. — 7h. 30) 
Tremails Scarus, Box, Serranus, Onos 
— Galeustcams, Jultss. etc. 
Filet fin étroit 4 nœuds (oh. — oh. 30) 
— 7 — (7h. — 7h.3o) 
a 8 — {12 h. — 12h. 30) 
= 10 — {1gh. — 19h. 30) 
a 10 — (oh. — oh. 30) 
a 10 — (70h52 71h80) | 
Haveneau Tortue (Th. caretta) de ıokg 250 
Filet fin étroit 10,3 nœuds (12 h. — 12h. 30) 


LI 


ss — — 


(274) 


= 


hy 


N 


u 


ER 
EPA 


Rs 


NUMERO 
de 
STATION 


DATE 


LOCALITÉ 


—————— 


LONGITUDE (Greenwich) 


8856 


3358 


336% 
3363 


3364 
3365 
3366 
8367 
3368 
3369 
3370 
3371 
337% 
3373 
3374 
3375 
8376 


er 


1913 


23 juillet 


juillet 


25 juillet 


26 juillet 


27 juillet 
28 juillet 
30 juillet 


31 juillet 


31 juillet 1er août 


Boe 


es) 


222222 


AA AE 


110 44° W. 
120 50’ W 
130 55’ W 
150 257 W 
17° 40° W 
19° 10° W 
219 05° W. 
220 20) W. 


230 40° W. 
250 10! W. 
250 54° W. 
260 47° W. 


270 31° Mo 


Mouillage de Calheta (S. Jorge) 


299 05! W. 


290 50! W. 


PROCÉDÉ 


de 


RÉCOLTE 


OBSERVATIONS 


Filet fin étroit 


Tube sondeur Buchanan 
Filet Bourée en vitesse 


Filet fin étroit 


lests 


Palancre 
Filet fin étroit 


Trémails 


Filet fin étroit 


Haveneau 


Filet fin étroit 


10,3 nœuds (12h. — 12h. 30) 


11 nœuds (12 h. — 12 h. 30) 
(19 h. — 19 h. 30) 
(7h. — 7h. 30) 


Atolla, Bathytroctes, Gennadas 


11,5 nœuds (19 h. — 19h. 30) 


(7h. — 7h. 30) 
(12h, — 12h. 30) 
(19h. — 19h. 30) 
(7h. — 7h. 30) 


7 
| 
) 


(12h. — 12 h. 50) 


Lota lepidion, Centroseymnus, Spinax 


10 nœuds (7 h. — 7h. 30) 


Scarus, Box, Serranus, Onos 


Galeus canis, Julis, ete. 


4 nœuds (oh. — oh. 30) 
(7h. — 7h. 30) 
(12 h. — 12h. 30) 
{19 h. — 19h. 30) 
(oh. — oh, 30) 
(7h. — 7h. 30) 


Tortue (Th. caretta) de ı0kg 250 


(274) 


ER EPP = 
Be. SS 


LOCALITE 


NUMERO PRO 
de DATE RT en 
Hl STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) METRES 
1913 
3386 4 août 380 55 N. 370 W. Surface 
3387 5 aoüt 390 N. 370 55 W. ES. 
3388 Fr 380 50’ N. 39° 30’ W. — 
3389 = 380 54’ N. 40° 06° W. — 
33930 =z 380 54 N. 40° 06’ W. ce 
— 380 55’ N. 410 31’ W. = 
6 aott 39° N. 420 55’ W. 
= 390 03 N. 43° 20° Ww. 0 
== 390 10° N. 45° 08 W. os 
= 39° 09 N. 44° 56’ Ww. Er 
— 39° 10° N. 460 25’ W. art 
7 août 39° 10° N. 47° 22’ Ww. = 
== 390 10’ N: 48° 08’ W. = 
— 392 10’ N. 49° 30’ NY; en 
>> 39° 10° Me 49° 30’ W. = 
= 39° 10’ N. 50° 50’ W. — 
8 août 39° 10 N. 510,38 W. = 
Er 39° 10° N. 520 28 W. = 
390 N. 530 25 . W. 2 


9-10 aoüt ) 


10 août 


2222 


OBSERVATIONS 


= RECOLTE | 
Filet fin etroit 10,3 nœuds (1g h. — 19h. 30) | 
— 10 — (oh. — oh. 30) | 
— 9,3 = (7h. — 7h. 3o) 
— g — (12h. — 12 h. 30) 
Haveneau | Sargasses 
Filet fin étroit g nœuds (19 h. —. 19 h. 30) 
— pr (oh. — oh. 30} 
— 9,8 — (7h. 47h60) 
— | 10,5 — (12h. — 12h. 30) 
Haveneau Sargasses 
Filet fin étroit 9 nœuds (19 h. — 19h. 50) 
= — 9 — (oh. — oh. 30) 
— 10 ==. (7h. — 7h80) 
— 10 — (12h. — 12h. 30) 
Haveneau Sargasses 
Filet fin étroit 10 nœuds (19 h. — 19 h. 30) 
— | a ee 
= ; 8 — (7h. — 7h. 30) 
à RS | 8,5 = ,%(12h — 12h30) 
Haveneau Sargasses 
Filet fin étroit 5 nœuds (19 h. — 19 h. 30) : 
— ‘ 5 — (oh. — oh. 30) | 
= 7 — (7h. — 7h. 30) 
== 8,7.» — "(12 hi = 12 h.30) 
Haveneau 5 Sargasses 
rgile rouge 1 olive sur fil d’acier (Fosse Sigsbee) 
3 4 Chalut =. Sipunculus, Ophiures, Cirroteuthis 
Haveneau © | Sargasses 
Filet Bourée en vitesse Gastrostomus, Tetragonurus,Ceratias, 


(Ethoprora, etc. 


(274) 


NUMERO 
de 
STATION 


PROCÉDÉ 
de 
RÉCOLTE 


OBSERVATIONS 


3356 
3387 
3388 


34107 


1913 
4 aoüt 


aoüt 


aoüt 


© 


9-10 août 


10 août 


Ve 
W. 
W. 


W. 


rgile rouge 


Filet fin étroit 
Haveneau 
Filet fin étroit 


Haveneau 


Filet fin étroit 


Haveneau 
Filet fin étroit 
Haveneau 
Filet fin étroit 


Haveneau 
1 olive sur fil d'acier 


Chalut 


Haveneau 


| Filet Bourée en vitesse 


10,3 nœuds (19 h. — 19h. 30) 
10 — (oh. — oh. 30) 
093 — (7h. — 7h.30) 
9 — (12h. — 12h. 30) 
Sargasses 
9 nœuds (19 h. — 19h. 30) 
9 — (oh. — oh. 30) 
98 — (7h. — 7h. 30) 
105 — (12h. — rh. 30) 


Sargasses 


9 nœuds (19h. — 19h. 50) 
W = (oh. — oh. 30) 
10 — (7h. — 7h. 30) 
1 — (12h. — 12h. 30) 
Sargasses 
10 nœuds (19 h. — 19 h. 30) 
8 — (oh. — oh. 30) 
a — (7h. — 7h.30) 
8,5 — (12h: — 12h. 3o) 
Sargasses 
5 neeuds (19 h. — 19 h. 30) 
5 — (oh. — oh. 30) 
7 — (7h. — 7h.30) 
Sn sasha 3a) 
Sargasses 
(Fosse Sigsbee) 


Sipunculus, Ophiures, Cirroteuthis 
Sargasses 


Gastrostomus, Tetragonurus, Ceratias, 
(Ethoprora, etc. 


(274) 


RTE A, 


NUMÉRO 
de 
STATION 


DATE 


1913 
10 août 


II août 


12 août 


13 août 


14 août 
15-23 août 
24 août 
24-25 août 
24 août 
25 août 


26 août 


LOCALITÉ _ 
ee 
LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) | 
40° 15 N. 560 17° W. _0-2000! 
400 35’ N. 570 10° W. Surface | 
400 40’ N. 570 30’ w. + 
40° 45’ N. 580 20° W — 
409 35’ N. 59° 10° W Bat 
40° 50’ N. 59° 45° W — 
410 N. 60° 17’ W — 
ALO SDE. N. 60° 55’ W — 
429 30’ N. 61° 30° W. — 
44° 35’ N. 626 27 30 W. — 1) 
44° 10° N. 620.27 30. W. 73 ; 
— — Surface 
430 36° N. 63005 W. we 
Rade d’Halifax Nee 
zeke 7-15 
Mouillage près l’Ile George | 25 
= 8 4 
Bae 3 25 
= Surface 
EN En 63815" ae — + 
300°. N. | 6:55 OW, —_ 4 
429 40’ N. 49° 30” W. 
420 44 N. 
42° 37’ N 
420 52’ N. 
43° 02’ N 


er OBSERVATIONS Me 


we de | RÉCOLTE : 
Filet Bourée en vitesse Acanthephy-ra, Sergestides, etc. 
| Filet fin étroit 6 nœuds (oh. — oh. 30) 
| — PRES (7h. — 7h36) 
= 4 — (19h. — 19h. 30) 
4 = ech oe 
4 js Ss (7h. -- 7h. 30) 
4 | _ To (12: De = 72.108970) 
= ‘ 7,5 —, (19h. — 19 h. 30) 
— — (oh. — oh. 3o) 
— 0,8. — (7h. — 7h.3e) 
3 lests et palancre Gadus æglefinus 
Haveneau Molva ? (jeunes) 
Filet fin étroit 10 nœuds (19 h. — 19 h. 30) 
Haveneau sous projecteur Calmar 
Ligne Urophycis 
4 Ligne | 
3 Tremails Gadus, labrides, etc. 
FA 3 Palancre Raja 
& { Haveneau Beroë 
| Filet fin etroit 7,5 nœuds (19h. — 19h. 30) 
— 7 = (oh. — oh. 30) 
(Tube sondeur Buchanan) 
l Bouteille Richard \ 
2 Chalut Colossendeis, Sipunculus, Holothuries 
| Tube sondeur Buchanan 
Filet Bourée en vitesse Stomias sp. ?, Chiroteuthis, Serrivomer 
Filet fin etroit 9 nœuds (20 h. — 20 h. 30) 
= “10 — (oh. — oh. 30) 
SA (7h EE) 


Nuno re | Min PROCEDE 
de DATE rc FOND de OBSERVATIONS 
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) MÈTRES RÉCOLTE 
— 
1913 | 
3115 10 aoüt 40° 15) N. 56° 17) Ww. | 0-260 Filet Bourée en vitesse Acanthephy-ra, Sergestides, etc. 
3116 11 août 400 35? N. 57° 10! Ww. | Surface Filet fin étroit 6 nœuds (oh. — oh. 30) 
3417 = | 40° 40! N. 570 30! w. | ny = 5 — (7h. — 7h. 30) 
34118 = 400 45° N. 580 20° Wie || 4 — 4 — (tgh. — 19h. 30) 
34119 12 août 400 35! N. 590 10° W. > — 4 — (oh. — oh. 30) 
3120 = 400 50° N. 500 45! W. | = = 5 — (7h. — 7h. 30) 
sa21 = quo N. Goo 17 SW. | a = | 75 — (12h. — 12h. 30) 
3122 = 410 32 N. 600 55) W. | a | = ‘| 75 — . (tgh. — 19h. 30) 
34123 13 août 42° 30° N. | = | — | Q = (oh. — oh. 30) 
8424 = 4e 35 N. | = = | 9,8. — (7h. — 7h.3o) 
3425 — (Re 10! N. | 2 3 lests et palancre | Gadus wglefinus 
34126 = | _ _ | Surface Haveneau | Molva ? (jeunes) 
3127 — 430 36) N. 630 05° Non | = Filet fin étroit | 10 nœuds (19 h. — 19 h. 30) 
3423 14 août | Rade d’Halifax = Haveneau sous projecteur Calmar 
34129 15-23 août — | 7-5 Ligne Urophycis 
3430 24 aout Mouillage près l'Ile George 25 Ligne 
32131 24-25 août — 8 Trémails Gadus, labridés, etc. 
3432 24 août E | 25 Palancre | Raja 
3433 25 août _ Surface { Haveneau | Beroé 
84134 == 430 55! N. 630 15) W. | = Filet fin etroit | 7,5 nœuds (19 h. — 19 h. 30) 
3135 26 août 43° 05° N. 620 55! W. = — | N = (oh. — oh. 30) 
aus 2 we ON. | crag arr. | Mn een 
3137 — — _ | 138 7 Chalut Colossendeis, Sipunculus, Holothuries 
3138 = 420 44° N. 620 56! W. 1230 Tube sondeur Buchanan 
3139 = - — 0-1000 7 Filet Bouree en vitesse Stomias sp. ?, Chiroteuthis, Serrivomer 
3440 = 420 37 N. 620 50° WwW. Surface | Filet fin étroit 9 nœuds (20h. — 20 h. 50) 
3441 27 août 420 52) N. 620 10! W. Surface = mo) — —(() 1 le #0] 
8412 = 430 02° N. Go || - 38 8 —  j7h. — 7h. 30) 
3413 = 430 17) 30 


~ NUMERO 
de 
STATION 


3444 
3445 
3446 
3447 
3448 
BALD 
34530 


3451 


3152 
3153 
84154 
3155 
3156 
3457 
3458 
34159 
3160 
3461 
3462 
3163 
3464 
3465 
3466 
8167 
3168 


3469 


3470 
34171 


DATE 


1913 


27 aoüt 


28 aoüt 


2) aoüt 


30 août 


31 aoüt-2 septemb. 
1er septembre 
4 septembre 
5 septembre 


6 septembre 


LATITUDE 
430007 N 59° 50’ 
43° 18 N 60° IV 
430 24 N 59° 25’ 
430 25: à N 590 1G’ 
43° 26° N 59° 03° 
— ee 
430 28° N. 59° 03’ 
430 18 N. 590 03° 
458 N. | Sapo 
42° 49 30” N. 580 19 
430 27 N. 580 35° 
44° 15 N. 580 52’ 
45° 10° N. 59° 18 


Mouillage de Cap Dauphin 
Mouillage de Baddeck (Cap Breton) 


Ona 
45° 05° 


30° 


LOCALITÉ 


60° 12° 


AR DE 


LONGITUDE (Greenwich) 


W. 


MY. 


ee 


22% 


einen 


wi 
f 


930 3 


Surface 


0-2500. 
0- 1000! 
Surface 


4140 à 
0-3500 


Surface 


OBSERVATIONS ; 
RECOLTE 
° nr SP alanicre Etmopterus pusillus, Antimora k, 
Filet fin étroit = Ou noeuds:(12-h. == 12 1239) 


(Tube sondeur Buchanan) 


\ 


! Bouteille Richard ) 


4 Filet Bouree en vitesse Stomias, Periphylla, Serrivomer, etc. 
1 Filet Richard à grande ouverture | Copépodes, Chétognathes, etc. 
u. EN Filet un etrom > 7 nœuds (o h. — oh. 30) 
a = Se =), (7h. = Fh,.30) 


(Tube sondeur Buchanan) 


ie { Bouteille Richard | 


‚Filet Bourée en vitesse | Gastrostomus, Direimus, Nemichthys,etc. 


= Caulolepis, Nemichthys, Gastrostomus, etc. | 
Filet fin étroit el oo 
3 = DT er ae) 
4 = BE 0) 
4 Vase Tube sondeur Buchanan 
Filet Bourée en vitesse Perdu 


Filet fin étroit 9,2 nœuds (19 h. — 19h. 30) 
— 99. = (oh. — oh. 30) 
> 98 — (7h. — 7h.3o) 

Ligne 
Ligne et trémails Raja, Pleuroneetes, ctc: 
Haveneau Meduses 

Filet fin étroit 9 nœuds (rg h. — 19h. 30) 
— 95 — (oh. — oh. 3o) 
— g — (7h. — 7h.3o) 
= One ets, STG) 

= 93 ig he = 10"h; 30) 


Palancre (3 lests) | 
Filet fin étroit | 9 nœuds (oh. — oh.3o) 
| 


NUMÉRO 
de 
STATION 


DATE 


a — 


LOCALITE 


LATITUDE 


27 aout 


43° 


430 


17 


LONGITUDE (Greenwich) 


PROCÉDÉ 
de 
RÉCOLTE 


OBSERVATIONS 


18! 


28 aout 


Vase 


3155 


34162 
34163 
3464 
3465 
3466 


24) aout 
30 août 
31 aout-2 septemb. 
1er septembre 
4 septembre 
5 septembre 


450 


Mouillage de Baddeck (Cap Breton) 


Vase 


co 


10° N. 59° 


Mouillage de Cap Dauphin 


60° 12? 


35’ 


W. 


2222 


6 septembre 


Palancre 
Filet fin étroit 


(Tube sondeur Buchanan) 
/ Bouteille Richard \ 


Filet Bourée en vitesse 
Filet Richard à grande ouverture 
Filet fin étroit 


(Tube sondeur Buchanan) 
/ Bouteille Richard 5 
g 4 | 
Filet Bourée en vitesse 

Filet fin étroit 


Tube sondeur Buchanan| 
Filet Bouree en vitesse 
Filet fin étroit 
Ligne 
Ligne et trémails 
Haveneau 

Filet fin étroit 
Palancre (3 lests) 


Filet fin étroit 


Etmopterus pusillus, Antimora 


: 8 noeuds (12h. — 12h. 30) 


Stomias, Periphylla, Serrivomer, etc. 
Copépodes, Chétognathes, etc. 
nœuds (o h. — oh. 30) 


7 
78 — (7h. 


(7h. — 7h. 30) 


Gastrostomus, Diretmus, Nemichthys, etc. 


Caulolepis, Nemichthys, Gastrostomus, tte. 


2,5 nœuds (19 h. — 19 h. 30) 
25 = (oh. — oh. 30) 
5 — (7h. — 7h. 30) 


Perdu 


9,2 nœuds (19h. — 19h. 30) 


(oh. — oh. 30) 


0,8 — (7h. — 7h. 30) 
Raja, Pleuronectes, ete. 


Méduses 


9 nœuds (rg h. — 10 h. 30) 
95 — (oh. — oh. 30) 
9 — (7h. — 7h.30) 
g — (12h. — 12h. 30) 
93 — (19h. — 19h. 30) 
9 nœuds (oh. — oh. 30) 


NUMÉRO 
1. de DATE 
| | STATION 
: | 1913 
: © 317% 6 septembre 
A 3473 - 
Se 3174 a 
Er 34375 & 
3176 = 
we 3497 a 
3478 7 septembre 
; 34179 — 
3480 a 
3481 — 
._ 348% — 
By 3483 = 
oh ; BASA 8 septembre 
f 3485 — 
3186 = 
\ 3487 Le 
3488 9 septembre 
34189 ee 
34190 ar 
34191 2% 
3492 21 septembre 
3493 a 
3494 22 septembre 
3495 — 
3496 — 
3497 22-23 septembre 
3498 22 septembre 
3499 23 septembre 
3500 = 


420 
420 
410 
410 


410 
410 
410 
40° 
40° 
40° 
40° 
40° 
40° 
40° 
40° 
40° 
40° 


40° 


40° 20 


40° 


40° : 


40° 


40° 


LATITUDE 


160 43047 Ne 


Fa 


2222 


ee We es 


Es ae 


:EOCALITEZ 


LONGITUDE (Greenwich) 


630 36° 30” W: 


630 40’ W 
630 42’ W. 
64° 05° W. 
65° 18 W. 
650 18 W. 
65° 19 W. 
650 W. 
660 © 
670 W. 
68° W. 
69° W. 
71 W. 
720 W. 
73° W. 
730 W. 
720 W. 
70° W. 
680 W. 
680 W. 
680 W. 
640 W. 

W. 

W. 
659 W. 


Tes 
= 
tM! | ernennen 


Surface 


— 


1970 
1970 à 
Surface 


1690 \ 


Surface 


+ PROCÉDÉ ” | 
ea. | OBSERVATIONS 


de PE 
RÉCOLTE 
| 
Tube sondeur Buchanan | ; 
Chalut - Harriotta, Sipunculus, Fiabellum, etc. A 
Haveneau 2 Fucus, hydraires etc. E. 
3=jests 7 
Chalut  Halosaurus, Glyphocrangon,Calliteuthis ? 
Palancre | Antimora 
Filet fin étroit 9 nœuds (oh. — oh. 30) = 
23 Off aah gel, BO) : 
Tube sondeur Buchanan 
Chalut à plateaux Atolla, Eucopia, Cyclothone 
| Haveneau — Sargasses | 
: “HE er Palancre Macrurus, Antimora, Ophiure 
3 Filet fin étroit 9,5 nœuds (0 he neu 30) 
1 Er AR: 9 — (7h. — 7h.3o) 
| À = BST vw (Tech... 012 h°50) 
. | = a ugs. gh >0) 
'% a pets toh hotel 
2 -- 9 — (7. En Se) 
Ss — 0,8 gees cfr2-h.:—" 72h; 30) 
ri — 1001-19 h 210 4.50) 
— 10,9 ser, (teh. 12.650) 
= 10,8 — (19h. — 19h. 30) 
— ign ee (oh. — oh. 30) 
— I Sn (7h. — 7h.50) 
= ia hy 12.80) | 
a ieee . Haveneau Sargasses 
Filet fin étroit g nœuds (19 h. — 19 h. 30) 
os a2 4. (eh. —."o:h. 30) ; 
Den (7 bee vhs 30) | = 
ie : ; 
(274) ‘ 
: ie ie 


URE où FOND 


PROCÉDÉ 
de 
RÉCOLTE 


OBSERVATIONS 


NUMÉRO LOCALITÉ 

de DATE SS = 
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) | 

1913 

8122 6 septembre 420 36’ 30” N. 630 36° 30” W 
3173 = > = 
3474 = = = 
3475 = 420 31’ N. 630 4o! W. 
8126 — = = 
3477 = 429 307 N. 630 42! M 
3478 7 septembre 420 20' N. 64° 05 W. 
3479 = 410 Sy? N. 650 18 W. 
3480 = 419 52) N. 650 18! W, 
3481 — = = 
8182 _ = = 
3483 = 410 54? N. 65° 19 W. 
3484 8 septembre 410 42” N. 650 31’ W. 
3485 = 41° 07 N. 660 25! W. 


3186 


84188 
3489 
34190 
3491 


3197 


3498 
34199 


| 


9 septembre 


21 septembre 


22 septembre 


\ 
22-23 septembre } 


22 septembre 


23 septembre 


2 


22222 


Wie 


W. 
W. 


1562 
Surface 
| a 
| 1970 
| 1070 


Surface 


| 1690 
Surface 


{Tube sondeur Buchanan 


|Tube sondeur Buchanan 


Chalut 
Haveneau 
3 lests 
Chalut 
Palancre 
Filet fin étroit 


Chalut à plateaux 
Haveneau 
Palancre 

Filet fin étroit 


Haveneau 


Filet fin étroit 


Harriotta, Sipunculus, Fiabellum, etc. 


l"ueus, hydraires etc. 


Halosaurus, Glyphocrangon,Callıteuthis? 


Antimora 


9 nœuds (oh. — oh. 30) 


(7h. — 7h. 30) 


9 — 


Alolla, Eucopia, Cyclothone 
Sargasses 


Macrurus, Antimora, Ophiure 


9,5 nœuds (oh. — oh. 30) 
9 — (7h. — 7h. 30) 
8,8 — (12h. — 12h. 30) 
88 — (19h. — 19h. 30) 
gy = (oh. — oh. 30) 


. 30) 
. 30) 
. 30) 


. 30) 


Sargasses 


9 nœuds (19 h. — 


NUMÉRO 
de 
STATION 


i 


3501 
3502 

2503 
3504 
3505 

3506 
350% 
3563 

3509 

3510 

3511 

3512 

3513 

3514 

3515 

3516 

351% 

3518 

+ 3519 
5 3520 
3521 

3522 

3523 

3524 

3525 

3526 

3527 

3528 

3529 

3520 


24 


25 


26 


27 


28 


30 


DATE 


1913 


septembre 


septembre 


septembre 


septembre 


septembre 


septembre 


septembre 


septembre 


a u; 


 LOGKITE me 


Pr 
Maar 


LATITUDE LONGITUDE (Green wich) 
40° 23’ N. 64° 15° W. 
40° 16? N. 620 05’ Ww. 
40° 15° N. 610.35, W. 
40° 10° N. 60° 25? W. 
400 08 Ne 59° 25° W. 
39° 59’ N. 580 23 W. 
390 50’ N. 5593 29 W. 
39° 45’ N. 56° 17’ W. 
390 35° N. 50 15° W. 
39° 30° N. W. 
39° 30’ N. W. 
390 26’ N. W. 
39° 20 N. Ww. 
390 15” N. W. 
39° 08 N. W. 
39° 06° N. W. 
39° 03° N. W. 
380 58° N. W. 
380 50° N. W. 
380 50’ N. IN 
380 48 N. W. 
380 45’ N. W. 
380 42’ N. W. 
380 40° N ne 
380 35 Ne W. 
380 30’ N. W. 
380 28 N. a 
38° 24’ N. W. 
380 20° N. WW. 
38° 07° N. 


“PRO 


CEDE 
de | 
RÉCOLTE 


Filet fin étroit 


Filet Richard à grande ouverture 


Filet fin étroit 


Filet Richard à grande ouverture 


Filet fin étroit 


OBSERVATIONS 


7,2 nœuds (12h; 


Derichthys, Eryoneicus, Nemerte, etc. 


g nœuds (oh. 


9,8 
0,7 


10 
057 
Io 


10 


(tae 
(2 tye 


(ro Be 
(Osh. 


(7 h. 
(12h. 


To) nœuds: (oh. 


10 
10 


10,3 


(22e 
(1g hs 


Atolla, Eucopia, Gennadas 


oO lie 


ro, Hi 
On: 


# 
AR; 


NUMÉRO LOCALITÉ 
de DATE ue = 
STATION LATITUDE LONGITUDE (Green wich) 
1913 | 

3501 23 septembre 400 23° N 64° 152 W. | 
350% _ 400 16 N 620 05’ W. 
3503 24 septembre 400 15! N 610 25? W. 
3504 — 409 10° N Goo 25’ W. 
8505 — 409 08! N. 590 25° W. 
3506 — 39° 59 N. 580 23° W. 
3507 25 septembre 399 50! N. 570 25) W. 
3508 = ago 45° N W. 
3509 = 30° 35 N. W. 
3510 = 39° 30 N. W. 
3511 26 septembre 300 30! N W. 
3512 — 390 26! N. 510 52” W 
3513 = 39° 20° N. 509 50 W. 
3514 _ 300 15° N. 490 15° W. 
3515 27 septembre 39° 08° N. 48° 20! M 
3516 _ 39° 06 N. 460 45° W. 
3517 = 39° 03” N. 45° 39) W. 
3518 = 380 38° N. 44e 55!  W. 
3519 28 septembre 380 50 N. 420 277 W. 
8520 = 380 50’ N 410 30! W. 
3521 — 380 48 N 400,55 W. 
Bate = 380 45° N. 399 10) W. 
3523 29 septembre 380 42! N 380 30! W. 
3524 = 380 40" N. 360 yo’ «= W. 
3525 = 380 35! N. 350 45° W. 
3526 = 380 30) N. 340 40’ _ W. 
35237 30 septembre 380 28 N. 

N. 

N. 


380 07! 


0-2000 


Surface 


PROCEDE 

de OBSERVATIONS 
RECOLTE 

Filet fin étroit nœuds (12h. — 12h, 30) 
-- — (19h. — 19h. 30) 
_ | = (oh. — oh, 30) 
— | — (7h. — 7h. 30) 
— — (12h. — 12h. 30) 
= | — (19h. — ı9h. 30) 
= | 8 — (oh. — oh. 30) 
— | 87 — (7h. — 7h.30) 
= | 75 — (12h — 12h30) 
— 8 —  (rgh. — gh. 30) 
— | 8 — (oh. — oh. 30) 


Filet Richard à grande ouverture 
Filet fin étroit 
Filet Richard à grande ouverture 


Filet fin étroit 


9:7 


Derichthys, Eryoneicus, Nemerte, etc. 
oh. 3 


9 


10 


nœuds 


(7h. — 
(12h, — 
(19 h. — 

(oh. — 

(7h. -- 


(12h. — 


(oh. — 
(7h. — 
(12h. — 
(19 h. — 


(oh. — 


(12h, — 


Atolla, Eucopia, Gennadas 


10 nœuds 


10 


10 


(oh. — 
(7b. — 


12 N. 


30) 


, Némerte, etc. 


oh. 


30) 


NUMÉRO 


ab DATE mae 
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) | 
zt 3531 rer octobre 380 02’ N. 280 30’ W. a 
Do 3532 = 37253. N. 260 57’ W. = 
i. ss Mi m. Près S. en = Fa 
Bs 3534 3 octobre 370 36’ N. HER W 3 | 
a 3535 4 octobre 360 20° N. | ghey w. | Be 
3536 EZ 30022’ N. 220 10’ W — | 
a | 3537 | = 36° 20’ N. 200 58 W. — 
ei 3538 ae 360 15” N. 19° 12’ W. De, 
a 3539 5 octobre 360 12’ N. de W. cl 
on 85410 = 360 0° N. 160 03 W. = 
re 3541 = | 350 5b N. 150 05  W. a 
3542 ——— 350 55 N. 130 30 W. 
he | 3543 6 octobre 350 50’ N. 120 20’ W. EN 
= 3544 = 350 50° N. 100 08 W. Œ 
| 3545 Bi 11/3050 D2 N. go 18 W. ne 
| 3546 - + jee 350 52? N. 70 18 W. = 
D 3547 7 octobre 350 53 N. 50 59 ESP: _ 
3548 8 octobre 360105 en 40 A NS a 
ER 3549 VER 360 34 N. 20 47e = Rg — 
ey 3550 = 360 46 N. 10 44’ Ww. ai 
ie 3551 - Sno ag ean 55-36 SON = 
= 355% 9 octobre 380 20° N. 
| 3558 | = a Ne Er: 
| | 3554 = 40° 18° N. 20 23 
| 3533 a 419 15 ING 
| 3556 10 octobre 410 56°. N. 
= 355% a joo Sane Se 
| 3558 = 430 28° N. 


Preorpe | en, 4 
or e TE OBSERVATIONS Be 
RECOLTE = 

Filet fin étroit 9,3 nœuds (oh. — oh. 30) À 

— (7.1. 47h36) : 

— (12h. — 12h. 30) 8 

— (tgh. — 19h. 30) 

= (oh. — oh. 30). : 

— he 7h50) ; 

— (t2h. — 12h. 30) 

— (19h. — 19h. 30) 

— (oh: %oth 730}; 

= (7h. — 7h. 30) 

ao 9 ibe 30) r 

— (19h. — 19h. 30) | 

— .. (oh... on. 30) 

— (7h. — 7h. 30) 

— (12h. — 12h. 50) 

— (igh. — 19h. 50) 

— (oh. — oh. 3o) 

= (oh. — oh. 30) 

— (7h. — 7h. 30) 

Sie Do Geo) 

— (19h. — 19h. 30) 

— (oh. — oh. 30) 

— (7h. — 7h.3o) 

— (12h. — 12h. 30) 

— (19h. — 19h. 30) | 

— (oh. — oh.3o) 

— (7h. — 7h.3o) 

— (12h. — ı2h.3o) 

(274) 


mm m 


rare LOCALITÉ 

de DATE a 
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) 
8531 1er octobre 380 02’ N. 280 30° W 
3532 _ 370 53! N. 260 57’ W 
3533 = ; an Br S. Miguel # 
3534 3 octobre 370 36’ N. 240 31° W 
3535 4 octobre 360 20' NE 230 10° W 
3536 = 360 22) N. 220 10 W 
3537 = 36° 20 N. 200 58! W 
3538 = 360 15} N. 199 12 W. 
3339 5 octobre 360 12” N. 179 57° W 
8510 — 36° 05° N. 160 03° W 
3541 = | 350 55! N. 150 05° W 
3542 = | 350 55 N. 130 30° W 
3543 6 octobre 350 50! N. 120 20° W 
3544 = 350 50 N. 100 08’ W. 
3545 = | 350 52’ N. ge 18 W 
35416 | = I} si N. 79 18" W 
3547 | 7 octobre 350 537 N. 50 56) W 
3548 | 8 octobre 360 05° N. 4° 42! W 
3529 | _ Aa IN 204  W 
3550 = 36° 46 N. 10 44 W 
3551 = | 370 37! N. 09 30° W. 
3552 | 9 octobre 380 20° N, 00 15° E 
3553 | _ 390 32” N. 10 26! F 
3554 | = 400 18 N. 20 25) 
3555 = 410 15° N. 30 45) D 
3556 10 octobre | 410 56! N. qv 
3552 | = | 420 52° 3? 
3558 = 430 28 

| 


de 


JRE ou FOND 
RECOLTE 


PROCEDE 


OBSERVATIONS 


fin étroit 


9,3 nœuds (oh. 


(19h. 
(oh. 
h. 


(12 h. 
(tg h. 
(oh. 
(7h. 
(12h. 
(1g h. 
(oh. 
(7h. 
(12 h. 
(igh. 
(oh. 
(oh. 
(7h. 
(12 h. 
(19h, 
(oh. 
(7h. 
(12 h. 
(19h. 
(oh. 


70°W.6r. É = G02 = = 40° 30° 20° 10° 
Im: xr =: 


CAMIPAGNIE SCIENTIFLOUE 


DE 


| SE HER © Neo ELE” 


22 Juin — 6 Juillet 1913 


IRLANDE 
Dublin 


| 23 Juillet _ 10 Octobre 1913 


| ITINERAIRE 


JAMSTERDAM ~“ 


Sa » 


LONDRES 


zZ ao, 


€,o BRUXELLES 
6, u 
o > Il | 
GR © | 


Numéros des Stations : chiffres droits .............. 3356 3558 
Sondes : chiffres penchés ..........-.- 5270 Arg.r. 


TERRE NEUVE 


2 
pte St Mathieu at | 


oO, 
“Prince Edouard 


5365 


3564 


5445-443 
ES 3365 
3445 
3457-58 SS C. Finisiterre | 
4140 Pr 2 || 
3470 3438 à 5440 
| 230 
BUT à S414 CH zz, a DEN 
| 
F EME RIRE AEG | 
3488 3487 
— © o 
5 350% MADRID ; 
3496-97 wo #7 3503 Sardaigne 
31e 3515 7 
3597 = 
, 3596 3594-95 
O— < ~6- °- 3395 3392 2 
3403 5402 35401 3599-3400 3398 Ree eee See a | En se A | 
\| 3407 ° 3406 3517 (3518 a Sm en 5 3383 3382 LISBONNE 
552 3522 3523 3524 x = == 
3525 
3 
3528 
| 
fl nl 
Tun 
RE 3537 QUE | 
~o- > = 
DE. >55 
3556 om 3541 
3538 © S 3545 
al 3540 0 G- — © H 
3542 5544 
Al ||! 
al | 
F F : 554 
= T = = T Hi { I r T 7 7 = n T 7 r 7 r 7 E = x T se 7 I I z x £ z I z == r T z H 7 x T ï = : T 7 7 T I i i ; 5 5 = ] 
70W.Gr. x == z 60° 508 402 30° 208 102 0° SEC. 


Grave’ et Imp. par Erhard ETS’ Paris 


DUMP 


he 


es 
RACISTES 


eh 


jee Butler, est en dépôt: chez Eriedländer, Eh  Carlstra: : 
Berlin et chez M. Le Soudier, 174- Le boulevard ees n 
a Paris. | | LAN PRES 


Les numéros du Bulletin se vendent séparément aux en 
‘suivants et franco : | Ma di 


he i Sur deux nouveaux Didemnidés. (Synascidies) du Golfe du oar 
Lion, (Note préliminaire), par Ernest BRÉMENT. .:...... an 


‚258. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. * 
(Première note préliminaire) par Henri MARCELET whiny wok 


259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- | 
naeopoda longibrachia Brian, par le D' A. Brıan....... 


260. Les Bromures des Eaux marines, par M. le Ds Louis” 


207, Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimus nov. 
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilh a 6.035 mètres 
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. À. S. le, 
Prince.de Monaco, ‘par Louis;RouLEr „222 aeons BE 


a Sur quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes provenant 
des parages de Monaco et des pêches pelagiques de la 
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, Par, 
EASACHEVREUXGN na ee er D Ne PAS IPS EUR 


— Regeneration acôler Plattwürmer. I. Aphanostoma iderele 
color. Mit 4 Textfiguren. [HOTAURES MHÉRErEE von 
“Floretce Para ces, Ph: DIN Re UNS 


. — Crustacés commensaux et Ba de la baic de Concarneau, 
par lenDy Jules“ GurarT zn sen ee 


. — L’arsenic et le manganèse as Racial végétaux marins. sae 
(Deuxième note préliminaire) par Henri Marcenkt..... _ 


N 


Ein Meeres-Photometer, Von Klaus Grein aks | 


La question du Goémon de fond, par Yves DeLace, |: 
“Directeur de la Station Biologique de e Rosen nana | 


— Vingt-cingnicme campagne scientifique ( Hirondelle II), 
Note des. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO... 


Surla présence, en Méditerranée, d'une variété del’ Aplidium — 
lacteum Huitf., Synascidie arias et | subarctique, par 
Ernest Ban N es ee 


Quatrième note préliminaire sur les de erovenant ë 
des campagnes de l’Hironaelle et de la Princesse- Ales, à Ps ween, 
ou déposées dans le Musée Océanographique ue Monae 
par.Pierne PAD VETS. se 0 ene se o's gow PERS ots wines ne 


Analyses des huiles préparées à bord des yachts de S.A. Si 
-le Prince de Monaco lors de ses croisières: scientifiques 
(Premiere note preliminaire), par Henri MaRCELET .... ye 


Etudes sur les Gisements de Mollusques comestibles dés pies 

Côtes de France. La Méditerranée : de Cerbère à lem- 

_ bouchure de l'Hérault (avec une carte), par.L. Jounin... ae 2 
- À note on some Myxosporidia collected at Monaco, By 
A PRINGLE JAMESON. ses ee esse cere cece eet e nce earceecene | 


Campagne Scientifique de fii endette IT (1913) Liste des. 
Stations (AVEC. UNE A leanne 


% 


VA 
1 


j 


“MONACO. — IMPR. DE MONACO. 


T OEHANOGRAPNIOU 


(Fondation ALBERT ler, Prince pe Monaco) 


ETUDES PRELIMINAIRES 


SUR LES 


_ Céphalopodes recueillis | au cours _ 


des Croisieres de S. Ay à le Prince dé Monaco. 


Ege Note : 3  Mastigoteuthis ma gna nov. sp. 


ie 


Par LP. JOUBIN 


os au Masten d’ Histoire Reis. 
et à l’Institut Océanographique. 


KO 
OMU) 
DO 
À 8% al 


4: es- aute 


„10 a re règles. de la ‘nomenclature ad 


ee Er Mise ee CR 
38 Supprimer autant que possible Je: ne 

= 3 Donner en notes au bas des pages ou dans un ‘gues les. ir 
© bibliographiques. AS PRE Be = 

à 4° Ecrire en nai tout nom ne latin. 


= 


da ‘dimension définitive qu on désire. 


> 


"Les auteurs reçoivent 50 eXemplaires de leur mémoire. Us peuvent, € 
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire la demande sur Sr > 
manuscrit — suivant le tarif suivant : Pe ee er ea 


50er. 100 ex. 450 ex. | 


Un quart de feuille. :.... > Aa 5f20 | 6f80 
Une demi-feuille.........| 470] 6 70 | 8 80 
Une feuille-entière.. -:5; T8; 170 |. 9 80 | 13 80.) 


| L'INSTITUT OCÉANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT Le, Prince de Monaco) 


Ne 2724 wer Decembre. 1913. 


ETUDES PRELIMINAIRES 


SUR LES 


Céphalopodes recueillis au cours 


. des Croisières de S.A.S.le Prince de Monaco. 
3° Note: Mastigoteuthis magna nov. sp. 


Par Le JOUBIN 
Professeur au Muséum d’Histoire Naturelle. 


et à l’Institut Océanographique. 


———_—___— 


Le très beau Céphalopode qui fait l’objet de cette note fut 
_ capturé à la station 2108, dans la mer des Sargasses, au moyen 
- d’une nasse triangulaire qui resta sur le fond de vase à globi- 
_ gérines par 3465 mètres pendant 4 jours consécutifs. (Stn. 2108, 
E 12-16 aoüt 1905, 31° 44 30” N , 42° 39 W.) 
Quand la nasse fut ouverte on trouva auprès de l'animal un 
. tentacule séparé qui, par sa surface de section, se raccorde bien 
| avec le moignon resté adhérent à la couronne brachiale du 
. Céphalopode. L'autre tentacule avait disparu. D'autre part la 
| couleur et la nature de la peau du tentacule correspondaient 
1 bien à celles du reste du corps de l'animal ; il y a donc tout lieu 
_ dé croire qu'il lui appartenait. 
J'ai cru tout d’abord que, de ce fait, allait se trouver élucidé 
un petit problème qui, depuis nombre d'années, excite la 
_ curiosité des naturalistes qui suivent les croisières de S. A. S. 


~ be 
+ 


de” Cépha- 72 
lopode dont, à maintes reprises, on a trouvé des tentacules 4 
enroulés autour du fil de la sonde, sans jamais pouvoir le 


le Prince de Monaco, à savoir : Quelle est l'espèce 


capturer. 


J'ai décrit en 1895 ce « tentacule inconnu » et notamment 
la palette couverte de petites ventouses qui le termine. Voyant, 
cette fois, un tentacule d’aspect tout à fait semblable en com- 
pagnie du Céphalopode auquel ıl appartenait selon toute proba- 
bilité, j’ai pensé d’abord que je me trouvais en présence du 
Céphalopode, enfin capturé, auquel on peut rattacher les très 
nombreux tentacules récoltés depuis 20 ans. Mais voici qu'en 
examinant les choses de plus près j’ai reconnu que le tentacule 
pris avec le Céphalopode dans la nasse n’est pas le même que 
ceux qui ont été récoltés sur le fil de sonde à maintes reprises. 

Comme on va le voir dans la description qui suit, le tentacule 
du Mastigoteuthis magna a une palette qui le couvre presque 
en entier, mais elle est formée de ventouses tellement petites 
qu’elles sont invisibles à l’œ1l nu ; au contraire le tentacule du 
Céphalopode inconnu a une palette plus courte, plus large, à 
ventouses nombreuses mais parfaitement visibles à l’œil nu. De 
plus le cerclé orné des ventouses du tentacule mean: 
pourvu de dents, tandis que celui du Mastigoteuthis magna est 
complètement lisse. Pour ces raisons le tentacule inconnu reste 
inconnu ; cependant, comme depuis ma publication de 1895 on 
a décrit plusieurs espèces de Mastigoleuthis ayant des tentacules 
analogues, mais non identiques, on peut un peu mieux préciser 
et dire que le «tentacule inconnu» appartient à un Céphalopode 
du genre Mastigoteuthis. 

Il y aurait bien encore une hypothèse admissible, c'est que 
la différence entre la palette tentaculaires des deux espèces est 
due à une différence de sexes ; mais il est naturellement im-. 
possible de rien aflirmer puisque je n’al eu qu'un seul échan- 
tillon de Mastigoleuthis magna et que je ne l’ai pas disséqué 
pour le laisser intâct ; jighere done son: sexe, IP sau done 
attendre encore d’avoir d'autres matériaux pour savoir si cette 
hypothèse se réalisera et jusque là on ne peut faire agire 


Mastigoteuthis magna, n. sp. 


(275) 


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chose que de laisser dans deux espèces states le Mastigo- 
leuthis magna et les tentacules du Mastigoteuthis d'espèce Fe. 
inconnue. 


Cette petite discussion préliminaire étant épuisée jusqu'à — 
nouveaux documents je vais décrire cet échantillon. Après 
étude de la bibliographie il me parait certain que l'animal 
appartient au genre Mastigoleuthis mais que pas une des espèces 
qui en ont été décrites Jusqu'à présent ne répond complétement 
à l'animal que j'ai sous les yeux. | | 

D'abord il faut éliminer toutes les espèces actuellement. 
décrites qui possèdent des organes lumineux, car la mienne 
n'en possède pas. Parmi les autres il faut éliminer Mastigo- 
teuthis cordiformis Chun, dont la nageoire est de forme très 
différente et dont les ventouses portent un cercle corné denté, 
alors que, dans la mienne, le cercle corné est lisse. Pour cette 
même raison elle ne se rapporte pas à M. dentata Hoyle 
d’ailleurs insuflisamment décrite ; elle s’ecarte enfin de M. leri- 
mana Lönnberg parce que celle-ci a des cercles cornés dentés et 
parce que ses bras ventraux portent, à partir de la bouche, 8 
ventouses sur une seule ligne avant les ventouses en 2 rangées, 
tandis que dans mon espèce 1l y a tout de suite deux rangées de 
ventouses à partir de la bouche. 

Pour ces diverses raisons je crois devoir considérer cette 
espèce comme nouvelle et je lui donne le nom de Mastigoleuthis 
magna pour indiquer que c'est, actuellement du moins, le 
Mastigoteuthis le plus grand que lon connaisse. 

Une aquarelle a été faite par M. Tinayre au moment de la 
capture de l'animal, et elle a servi à Ml!e Vesque à l'exécution 
du très beau dessin qui accompagne cette note. 

L'ensemble de l’animal devait. être d'une couleur our. 
brique, mélangée de violet ; malheureusement la peau a 
beaucoup souffert, soit par la préparation, soit par les chocs 
de l'animal dans la nasse, car son épiderme a en grande partie 
disparu ; de plus il avait si fortement enroulé un de ses ten- 
tacules autour de sa tête, que l’on en voit la trace en blanc, tant 
la peau dans les régions étreintes par lui avait été endommagée. 


Void. tout d’abord les principales mesures relevées sur le corps 


E dece Céphalopode : {en millimètres). 


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Longueur totale comptee du bout du bras ventral 382 


Pen du 1° bras (dorsal) So 
— 2° bras 105 

— 3° bras 82 

— 4° bras (ventral) 172 
Longueur (face ventrale) du sac visceral Lon 
= (face dorsale) — | 160 
Hauteur de la nageoire 105 
Diamètre — 127 
— de la tête, au niveau des yeux 34 
— de la tête, au dessous des yeux 45 
Hauteur de la tête 42 


La formule des bras est donc, d’après ces mesures, 4, 2, 3, I 
Les caractères des différents organes externes peuvent être 
résumés de la manière suivante : 


Le manteau a la forme générale d’un cornet régulièrement 
retrect jusqu à la pointe postérieure du corps ; celle-ci était 


brisée au ras de la nageoire; un bout de la plume. sous forme 


d’une tige brune en sortait, il est donc impossible de préciser 
de quelle longueur cette pointe du sac dépassait les nageoires ; 
il est cependant vraisemblable que cette pointe ne devait pas 
être longue. La couleur de la peau du manteau est violet- 
marron foncé, s’atténuant vers la pointe inférieure ; la peau est 
lisse, elle contient un nombre immense de très petits chroma- 
tophores. 

Dorsalement il y a 54 millimètres entre la pointe supérieure 


du bord palléal et l'insertion supérieure de la nageoire ; celle-ci 


@eeupe 116 millimetres de la. hauteur palléale dorsale ; le 
rapport 24 est voisin de un tiers pour la partie du ae 
non soudée à la nageoire contre deux tiers pour la partie 
soudée. On ne peut préciser d’une façon rigoureuse parce 
que la pointe libre inférieure du sac palléal est endommagée. 


L'ouverture du sac palléal a environ 42 millimètres de 


(275) 


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diamètre, ses bords latéraux et ventraux retroussés ne permettent | 
pas une mesure bien précise. 

Les cartilages adhésifs palléo-céphaliques sont bien nets. 
Les deux latéraux sont en forme de crête rectiligne verticale 
sur le manteau, étroite en haut, légèrement renflée en massue 
en bas. Elles s’articulent avec deux boutonnières auriculiformes, 
bordées d’un liseré violet-rouge, dont la concavité répète en 
creux le relief du bouton palléal correspondant. 

Le bouton palléal impair dorsal, de même que la bouto- 
nière céphalique ont la forme de crêtes parallèles ; sur la tête 
deux crêtes saillantes verticales sont séparées par un fin sillon, 
et bordées par deux larges sillons ; le tout est entouré par une 
fine membrane à liseré violet. Se le manteau le bouton corres- 
pondant, entouré lui aussi d’une membrane à liseré violet, 
comprend une fine saillie médiane entrant dans le sillon cépha- 
lique, bordée par deux fortes rainures. Les boutonnières 
ventrales ont 11 millimètres de long sur 7 de largeur maximum, 
la dorsale a 17 millimètres de long sur 7 de large. 

Le siphon a une vaste collerette s'étendant de part et d autre 
sur la tête jusqu’à la boutonnière palléale dorsale; mais son 
tube médian est court, recourbé, et n’atteint par le niveau 
des yeux. Sa hauteur médiane n’est que de 18 millimètres. 

Les clapets latéraux sont très développés, aimsr gue des 
piliers qui portent des cartilages adhésifs. Les clapets descendent 
obliquement le long du bord du cartilage adhésif dorsal et 
s’y insèrent en une membrane triangulaire fortement pigmentée 
en brun rouge. | 

La nageoire est forte, très épaisse, fortement musclée; elle a 
105 millimètres de hauteur et 127 millimètres de diamètre maxi- 
mum. Elle est donc un peu elliptique; elle s’etendait proba- 
blement légèrement en bas sur la pointe de la plume qui dépassait 
le manteau. Elle est entièrement recouverte d’une peau fine 
violet-brun rougeätre, malheureusement en lambeaux, un peu 
plus claire que le Sac ventral. 

La tête a une forme assez singulière due à sa longueur et 
à son étroitesse au niveau de l'insertion des bras. Elle est renflée 
en bas, sous les yeux, de chaque côté, au-dessus de chacun des 


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a = ° , MZ — 


… deux clapets du siphon ; ces deux grosses joues sont des poches 


dans lesquelles sont descendus les deux yeux. J’ai cru d’abord 
que, comme cela arrive souvent, les yeux avaient disparu au 


. moment de la capture, et.que les deux orbites étaient vides; 


mais en y regardant de plus pres on trouve les yeux dans ces 
deux grandes poches, bien intacts. Ils sont trés gros, aplatis, 
et l’ouverture de la cavité orbitaire arrondie, sans sinus bien 
marqué. L'intérieur de la cavité orbitaire est teinté de violet. 
Juste au-dessus de l'orbite on voit le petit fragment de 
tentacule qui est resté adhérent à la tête, sortant du repli cutané 
qui rejoignait les bras 3 et 4. Ce troncon de tentacule, qui peut 
avoir 5 ou 6 millimètres de long, est sectionné franchement, 
sa peau est violet-brun, sa forme cylindrique; il est musculaire 
et s'adapte comme taille, forme, couleur et section au tentacule 
isolé trouvé avec lui dans la nasse. 
Le tentacule trouvé dans la nasse avec ce Céphalopode a 
Be oneneiı de 45 centimetres; sa couleur générale est 


rouge-brun clair. Il est cylindrique et peu à peu se termine 


en pointe eliriée, sa largeur ne dépasse pas 4 millimètres, 
et cela dans sa partie la plus renflée; partout ailleurs il a environ 
qoum>yer devient filiiorme à sa pointe. Sauf 4 centimètrés qui 
appartiennent à la portion du tentacule intermédiaire à la tête 
Eta la palette, tout le reste, soit 39 centimètres: appartient a 
Game palette. „Elle est tellement peu distincte du reste du 
tentacule, aucune membrane n’entourant la région cupulifère, 
qu'il semble au premier aspect que l’on a affaire à un tentacule 
sans ventouses. Il faut y regarder de très près pour distinguer 
à la surface de la peau une région légèrement grenue, et c’est 
seulement au microscope que l’on peut voir que ce grenu est 
formé par des milliers de ventouses excessivement petites. La 
surface occupée par ces ventouses commence tout près de la 
tête comme une bande étroite qui va en s’elargissant à mesure 
que l’on s'approche de la pointe du tentacule ; au milieu de 
cette palette les 3/4 de la surface du tentacule sont couverts de 
ventouses, et vers sa pointe sa surface entière est cachée sous 
ce tapis de petits points Jaunes. 

Chun a représenté quelque chose d’analogue pour son 


(275) 


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PA A tee D ba Poh 9 pa CA die: s ARE 
sas Rae er eis ANR RES : ‘ 


Mastigoteuthis cordiformis ; dans la fig. 8 de sa planche 35 on. 


voit une couronne brachiale pourvue de l’un des tentacules. 
A peu pres vers son milieu commence la palette couverte de 
petites ventouses qui se termine en pointe comme dans notre 
espèce. Mais ici la proportion de la palette et du tentacule n’est 
plus la même, puisque dans mon espèce presque tout le ten- 
tacule est transformé en palette, tandis que dans l'espèce de 
Chun il n’y en a que la moitié. D’autre part les ventouses de 
M. cordiformis, tout en étant petites, sont cependant bien plus 
grosses et tout en étant nombreuses ne sont pas innombrables 
comme dans M. magna. Dans la même planche xxxv, fig. 16, 
Chun a représenté un fragment de palette de M. glaukopis, qui 
donne mieux l’idée de ce qu'est la foule des ventouses chez M. 


magna. Il est impossible de représenter les ventouses de ce 


tentacule dans leur dimension réelle, on ne verrait plus rien du 
tout puisqu'elles ne sont pas visibles à l’œ1l nu et que le tenta- 
cule ressemble à un cordon lisse. Une très petite membrane 
entoure la région des ventouses dans la palette, mais elle est si 
peu marquée qu elle paraît à peine exister ; il aurait fallu pour la 
voir à l'œil nu, fixer l'échantillon aussitôt après sa capture, caril 
est en assez mauvais état, et son épiderme a en partie disparu. 

Ces minuscules ventouses, sont probablement les plus petites 
qui aient Jamais été vues chez aucun Céphalopode adulte, car 
même celles de Mastigoteuthis glaukopis que Chun a représentées 
dans la fig. 16 de sa planche xxxv paraissent avec leur grossis- 
sement de 20 diamètres des géantes à côté de celles de M. 
magna. 

Les ventouses sont pourvues d’un pédoncule grêle, trans- 
parent, fixé sur la .surface du tentacule, qui suppome un 
appareil chitineux semblable à une petite lanterne. La partie 
cornée est d'un beau jaune et consiste en deux parties bien dis- 
tinctes ; l’une est une sorte de boîte vaguement cubique où pénètre 
la tige molle par une de ses faces; l’autre est um emtommor 
évasé, à tube étroit qui s’insère sur une des faces de la boîte a 
angle droit avec la base. Cet entonnoir parfaitement rond, large, 


peu profond, est marqué par des ornements polygonaux, 


disposés comme une marqueterie autour de l’orifice tubulaire; 


nat er ait man EE a PASS D EEE UN EEE cc de dr Éd ia 


il y en a un premier rang qui comprend une dizaine de pen- 
tagoues autour du trou central ; un second rang de pentagones 


_ plus petits et plus nombreux, un troisième de pentagones 


encore plus petits et encore plus nombreux ; enfin au bord de 
l'entonnoir un rang étroit de tout petits polygones entoure toute 
cette rosette ; une mince ligne decorne lisse cercle le tout comme 
une lame coupante. Chacun des polygones est marqué en son 
centre d'une saillie en forme de perle ou de tubercule. Il n'y a 


aucune dent saillante, ni au bord ni au centre de l’entonnoir, 


lee mbercules des polygones sont tres peu: élevés. Ces 
ventouses si curieuses diffèrent beaucoup de celles de toutes les 
autres espèces de Mastigoteuthis, ainsi que de celles du ten- 
tacule inconnu que J'ai décrit en 1900. 

_ Il n'y a pas de papille (olfactive } sur la peau au-dessous 
des. yeux, comme on en trouve chez divers autres espèces du 
même genre. 

Es bias, comme on’ a pu le voir dans. Je tableau des 
mesures, sont très inégaux, les ventraux étant beaucoup pius 
grands que les autres, ce qui est la règle dans l'ensemble des 
espèces du genre Mastigoleuthis. 

Pape de ces bras est. plus claire: à leur surface externe 
que dans la partie qui supporte les ventouses, où elle est violet 
once Elle est molle, comme infiltrée d'eau: Ces bras sont 
flasques, ct la seule paire ventrale a une consistance musculaire 
bien marquée. 

Il n’y a pas de membrane saillante en forme de crête sur 
la peau, autant du moins que permet de le constater la mauvaise 
conservation des téguments. La surface qui porte les ventouses 
est limitée par une très légère surélévation de la peau, mais 
@ He peut pas la qualifier de crête membraneuse, tant elle 
est peu saillante. La coupe du bras montre qu'il n'est pas 
complètement arrondi; la partie portant les ventouses est 
légèrement aplatie, celle qui lui est opposée est un peu en saillie, 
presque carénée sur le bras ventral. 

Les ventouses sont disposées sur deux rangs, assez espacées 


les unes des autres, sur les 3 premiers bras; sur le bras ventral 
elles ne sont en deux rangs que sur la moitié de sa longueur, 


(275) 


sur sa pointe elles sont en un seul rang légèrement sinueux. — 

Le bras ventral porte 18 paires de grosses ventouses en 
2 rangées écartées; à partir de la 19° elles sont en une seule. 
ligne jusque vers la 8o°; à partir de là il y en a une douzaine 
environ de très petites, mais je ne puis en préciser le nombre, 
la pointe de ces bras étant endommagée. | > 

Le 3° bras a 56 paires de ventouses, nettement sur deux 
rangées ; les dernières sont très petites. Le 2° en a 65 paires 
bien nettes et quelques-unes en plus tres petites a la pointe, 
dont je n'ai pu compter le nombre exact. Le 1°" en a 65 paires 
bien nettes et 5 ou 6 en plus à la pointe, très petites. — 

Les ventouses brachiales sont à peu près sphériques ; elles 
vont en augmentant de la base du bras jusque vers la 12° ou 
15° paire, ensuite elle se maintiennent au \méme-thamente 
pendant une quinzaine de rangs, après quoi elles diminuent 
jusqu'au bout du bras. Leur p<doncule est court ; elles semblent 
au premier aspect presque sessiles ; leur surface est pigmentée 
en rouge-violacé, un peu plus clair que la peau du bras; leur 
pédoncule est incolore. Leur cercle corné brun foncé, à bandes 
nombreuses plus claires, est complètement dépourvu de dents, 
ce qui ne se trouve chez aucune autre espèce de Mastigoleuthis, 
il n'V a même pas d'apparence de petites ondulations sur le 
bord de l’orifice qui est absolument lisse. I ’interieur de la 
ventouse est blanc. L'orifice est à peu près arrondı, un peu 
plus long que large, cependant. 

Les bras sont reliés à la membrane péribuccale par des 
brides qui partent du bord dorsal de la base des deux premiers — 
bras et du bord ventral. de la base des deux d2rmiers, Sur da 
ligne médiane les deux brides dorsales se réunissent au contact 
de la membrane péribuccale, et il en est de même pour les deux 
brides ventrales. Le contour de cette membrane représente un 
hexagone dont les angles sont formés par l'insertion des brides 
brachiales. A chaque angle une saillie du bord de la membrane 
forme une sorte de crête triangulaire, le reste du bord mem- 
braneux de la lèvre est légèrement denticulé ; toute sa surface 
est lisse; elle est de couleur violet-foncé comme la peau des 
bras. vet 


an aeteriorer trop complétement Punique eciantillon de ce 
Céphalopode déjà endommagé, qui doit figurer dans les 
collections du Musée de Monaco. 


SC 


x 


; 


Le Bulletin est en dépôt chez Friediander de Casta 
Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, boulevard Saint ermain : 
à Paris. | ey 

Les numeros de Bulletin se vendent Séparément : aux prix. 
suivants et franco | Ue SES CREME 


1: er 


L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. GERS 
(Première note préliminaire) par Henri MAaRCELET . LIDL, 
259. — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de La UN REN 
_naeopoda longibrachia Brian, par le D° A. Brian... ı» | 

260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. le Dr Louis. 


261. — Notice preliminaire sur Grimaldichthys pr ofindissimus ae RENE 
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres 22> 
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S: A. S. Be BR 
Princéde Monaco; par Louis ROULE. 2: nn m 


262. — Sur quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes provenant 
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la A 
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en MESSE par 
Ed. CHÉVREDXS a. a et er 


263. — Regeneration acöler Plattwürmer. I. Apdine a diversi- | 
color. Mit 4 Textfiguren. (ler MihSileagh yon 
Floreuce Perses, Ph. De: Sen ee RD 


264. — Crustacés commensaux et parasites de la baie ee EEE. 
par te Di sn les (Guta nts eee ı 2 \ 


-_ 265. — L’arsenic et le manganèse dans quelques Végétaux marins.a 00 0 | 
(Deuxième note préliminaire] par Henri MarCeL BT soy ieee nd M 
266. — Ein: Meeres-Photometer, Von Klaus GREIN./:.....0. 2.0 00 
267. — La question du Goémon de fond, par =  DELAGE, | 


Directeur de la Station Biologique de Roscoff. ra 


268. — Vingt-cinquieme campagne scientifique { Hirondelle Il ee 
Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE» MONACO teen 706 


269. — Sur la presence, en Méditerranée, d’une variété de l’Aplıdium 
lacteum Huitf., scie arctique et der Pee iy 
Ernest BRÉMENT nn. ee 


270. — Quatrieme note ee sur les POLYCHÈTES prov enant - % 
des campagnes de l’Hironaelle et de la Princesse- He ae a Le 
ou déposées dans le Musée Océanographique de. po ERSTE. 

par Pierre DAU Veli ad oc east = a ue 


271. — Analyses des huiles préparées à bord des yachts de S.A. = ee 
le Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques | Fe 
(Première note préliminaire), par Henri MARCELET vb, 250. Gy 


272. — Etudes sur les Gisements de Mollusques comestibles des _ Pa Le 
Côtes de France. La Méditerranée : de Cerbère à l'em- AI 
bouchure de l’Her ault (avec une carte), par L. Jousin.... ‘2507 > 


273. — A note on some Myxosporidia collected at Monaco. By ” av 
A PRINGLE UE ir Se 


274. — Campagne Scientifique de l’'Hirondelle 77 (1913), Liste des 
es Stations (AVEC UNE CARTE)... HS cos RD eee ee SR NN SN 


me > 

275. — Etudes préliminaires sur les Céphalopodes : Se au 
cours des Croisières de S. A. S. le Prince de Monaco. 
3° Note: Men al CB, nov: s. PAPA Jousin. ole 


MONACO, 


— IMPR. DE MONACO. 


NOGRAPHIO 


(Fondation ALBERT Ier, Prince pe Monaco) 


2. \ 5 ” { 


1 


\ ey t { 


D A Spar Maurice ROSE 


Agrégé de l'Université 
_ Professeur au Prytanée Militaire 


() ‘I () qi) a) ae ? EEE 


if alia! 


Diane 


uiva 
BIS 
internationaux. RR \ SENKEN ag) 
‚2° Supprimer autant que possible les abréviations. PAT hi 
3° Donner en notes au bas sé pages : pu ı dans. un. index les ne ations 


STE 
= Ecrire en \ italiques t tout nom ie latin, 


pes auteurs s reçoivent 50 lei dé leur mémoire. Ils peuvent, en 


le 


fr | 
outre, en faire tirer un nombre. quelconque — HAE la. demande sur le : 
manuscrit — suivant le tarif suivant : ete a 


50x. | 100ex. | 150 ex. | 200 vex. | 


11 
— 
Y 


Un: Quart de feuille ne 5 a » | 520 | 6f8o |. ‚sr 40 | ke: h 
Une demi-feuille). 243.40 670! 8 80] 11 » f 13 40 | 2: 
a „Une feuille entière. oe 8 10 | 9 80} 13 ae 16. Pe 1949) i 


a faut ajouter à ce 


Adresser tout ce qui concerne le Bulletin à à i l'adresse | sui 
Musée océanographique (Bulletin), Monaco, 5 


4 


Be SR de er aa) one Nee ee CER ae OAT 
a she Np ee N LS en 
wu À | ye 2 


PeSULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE 


(Fondation ALBERT I”, Prince de Monaco) 
Ne: 276. == 15 Decembre 1913. 


Recherches Biologiques sur le Plankton. 


Par Maurice ROSE er ya 
PER ’ : sive NEO! ial 4 IN Zr 
Agrege de l’Universite FAN 4? 

Professeur au Prytanée Militaire /*>° 
EN ‘ Ed QF ut 
(Deuxième note) \ ei 
Nag 
NS a 


Dans une note antérieure (1), nous avons exposé le résultat 
de nos recherches sur le plankton d’eau douce, en particulier 
sur les Daphnies (Daphne longispina). Cette année, pendant un 
assez long séjour a la station biologique de Roscoff nous avons 
étudié un certain nombre d’animaux planktoniques marins 
appartenant a des groupes assez variés. Nous nous sommes 
plus particulièrement adressé aux Copépodes parmi les Crus- 
tacés, aux Cydippides parmi les Cténophores, aux Sagittas 
parmi les Chétognathes et aux méduses d’hydraires. Nous 
avons aussi expérimenté sur diverses larves d’annelides et de 
Crustacés (Zoés, métazoés), sur des nauplii de Balanes, des 
Annelides planktoniques adultes (Tomopteris). 

Les résultats obtenus ont été condensés dans la note 
suivante où nous examinerons successivement les divers animaux 
planktoniques étudiés. 

Durant les premières semaines de notre séjour, nous n'avons 
recueilli que du plankton diurne de surface, pêché à 4 kilomètres 


(1) Recherches Biologiques sur le Plankton (ire note). — Bulletin de 
l’Institut Océanographique, no 237. 10 juillet 1912. Monaco. 


PEACE SEEN RE + 2 ee D CS 


au moins des îles avancées de la côte et toujours dans les mêmes 
parages. Tous les jours nous recevions du plankton frais dès le 
retour à terre de la vedette chargée de la pêche. Plus tard, nous 
avons fait effectuer simultanément trois pêches de méme durée 
(une demi-heure) avec des filets identiques ; l’une en surface, 
l’autre à dix mètres de profondeur, la troisième à vingt mètres. 
Nous obtenions alors des formes différentes, des planktons assez 
dissemblables. Enfin, nous avons nous-mêmes dirigé deux 
sorties de nuit où nous avons travaillé dans les mêmes con- 
ditions. Nos expériences ont porté le plus souvent sur le 
plankton diurne de surface, surtout en ce qui concerne les 
Copépodes. 


I. COPÉPODES. 


ACTION DE LA LUMIÈRE. 


A. HÉLIOTROPISME. 


Les Copépodes sont doués d’un héliotropisme positif, très 
net à la lumière solaire directe, comme on peut s'en rendre 
compte en les plaçant dans un vase cubique normal aux rayons. 
A l'obscurité prolongée, les animaux tombent sur le fond et se 
tassent en une couche presque invisible. Si on rend la lumière, 
ils s'élèvent et grouillent sur la face la plus éclairée. Pour 
étudier les variations de la réaction sous l’action des agents 
physico-chimiques, nous employions le dispositif suivant, 
commode pour les mesures. Les animaux, prélevés à la pipette, 
sont mis dans de petites cuves de verre rectangulaires dont une 
petite face est normale aux rayons. Sur le fond, on a tracé des 
traits équidistants, parallèles entre eux et perpendiculaires aux 
grands côtés. On compte les animaux dans les divers échelons 
et on a ainsi un moyen d'évaluer l'intensité de la réaction. Un 
ou plusieurs vases contenant de l’eau normale dans les con- 
ditions habituelles servent de témoins. | | 

Influence des agents physiques. — Température. — 
Au dessus de 25°, les Copépodes sont négatifs. De 25422 


u 


ER REN 


ils paraissent indifférents ; à 22° ils sont nettement positifs et le 


deviennent de plus en plus à mesure que la température 
s’abaisse. 

Concentration. — Dans de l’eau de mer surconcentree, 
soit par évaporation, soit par addition de substances chimiques 
NE] >>, slucose 2°/,, etc.), ul ya renforcement du tropisme, 
quelle que soit la nature de la substance dissoute. 

Dans l’eau de mer diluée, ıl y a désensibilisation progressive 
et, pour une valeur déterminée de la dilution, renversement 
du sens de la réaction. Comme l’a montré Lab ; les animaux, 


de positifs deviennent négatifs. 


Influence des agents chimiques. — Un fait assez remar- 
quable, c’est le peu d’action que présentent ces agents. Contrai- 
rement à ce qu'à vu Loeb sur les formes américaines, nous 
n'avons pu trouver, quelles que soient les concentrations 
employées et la technique suivie, une influence nette des acides 
(CO? - HCl - CH? CO? H-SO* H° etc.) ni des bases (KOH-Na 
OH) L’ammoniaque paraît cependant douée d’une action très 
intense comme désensibilisateur, très toxique d’ailleurs. 

Les sels n’agissent guère, sauf peut-être NaCl et KCl 
qui semblent antagonistes. Le premier sensibilise, le 2° agit 
en sens inverse et se montre très toxique. 

Le glucose, l’albumine, l’urée n’ont guère d'action. Le 
sulfure dammonium à l’état de traces sensibilise légèrement, 
mais 1l est très vénéneux. Les oxydants, comme le perman- 
ganate, le bichromate sont toxiques, sans action bien nette, 
sont peut-être de légers sensibilisateurs. 

L'eau de mer privée de sulfates par un sel de baryum se 
comporte comme l'eau normale. Les animaux y vivent très 
bien et y présentent les mêmes réactions que dans leur milieu 
habituel. L’ion SO* ne paraît pas indispensable à leur vie. 

Par contre, dans l’eau de mer privée de calcium par un 
oxalate, il y a d’abord désensibilisation ; puis les Crustacés 
présentent des mouvements convulsifs intenses, tourbillonnent 
sur eux-mêmes et meurent très vite. Sion les reporte, avant 
la mort, dans l’eau de mer ordinaire ou si l’on ajoute un peu 
de chlorure de calcium, ils reprennent leur vie et leurs réactions 


(276) 


7 {re RER Cal ONC NRL a iE ot ADE a CAE D 
EHE, HR Aa LER Lu SEN 
EN piper LOU MER ON 


ET yi 


mn ica 


habituelles. L’ion Ca est donc nécessaire et son absence 


déclanche des contractions musculaires violentes. Il est peut- 
être intéressant de remarquer que, chez les Mere : (ia 
thyroïdectomie totale provoque une tétanie intense, améliorée 
ou guérie par ingestion de chlorure de calcium. 


B. SENSIBILITÉ DIFFÉRENTIELLE LUMINEUSE. 


Elle est nette chez les Copépodes marins, mais beaucoup 
moins prononcée que chez les Daphnies et se prête difficilement 
aux mesures. Pour que les réactions soient bien visibles, il 
faut attendre, dans un éclairage constant, au moins une heure 
pour que les animaux soient bien adaptés à l'intensité lumineuse 
choisie. Si on la fait varier lentement, les crustacés ne réagissent 
pas. 

Si la variation est brusque, quel que soit son signe, il 
y a chute. Des copépodes sont placés dans un bocal à une 
lumière très atténuée. Ils prennent une répartition fixe, sont 
assez condensés à la surface. Si on allume brusquement une 
lampe électrique, ils tombent inertes pendant quelques centi- 
mètres, puis remontent activement sous l'influence de leur 
phototropisme positif et prennent une répartition plus super- 
ficielle. A l'extinction de la lampe, il y a encore chute, mais 
moins accentuée. 

Si l’on place les animaux dans un champ lumineux 
hétérogène, ils présentent toujours une réaction manifeste au 
passage des zones claires dans les régions sombres et vice versa, 
pourvu que la différence entre leurs éclairements atteigne une 
valeur minima, d’ailleurs assez forte. 


ACTION DE LA TEMPÉRATURE. 


Nous avons vu qu’elle peut agir sur l’héliotropisme pour 
en modifier l'intensité et même en renverser le sens. Mais elle 
agit aussi sur la répartition verticale. 

On peut placer les animaux dans une série de tubes de 
Borel, rangés à la lumière solaire diffuse, mais à des tempé- 


© 
à 
4 


eRe STATIK 


ratures différentes. A 21°, les crustacés ont une répartition 


a 


uniforme, à 27° il commencent à s’accumuler au fond, à 28°5 
ils y sont presque tous, a 31° ils y sont tous, 4 32°5 ils forment 
au bas du vase une couche très mince. A mesure que l'eau se 
memrordit, on les voit s’elever et reprendre leur répartition 
primitive, quelle que soit la direction de la lumière afférente. 


SENSIBILITE THERMIQUE DIFFERENTIELLE. 


On l’étudie a l’aide d’un tube à température variable. C'est 
un tube de verre assez large, long d’un mètre environ et fermé 
par en bas. Il porte à deux endroits différents, un manchon de 
verre extérieur qui peut recevoir de l’eau chaude ou froide. On 
place dans le tube central de l’eau de mer contenant des Copé- 
podes. Les crustacés se répartissent en deux groupes, l’un 
superficiel, l’autre profond à formes peu phototropiques. Puis, 
on verse dans le manchon supérieur de l’eau à 35-40° en 
s’arrangeant pour que les niveaux coincident. On arrive ainsi 
à chauffer régulièrement la partie supérieure du tube central, 
sans déterminer de courants de convection appréciables. On 
voit alors, sila variation thermique atteint une certaine valeur, 
le groupe supérieur descendre et se maintenir au dessous de la 
zone chauffée. Il remonte plus tard, quand l'écart de tempé- 
rature réalisé, est tombé par refroidissement au dessous de la 
valeur minima nécessaire pour provoquer la chute. 

Les résultats sont nets, mais les mouvements sont sensi- 
blement moins rapides que chez les Daphnies. 

Dans le tube central, placons de l’eau de mer normale 
chargée de copépodes à 18°, température du laboratoire. Le 
tube porte en son milieu une gaine de papier noir, maintenue 
par une pince. Les animaux se répartissent en quatre groupes ; 
l’un superficiel, le 2° immédiatement au-dessus du papier, le 
3° juste au dessous et le 4° au fond. Le manchon supérieur est 
alors rempli d’eau à 34° ce qui porte à 29° la température de l’eau 
du tube intérieur. Le groupe superficiel tombe lentement, se 
confond avec le groupe 2, sans franchir le papier noir car il est 


(276) 


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arrêté par sa sensibilité différentielle lumineuse. On voit ainsi 
nettement l’action de la température et celle de la lumière. 

Si on réalise dans un tube de Borel, deux couches d’eau 
superposées à des températures différentes, 15° en bas, 20° en 
haut ; on voit les copépodes se maintenir dans la deuxième. 
Lorsqu'ils pénètrent trop dans la zone froide, leurs mouvements 
se ralentissent et ils tombent passivement sur le fond, comme 
inhibés par le froid. Si l’écart thermique est moins prononcé, 
ils ont le temps de se défendre, de remonter dans la couche 
chaude et de s’y maintenir. Leur sensibilité et leurs réactions 
vis-à-vis du froid paraissent moins délicates que pour les 
hautes températures. 


ACTION DE LA CONCENTRATION ET DE LA DENSITE. 


Les copépodes sont très sensibles aux variations de concen- 
tration, qu'elles s'effectuent en plus ou en moins. Il est facile 
de le démontrer par l'expérience suivante. 

Dans un tube de Borel, on superpose trois couches d’eau de 
densités différentes. Par exemple, au dessous on peut mettre 
de l’eau de mer chargée d’une substance dissoute non toxique 
(Na CI - K Ci - glucose etc. Nous prenions en général de l’eau 
sursalée à 2 °/, ou glucosée au même titre. On dépose au-dessus, 
de l’eau normale; puis une couche d’eau de mer additionnée 
de 2/5 d’eau distillée. On colore légèrement les deux couches 
extrêmes, ou la couche médiane seule, avec dw bien 4eme 
thylène, colorant physiologique qui n’altére pas la réaction. Les 
copépodes se trouvent dans l’eau normale et ils s’y maintiennent 
des heures tant que la diffusion (très lente dans ces conditions) 
n'a pas homogénéisé le milieu. Par conséquent, une variation en 
plus ou en moins dans la concentration, lorsqu'elle atteint une 
certaine valeur, agit très nettement sur la répartition des 
crustacés. 

Il n’en est plus de même des larves d’annelides, des meta 
nauplii, des protozoés et zoés qui ne pénètrent jamais dans 
l’eau désalée, mais s'adaptent très bien aux fortes concentrations. 
Peut-être est-ce sous cette forme larvaire que les espèces des 


a 
& 
pe 

ie 

& 
N. 

1 


en 
mers à forte salure se sont adaptées au milieu concentré où on 
les trouve. Elles y auraient alors évolué d’une manière distincte 
des formes océaniques libres dont elles seraient un phylum 
adaptatif. Il est à noter en outre, que ces larves se montrent 
héliotropiquement négatives dans la zone concentrée, tandis 
qu’au dessus les copépodes sont nettement positifs. 


SENSIBILITÉ CHIMIQUE DIFFÉRENTIELLE 


Elle se montre très intense vis-à-vis de certaine substances 
en général très toxiques (Mn OK - (Az Hf)°S - (Az H*) OH 
etc). 

On peut la révéler de la manière suivante. Dans une grande 
éprouvette, on verse de l’eau normale chargée de Copépodes. 
Puis à l’aide d’une pipette très eflilée, on dépose sur le fond 
une trace de substance et on attend. On voit bientôt les animaux 
s'élever à mesure que la diffusion se produit et la limite infé- 
rieure de leur zone de répartition semble coupée au couteau, 
tellement elle est tranchée. 

Tous ces faits s'appliquent aux copépodes diurnes de surface. 
Ceux qui furent péchés à 10" de profondeur, se sont montrés 
faiblement positifs vis-à-vis de la lumière et contiennent de 
nombreuses formes indifférentes. On peut les sensibiliser, d’une 
mamtere fugace d'ailleurs, par de l'eau marine chargée de 
NaCl 2°/,. glucose 2°), etc. en un mot de l’eau surconcentree. 
On les rend négatifs par addition d’eau douce. Ils meurent avec 
convulsions dans l’eau privée de Ca et réagissent comme ceux 
de surface en présence de la chaleur et des variations de 
concentration. 

Ceux de 20" sont pour la plupart franchement négatifs sous 
l’action de la lumière. D'ailleurs, les formes de profondeur 
appartiennent à des espèces et à des genres bien distincts de 
celles de surface. 

Les copépodes nocturnes de o à 20" sont pour la majorité 
identiques aux espèces de jour pêchés profondément et pré- 
sentent les mêmes réactions, en particulier un phototropisme 


(276) 


EM BER 


négatif puissant. Places à la lumière faible, ils tombent au 
fond des vases et s’y maintiennent. A l'obscurité, ils s'élèvent 
à la surface. 

Si on les met dans un milieu formé de trois couches de 
concentrations progressivement croissantes, l’eau normale étant 
au milieu, on constate que jamais ils ne pénètrent dans la 
zone diluée. Au contraire, ils envahissent très vite la couche 
dense et y meurent. Au contact de la zone surconcentrée, ils 
ont un violent mouvement de recul qui traduit leur sensibilité, : 
mais poussés par leurs réactions héliotropiques très puissantes, 
ils s’enfoncent bientôt après plusieurs « essais » qui semblent 
fort peu volontaires. Une fois dans la couche dense, ils n’en 
peuvent plus sortir, leur sensibilité différentielle intervenant 
dans le même sens que leur héliotropisme. 

Comme il fallait s’y attendre, le plankton de nuit présente 
de grandes affinités avec le plankton de jour de profondeur. Les 
espèces sont les mêmes, mais les individus sont beaucoup 
plus nombreux. On y trouve aussi quelques formes que nous 
n’avons jamais capturées le jour, très probablement parce que 
nos engins ne descendaient pas assez profond. 


Il. NAUPLII DE BALANES. 


Ces larves, à l’éclosion, sont douées d’heliotropisme positif 
très intense que les agents chimiques : acides, bases, sels etc.) 
ne peuvent guère modifier. Mais addition d’eau douce renverse 
immédiatement le sens de la réaction. 

A l'obscurité, les animaux tombent au fond ;1ls s'élèvent 
avec la lumière. Vis-à-vis de la température, des variations 
de concentration; ils se comportent comme les Copépodes. 

Quand l'intensité lumineuse est faible, les nauplii restent 
toujours positifs (lampe électrique, lumière diffuse très douce). 
Si l'intensité lumineuse augmente, le phototropisme se renverse 
au bout d’un temps plus ou moins long. Sa durée est en 
relation avec l'intensité; plus elle est forte, plus il est court. 
Mais le sens de la réaction est aussi fonction de la température. 


5 
: 
h 
$ 
| 


+ 
Le froid retarde très sensiblement le renversement de l’hélio- 
tropisme dont le sens dépend de deux variables. 1° l’Eclai- 
rement; 2° la température. La nature de la lumière semble 
aussi intervenir, les radiations bleues et violettes étant les 
plus actives. Pour toutes les intensités habituelles, on peut 
réaliser des températures telles que la réaction soit toujours 
positive, toujours négative, nulle ou oscillante. De même, on 
peut prendre une température fixe et obtenir des réactions 
différentes ou inverses en faisant varier l'intensité lumineuse. 
On peut encore obtenir les mêmes variations en modifiant la 
concentration du milieu. 


III. ANNELIDES. 


Tomopteris. — Ces vers élégants sont doués d’un photo- 
tropisme négatif très intense et réagissent nettement aux 
variations de densité. On peut les enfermer comme dans une 
cage, au sein d’une couche d’eau normale, reposant sur de l’eau 
surconcentrée et recouverte d’eau diluée. 

Dans celle-ci, ils sont arrêtés par le mécanisme suivant. 
Les parapodes cessent de battre et l'animal tombe passivement 
dans la couche normale où les mouvements reprennent. S'ils 
arrivent dans la zone concentrée, ils présentent un violent 
mouvement de recul, suivi d’une nage rapide en arrière et 
d’un demi-tour. 

S1 on les met dans l’eau normale à 18-20° sur laquelle repose 
une couche plus chaude, ils n’entrent pas dans celle-ci qui 
fonctionne comme une barrière, si l'écart thermique est égal 
ou supérieur à 5°. 

En arrivant dans la couche chaude, les annélides font demi- 
top et rentrent dans la zone froide. Si, à la suite d’un 
mouvement très violent, elles ont pénétré loin dans l’eau 
chaude, la nage cesse tout à coup, les animaux tombent 
passivement et les mouvements ne reprennent que dans l’eau 
froide. 

Bourgeons sexués de Syllidiens. — Ils possèdent un 


(276) 


phototropisme positif très intense avec sensibilité différentielle 
lumineuse très accentuée. On peut dans le vase ou on les a 
placés, envoyer des rayons de lumière dans plusieurs directions 
obliques les unes par rapport aux autres, ils se dirigent suivant 
leur résultante. 


IV. SAGITTAS. 


Ces animaux ne présentent vis-à-vis de la lumière, aucune 
réaction bien nette, ni phototropisme, ni sensibilité différentielle 
lumineuse. Leurs yeux énormes semblent surtout adaptés à 
discerner les objets avec un éclairage très faible. 

Par. contre, vis-à-vis de la chaleur, ils se montrent assez 
sensibles. Réalisons dans un vase, deux couches thermiques 
différentes, 28° en haut, 20° en dessous. Les sagittas se tiennent 
presque toutes dans la zone chaude. Il semble qu'entre 24 et 28° 
se trouve la couche thermique optimum. Au dessus de 30°, l’eau 
chaude paraît fonctionner comme une barrière infranchissable. 

Avec des formes aussi transparentes, observation est très 
difficile. On arrive aisément à des mesures en employant du 
bleu de méthylène pour colorer très légèrement une partie du 
milieu. Les sagittas fixent énergiquement et très vite (moins de 
dix minutes) le colorant, et l’on n’a plus qu'à faire le rapport 
des animaux colorés à ceux qui ne le sont pas, pour avoir une 
idée assez exacte de la répartition. 


V.  CYDIPPIDES: 


Par rapport à la lumière, il n’y a pas de réaction importante 
a signaler; ni phototropisme, ni sensibilité différentielle. 
Cependant, au soleil, les animaux s'élèvent et se maintiennent 
à la surface, quelle que soit la direction des rayons lumineux. Il 
n'y a pas la de réaction tropique directrice, mais une action 
tonique. La lumière vive augmente la vitesse et l'intensité des 
battements des palettes ciliées et l'animal s'élève. A l’obscurite, 


les palettes s'arrêtent presque complètement et le cténophore 
tombe sur le fond. 

Vis-à-vis de la température, les cydippes paraissent un peu 
plus sensibles. Si on les jette dans un milieu à deux couches 
sicnmmiquement différentes, 32° en haut, 22° en bas ; on les 


voit, en général, tourbillonner très vite dans la zone chaude et 


descendre en tournant sur eux-mêmes. Puis, il ya arrêt 
brusque au contact de l’eau froide et ensuite chute lente passive 
avec reprise des mouvements après un temps plus ou moins 
long. Assez souvent, les individus de grande taille ne présentent 
pas les rotations du début. | 

Une couche chaude flottant a la surface d’une eau froide 
fonctionne comme une barrière plus ou moins eflicace suivant 
la valeur de l’écart thermique. 

Jetés dans l’eau chargée d’albumine, les cydippes tombent 
inertes sur le fond. Au bout d’un temps très long, les palettes 
se mettent à battre très vite pendant des heures, sans déplacer 
l'animal qui finit par mourir. Dans l’eau de mer glucosée à 5 °/, 
l'arrêt initial est plus court, les cils vibrent à très grande vitesse 
et l'animal arrive à nager. Il diminue de volume par plasmolyse 
et semble s'adapter très bien à son nouveau milieu. 

Dans un vase présentant une couche inférieure surcon- 
centrée recouverte d’eau normale, on voit les cténophores arrêtés 
par la couche dense. Ils peuvent y plonger par le jeu de leurs 
palettes ciliées, mais leur densité les ramène à la surface de la 
zone concentrée ou ils tourbillonnent. Ils finissent par mourir 
el Festent inertes au fond de la couche légère. L'eau de mer 
diluée flottant sur l’eau normale joue le rôle de barrière. 

Enfin les cydippes ne présentent pas de sensibilité chimique 
différentielle, même vis-à-vis de substances très toxiques pou- 
aux (Mn Of K - (Az H*)S.-etc. 


VI. MEDUSES D’HYDRAIRES. 


Elles se comportent comme les cydippides, en presence de 
la lumière. On n’observe ni phototropisme, ni sensibilité diffe- 


(276) 


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rentielle. Mais la lumière solaire directe augmente la vitesse et 
la puissance des contractions ombrellaires et l’animal s’eleve 
sans être influencé par la direction des rayons lumineux. À 


l'obscurité les méduses tombent sur le fond et y restent étalées. — 


L’eau de mer diluée les arrête ainsi que l’eau surconcentrée, 
quelle que soit la substance dissoute. La réaction s’accomplit 
de la manière suivante. En arrivant dans la zone concentrée, 
animal exécute une série de contractions très violentes qui 
le font s'élever. S'il pénètre dans la zone diluée, il réagit par 
une contraction unique, qui reste permanente et réduit l’om- 
brelle à un petit grumeau, tant elle est énergique. Or da 
densité s’exprime par l'expression D = ou M représente la 
masse, V le volume. La première reste constante, le second 
diminue fortement, donc la densité s'élève dans de grandes 
proportions, dépasse de beaucoup celle de l’eau et l'animal 
tombe. En pénétrant dans les couches normales, l’ombrelle 
se déplisse lentement par relâchement progressif de la contrac- 
ture. La densité décroît peu à peu et l’animal flotte bientôt 
en équilibre. Il reprend ses mouvements ordinaires sous 
l’action des stimuli extérieurs et les phénomènes recommencent. 
La méduse est donc amenée à osciller entre deux couches de 
densités différentes, qui s'opposent aussi bien à sa descente 
qu’à sa montée. Une trop forte concentration provoque des 
mouvements natatoires plus actifs, une dilution trop accentuée 
détermine une contraction unique, intense, permanente qui 
entraîne une augmentation de la densité et une chute passive. 

Vis-à-vis des couches chaudes, les méduses se comportent 
d’une manière assez analogue. Elles semblent normalement 
adaptées à une température optimum, oscillant entre 24 et 28°. 
C’est toujours dans les zones à cette température qu’on les 
voit plus abondantes. 

Réalisons dans un vase une couche supérieure à 30° au 
moins, une zone inférieure à 16°. Il s'établit entre elles toute 
une gamme de températures intermédiaires. On peut constater 
que les animaux se maintiennent en équilibre vers le milieu 
du vase. En effet, lorsqu'ils s'élèvent, ils renconn au I: 
couches de plus en plus chaudes. Leurs contractions augmentent 


ny B 


progressivement de vitesse et d'intensité, mais surtout de 
vitesse. Il arrive un moment où celle-ci est si grande que la 
déconcentration n’a plus le temps de s'achever. Les secousses 
musculaires se fusionnent et les méduses sont le siège d’une 
véritable contracture tétanique, annoncée par quelques courtes 
et rapides contractions. Le volume devient très faible la 
densité augmente et l'animal tombe passivement. Mais, il 
pénètre dans des couches de plus en plus froides, la contracture 
cesse peu à peu, l’ombrelle se déplisse lentement. Le volume 
grandit, la densité diminue, l’animal flotte et les contractions 
reprennent avec leur allure normale ; puis les phénomènes 
se reproduisent. La méduse est ainsi amenée à osciller entre 
deux couches dont la distance est fonction de leur différence 
thermique. On voit donc que suivant sa valeur, la température 
des couches d’eau successives peut agir soit comme accélérateur 
des mouvements, soit comme une barrière; mais toujours 
comme un régulateur du niveau de flottaison. 


VII. RESUME ET CONCLUSIONS. 


En coordonant tous les faits expérimentalement recueillis 
dune part; d’autre part en notant la composition moyenne 
du plankton pêché dans .des conditions météorologiques 
différentes, nous avons essayé de déterminer à l’avance, la 
composition qualitative et quantitative du plankton que les 
hommes du laboratoire étaient allés recueillir, tandis que nous 
restions à terre. Pour cela nous notions : l’état du ciel et de 
la mer, la température de l’eau, l'heure de la pêche, la hauteur 
du soleil sur l’horizon, la valeur et la direction de la marée etc. 
Nous sommes arrivés à des résultats trés précis à chaque 
tentative et souvent nous faisions examiner le plankton recueilli 
par d’autres travailleurs afin d'éviter toute suggestion. Le 
tableau suivant est un exemple typique des résultats obtenus. 


(276) 


ANSE A Re SP RER AS te IR TS QE ER RE ie PSC TEE CR PS 28 RES a Pl 
= BER EMT RSET eS Spt se Maes FE a UE an RT He GE eA 1 
# St PAT BR eh ee re Vas 


— 14 — 


Plankton du 23 Août 


Surface 10 metres 20 mètres 
= = 
1 . . iy; OO À . = 
Prévisions | Chiffres réels | Prévisions | g | Prévisions | 2 
= = 
3 S 
Cydippides 20 18 15 12 8 10 
Sagittas Rares 5 Quelques unes | 10 | assez nombreuses | 25 
Méduses Rares 2 assez nombreuses | 18 rares 7 
Copépodes assez nombreux {assez nombreux Nombreux. Mélange de 


formes superficielles positives 
et profondes négatives surtout 
atom, Quelques larves élevées 
de crustacés supérieurs. Alevins 
de poissons. 


La pêche a eu lieu à 10 heures environ au large. Les pré- 
visions ont été établies à terre vers 10 heures et demie. Les 
faits prévus pour les copépodes de 10 et 20 mètres se sont exac- 
tement vérifiés à l'examen du plankton recueilli. Chaque fois 
que nous avons recommencé l'expérience nous avons eu le 
même bonheur. Par conséquent pour un plankton bien connu, 
bien étudié on peut arriver à savoir à l'avance ce que va donner 
une pêche exécutée dans des conditions déterminées. Si donc, 
on veut s’astreindre à noter soigneusement les variations 
saisonnières de la composition du plankton dans les différentes 
mers, les réactions des animaux planktoniques vis-à-vis des 
agents physico-chimiques on doit arriver à connaître les lois 
particulières qui règlent les mouvements des animaux flottants. 
Ce n’est que plus tard, lorsque les documents recueillis dans 
les diverses régions seront assez nombreux, qu’on pourra 
chercher à exprimer des lois générales suflisamment précises. 
Le plankton végétal joue un grand rôle sur la répartition du 
plankton animal qui le suit dans ses migrations. Les végétaux 
flottants marins interviennent dans la répartition des animaux 
pélagiques, comme la flore terrestre dans celle de la faune des 


ae oe — 


continents, et le problème le plus important est peut-être de 
déterminer les actions qui font monter les végétaux plank- 
toniques 4 la surface ou les font s’enfoncer. 

Nes recherches permettent de comprendre l'action des 
courants chauds et froids sur le plankton animal étudié, 
comment suivant les températures on peut avoir des effets 
différents ; la pauvreté relative des eaux sursalées où saumätres ; 
l’origine possible de leurs faunes. Elles nous font saisir une 
partie du mécanisme régulateur du niveau de flottaison, et 
comment des actions accélératrices exagérées peuvent aboutir 
à un arrêt total. 

Quant aux résultats pratiques, ils intéressent à la fois le 
zoologiste qui économisera du temps dans la recherche et la 
capture des animaux pélagiques qu'il désirerait étudier et le 
pêcheur qui peut espérer connaître un jour des lois simples et 
suflisamment générales pour lui faciliter la recherche des 
poissons dont la majeure partie suit les oscillations du plankton. 


(276) 


Berlin et chez M. Le Soudier, 174-176, Hours Saint-Germain | 
à Paris. N 


suivants et franco 3 oa 3 pi N NS 
es Piet | - “à Fr. ea 


268. — Vingt-cinquième campagne scientifique ( Hirondelle 273): Hour A. - À 


269. — Surla présence, en Méditerranée, d’ une variété de I’ Aplidium — ECS 


274. = Campagne Scientifique de l’Hirondelle II (1913), Liste dés uf >> ae 


Le Bulletin est en dépôt Lies Friedlander, 1k; Lt 


Les numéros du Bulletin se vendent séparément. aux. prix 


‘i 


* 


299: — Sur un cas d’anomalie présenté par un spécimen de Ler- I N #2 
naeopoda longibrachia Brian, par le D' A. BRIAN,...... I » 


260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. le Dr Louis 


CHELLE. 4. scene sense eee esse eeesesce | I » WN 


261. — Notice préliminaire sur Grimaldichthys profundissimus : NOV ee 
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres Dour 
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. A. S. le ee 
Priñce.de Monaco, par Lonis Rouis:.5.12 tm... ee ee 


262. — Sur quelques intéressantes espèces d’Amphipodes provenant | 
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de la 
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, Paty, Sen cae 
Ed." CHEVREUX.. oles o's ee de oie le SE Ne NO saa ae 


263. — Regeneration acôler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi- 
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Mittheilung), von 
Florence PEEBLES, Ph. 


264. — Crustacés commensaux et parasites de la baie de Concarneau, 


sete cece creer essere cess esreenae. ow 


par le D: Jules GUTART 6 oss dye th dede Sots bee aio eee ee | ry 
265. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. = = =~ 
{Deuxième note préliminaire) par Henri MARCELET...... — Re a 
266. — Ein. Meeres-Photometer, Von Klaus Grein........... 040 um 0. 


267. — La question du Goémon de fond, par Yves DELAGE, 4 
Directeur de la Station Biologique de Roscoff.......... 1 ». 


Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO..,....... 0 50. D DE 


lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarctique, pars 1] D 
- Ernest BREMENT 0 Weil ce ao oe ee RE ATE Bam, 


x: 

270. — Quatriéme note préliminaire sur les PoLycHETES provenant __ DS 
des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alice, = 

ou déposées dans le Musée Océanographique de Monaco, | AE cas 

par Pierre Fa vevvsesstseecetertestestssattees 2 80 oe 


271. — Analyses des huiles préparées à bord des yachts deS. A.S. tue 
! le Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques eh SE 
(Premiere note préliminaire), par Henri MARCELET ...... | ree EN 
272. — Etudes sur les Gisements de Mollusques comestibles des TAMIR, gh: 
a Côtes de France. La Méditerranée : de Cerbère à Vem- 


bouchure de l'Hérault (avec une carte), par L. Joupin.. ee 250 ‘ 


273. — A note on some: Myxosporidia collected at Monaco. Brit ns fo | 
A’ PRINGLE: JAMESON. N dp en Ne he ane SOON 


Stations (AVEC UNE CARTE) Se sen nn patentee me ab DE 


275. — Études préliminaires sur les Céphalopodes recueillis au 
cours des Croisières de S.A. S. le Prince de Monaco. 
3° Note : Mastigotheuthis magna, nov. s. p., par L. Jousin. * x DR 

276. — Recherches Biologiques sur le. Plankton pars en REN 

par Maurice cls EE ee us ni 


x. ! EX N ~ 


MONACO. — IMPR. DE MONACO. 


i k 4 \e 


CÉANOGRAPHIQUE 


1 à { 


| (Fondation ALBERT le PRINCE DE Monaco) 


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uelques expériences sur la croissance _ 


N z= Let | Par 1 k 


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des algues marines à Roscoff. | 


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(Note préliminaire) 


par Mme Paul LEMOINE. 


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. … Docteur és-sciences 


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000 i 
RR 


internationaux. | AAN ie Bee, Sn HA 
29 et eile as ane possible les abréviations. fi | 


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Bel 4° Ecrire en len tout nom a latin. pis Be 
5° Dessiner sur papier ou bristol bien blanc au. crayon Wolf ur . 
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8° Remplacer autant que Bossible les Are par des ae dans te 
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la dimension definitive qu'on désire. | 


Les auteurs reçoivent 50 exemplaires de u mémoire. ils peuvent, er 
outre, en faire tirer un nombre quelconque — faire “a demande sur le 
manuscrit — suivant le tarif suivant : | \ 


100 ex. 150 € ex. | | 200 ex. er 


Un quart de teuulle =... JAN ar il 520 680. Bf 40. rd 
Une demi- males “470, 6.70 |: 8 80 | 17, »113% 
Une feuille entière. ..1/8 10 9 80 | 13 80! 16 BROS À 


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N faut ajouter | à ces prix celui des plariches quand il y a «lieu 


Musée océanographique (Bulletin), Monaco. % 


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BULLETIN DE L'INSTITUT OCEANOGRAPHIQUE 
(Fondation ALBERT I, Prince de Monaco) 


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4 No 277. — 25 Décembre 1913. 
3 
| 


Quelques expériences sur la croissance 
des algues marines à Roscoff. 
(Note préliminaire) 


par Mme Paul LEMOINE 


Docteur ès-sciences 


La vitesse de croissance des algues n’a fait jusqu'ici l’objet 
d'aucune recherche méthodique, ni en France: (r), ni à notre 
connaissance à l’étranger. Monsieur L. Mangin, Professeur au 
Muséum d'Histoire Naturelle, a souvent attiré l'attention sur 
l'intérêt de cette question au point de vue de la biologie des 

diverses espèces d'algues et sur son importance pratique par 

suite de l’exploitation régulière et autorisée, d’une part du 

goémon (Fucus, Ascophyllum, Laminaria (2}), d'autre part du 
‘maérl (Lithothamnium). 

: J'ai entrepris une série d'expériences sur ce sujet et j’al 

été amenée à les poursuivre à Roscoff (Finistère). Grace a 


(1) Il faut signaler une expérience très intéressante de M. Paul Hariot 
| (C. R. Acad. Sciences CIL, 2 Août 1909, p. 352), faite à Saint-Vaast-la- 
> Hougue (Manche), mais elle ne concerne que les Fucus. 


(2) Voir en particulier Yves DELAGE. La question du goömon de fond. 
Bull. Institut Oceanographique, 30 juin 1913. 

Fertilizer resources of the United States. Senate 62° Congress, 2e 
Session, Document no 190, Washington 1912, 290 p., 18 pl. 


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l’organisation de la station, cette localité est privilégiée pour 
l'observation des algues ; aussi suis-je particulièrement recon- 
naissante à M. Yves Delage, Directeur de la Sation, de m'avoir 
autorisée à y poursuivre des expériences d’une longue durée 
qu'il veut bien suivre avec intérêt. 

Grace au dévouement que J'ai rencontré dans le personnel 
du Laboratoire, j'ai pu organiser, d'une part des expériences au 
Laboratoire, d'autre part des expériences en pleine mer, dans 
un parc dépendant du Laboratoire, sur le rivage de l'Ile Verte. 

Au début, mon intention était d'étudier seulement la 
croissance des algues calcaires, et, a cet effet, j'avais organisé 
comparativement des expériences au Laboratoire et à l'Ile 
Verte ; par la suite, il s’est trouvé que, sur les paniers sem 
pour les expériences, de nombreuses algues se sont développées, 
ce qui m'a conduite à étendre les observations de croissance 
à un certain nombre d'espèces. Ces observations ent 
complétées par des indications que J'ai relevées sur diverses 
digues ou tourelles de Roscoff, sur lesquelles les algues en 
expérience avaient été repérées avec soin. | 

D’autres expériences sont organisées ; mais j'ai pensé qu'il 
était préférable de donner déjà les résultats obtenus, en 
expliquant pourquoi ils ne sont pas plus complets. 

D'ailleurs, comme dans toutes les expériences, les résultats 
n’ont porté que sur la moitié environ des individus en obser- 
vation ; certaines algues ont disparu, d’autres sont mortes. Je 
ne me dissimule pas d’ailleurs, que, pour avoir des résultats 
absolument précis, il faudrait surveiller les expériences sinon 
chaque jour, du moins chaque semaine. Mais, comme jusqu'ici 
personne n’a eu l’occasion de faire ce travail, je pense qu'il n’est 


pas inutile de présenter ces observations telles qu’elles ont été 


faites. | 
Les expériences ont été commencees en Juillet-Aoüt 1912; 
puis les algues ont été visitées à nouveau en Juin 1913, Août 
1913, Octobre 1913 ; il. a’ été possible ainsi, non seulement de 
mesurer la vitesse de croissance, mais aussi de noter l’apparition 
d’un certain nombre d'espèces. 
Dans l'intervalle des visites, des envois des algues calcaires 


à 
— 9 — 


en expérience furent faits par le personnel du Laboratoire pour 
me permettre de suivre avec plus de précision la croissance en 
hiver. 

On peut, dès à présent, séparer au point de vue de la vitesse 
de croissance les algues crustacées : Mélobésiées, Ralfsiacées et 
Squamariacées, dont la croissance est infiniment plus lente que 
celle des autres algues ; les expériences poursuivies pendant 
15 mois sur plusieurs espèces, montrent que la croissance est 
en général de moins de I centimètre par an, et seulement de 
quelques millimètres pour la plupart des individus.Au contraire, 
dans |z plupart des autres algues marines, il semble :que 
la croissance soit au moins de 1 centimetre par mois, fré- 
quemment de 2 à 3 centimètres ; le maximum observé jusqu'ici 
est de 5 centimètres par mois pour certains individus de 
Fucus et de Laminaria. 


CROISSANCE DES ALGUES BRUNES. 


1) Fuevs. 


Les observations sur les Fucus ont été faites d’une part sur 
la nouvelle digue du Port de Roscoff, digue qui se détache près 
de la chapelle Marie-Stuart et que j’appellerai Digue Marie- 
Stuart, d’autre part sur un panier en osier à l'Ile Verte, enfin 
sur plusieurs tourelles de Roscoff. 

I. Sur la portion de la digue Marie-Stuart dont la cons- 
truction était terminée le 15 Decembre 1912,0n n’observait aucun 
Fucus le 15 Juin 1913; le 15 Août la surface de la digue était 
couverte dun tapis de jeunes Fucus de 4 à 20 millimètres de 
longueur, à hauteur du premier caniveau ; on remarquait 
d’ailleurs deux zones très nettes dans cette végétation de jeunes 
Fucus ; ceux de la partie inférieure (a), placés à environ ı mètre de 
la base de la digue mesuraient de 1,6 centimètre à 2 centimètres, 
_ tandis que ceux de la partie supérieure (b), situés environ 40 cen- 
timétres plus haut, mesuraient 0,4 centimètre. Le 30 Octobre, 
les Fucus avaient grandi de 4 à 8 centimètres ; la différence de 


(277) 


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taille entre les deux zones de Fucus subsistait toujours: les 
uns avaient 7 à 10 centimètres de hauteur, les autres 4 centi- 
metres 4/5 centnnètres. 

II. Des échäntillons de Fucus serratus (?) se sont développés 
entre le 15 Août et le 30 Octobre et atteignaient à cette date 
12 centimètres de longueur (panier de l’Ile Verte). 

Ill. Des Fucus vesiculosus se sont développés sur un bloc 
qui a servi à la construction de la Digue Marie-Stuart et qui a 
été recouvert ensuite ; ces Fucus ont atteint la taille de 30 centi- 
mètres pendant un laps de temps de g mois au maximum (Sep- 
tembre à Juin). 

IV. Dans d’autres expériences (panier de l'Ile Verte) des 
exemplaires de Fucus vesiculosus, ayant 6 centimeres de lon- 
sueur le 15 Juin, ont grandi de 6,5 centimètres entre le 15 Juin 
et le 15 Août, soit en deux mois; l’un d’eux, montrait deux 
vésicules. En prolongeant hypothétiquement la courbe de 
croissance (en pointillé sur le tableau page 17) on voit que 
la date d'apparition de ces Fucus a été sans doute la fin d'Avril. 

V. Enfin des Fucus vesiculosus de 10 a 12 centimètres 


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de longueur ont grandi de ı centimètre à 1,5 centimètre en 


2 mois ou 2 mois 1/2, suivant les échantillons considérés 
(tourelle de Pighet). 

Resume. — On constate, dans les expériences I, III, IV, 
une croissance de 2,5 centimètres à 3,3 centimètres, par mois, 
soit que la croissance ait été calculée depuis l'apparition de la 
fronde (I et III) soit qu'il s'agisse de la croissance d’une algue 
ayant déjà une certaine dimension (IV). 

Au contraire d’autres expériences ont donné des résultats 
moins bons {expériences V, tourelle de Pighet) ; la croissance 
n'aurait été dans ce cas que de 0,4 centimetre a 0,7 centimenne 
par mois; l'observation a eu lieu, comme dans la plupart 
des expériences précédentes, pendant les mois d'été, mais il y 
a lieu de se demander s'ils ne se sont pas trouvés dans des 
conditions défavorables, la tourelle ayant été passée à la chaux 
dans l'intervalle. | se 

Enfin certains Fucus (Fucus serratus, expérience IT) ont 
montré une croissance de 5 centimètres par mois. 


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Expériences faites sur les Fucus par d'autres observateurs. 
— En France la seule observation faite sur les Fucus (Fucus 
vesiculosus et Fucus plalycarpus) est celle effectuée il y a 


quelques années par M. P. Hariot (1), Assistant au Museum, 


à l'Ile Tatihou, près Saint-Vaast-la-Hougue (Manche). 

1) Des rochers situés du côté de la terre ont été grattés avec 
soin en automne ; les jeunes Fucus n'ont apparu qu'au début 
de Juin et mesuraient au début de Juillet 0,3 centimètre à 
0,6 centimètre. 

2) Des Fucus adultes coupés en automne ont recommence 
à pousser en Janvier et atteignaient en Juillet 4 à 5 centimètres. 

La première expérience est à rapprocher de l'expérience I 
ue jai faite a Roscoff, où, sur une paroi de pierre neuve, 
les jeunes Fucus n'ont apparu que vers la fin de Juin et 
atteignaient 2 centimètres le 15 Août. 

La deuxième expérience montre pour les Fucus de St Vaast 
une croissance de moins de ı centimètre par mois ; ces résultats 
seraient inférieurs à ceux que Jai obtenus pour plusieurs Fucus 
à Roscoff, mais ils se rapprochent de ceux de l’expérience V ; 
il est possible que, comme dans cette dernière expérience, les 
rochers se soient trouvés dans des conditions défectueuses 


pendant l'hiver. 


2) LAMINAIRES. 


Les observations sur les Laminaires n’ont eu lieu jusqu'ici 
que sur le panier d’osier de l'Ile Verte; elles n’ont été effectuées 
que sur le Laminaria saccharina. 

I. Deux individus se sont développés entre le 15 Juin et le 
Aout et mesuralent a cette date, l'un a) 5,5 centimetres, 
l’autre b) 7,5 centimètres ; ce dernier b) mesurait 21 centimètres 
le 30 Octobre. | 

II. Une Laminaire s’est développée entre le 15 Août et le 
30 Octobre et mesurait à cette date 6 centimètres. | 

En résumé, pour des algues de moins de 8 centimètres la 


(i), FIARIOT. Sur la Croissance des. Fucus. C. R. Acad. Sciences CIL, 
2 Août 1909, p. 252-354. 


(277) 


croissance 4 été de 2,4 centimètres, 2,7 Centimettes Mens 
centimètres par mois; pour des algues ayant dépassé cette 
dimension la croissance parait plus rapide: elle a été de 
5,2 centimètres par mois (I, b). 

III. J’ai fait également il y a quelques années une autre 
expérience au Laboratoire de Tatihou a Saint-Vaast-la-Hougue 
(Manche). Une Laminaire (L. saccharina) qui mesurait 27 centi- 
mètres de longueur le 7 Avril 1910 avait grandi d’environ 
10 centimètres le 7 Septembre ; la croissance avait donc été 
dans ce cas de 2 centimètres par mois; la croissance aurait 
été un peu plus faible que ‘dans les expériences /précedentes 
mais il faut noter d’autre part que, l'expérience ayant eu lieu 
en Laboratoire, les conditions étaient moins bonnes que dans 
les experrences let Ie Rescot 

Il faut faire remarquer, d’une façon générale que les algues 
ne pouvant pas être visitées continuellement, la date précise 
d'apparition est inconnue ; les chiffres de croissance sont 
donc toujours des minima dans ce cas ; au contraire lorsque 
des algues sont mesurées et qu'elles continuent à croître, le 
chiffre indiqué est rigoureusement exact. 

Toute une série d'expériences sont actuellement organisées 
à Roscoff et aux rochers de Duon sur les Laminaires (L. saccha- 
rina, L. digitata, Saccorhiza bulbosa) en vue d'étudier com- 
parativement la vitesse de croissance de la première feuille et 
celle des feuilles de remplacement qui d’après les auteurs 
apparaissent tous les ans en hiver au sommet du stipe et qui 
repoussent la feuille existante laquelle se détache au printemps. 

Autres expériences sur les Laminaires. — Les premiers 


stades de la croissance des Laminaires ont été observés par. 


M. Drew (1) qui a étudié, au Laboratoire de Plymouth, les 
phénomènes de reproduction, de fécondation, et le dévelop- 
pement des jeunes plantes de Laminaria digitata et L. saccha- 
rina. Les jeunes plantes, nées en hiver au Laboratoire, me- 
suraient en Juillet 0,6 centimetre à 1,3 centimetre, gaomer 


(1) H. Drew. The reproduction and early development of Laminaria 
digitata and Laminaria saccharina. Annals of Botany, xxiv, Janvier 
1910, P. 177-190, pl. xiv, xv. 


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elles mesuraient 4 centimètres à 6,5 centimètres. M. Drew 
fait remarquer la lenteur de cette croissance en aquarium; en 
effet on a vu plus haut que, en pleine mer, à Roscoff les Lami- 
naires atteignent 6 centimètres en deux mois au maximum. 

Une autre observation fort intéressante fut faite il y a un 
siècle dans l'Est de l'Écosse (1); deux ingénieurs ont observé, 
au moment de l'érection d’une balise, la croissance de Lami- 
naria digitata et Alaria esculenla sur une roche située au large 
des Firth of Forth ; cette roche, couverte d'algues, fut travaillée 
et entièrement débarassée des algues en Novembre. Or en Mai, 
soit après 6 mois, on a constaté une croissance de 2 pieds (60 
centimètres) pour Laminaria digitata et de 6 pieds (1 mètre 83) 
pour Alaria esculenta. La croissance aurait donc été d'environ 
10 centimètres par mois pour l’une et de 30 centimètres pour 
l'autre. 


3) AUTRES ALGUES BRUNES. 


Himanthalia lorea. Cette espèce a été observée sur le panier 
doser dé lle Verte: entre le 15 Juin et le 15 Août des 
thalles se sont développés et étaient le 15 Aoüt constitués par 
appareil veoetatit : tige de 3 centimètres et cupule de 2:à 3 
centimètres; entre le 15 Août et le 30 Octobre la fronde a 
apparu et mesurait 11 centimètres ; la croissance avait donc 
été pour la fronde de 4,4 centimètres par mois. 

Dictyota dichotoma a atteint la taille de 3,5 centimètres et 
de 4 centimètres, d’une part sur des pierres attachées au panier, 
entre le 15 Août et le 30 Octobre, d’autre part sur le panier 
d’osier, entre le 15 Juin et le 15 Août (Ile Verte). La croissance 
a donc été d’environ 1,6 centimètre par mois. 

Leathesia difformis. Cette espèce est une. des premières 
qui apparaissent sur les paniers d’osier. Certains individus 
se sont déyeloppés-entre le 15 Juin et le 15 Août et ont atteint 


(1) in SetcnHeLt. The Kelps of the coast of United States and Alaska. 
Meriilzer resources of ihe United States, (voir p. 170-171). Senate 62e 
Congress, 2e Session, Document no 190, 290 p., 18 pl., Washington 1912. 


(277) 


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la dimension maximum de 3 centimètres >< 2 centimètres ; 


l'un d’eux, qui mesurait 0,5 centimètre le 15 Août, mesurait — 
1,3 centimètre le 30 Octobre; la croissance aurait été très 


faible pour cet échantillon ; en effet, pendant le même laps de 
temps du 15 Août au 30 Octobre, d’autres Leathesia se sont 
développées et ont atteint 3 centimètres (les dimensions res- 
pectives sont 0,9 centimètre sur une des faces du vieux panier, 


2 centimètres sur le couvercle du vieux panier et 3 centimètres 


sur le panier neuf). 
De ces observations il résulte que la moyenne de croissance 
des Leathesia est de un peu plus de 1 centimètre par mois. 
Asperococcus sp. s'est développé sur le panier du parc de 
l'Ile Verte entre le 15 Juin et le 15 Août et mesurait 2 centi- 
mètres à cette date. 


4) RALFSIACÉES. 


La croissance d'algues crustacées fixées sur cailloux m'avait 
paru utile à étudier en comparaison de celle des algues 
calcaires. 

Au Laboratoire la croissance maximum observée pour l’année 
a été de 1,5 cehtiMetre >< 1,5 céñtimetré pour un thalies am 
les autres elle n’a pas dépassé 0,6 centimètre à 0,9 centimètre. 
La croissance est un peu plus rapide que celle des algues 
calcaires, mais elle est beaucoup plus faible que celle des autres 
algues marines. Comme pour les algues calcaires elle paraît 
avoir lieu uniformément toute l’année. Des thalles ont pris 
naissance en aquarium et se sont bien développés ; jusqu’à 


7) 
présent il n’en a pas été de même pour les Mélobésiées. 


CROISSANCE DES ALGUES ROUGES. 


Rhodymenia palmata. — Ces algues se fixent très facilement 
sur les paniers de l'Ile Verte. 
I. Des Rhodymenia se sont développés avant le 15 Juin sur le 
panier et mesuraient 5 centimètres à cette époque. 


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Il. D'autres Rhodymenia se sont développés entre le 15 Juin 
et le 15 Août et avaient atteint à cette date la taille de 4 centi- 
mètres ; on a pu suivre leur croissance jusqu’au 30 Octobre, 
AB été de 3,5 centimètres. 

III. Du 15 Août au 30 Octobre de nombreux Rhody mena se 
sont développés sur le panier et ont atteint 1,5 centimètre sur 
une des faces du panier et 7 centimètres sur le couvercle. 

En résumé la croissance aurait été, pour l’experience II, 
de 1,6 centimètre par mois (2 centimètres pendant les deux 
premiers mois et 1,4 centimètre pour les deux suivants), tandis 
que pour l'expérience ‘III la croissance aurait été de pres de 
3 centimètres par mois. 

Chylocladia Kaliformis a atteint la taille de 2,9 centimètres 
em le 15 Juin et le 15 Août, un autre échantillon s'est 
développé entre le 15 Août et le 30 Octobre et mesurait 2,2 
centimètres. 

Un certain nombre d’autres espèces ont apparu sur le panier 
de l'Ile Verte pendant l'été, mais elles n’ont pu être déterminées, 
soit qu’elles aient disparu depuis le début des expériences, soit 
qu'elles soient actuellement encore trop jeunes pour pouvoir 
être déterminées. C’est ainsi que des Ceramium se sont déve- 
loppés les uns entre le 15 Juin et le 15 Août, les autres entre le 
15 Aout et le 30 Octobre et ont atteint dans chaque cas 7 centi- 
mètres de longueur. Des Nilophyllum sp. ont montré une 
croissance de 3 à 4 centimètres en 2 mois. 


CROISSANCE DES ALGUES CALCAIRES 
(Mélobésiées) 


Aucune donnée ne permettait jusqu'ici de se faire la moindre 
idée de la croissance des algues calcaires. Il semblait a priori 
que la nécessité de fixer le calcaire au fur et à mesure de la 
croissance dût la rendre plus lente; mais d'autre part l’edi- 


fication des récifs coralliens, à laquelle contribuent pour une 


si grande part les algues calcaires, paraît se faire assez rapi- 
dement. 


(277) 


Un petit nombre d'observations ont été faites sur la crois- 
sance des Coraux ; mais des expériences méthodiques sont 
actuellement organisées en Floride (1); il semble résulter, 
malgré la contradiction de certaines expériences, que la crois- 
sance des coraux est très lente. Aucune expérience n’a été 
faite sur les Corallinées et je ne connais qu’une seule observation 
sur la croissance des algues vertes incrustées de calcaire : 
c’est celle de Finck ‘sur les flalimeda. Cet auteut a oe 
des Halimeda ayant fourni une croissance de 5,5 centimétres 
de hauteur et de 8 centimètres de largeur en six semaines, 
soit en somme une croissance de 3,6 centimétres >< 5,3 centi- 
métres par mois. Cette unique expérience tendrait 4 montrer 
que les Halimeda croissent beaucoup plus rapidement que les 
 Mélobésiées, ou plutôt que les algues calcaires des régions 
chaudes poussent plus rapidement que celles des régions tem- 
pérées ?; mais il ne faut pas oublier d'autre "partilPemetence 
d'énormes bancs de Mélobésiées dans les régions froides. 

Conditions de vie. — Les expériences que J'ai faites à 
Roscoff ont été poursuivies pendant quinze mois, simultanément 
au Laboratoire de Roscoff et au parc de l'Ile Verte. 

Au Laboratoire, ces algues ont parfaitement vécu dans des. 
bacs exposés au Nord, avec une faible profondeur d’eau (environ 
10 centimètres) et avec un renouvellement d'eau constant; 
l'agitation de l’eau ne paraît pas être une condition indispen- 
sable, ainsi que Noll (2) l’a d’ailleurs déjà fait remarquer pour 
les algues cultivées en aquarium dans de l’eau douce additionnée 
de solutions salines. D’autre part la profondeur de l’eau et 
par suite la pression ne parait pas jouer non plus de role. 


Des expériences’ furent faites aussi en été pour se rendre” 


compte de l'influence de la lumière ; certains thalles étaient 
placés dans des bacs éclairés au Nord, d’autres dans des bacs 
au Midi, mais abrités des rayons du soleil par des écrans; 
au bout d’un mois des algues vivaient aussi bien dans les deux 
conditions. | 


(1) Voir le resume in Gravier, Revue Generale des Sciences, 15 Dé- 
cembre 1913. 
(2) Noir. Ueber die Cultur von Meeresalgen in Aquarien. Flora, II. 1892, 


p.287. 


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Dans le parc de l’Ile Verte les algues calcaires ont été mises 
dans des paniers d’osier constamment immergés ; un premier 
panier tout en osier s’est montré relativement défectueux pour 
a vie des algues; le couvercle en osier rendait l'intérieur 
du panier trop sombre et permettait le développement d’une 
foule d'animaux qui recouvraient les algues calcaires ; les 
gigmwes ont pris une teinte rouge tres foncé. Aussi après cet 
essai les algues ont-elles été transportées en partie dans un 
panier à couvercle de fil de cuivre ; la lumière a mieux pénétré, 
il n’y a pas eu développement d'animaux, et le renouvellement 
de l’eau paraît également avoir eu lieu dans de meilleures con- 
ditions. Des algues ont été mises de Août à Novembre dans - 
les deux paniers et les résultats ont été plus satisfaisants dans 
le panier à couvercle de cuivre. 

Il a été mis en expériences les trois espèces les plus com- 
munes des côtes de Bretagne : Lithothamnium Lenormandi et 
Lithophyllum incrustans, espèces crustacées littorales, qui 
forment, sur les cailloux etles rochers, des croütes, peu épaisses 
lorsqu'elles sont jeunes et Lithothamnium calcareum espèce 
ramifiée qui repose librement sur les fonds sableux des environs 
de Roscoff. Ces trois espèces ont vécu aussi bien au Laboratoire 
que dans les paniers de l’Ile Verte. Les espèces littorales vivent 
au Laboratoire dans quelques centimètres d’eau et à l’Ile Verte 
sous 1 mètre d’eau environ à marée basse et sous quelques mètres 
d'eau à marée haute. L'espèce sublittorale L. calcareum 
(maerl) qui vit habituellement dans des fonds de 5 à 30 mètres 
paraît vivre assez bien en Laboratoire. A l'Ile Verte il s’est 
trouvé que, dans l’un des paniers, la boue s’etait accumulée 
si bien que les individus de L. calcareum étaient englobés dans 
une boue vaseuse noire; or la majeure partie était vivant, 
ce qui confirme des observations faites antérieurement à 
Concarneau (Finistère) (1) où de nombreux dragages avaient 
montré fréquemment la présence de L. calcareum dans des 


(1) Mme Paul Lemoine. Répartition et mode de vie du Maérl (Litho- 
thamnium calcareum) aux environs de Concarneau (Finistère). Annales 
Institut Océanographique J, fasc. 3, Monaco 1910, 28 p., ı pl. 


(277) 


fonds de boue. Dans l’autre panier les individus étaient tous 
vivants. 


En résumé les algues calcaires peuvent vivre en aquarium et — 


certaines y vivent déjà depuis 15 mois ; elles vivent a fortiori à 
l'Ile Verte dans des conditions qui se rapprochent de leurs con- 
ditions naturelles. 
Il est presque impossible de songer à organiser des expé- 
riences de croissance en pleine mer pour les algues calcaires. 
Elles poussent dans des anfractuosités ou sur les crêtes des 
rochers et y affectent des formes si irrégulières qu'il est très 
difficile dans la plupart des cas de les mesurer avec précision ; 
d'autre part ces algues né découvrent en principe qu’aux très 
fortes marées, ce qui augmente encore la difficulté. Après avoir 
souvent cherché des échantillons faciles à mesurer, vivant dans 
la zone accessible aux marées moyennes, sur des rochers 
bien repérés de facon à pouvoir être retrouvés facilement, J'ai 
dû y renoncer. Il est donc plus pratique de recueillir, à marée 
basse, des thalles fixés sur de petits cailloux mobiles, qu’on 
trouve dans une profondeur de quelques centimètres d’eau 


seulement par les marées moyennes et d'organiser des expériences 


ainsi qu'il a été dit plus haut. 

Vitesse de croissance. — Pour mesurer la vitesse de crois- 
sance je me suis adressée aux deux espèces littorales communes 
a Roscoff : Lithothamnium Lenormandi et Lithophyllum in- 
crustans, qu'on trouve à marée basse entre le Laboratoire et 
l'Ile Verte. De nombreux échantillons de ces espèces ont été 
mesurés et photographiés à diverses reprises de facon à mettre 
en évidence leur croissance. Ainsi qu'il a été dit, les expériences 
se sont poursuivies à la fois au Laboratoire et à l'Ile Verte. Par 
suite de divers accidents, il n’a pas été possible jusqu'ici de 
mesurer la croissance du Lithothamnium calcareum ; à cause de 
sa forme ramifiée la croissance ne peut être mise en évidence 
que par la photographie et non par des mesures directes. 

La plupart des thalles de Mélobésiées mis en expérience, 
soit au Laboratoire, soit dans le panier de l'Ile Verte, ont 
montré une croissance de 0,2 centimètre à 0,3 centimètre 
pour l’année entière (fin Juillet 1912 à Août 1913); le maximum 


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de croissance a été, pour un thalle de Lithophyllum incrustans 
du Laboratoire, de 0,6 centimètre à 0,7 centimétre. D'une 
maniére générale dans ces expériences la croissance a été plus 
lente pour Lithothamnium Lenormandi que pour Lithophyllum 
incrustans. Sur les parois du panier d’osier les conditions 
ont été très favorables pour Lithothamnium Lenormandi; de 


. nombreux thalles ont apparu entre Août 1912 et Juin 1913 


et mesuraient déjà à cette époque 2 à 6 millimètres pour la 
plupart et même 1,4 centimètre >< 0,8 centimètre pour l’un 
d’eux; pour ce dernier thalle la croissance a continué et en 
Août 1913, au bout d’un an au maximum il mesurait 2 centi- 
mètres X 0,9 centimètre. Lä croissance aurait été de 0,3 centi- 
mètre par mois pendant les deux derniers mois et de au 
moins 0,1 centimètre par mois pendant les mois précédents ; 
cependant il est possible que le thalle observé soit le résultat 
de la confluence de plusieurs petits thalles. 

En général la croissance a lieu simultanément ou alterna- 
tivement suivant les deux diamètres de sorte que, surtout chez 
L. incrustans, le thalle conserve toujours à peu près sa forme 
arrondie. 3 

En vue de déterminer l'époque a laquelle a lieu cette 
croissance les algues ont été observées en Août, Novembre 
1912, Janvier, Juin, Aout et Octobre 1913 ;lacroissance paraît 
avoir lieu toute l’année, à des époques différentes suivant chaque 
individu, si bien qu’à chaque mensuration une partie seulement 
des thalles ont grandi. 

ll semble cependant que la croissance soit plus rapide en 
ce de Juin a Octobre ; pendant 4 mois 1/2 d'été du 15 juin 
au 30 Octobre, un certain nombre de thalles ont grandi de 
2, 5, 4 millimetres et mème pour l'un d'eux de 7 millimètres 
dans un des deux diamètres, soit jusqu’à 1,5 millimètre par mois. 

Il ne ma pas semblé jusqu'ici qu'il y ait une différence 
dans la rapidité de croissance des algues du Laboratoire 
comparées à celles de l'Ile Verte. Ces études sont poursuivies 
et apporteront sans doute des résultats nouveaux l'été prochain. . 


La croissance a été également observée dans une espèce du 
genre Melobesia : M. zonalis qui couvre, par ses thalles très 


(277) 


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minces de couleur rose, les parois de verre de l’Aquarium 
de Roscoff. En deux mois, du 15 Juin au 15 Août, des spores 
se sont fixées sur des lames de verre neuves et ont donné 
naissance à .des thalles de 250:à 300 x de diametre » sur ume 
même lame lesthalles sont très nombreux et très rapprochés et 
se fusionnent rapidement, de sorte qu’à partir de la dimension 
de 300 y la croissance devient difficile à suivre. 


CROISSANCE DES ALGUES VERTES 


Parmi toutes les algues ce sont certainement les Ulva et les 
Enleromorpha, si communes, qui paraissent pousser le plus 
rapidement ; elles montrent aussi une grande adaptation à se 
fixer sur les supports les plus variés: pierres. osier, ardoise, 
cable en fil de fer. Les Ulva et les Enteromorpha sont les 
premières algues de taille visible, qui se fixent sur un support 
quelconque ; une digue récemment construite, ainsi que Je l’ai 
observé à Roscoff pour celie de Marie-Stuart, est d’abord recou- 
verte d’un tapis de ces algues ; la végétation de Fucus ne 
s'établit qu'après celle des algues vertes. C’est d’ailleurs ce que 
M. Hariot avait déjà remarqué à S!-Vaast. Sur le panier d’osier 
immergé le 15 Août, on observait, fin Octobre, principalement 
des Ulva et des Enteromorpha ; en dehors de ces espèces il 
s'était développé des Leathesia, Dictyota, Himanthalia et Litho- 
thamnium. Les algues vertes envahissent à tel point les paniers 
d'expériences qu'il faut les supprimer avec le plus grand soin à 
chaque visite. 

Ulva lacluca. — Les Ulves atteignent facilement la taille de 
10 centimètres en 2 mois ou 2 mois et 1/2 pendant l'été (de Juin 
à Aout ou de Aout à fin Octobre), (panier de Vile Verte). Dans 
d’autres expériences la durée de la croissance n'a pas pu être 
précisée exactement ; par exemple des algues de 15 à 16 centi- 
mètres le 15 juin auraient eu au maximum 6 mois d’äge, mais 
il est probable qu'elles n'avaient que 2 à 3 mois. 

D'une facon générale, à la fin d'Octobre elles paraissaient 
_moins grandes et en moins bel état qu’en été. 


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Enteromorpha compressa. — Cette espece se mesure diflici- 
lement à cause de sa fragilité. Des exemplaires de 30 centimètres 
de la digue Marie-Stuart et de la digue de l'Ile Verte avaient, 
le 15 Juin, au plus 6 mois d’äge, et sans doute moins ; d’autres 
ent atteint 10 à 15 centimètres-sur le panier de l'Ile Verte entre 
le 15 Juin et le 15 Août et entre le 15 Août et le 30 Octobre. 

Codium tomentosum. — Un pied de Codium s’est développé 
entre le 15 Juin et le 15 Août et a atteint 1,8 centimètre sur le 
panier d'oster de l'Ile Verte. 


DATE D'APPARITION DES ESPÈCES 
EN EXPÉRIENCES. 


Des observations, comme celles qui font l'objet de cette note, 
mettent en évidence l'époque à laquelle se sont développées 
un certain nombre d'espèces. Bien que ces renseignements 
ne soient qu’approximatifs, il peut cependant être utile de les 
NÉlEVCr: 

Greet ainsi. qu il apparait d'une facon très nette que le 
Lithothamnium Lenormandi se développe à toutes les époques 
de l’année. On notera aussi que les Laminaria saccharina 
emt apparu entre le 15 Juin et le 30 Octobre, alors que leur 
date de reproduction est d’après les auteurs les mois de 
Novembre-Décembre. 

La liste suivante comprend les algues qui se sont développées 
sur les deux paniers de l'Ile Verte ; dans le cas où l'observation 
a lieu ailleurs je l’ai indiqué par un renvoi. 

J’ai pu également réunir des renseignements complets sur 
les dates d'apparition du Melobesia zonalis ; les spores de cette 
espece se sont fixées tres facilement sur des lames de verre 
mises dans les bacs de !’Aquarium de Roscoff où elle vit. 
D'après observation de lames placées à des dates différentes 
pendant une année entière, il résulte que les spores se fixent 
toute l’année et par suite que l’espece émet toute l’année des 
spores) capables de sermer. Ges spores ont été observées sur 


(277) 


D TON ae 


des lames mises dans les bacs respectivement aux dates 
suivantes : du 18 Juillet au 25 Août, du 15 Août au 30 Octobre, 
du 10 Septembre au 8 Novembre, du 15 Novembre au 
20 Janvier, du 20 Janvier au 15 Juin, du 15 Juin au 15 Août. 


Algues ayant apparu Algues ayant apparu Algues ayant apparu 
avant le 15 Juin entre le 15 Juinetle 15 Août | entre le 15 Août et le 30 Oct. 
Ulva lactuca (1) Ulva lactuca Ulva lactuca 


Enteromorpha compressa(1)| Enteromorpha compressa | Enteromorpha compressa 
Codium tomentosum 


Fucus vesiculosus Fucus vesiculosus (5) pas de Fucus vesiculosus ? 
Fucus serratus 

Himanthalia lorea Himanthalia lorea Himanthalia lorea 
Laminaria saccharina Laminaria saccharina 
Dictyota dichotoma Dictyota dichotoma (6) 
Leathesia difformis Leathesia difformis 
Asperococcus sp. 

Nitophvllum sp. (2) Nitophyllum sp. 

Rhodymenia palmata Rhodymenia palmata Rhodymenia palmata 
Ceramium sp. Ceramium sp. 
Chylocladia Kaliformis Chylocladia Kaliformis 


Lithothamnium Lenormandi | Lithothamnium Lenormandi | Lithothamnium Lenormandi 
et Melobesia sp. (7) 
Ralfsia sp. (3) 

Porphyra atropurpurea (4) 


(1) Panier. de: l'Ile Verte, Digue de PTle (6) Sur pierres, Ile Verte. 
Verte et de Marie-Stuart. 


(7) Panier de l’Ile Verte et ardoise. — De 
2)’ Sur pierres,.Lle Verte: 


plus au Laboratoire un thalle de L. Lenor- 


(3) Sur caillou, Laboratoire. mandi s'est développé entre le 27 Août et le 
(4) Gros bloc de la digue Marie-Stuart. 10 Novembre. 
(5) Panier de l'Ile Verte et Digue Marie- 
Stuart. 
RESUME 


J'ai résumé sur le graphique ci-joint les observations que 
j'ai faites à Roscoff sur la croissance des Fucus, des Laminaria 
et des algues calcaires Mélobésiées en y ajoutant celles des 
autres observateurs pour les Fucus et les Laminaria. 


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Courbes de croissance de quelques genres d'algues. 


(— Fucus ; mm Laminaria; — — — — Mélobésiées) 


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(277) 


On remarquera que dans l’ensemble des expériences, la 
vitesse de croissance des Fucus et des Laminaria est du même 
ordre de rapidité. 

Pour les Mélobésiées J'ai indiqué sur ce tableau le maximum 
de croissance qui ait été observé dans toutes les expériences 
de Roscoff ; la différence de vitesse entre ces algues calcaires 
et les autres algues est d'autant plus frappante. 

Il semble évident que la vitesse de croissance est fonction 
d’un certain nombre de facteurs : 

1) Influence des conditions extérieures. — On remarque 
dans le tableau ci-joint la présence de courbes de vitesse assez 
différentes les unes des autres pourles Fucus ; il y aurait en 
somme deux vitesses de croissance : soit 3 à 4 centimètres par 
mois, soit 1 centimètre par mois dans quelques expériences. 
Il semble jusqu'ici que les Fucus dont la croissance a été la 
‚plus lente se soient trouvés dans des conditions defectueuses ; 
c'est ce qui a eu lieu probablement pour ceux de la Tourelle 
de Pighet qui, mis en grand nombre en expérience, ont tous 
montré une croissance très lente ; or cette tourelle für passee 
à la chaux dans le courant des expériences. 

Sur la digue Marie-Stuart, j'ai insisté plus haut sur la 
différence très nette que présentent les Fucus situés à 50 centi- 
mètres de distance verticale les: uns’des autres tes 17275 
situés plus haut restent plus longtemps & sec, et eesi ns 
doute cette seule condition qui est cause du ralentissement 
de croissance qui apparaît très nettement sur le graphique. 

I] serait intéressant d'établir un grand nombre d’expériences 
pour comparer la croissance des Fucus d’une part dans les 
ports, à l'embouchure des rivières et d’autre part sur les rochers 
exposés à la pleine mer. Pour les Laminaires qui vivent plus 
loin du rivage et sont toutes placées dans des conditions à peu 
près analogues il n'y aura sans doute pas les mêmes différences 
de croissance entre les individus. 

2) Influence du substralum ; ıl semble que le substratum ait 
eu dans plusieurs cas une influence assez nette sur la rapidité 
de croissance: c’est ainsi que les Ulva lactuca, développées à 
la même époque sur le panier de l’Ile Verte et sur des mer 


woos Es 


— 19 — 


attachées au panier, mesuraient 15 à 16 centimètres sur le panier 


et 10 à 11 centimètres sur les pierres (Juin 1913). De même 


à la fin d'Octobre, les Ulves du panier mesuraient 7 à 10 centi- 
mètres et seulement 6 centimètres sur une ardoise fixée au 
panier. 

En résumé ce nest que par de très nombreuses expériences 
portant sur diverses espèces que l’on arrivera à se rendre 
compte exactemennt de l'influence des divers facteurs. sur la 
croissance des algues. Les expériences que j'ai actuellement 
en cours à Roscoff me permettront sans doute d'apporter dès 
Yan prochain de nouvelles contributions à ces problèmes 
d’oc&anographie biologique. 


(277) 


LE Bulletin est en end chez Radio vie | 
. Berlin et chez M. Le Soudier, 747 os De Saint Germai 
a Parls: Tad ty, | ee lo 


Les numéros. du Bulletin ‚se vendent séparément aux prix 
suivants et franco el CUP à à M, URL RU RS 


) Ki se he EURE" eu J à Br 
Nes “pe SRE ve 
260. — Les Bromures des Eaux marines, par M. he De ae RR à 


CBELLE «ré nnengsunernsanhennssnetsnsanuennensehahsgrsan] M 


261. — Nötice preliminaire sur Grimaldichthys pr ofundissimus noy. +. 
| gen., nov. sp. Poisson. abyssal recueilli à 6.035 mètres cae 
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. A. S.le 
Prince de Monaco, par Louis ROULE, AE yb ee ores eee 


262. — Sur quelques intéressantes espéces d’ Amphipodes provenant | 

| des parages de Monaco et des pêches pelagiques de la ne 
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, par N 
Ed. CHEVREUX.. 2... cess eee eee cece penne eee ees tec eeeeneas 


: en — ‚Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma diversi- 
color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Mita es von ane 
Florence PEBBLES, Ph.D). ae yt ees US AS Se us 


264. — Crustacés commensaux et parasites de la baie de Creatas 
"par le D: Jules GUIART. re reereenn re nerrenannns se | 


1265. —— L’arseniceet le manganèse dans quelques végétaux marins. | ek HA 
(Deuxième note préliminaire) par Henri MaRCELET. se. 1:8 |, 


Es 


266. — Ein Meeres-Photometer, Von Klaus GREIN................ 1 DB ur 


267. —. La question du Goémon de fond, ‘par aes ‘DeLee PA A: 
Et Directeur de la Station Biologique de Röscolt, rs Sage x, a, PRIE 


268. — Vingt-cinquième campagne Scientifique ( Hirondelle Il aie 4, cia 
a Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO. ae "so 


269. — Surla présence, en Méditerranée, d’une variété de I’ Aplidium ve Sr 
_lacteum Huitf., Synascidie arctique et subarctique, : Ban VE UE 
Ernest Ba en on, ». - 


290. Quatriéme note préliminaire sur les POLYCHÈTES provenant — 
des campagnes de l’Hirondelle et de la Princésse-Alice, 
ou déposées dans le Musée Océanographique de Monae, 

‘par ‚Bierre. BAUNEN aie au tt. a ISSUE PNA 


"271. — Analyses des huiles préparées à bord des yachts deS. A.S.. 
le Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques _ 
„(Premiere note préliminaire), par Henri MARCELET | messes) 


‘272. — Études sur les Gisements de Mollusques comestibles des «Run 
- Côtes de France. La Méditerranée : de Cerbére a heme, 02 
‘bouchure de l'Hérault (avec une carte), par L. Jourin... Da a 5c 


273. — A note on some Myxosporidia collected at. Monaco. By 
Bi A PRINGLE JAMESON 2. NDS UE. AN DRE Aa ee yr nee LO, 


274. — Campagne Scientifique de l’Hirondelle IT (1913), Liste des = … 
Stations (AVEC UNE CARTE). se essuie sa sew es pese mate en ; 


27a. Erde preliminaires sur les Céphalopodes recueillis. aut, 
ah: cours des Croisieres de S. A. S: le Prince de Monaco. 
3° Note : Mastigotheuthis magna, nov. s. p. , par L. Jousu 


276. — Recherches le sur le Lo (Deuxième Be 
par Maurice RosE........,....,.........essieeeee 
27 fie Quelques expériences sur ig croissance des algues marines ; 

a Beste (Note Re )s ade Mm" ‚Pauli Lemome oe 


CAN INSIDE : je À j Ent 


MONACO. — IMPR. DE uen By 


bea 


BULLETIN 


DE 


INSTITUT OCEANOGRAPHIOUE 


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CAMPAGNE DU SYLVANA 


(Fevrier-Ju in 1913) 


À Mission Comte JEAN pe POLIGNAC, Louis GAIN. 


Pe Liste des Stations 
| er Par L. GAIN 


Docteur &s-sciences 


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DO N) N 


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| 


(on FEI 


10: At les oe de la nomenclature > adoptées par ‘ 


intérnationaux. ath N à iy à 
12 Supprimer autant que e possible les abréviations. a 


| bibliographiques. 
4° Ecrire en italiques tout nom en latin. | 
5e Dessiner sur papier ou bristol Dee blanc au crayon Wolf A Je 


a} l'encre de Chine. es | | 

| 60 Ne pas mettre la lettre sur les dessins. originaux mais sur cles papiers 
“calques les recouvrant. 44002 MN | (hae I SE 
Te, Faire les ombres au trait sur papier ordinaire ou au | crayon noir sur 
| papier procédé. Er REN A 
80 Remplacer autant que tbe les du par ace quires dans le if 
texte en donnant les dessins faits d’un tiers ou d’ un 1 quart pine grands q 
la dimension definitive qu’on EL, on 


| manuscrit | — suivant le tarif suivant : x 


A 


ls ch Alben 400 ex. 450 ex. 200 0x. 


Un quart de ae. a “gts |: 5f20'| bo  8f40 | 
„Une démi-féuille. „ers, 1" 670.) 8.80 [tr Ande 
‚ Une feuille entiere.......|.8 10 | a ee 


Il. faut ajouter à ces prix celui d 


| Aäresser tout ce. qui concerne Bulletin a Padresse ‘suivant 


274 x 


At 


he Musée océanographique (Bulletin), Monaco, 


CAMPAGNE DU SYLVANA 


(Février-Juin 1913) 


Liste des 


Stations 
Par L. GAIN 


Docteur &s-sciences 


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| de DATE RE pe a en 
SE on LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) 
1913 
fl 28 février Au large de Lorient 
2 = 46° 54’ N. 30 48 W. 
3 1er mars 46° 23’ N 4° 37 We 
4 == 46°. 17° N 50 13 Ww. 
> == 46° 16° N 50.33) W. 
6 2 mars 450 37 N 70239. W. 
7 = 450 25? N TON SEE We 
Bi — 449 45? N 7° 12? W. 
9 3 mars 44° 27 N 7° 31° W. 
10 == 44° 24 N 7° 48 W. 
aa — 430 45’ N So 31° NV: 
iz 4 mars 430 34’ N 80 32 W. 
13 — 43° 49 N 80 35 W: 
14 = 430 43 N ge 33° W. 
15 5 mars 42° 56? N 9° 49° W. 
1G a 42° 30 N 100 05’ W. 
17 = 42° 06’ N 9° 48 W. 
is 6 mars 419 18 N 10° 08 W. 
19 = 419 11° N 9° 54’ W. 
20 = 40° 41’ N 10° 2Q’ W. 
21 7 mars 400 13 N 90 52° W. 
22 = 39° 48’ N 9° 43 W. 
23 — 39° 20° N 100 14” W. 
24 8 mars 380 54 N 100 31° W. 
25 = 380 52° N 100 17 W. 
20 Er N 40 boss ae Tage) N 
27 — Par le travers de la tour St Juliao et du Fort Bugio 


28 == Au large de la pointe Covo 
29 — En face la tour de Belem 


BE Nn TRES Sn MA er a a a + 3 
jet a Kap LT Ve Sih on ” vA . a Ne SERRE LET ts ; i REX 3: BUTS 
wR 
+ 2 , = 
4 PROCEDE = 
‘URE ou FOND de = OBSERVATIONS 
a RECOLTE = 
= 
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Filet fin étroit 1,5 nœuds (15 h. — 15h. 30) 
% > 
‘ | — Eau surf. 5 — (21h. 30 — 22h. 
af ; 
è = — (8h. — 8h.30 


— — 


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| 

8 — (12h. — 12h. 30) 

3 : — 6 — (20h. — 20h. 30) 
4 | be 18. he 8 Bao 
3 = (12h. — 12h. 30) 

) 

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) 


— 2 — (21h. — 21h. 30 
— 3 == (8h. — 8h. 30 
— — 7,5 — (12h, — 12h. 30 
— 3-4 — (20h. — 20h. 30) 
— . 4 — (8h. — 8h. 30) 
_ = je) (oh. = Toe 30) 
Filet fin étroit, haveneau 3 noeuds (20 h. — 20h. 30), méduses 
Filet fin étroit 3 nœuds (8h. — 8h. 30) 
— — 3%. (rach == 12h 30) 
— 5 — (20h. — 20h. 30) 
Filet fin étroit, haveneau 2,5 nœuds (8h. — 8h. 30), physalie 
a — 3 nœuds (12h. — 12h. 30), salpes 
Filet fin étroit 1,5 nœuds (20 h. — 20 h. 30) 
— 4 — (8h. — 8h. 30) 
Bae (ah 100,30) 
— 5 — (20h. — 20h. 30) 
5 — (8h. — 8h. 30) 
5 — (12h. — 12h. 30) 


8 —  (19h.30 — 20h.) 


8 — (20h. — 20h. 30) 
— (2th. — 21h. 30) 
8 — (22h. — 22h. 30) 


(278) 


a A ER 
— > = z ——— 
NUMÉRO LOCALITÉ en PROCEDE 2 y 
a DATE —_—— = en M RE ou FOND ce E à OBSERVATIONS 
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) METRES pee Ora 5 A 
1913 
1 28 février Au large de Lorient Surfac Filet fin etroit 1,5 nœuds (15h. — 15h. 30) 
2 en 460 54 N. 30 48? W. = = Bau surf. 5 — (ath. 30 — 22h.) 
3 1er mars 46° 23 N. 4 37 W. — = > — (8h. — 8h. 30) 
4 = | 40° 17 N. come W. = = = 8 — (12h, — 12h. 3o) 
5 = 460 16 N. 50 33} W. & _ Ro zone 
= (537 N. TNA = — § = (ei ie 
2 Le 450 25° N. 70 27) W. = — = 3 — (12h. — 12h. 30) 
5 = 440 45 N. 7° 12 W. = = 2 — (21h. — 21h. 30) 
9 3 mars 44° 27 N. Po We = = 3 — (8h. — 8h. 3o) 
10 Sr 440 24) N. 70 48° W. = = = 72 — (12h. — ı2h. 30) 
11 = | 43045 N. BST VV = = = 3-4 — (20h. — 20h, 30) 
An 4 mars 430 34 N. 8032? MW: = = 4 — (8h: — 8h. 30) 
ae me 430 49) N. | W. = _ = 5 — (12h. — 12h. 30) 
14 = 430 43° RS TE 33) Ww. = Filet fin étroit, havencau 3 nœuds (20 h. — 20 h. 30), méduses 
15 5 mars 420 56° N. 9° 40! W: = Filet fin étroit 3 nœuds (8h. — 8h. 30) 
16 = 420 36 N. 100 05° W. = = = 3 — (12h. — 12h. 30) 
17 = yoo o6 N. gorse WW: = = 5 — (20h, — 20h. 30) 
18 6 mars 410 18! N. | 109 08! W = Filet fin étroit, hayeneau 2,5 nœuds (8h. — 8h. 30), physalie 
19 = gro 10 N. 90 54’ W. 5 — _ 3 nœuds (12h. — 12h. 30), salpes 
20 _ 400 41 N. 100 20) W. 7 Filet fin etroit 1,5 nœuds (20h. — 20h, 30) 
2ı 7 mars 400 13 N. | ge 52” W. =3 = 4 — (8h. — 8h. 30) 
22 = 390 48! N. 943° W. = = — 3 — (el — roth, 2h) 
es = 39 26! N. roo TA W.. = = 5 — (20h. — 20h. 30) 
24 8 mars 380 5y N. jo a 5 = in Et ct) 
es re 380 52’ N. roo 17"  W. 7 = = 5. — (2h. — 12h20) 
26 a ; > M Embonalitte ae Tage) N 4 = 8 — (19h. 30 — 20h.) 
27 = Par le travers de Ja tour St Juliao et du Fort Bugis od — 8 — (20h, — 20h. 30) 
28 = Au large de la pointe Covo = 8 — (ath. — 21h. 30) 
29 = En face la tour de Belem = > ale 
PE re 


(278) 


vn 


STATION 


LOCALITE 


À 


LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) 


large de l’embouchure du Tage 


09’ N. 100 36’ W. 

39, "N. 100 55’ W. 

50’ N. 110 44 W. 

04’ N. 120 44 W. 

557 N. 139 12 W. 

ar N. 150 W. 

35° N. 150 28’ W. 

45° N. 190,32 W. 

52° N. 160 17 W. 

35, N. 16° 50’ Woy 
Pointe est de Madére ) 

36’ N. “GONG W. 

09? N. 160 37 W. 

56° N. 160 25? W. 

20? N. 16° 20’ W. 


Ténériffe : dans l'est de la pointe Antequerra 


Au large de Santa Cruz de Ténériffe 


Au large de la pointe Sardina, Grande Canarie 


Port d’Arrécife (La Luz), Grande Canarie 


AS Je à 

DATE 

1913 
Io mars Au 
II mars 380 
as 37° 
re 360 
¥2 mars 369 
Br 350 
13 mars 34° 
ts 34° 
“sh 330 
I4 mars 320 
> age 

t 

17 mars 310 
ı8 mars 30° 
oat 20° 
a 20: 

19 mars 

20 mars 

21 mars 
22 mars 27? 
23 mars 250 
si 250 
aa? 24° 
24 mars a 
ee 220 
rhe 210 


24-25 mars 


She N 159° 29) W. 
42’ N 150 59 W 
20° N 160 29’ W. 
02’ N. 16° 56? W 
43 N 170 50’ W 
02’ N — 

07 N 170 18 W. 


Baie du Lévrier (Port Etienne) 


BRR cs dre pi 


| 


Sees 


FAT NE, en 


mS 
mee 


— 


IA OR Se sou at ai | ER 4 us sn HEA ea 
® 


ss Se ine N (a Se ss 

: op Fa RAA USA 

& v ba ie THE ; 
W AN." = 


ES 


- ee 
ae PROCÉDÉ. =. 
"URE ou FOND de E à OBSERVATIONS 
RÉCOLTE = a 
Filet fin étroit 4 nœuds (20 h. — 20 h. 30) 
— = 7 — (8h. — 8h. 30) 
a Eau surf g — (12h. — 12h. 30) 
oe 7 — (20h. — 20h. 30) 
— a (8h. — 8h. 30) 
Filet fin étroit, haveneau 2a ne es 0 
( Mollusques, anatifes, arthropodes 
_ 5 nœuds (8h. — 8h.3o) 
Pris, 6 — (12h. — 12 h. 30) 
— 6 — (20h. — 20 h. 30) 
wi 7 — (8h. — 8h. 30) | 
— 7 — (12h. — 12h. 30) 
_- 10 — (20h. — 20h. 30) 
— 3 — (8h. — 8h. 3o) 
— — 4 — (12h. — 12h. 30) 
— 4 — (20h. — 20h. 30) 
gee sth ae 
cay un 6 — (12h. — 12h. 30) 
= 6 — (17h. — 17h. 30) 
Divers Sable desdunes, algues rejet. alacöte 
Filet fin étroit — 10 — (20h. — 20h. 30) 
— 10 — (8h. — 8h.3o) 
— = LOW Et ic) 
— nr A (20 h. — 20 h. 30) 
— 10 — (8h. — 8h. 30) 
— _ 10 — (12h — ı2h.3o) 
ER 5 — (21h. — 2r h. 30) 
Echantillon de vase, poissons : 
ibleuse, coquilles brisées | Ligne et trémail Selaciens, silurides, Lichia, Lentex. 
Pagrus, etc: 


(278) 


noweno LOCALITE 
de DATE ee 
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) 
1913 

30 10 mars Au large de l'embouchure du Tage 
31 11 mars 38° og? N. 10° 36’ W. 
32 = 37° 35° N. 100 55° W. 
33 = 36° 50° N. 110 44 W. 
31 12 mars 36° 04° N. 120 44 Wis 
35 = 350 55? N. 130 12? W. 
36 13 mars 340 31” N. 150 Ww. 
37 = 340 35° N. 150 28? W. 
38 — 330 45? N. 150 32’ W. 
39 14 mars 320 52? N. 169 177 W. 
40 == LA ee de Mas Le 
41 17 mars 310 36° N. 160 57’ W. 

| Az 18 mars 30° 09’ N. 160 37° W. 

| As = 290 56° N. 160 25’ W. 

| 44 — 299 20) N. 16° 20° W. 

| 45 19 mars Ténérifle : dans l'est de la pointe Antequerra 

| 46 20 mars Au large de Santa Cruz de Ténériffe 

| 47 — Au large de la pointe Sardina, Grande Canarie 
48 21 mars Port d’Arreeife (La Luz), Grande Canarie 
49 22 mars 270 31 N. 150 29° W. 
50 23 mars 250 42” N 150 59! W. 
51 — 250 20! N 16° 29? W. 
52 — 240 02’ N 16° 56’ W. 
53 24 mars 220 43 N. 170 50! W. 
54 _ 220 02’ N = 
55 _ 219 07! N 170 18? W. 
56 24-25 mars Baie du Lévrier (Port Etienne) 


My taquilles brisées 


Filet fin étroit, hayenean 


Divers 
Filet fin étroit 


Ligne et trémail 


PROCÉDÉ SE 
jRE Dt FOND ge ES 
RÉCOLTE = 9 
= 
Filet fin étroit 
= Eau surf 


OBSERVATIONS 


4 nœuds (20 h. — 20 h. 30) 


7 — (8h. — 8h. 30) 

9 — (12h. — ı2h.3o) 

7 — (20h. — 20h. 30) 

eine ana 
\ 2-3 — (12h. — 12h, 30) 
t Mollusques, anatifes, arthropodes 

5 nœuds (8h. — 8h. 30) 

6 —. (12h. — 12h. 30) 

6 — (20h. — 20h. 30) 

7 — (Sh. — Sh.30) 


(12h. — 12h. 30) 


10 — (20h. — 20h. 30) 
3 — (8h. — 8h. 30) 
4 — (12h. — 12h. 30) 
4 — (20h. — 20h. 30) 
3 — (8h. — Sh. 30) 
6 — (12h. — 12h. 30) 
6 — (17h. — 17h. 30) 


Sable desdunes, algues rejet alacöte 
| 


10 — (20h. — 20h. 30) 
10 — (8h. — Sh.30) | 
10 — (12h. — 12h 30) 
10 — (20h. — 20h. 30) 
10 — (8h. — 8h. 30) 
10 — (12 — 12h. 30) 
5 — (21h — 2rh. 30) 


( Echantillon de vase, poissons: | 
Selaciens, silurides, Lichia, Dentex. 
Pagrus, etc. 


NUMÉRO LOCÄLITE | PROFONDE 


de DATE a en. 
DIRE LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) | de 
1913 | 1 
>, 25 mars Baie du Levrier (Port Etienne) 7-8 
58 see — 5-6 
59 26 mars == — 
60 = — A terr 
61 = ® #5 
6? — 200 19 N. 170719 W. Surfac 
63 27 mars 190, 22, N. 170 25° W. 34 
GA me 180 50? N. .170 30° W. ae 
65 2% 180 20’env. N. 170. 33-00%. NV: = 
66 — 170 49’ N. 170 372 RE a 
63 28 mars 16° 12’ N. 170 51 W. Be 
6s — 150 94 N. 170 54 W. — 
69 — 150 18 N. "| pe ae We — 
70 a 3 milles au sud du Cap Manuel (Dakar) = 
of 2 avril 140 48 N. 170 48 W — 
7% — 140 56 N. 170 23) W _ 
73 = 150 02’ N. Io 530° 
74 — 150 ol N. 170 24. 30 WN, 350 
75 = 140 39’ N. 17739? W Surfac 
76 3 avril 14° 10’ N. 170 28 W _ 
73 — 130 47’ N. 17° 26 W a 
78 — 12097: N. 170 29’ W _ 
79 4 avril 120 16° N. 17° 03 WV. — 
so — 120 10° N. 160 52 Ww — 
Si Ga | 110 50 N. 160 24 Wi _ 
( (En face l’Ile Cago, rivière Jeba) ) = 
8% = — I 


{TURE ou FOND 


sableuse, coquilles brisées 


1, sable, coquilles brisées 


{ 
Roche et sable 


“rare 


Dr ME NN De 


M vaseux, coquilles brisées 


ki Vase verte 


PROCEDE 
de 
RECOLTE 


Trémail 


: Divers 
Trémail 


Filet fin étroit 


Ligne à thon 
Filet fin étroit 


— 


Sondeur Léger 
Bouteille Richard 


Filet fin etroit 6 nœuds (20h. — 20 h. 30) 
— 2,5 — (8h. — 8h. 30) 
— — 3,5». —,t (12 hw 12h; 30) 
— 4 — (20h. — 20h. 30) 
— 3 — (8h. — 8h. 3o) 
— — 7 — (18h. — 18h. 30) 
— — 3 nœuds (18h. 30 — 18h. 45) 

Ligne de fond ; (22h. 0), Silurides 


ÉCHANTILLONS 
D'EAU 


Squales (pêche de nuit) 


Siluridés, Solea, Sargus, Diagramma 
Lichia, Dentex, etc. (Pêche de jour) 


| 

Sepia, Panulirus regius, Morone, 
Diagramma, Lichia, Dentex, Sargus, 
Umbrina, Corvina, siluridés, etc: 
| 


Sable et coquilles de mollusques 


ig h. - 12h.) — Caranx, Sciona, 
Pagrus, Dentex, Solea, Psettodes, 
Cynoglossus, rajidés. 


4 nœuds (21 h. — 21h. 30) 


6 — (8h. — 8h. 3o) 

Eau surf. 7 — (12h. — 12h. 30) 
8 nœuds(16 h.), Thynnus Thunnina 

8-9 nœuds (20 h. — 20h: 30) 

8,5 — (8h. — 8h.3o) 

a g. — -(12h. — ı2h.3o) 

\ aa UI Lan) 


( Eau trouble d’un vert olivatre sombre 
4 nœuds (20 h. — 20 h. 30) 
Sen (a be 8 nese 
LE (11h. 30) 
(15h. 30 — 16h. o) 
— (16h. 30 — 17h. 0) 


OBSERVATIONS | 


NUMÉRO 
de 
STATION 


LOCALITÉ 


LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) 


1913 


25 mars 


Baie du Lévrier (Port Etienne) 


W. 
W. 


12” 
342 


18 W. 


N 

N 

N 

N 

N 

N 

N 

N 

3 milles au sud du Cap Manuel (Dakar) 
N 17° W. 
N. W. 
N W. 
N 170 30” W. 
N 170 W. 
N 17° W. 
N 17° W. 
N 17° 

N 17° 

N 16° 

N 


110 50? é 160 24° Vis 
(En face l'Ile Cago, rivière Jeba) 


) 


ss eS 


PROCEDE 
de 
RECOLTE 


OBSERVATIONS 


yp, coguilles brisées 


lt, caguilles brisées 


fe et sable 


a, aguilles brisées 


Trémail 


Divers 
Trémail 


Filet fin étroit 


Ligne à thon 
Filet fin étroit 


Sondeur Léger 
Bouteille Richard 
Filet fin étroit 


Ligne de fond 


Squales (pêche de nuit) 


(Siluridés, Solea, Sargus, Diagramma 
{ Lichia, Dentex, etc. (Pêche de jour) 


Sepia, Panulirus regius, Morone, 
Diagramma, Lichia, Dentex, Sargus, 
Umbrina, Coryina, silurides, ete. 
Sable et coquilles de mollusques 
(9 h.- 12h.) — Caranx, Sciena, 
Pagrus, Dentex, Solea, Psettodes, 
Cynoglossus, rajidés. 

4 nœuds (21 h. — 21h. 30) 

6 — (8h. — 8h. 30) 
(12h. — 12h, 30) 
8 nceuds (16 h.), Thynnus Thunnina 


Bau surf, 7 — 


8-9 nœuds (20h. — 20 h. 30) 
8,5 — (8h. — 8h. 30) 
9 — (12h. — 12h. 30) 


(= mi = 


75 (14h. — 14h. 15) 
( Eau trouble d'un vertolivâtre sombre 


4 nœuds (20 h. — 20 h. 30) 
§ <> (Gly Gin, aa) 
(11 h. 30) 
(15h. 30 — 16h. 
(16 h. 30 — 17h. 0 
6 nœuds (20h. — . 30) 
2,5 — (8h. — . 30) 
3,5 — (12h. — 12h.30) 
4 — (20h. — 20h, 30) 
3 — (8h. — 8h.3o) 
7 — (18h. — 18 h. 30) 


3 nœuds (18h. 30 — 18h. 45) 


(22h. o), Silurides 


LA ir à Si ee ; jr, 2 
ne gc BR are Er es so 5: 
i : re 5 VERS à Se oe a 
— 8 — , er 
NUMERO LOCALITE ee 2 
de DATE rn 
Son LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) 
1913 
i MS N. 160 15’ wo 
s3 Sarl} (Dans le sud du feu de Vile de Jate) | 
sa Ae (7.200 Ar’ N. | 16° 04’ We 
| ( Au sud de Vile Ancora (Chenal Jeba) ) 
s5 swe ( se N | oo ne 
! Ausud de la Pointe Martinho (ile Bissao) | 
og (ergo 47” N. | 159-3826 Wi 
st eae ( Près de Vile Passaro, au sud de Bissao 
8G his — Mouillage de Bissao | 
(110 35° N. | 150 29° Wa! 
=. F7 ( Mouillage de Bulama ae 
ss 7 avril Plage de Bulama | 
i's 00:24 N. | 150 21° W. = 
89 8 avril N Riviere Bolola (Rio Grande) ) 
( Sorte 130 N. | 150 19 W. 
90 = ” (Rio Grande) 
1.107 38 env. oN. | 150 13’env. W. 
91 ms ? Riviere Bolola (près de Mato Grande) 
2 g avril An 
93 = ; Fr 
941 10 avril Côté ouest de Biafares, en face de Bulama A tell e 
1840 07 N. | 150 46° Ws a0) a 
“is # Au sud de Kanabak y Pe 
(“110207 ON. | 150 5? 
m ri avril ! Plage ouest de l’île Rouban PES 
DRE (= <1 be; ae) envy. N. | 150 4o’env. W = 
ar rl ! Chenal entre Rouban et Bubak ! Be 
3 - = = 
99 — un 
100 | 13 avril . : = 
101 14 avril Plage de Soga, en face Rouban 


ÊTURE ou FOND 


| compacte brun-rougeälre 


%- 


Vase, cailloux 
able, coquilles, roches 
sable, coquilles brisées 


Sab'e, roche 


le, cailloux, roche 


she, coraux, sable 


Roche, coraux 


Rochers 


Sable 


PROCEDE 
de 
RECOLTE 


Filet fin etroit 


Haveneau 
Senne 


Chalut 


Sondeur Léger 
Filet fin etroit 


Tremail, senne 


Drague 
Divers 
Filet fin etroit 
Divers 


Tremail, senne 


Drague, faubert 
Filet fin étroit 


Divers 


Senne 


D EAU 


un 
= 
[==] 
= 
= 
— 
= 
CA 
= 
= 
<=) 


Eau surf. 


\ 
l 


( 
( 
/ 


( 
( 
( 
( 
\ 
( 


( 


OBSERVATIONS 


9 


3 nœuds (12h. — 12 h. 30) 


2 — (15h.30 — 16h.) 
Eau d’un vert bleute laiteux 


Au mouillage (21h. — 21h. 30) 


4 nœuds (9h. — oh. 30) 
(che) 
(22 h. — 23h.), Poissons 


(17h. — ı8h.), Sargus, Mugil, 
Caranx, Psetiodes, Raja, etc. 


(10 h ), Chalut perdu, dynamometre 


brisé 


(12 h.) 
2 nœuds (12h. — 13h.) 


( (17h. 30—18h. 30), Sargus, Mugil, | 
(Solea, Balistes, silurides,selaciens,etc.| 


(De nuit et de jour), Sargus, Solea, 


Balistes, etc., invertébrés. 


(roh. 30 — 11h: 30), coelenteres; 
spongiaires, échinodermes 


(gh. — 11 h.) Dans la brousse : 
coléoptères, lépidoptères, etc. 


3 nœuds (8h. — 8h. 30) 


(14h.— 16h.) Coqu. de Mollusques 


(Nuit et jour) 
Clupeides, Balistes, Mugil, Raja 


Surtout coralliaires et spongiaires 
2 nœuds (8h. — Sh. 30) 
(6h.— 7h) Invertébrés, algues 


(gh.—11h.), Balistes, Mugil, 
clupeidés, rajidés 


(278) 


NUMERO 
de 
STATION 


DATE 


LATITUDE 


LOCALITE 


lo — 


LONGITUDE (Greenwich) 


PROFONDEL 
en 


RE DU FOND 


84 


85 


86 
SGbis 


87 


LE) 


sa 


90 


91 


95 


9 


101 


10 avril 


13 avril 


14 avril 


{Dans le ah du feu de l'ile de Jate) 


Ww. 
ncora (Chenal Jeba) 


110 45’ 

110 41” N. 
Au sud de l'ile A 
110 43 INTs 


Au sud de la Pointe 


16° 15° 
16° 04’ 


150 


150 387 - 


W. 


W. 


W. 


Martinho (ile Bissao) 


Près des l'ile Passaro, au sud de Bissao 


Mouillage de Bissao 


110 47° N. 
110 35! N. 
Mouillage 


15° 29) 
de Bulama 


Plage de Bulama 


110 34° N. 150 21” 
Riviere Bolola (Rio Grande) 
119 367 N. 150 19) 
(Rio Grande) 


110 38’env. N. 


150 13/env. 
Riviere Bolola (pres de Mato Grande) 


W. 


W. 


W. 


VE 


Côté ouest de Biafares, en face de Bulama 


119 07’ N. 


150 46? 


Au sud de Kanabak 


110 207 N. 


Plage ouest de l’île Rouban 


110 18*en. N. 


159 50° 


150 env. 
| 150 49: 


W. 


Ve 


W. 


Chenal entre Rouban et Bubak 


Plage de Soga, en face Rouban 


/ 
\ 


/ 
) 


PROCÉDÉ 
de 
RÉCOLTE 


D EAU 


OBSERVATIONS 


papacte bran-rougeälre 


2-0 


fase, cailloux 


Hh, caquilles, roches 


It, coquilles brisées 


10 


Sable, roche 


10 env” 


Surface 


A marée bi 


Rochers 


0-2 


Sable 


‚callloux, roche 


Filet fin etroit 


Haveneau 
Senne 


Chalut 


Sondeur Leger 
Filet fin étroit 


Tremail, senne 


Drague 
Divers 
Filet fin etroit 
Divers 
Trémail, senne 


Drague, faubert 
Filet fin etroit 


Divers 


Senne 


Eau surf, N 


3 nœuds (12 h. — 12h, 30) 
2 — (15h. 30 — 16h.) 
l Eau d'un vert bleuté laiteux 


Au mouillage (21h. — 21h. 30) 


4 nœuds (9h. — gh. 30) 
(tth.) 


(22 h. — 23h.), Poissons 


\ (17h.—18h.), Sargus, Mugil, 
l Caranx, Psettodes, Raja, etc 


( (roh ), Chalut perdu, dynamomètre 


l brisé 
\ (12 h.) 
( 2 nœuds (12h. — 13h.) 


( (17h. 30—18h.30), Sargus, Mugil, 
(Solea, Balistes, silurides, selaciens, etc, 


(De nuit et de jour), Sargus, Solea 
j 4 
! Balistes, etc., invertébrés. 
toh. 30 — 11 h. 30), coelentérés 
ae ei 7 
! spongiaires, echinodermes 
( 6 h. — 11h.) Dans la brousse : 
N coleopteres, lépidoptères, etc. 


3 nœuds ($h. — 8 h. 30) 


(14h.— 16h.) Coqu. de Mollusques 


(Nuit et jour) 
Clupeides, Balistes, Mugil, Raja 


Surtout coralliaires et spongiaires 


2 nœuds (8h. — Sh. 30) 
(6h.—7h) Invertebres, algues 


( (gh.—1th,), Balistes, Mugil, 
( clupéidés, rajides 


: Re : A a: = I 
; x du, , Ware 
NUMERO | LOCALITÉ 
de DATE Ee ce rea ————| 
STATION à LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) 
1913 
( 110 20’env. N. 190.92 WW. 
por: 14 avril / Chenal entre Soga et Rouban 
1028 — Chenal (plus près de Soga) 
103 15 avril Près la côte de Bubak 
104 — Au large de la cote est des iles Rouban et Bubak 
105 — Chenal entre Rouban et Bubak 
106 16 avril 
107 — 10° 29 N 150 33° W 
108 17 avril 9° 44 N 140 41° W 
109 — 9° 42’ N, 14° 39 W 
110 — | ge 37’ N 140 33 W. Surface 
à 
faa | 9° 28 N. 130, 59 W — 
| ga 
( 9° 28° N. 130 49’ W. 5 
21% Eee ‘ Au sud de Vile Roume (Iles de Los) 
113 22 avril 9° 50° N. 140 22’ W. 
114 23 avril 10° 05’ me 140 43’ W. 
fis — — ae 
116 — 100 12’ N 149 44 W. 
217 — O° 49° N 150 O4 W. 
118 24 avril 0° 34’ N 150 56° W. 
149. — 9° 16’ N 16° 14’ W. 
120 _ Ge N 160 43 W. 
124 — 9° 04” N 16° 54’ W. 
122 25 avril 100 20° N 170 34’ W. 
123 - — 100 39 N 180 18 W. 
12£ 26 avril 100 50? N 180 59’ W. 
125 — 100 54 N 19° 38 UE 
126 — 110 18 N 200 10? NR 


he | PROCÉDÉ 
\TURE ou FOND de 
RÉCOLTE 
: ‚le legerem. vaseux, 
Coquilles brisées Drague 
Gravier, sable, ) 
quelques cailloux \ DE 
Tremail 
Drague 


Filet fin etroit 


av., petits cailloux Drague 


Filet fin étroit 


Roche Drague, trémail 


Filet fin étroit 


— 


Roche, coraux 
ible, gravier, roche 


Haveneau 


Filet fin étroit 


Pilet fin étroit, ligne de traine 


Filet fin étroit 


Ligne de traîne 


Filet fin étroit 


ÉCHANTILLONS 
D'EAU 


Eau surf, 


OBSERVATIONS 


(8 h.—gh.), quelques Mollusques 


(gh.—1oh.), spongiaires, Sa 
mollusques, crustacés décapodes 


\ 

( 

| (Nuit), Squales, Mugil, etc. 
((8h.—11h.), spongiaires, coralliaires, 
( 


| 
| 
| 


ophiures, annélides, pycnogonides © 


2 nœuds (12h. — 12h. 30) 

5 — (12h. — 12h. 30) 

7 =... (oh 20H80) 
( (Sh, 30 — 9h30); 
spongiaires, coralliaires 

2 nœuds (12h. — 12h. 50) 

6 — (20h, -- 20h. 30) 


(7 h.— 8h.), quelques siluridés, Raja, 
coralliaires, échinodermes ,mollusq. 


( 

( 

3 noeuds (20 h. — 21 h.) 

0,5-1 — (8 h. 9 h.) 

(Matin), crustacés, poissons 

0,5 nœuds (12h. — 13h.) 

nœuds (20/h. 21.) Pas 

\ 

/ 


4 nœuds (8 h. — 8h. 30) 


4 — (12h. — 12h. 30) 
4-5 nœuds (16h. — 17h.) 
Thynnus pelamys, Cybium 

6 nœuds (20 h. — 20h. 30) 

7 — (12h. — 12h. 30) 

5. — (20h. — 20h. 30) 

5 — (8h. — 8h. 30) 

6 — (12h. — 12h. 30) 

6 —— (20h. — 20h. 30) 


ET ee 


|; 


: LOCALITÉ PROCÉDÉ ar 
an = = 
a DATE ———— a en TURE ou FOND mas Ea OBSERVATIONS 
SER N LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) METRES Br 3 rs 
1913 
R ao 20!en. N. 150) 52} W. i glégerem. vaseux, ) D - : 
A sex ral N least et N Br Milles AS À rague (8 h.—gh.), quelques Mollusques 
| à favier, sable, À 7 \ (gh,—ıoh.), spongiaires, coralliaires, 
102» = Chenal (plus prés de Soga) 8-10 élques cailloux ) Drague | mollusques, crustacés décapodes 
103 15 avril Près la côte de Bubak 4 üche, coraux Trémail (Nuit), Squales, Mugil, etc. 
. 7 ((8h.—1rh.), spongiai lliai 
104 = Au large de la cote est des iles Nouban et Bubak 25-30 ML, gravier, roche Drague ee dnnelides, yo I 
105 = Chenal entre Rouban et Bubak Surface Filet fin étroit Fan surf, 2 nœuds (12h. — 12h. 30) 
— — 5 — (12h. — 12h, 30) 
= 7 — (20h. — 20h, 30) 
pe (8h. 30—gh. 30), 
petits cailloux Drague ; spongiaires, Coralliaires 
Filet fin étroit _ 2 neuds(ı2h. — 12h. 30) 
AAR = | go 28° N. 130 53! W. — 6 — (20h. — 20h. 30) 
I E a er pes) 
I Sn N. 130 40) Wan = ug: _ ((7h-—8h.) quelquessilurides, Raja, | 
112 ı8 avril ; ie sud de Vile Roume (Iles de Los) |, 6-10 Roche Drague, trémail { coralliaires, échinodermes, mollusq. | 
140 22° We OT Filet fin étroit 3 nœuds (20h. — 21h.) | 
140 43 AV. | = = 0,5-1 — (8h. — oh.) 
Haveneau (Matin), crustacés, poissons 
140 44! W. _ Filet fin étroit = 0,5 nœuds (12h. — 13h.) 
Filet fin étroit, ligne de traine = 5 nœuds (20 h. — 21 h.), Pagrus 
Filet fin étroit 4 noeuds (8 h. — Sh. 30) 
= — 4 — (12h, — 12h. 30) 
0 2 \ 4-5 nœuds (16h. — 17h.) 
Ligne de traine ( Thynnus pelamys, Cybium 
Filet fin étroit 6 nœuds (20 h. — 20 h. 30) 
_ — 7 — (12h. — 12h. 30) 
= 5. — (20h. — 20h. 30) 
= 5 — (8h. — 8h, 3o) 
== 6 — (12h. — 12h, 30) 
(20h. — 20h. 


NUMERO 
de 


STATION 


129 
128 
129 
130 
154 
133 
134 
135 


136 
133 
138 
139 

140 
141 
142 


143 


DATE 


1913 


27 aw ral 


28 avril 


‘29 avril 


29-30 avril 


3 mai 


4 mai 


eee or o_O 806 8 Oe 7 ns 


5 mal 


6 mai 


6-7 mai 
7 mai 


8 mai 


9 mal 


LOCALITE © PROFONDEUR 


| 


LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) 
19 50 N. 200 59’ W. 
120 07 N. 2 10 2m W. 
120.33. N. 210 42’ W. 
190.24) N. 220 2} W. 
130 33. N. 220 54” W 
150 02’ N. 230 0: W. 
150 08 N. 230 39 W. 
Porto Ingles (ile Maio) 


Ile Maio 
Porto Ingles (Maio) 


140 56 N. 
Porto Praia (ile Santiago) 


140 52’ N. | 230.333 W. 
Sud de Porto Praia 
14° 50’ N. 230 50’ W. 
230 59! W. 
Entre Santiago et Fogo 
110052) N. 240 33° W. 


Ile Fogo, mouillage de San Fillipe 


140 50° SON. | 240 36,307 
Entre Fogo et Brava 
140, 50 IN, | SR 


Ile Brava, mouillage de Furna 


— 


140 55 N. 
Entre Brava et les ilots Seccos 


140 5 N. | 
Ilots Seccos 


Ilots Seccos 


230 32’ W. 


240 42’ 30”: W. 


24° 41° w. 


' 3000, pas del 


\ 
| 
\ 
| 
) 
) 
) 
| 
! 
) 
) 
| 
! 
) 
) 


en 2 
MÈTRES 
a 


Surface 


22 
A terre 


15-18 


Plage 
6 


Surface 


a 


20 


D An PROCEDE 
MATURE ou FOND | de. 
rn RECOLTE 


Filet fin étroit 
Filet fin éroit, haveneau 


É | Filet fin etroit 


m Filet fin étroit, ligne de traine 


Filet fin étroit 


| Roche et sable Ligne de fond 
Divers 
Roches Tremail, drague 
— Divers 
if = Tremail 


Filet fin étroit 


Sondeur Buchanan 


sche, algues calc. | Trémail, ligne de fond 


— Drague 
|. Sable noir Sondeur Léger 
able noir, gravier Ligne de fond 


Filet fin étroit 


le jaune-noirätre, gravier Sondeur Leger 

® . Roche Ligne de fond 
— Divers 
Divers 


Ro | 
E É OBSERVATIONS 
Zee 

5 nœuds (8h. — 8h.3o) 
Eau surf. 4 — (12h. — 12h. 30) 


3 — (20h. — 20h. 30) 
6,5 nœuds (8h.— 8 h. 30), Exocetus 


\ 7,5 nœuds (12h. — 12h. 30) 
Be Thynnus pelamys 


6 noeuds (20 h. — 21 h.) 
(18h. — 22h.) Pagrus, Trigla, etc. 


| (14h- 18h), Insec., roch. calc., fossiles 


( (Nuit), Poissons, stellérides, 
{ corallidires, actiniaires, algues 


(oh — ııh.), Stellérides, actiniaires 


5 nœuds (22h. — 23h.) 
1 nœuds (8h. — gh) 
(11 h. — 13h.) 


(Après-midi), Monacanthus, 
Murena, Trigla 


(5h.30 — 6h. 30), Echinodermes, 
coralliaires, algues calcaires 


(16h. — 20h.), Pagrus, Trigla 
\ 
( 
\ 
( 


6h. 45 — 7h. 45) 


Poissons 


= 2 nœuds (22 h. — 22 h. 30) 


Prises (8 h. 30 — 9 h. 30) Prises d’eau : 
d'eau 450,230, 100,.90)/:29, Oùmetres: 


Trigla, Pagrus, Balistes 


Algues, stellérides, gastéropodes 


Embryons et poussins de Sula 


(278) 


— 13 — 


En 
oo = 
R où PROCÉ Ä s 
NUMERO LOCALITE PROFONDEU i PDE EME 
de DATE ee rs : = 8 OBSERVATIONS 
io RECOLTE = a 
STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwicli) METRES = 
1913 
127 27 avril 10 56" N. 209 50° Ww Surface Filet fin étroit 5 nœuds (Sh. — Sh, 30) 
128 = 129 07 N. 210 277 Ww = Filet fin étroit, haveneau Eau surf. 4 — (12h. — 12h. 30) 
129 — 120 33 N. 210 42) W. x Filet fin étroit 3 — (20h. — 20h. 30) 
130 28 avril 130 24) N. 220 21? W — gi 6,5 neeuds (Sh.— 8 h. 30), Exocetus 
= ’ 220 54 2 Filet fin étroit, ligne de trai Bee, 7,5 nœuds (12 h. — 12h. 30) 
181 130 33 KE PP eh WE = a en ( Thynnus pelamys 
133 = 150 02! N. 230 26! W = Filet fin étroit 6 neeuds (20h. — ath) 
: 5” N. 230 15? W. r Q Fe 
134 29 avril ; Se N Ingles file Maio) N 22 hche et sable Ligne de fond (18h.— 22h.) Pagrus, Trigla, etc. 
185 — Ile Maio | A terre Divers (146 - 18h), Insec., roch. calc., fossiles 
oil <, È Se A xl \ (Nuit), Poissons, stellerides, 
136 CFE Porto Ingles (Maio) nee Roches Jaen hy Cheyne { corallidires, actiniaires, algues 
3 5 \ 56) N. 230 32’ W. PR : nee aoe 
132 3 mai } 14° a Praia (ile Sa) { Plage _ Divers (gh —ııh.), Stellerides, actiniaires 
138 a = 6 = Trémail | (16h. — 20h.), Pagrus, Trigla 
a, \ 140 52 N. | 230 35’ WwW. ) Sura 7: ee 5 ae “a 
nee l Sud de Porto Praïa \ Be Filet fin étroit 5 nœuds (22h. — 23h.) 
110 4 mai 14° 50’ N. 230 50! W. = — — 1 nœuds (8h. — oh) 
a = \ = | 230 59) WoW) Bere — 
141 j Entre Santiago’et. Fopo \ 3000, pat de Sondeur Buchanan (11 h. 13 h.) 
142 5 mai ( 140152) Ne | DOG? NN )) : en - Tremail.lie \ (Après-midi), Monacanthus, 
? UE, ( Ile Fogo, mouillage de San Fillipe | 20 Balgues calc. |Trémail, ligne de fond ( Murena, Trigla 
113 Gimai bt = { (5h.30 — 6h. 30), Echinodermes, 
are | ; Irene { coralliaires, algues calcaires 
( 140 50! N. 240 36’ 30” W: Pan A 
aes = ( Fok Entre a et Kan \ 1535 able noir Sondeur Leger 6h.45 — 7h. 45) 
ee 14° 50! N. | 240 42 Wo) be + 5 < E 
pa anal ! Ile Brava, mouillage de Furna ) aa noir, gravier Ligne de fond | Poissons 
146 7 mai _ | Surface Filet fin étroit = | 2 nœuds (22 h. — 22 h. 30) 
147 : ( 140 55° N. | 24° 42) 30”. W. ) en Ae à 3 ee Prises | (Sh. 30 — gh. 30) Prises d'eau : 
Bm ( Entre Brava et les ilots Seccos \ ite Mt-noirälre, gravier Sondeur Léger d'eau 450, 250, 100, 50, 25, o mètres 
LA ( 140 57? N. 240 41’ W. a 3 2 3 
tig ( 7 Ilots axe 4 | 1020 Roche Ligne de fond Trigla, Pagrus, Balistes 
149 = = Plage a Divers Algues, stellérides, gastéropodes 
150 9 mai Ilots Seccos A terre Divers Embryons et poussins de Sula 


a eee 
(278) 


zu 
ee 14 Eur, = 
un  LOCALITE 
SDS ON LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) 
1913 : 
151 9 mai | 150 43’ N. 240 56? W. 
160 55? N. 250 22° W. 
>. Be er Sud de Santo Antao 
a ( r0057 N. | 259 27° W. 
ds { Santo Antao (Mouillage de Tarrafal) 
154 ea | Ns 
(-* 160 5630? No | ete w. 
19 PR ( Sud de Santo Antao 
156 —- — 
157 ı3 mai 170 12’ N. 250 05’ W. 
250 08 W. 
1e zn Ponta do Sol (Santo Antao) 
159 14 mai Santo Antao (rivière du Paül) 
160 15 mai 170 16° N: 2530. OF W. 
161 16 mai 180 21’ N 250 20° W. 
162 _ 180 49 N 250 23’ W. 
163 — 19° 47 N. 250 33 W. 
164 17 mai 200 56? N 250 50° W; 
165 — 210 18 N 26° 12’ W. 
166 a 220 04’ N 260 24 W. 
167 ı8 mai 230 T2, N 260 43’ Wr 
168 — 230 43 N 260 55’ W. 
169 — 240 45’ N 270.19) W. 
170 19 mai 260 14 N 270 38’ W. 
171 — 260 31’ N 280 - W. 
122 — 270 20° N 280 21’ W. 
173 20 mai 280 40° N 29° 06° W. 
174 — 280 56’ N 29° 19’ W. 
175 — 29° 45’ N 30° 04’ W. 
176 21 mal 310 32% N 300 32’ W. 
199 — 310 44 N. 300 27° W. 


a ee N Ne Se On eel 


PROFONDEUR 
en à 
MÈTRES. 


Surface 
10-20. 
Eau douc 
altitude ; 1! 
Surface 


— 


Di 


4 


Roche 


Pierres 


ible, gravier, roche 


m... 
U 
_ Sable vaseux 


PROCÉDÉ 
de 
RÉCOLTE 


Filet fin étroit 


Divers 
Ligne de fond 
Sondeur Léger 


Filet Richard 
Filet fin étroit 


Ligne de Fond 
Main 


Filet fin étroit 


ÉCHANTILLONS 
D'EAU 


Eau surf. 


OBSERVATIONS 


3 nœuds (20 h. — 20h. 30) 


4 


(12h. — 12h. 30) 


Algues d’eau douce, insectes aquat. 


e 


Pagrus, Trigla, Murcena 


(8 h. — 9h.) 


(gh. 30 — 11h. 30), ptérop., copép. 


5 


Poissons 


(12h. — 12h. 30) 


Crustacés décapodes 


4 nœuds (20h. 


COMENT | ey Moy TON 965) son Re) Mo), en dS ny = iy he ON) 


(8 h. 
(12h. 


(20 h. 
(Sh. 


(12h 
(20 h. 
(8 h. 


(rah: 
(20 h. 


(8h. 


(2: 
(20h 


(8 h. 
(12h. 
(20 h. 

(8 h. 
(200 


20 h. 30) 
8 h. 30) 
12H30) 
20 h. 30) 
8 h. 30) 
12 h90) 
20 h. 30) 
8 h. 30) 
12 h. 30} 
20 h. 30) 
8 h. 30) 
12 h. 30). 
20 h. 30) 
8 h. 30) 
ho) 
20 h. 30) 
8 h. 30) 
12 ly. 30) 


> LOCALITÉ PROFONDEIM PROCEDE 2. 

UD wae SS ta ATURE ou FOND „de = 5 OBSERVATIONS 

TON LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) METRES BESSERE Sn 
151 9 mai 150 43° N. aie 56° W. Surface Filet fin etroit 3 nœuds (20h. — 20h. 30) | 
152 10 mai N «Go 55 Sud DE es > \ = = 4 — (12h. — 12h. 3o) 
153 — } A Ne | À terre Divers Algues d’eau douce, insectes aquat, 
A _ af 10-40 Je, gravier, roche Ligne de fond Pagrus, Trigla, Murena 
155 11 mai (1658 ch N: Je soe N 1390 Sable vaseux Sondeur Leger (8 h. — gh.) 
156 = _ 0-470 Filet Richard Bau surf. | (gh. 30— 11h. 30), ptérop., copep. 
157 13 mai 179 12’ N. 250 05’ Wie Surface Filet fin étroit = 5 — (12h. — 12h. 30) 
158 = \ ponta do Sol iSentovanteo)) | oma Recke mise ee Pen | Poissons 
459 14 mai Santo Antao (rivière du Paül) AR Pierres Main Crustacés decapodes 
160 mai 170 16' N. 250 o1’ W. Surface Filet fin étroit 4 nœuds (20 h. — 20h. 30) 
161 16 mai 180 21’ N. 250 20' W. _ _ aos (8h. — 8h; 30) 
162 = 180 49) N. 250 23 VW. = = — 7 — (12h. — 12h. 30) 
163 = 19° 47’ N. 250 33’ Vz — = | 7 — (20h. — 20h. 30) 
164 17 mai 200 56! N. 250 So! | W. = = 6 — (8h.— 8h.30 
165 = 210 18) N. 260 12’ W = = | DR — yh, Sh) 
166 = 220 04° N. 260 24! WwW = = — 4 — (20h. — 20h. 30 
167 18 mai 230 12’ N. 260 43 W. = = — | De seh) 
168 = 230 43 N. 260 55’ W a = | 9 — (12h. — 12h. 30) 
169 _ 240 45! N. 270 137 WwW = = _ 9 — (20h. — 20h. 30 
170 19 mai 260 14! N. 27° 38 W = == —_ | 6 — (8h. — 8h. 30 
171 _ 260 31’ N. 280 W. — = 8 — (12h. — 12h. 30) 
172 = 27° 20! N. 280 21’ W = _ = | 9 — (20h. — 20h. 30) 
178 20 mai 280 40! N. 29° 06’ W = — | 9 — (8h. — 8h30 
174 — 280 56’ N. 290 19’ W Fi = — | 8 — (12h. — 12h. % 
175 _ 29° 45’ N. 30° 04° W = = | 7 — (20h. — 20h. 30) 
176 21 mai 310 12” N. 300 32? W. = = = || 9 — (8h. — 8h. 30 
177 = 310 44 N. 300 27! W = — 3 — (ein = eût | 


NUMÉRO LOCRETIE. MS 
de. de DATE a 
= STATION LATITUDE LONGITUDE (Greenwich) 
1913 | 
. 158 21 mai 320, 38 Ni 300 17 W. fa e 
179 22 mai 330 43 N. 209 21’ W. 1 
180 — 34° 07 N. 29° 19’ W, | ; 
181 — 34.32 N. 280 54.3. Mi 
182 23 mai 350 09’ N. 280 19  W. 4 
183 = 350 29’ N. 270 50° W. 4 
184 a 350 58 N. 270 20? W. 4 
185 24 mai 36° 20’ N. 270 OL W, | 
186 — 370 22’ N. 260 15’ W. 
187 — 370 29’ N. 260 05’ W. 
188 26 mai 370 39 N. 230.28’ W. 
189 27 mal 370 45 N. 250 05? W. 
190 = 370 53 N 240 41° W. 
191 =. 380 27’ N. 230.37 Ww. 
192 28 mai 39° 05’ N. 220.29 W. 
193 == 39° o1” N. 22070. Ne 
194 = 390 22° ING 210 36’ W. 
1935 | 29 mal 40° 03’ N. 200 28 W. 
196 30 mai 420 13° N. 140 50’ W. 
197 31 mai 449 43’ N. 120 16° W. 
198 — 450 18 N 100 32’ W. 
199 er juin 45° 49’ N 80 14’ W. 
200 — 46° 19? N° 80 12’ W. 
201 — 46° 10? N. 70 24 W. 
20? 2 juin 46° 197 N 6° 36? W. 
203 — 460 20’ N. 6° 01’ W. 
204 — 47° 04’ N. 4° 51 W. 
205 3 juin ae Cree Gon et ene te 
| 


de 


PROCÉDÉ 


~ RÉCOLTE 


Filet fin etroit 


Filet fin etroit, 


haveneau 


Filet fin étroit 


Filet fin étroit, 


haveneau 


Filet fin étroit 


Filet fin élroit, 


haveneau 


Filet fin etroit 


D’EAU 


ECHANTILLONS 


Eau surf. 


OBSERVATIONS | + 


4 
8,5 
5 
3” 
6 


5 
5 
5 


nœuds (21 h. 

— (8 h. 
(21 h. 
(8 h. 
— (12h. 
(Pre 


nd te 


(12h. 


— 21 h. 30) 
8 h. 30) 
-- 12 h. 30) 
— 21 h. 30) 

8 h. 30) 
12 h. 30) 
21.030) 
— 8h. 30) 


7 nœuds (18h.), Thynnus alalonga, 


( 
( 
8 
3,5 
6 
( 
( 


II 
II 


6 


5 
6 


2 


7 


nœuds (21h. — 21h. 30) 
— - (21h. == 27.030) 
— (8h. — 8h. 30) 
12h04 1 2she 00) 
Meduses, salpes | 

nœuds (21 h. — 21h. 30) 
— (8h. — 8h. 30) 
— (12.4. — 12.0830) 
— (20 h. 30 — 2rh.) 
= (8h. — 8h. 30) 
— (12h. — 12h. 30) 
— (12h. — 12h. 30) 
— (20 h. 30° s2rch,) 
— (8h. — 8h. 3o) 
— (12h. — 12h. 30) 
— (20h. 30 — 21h.) 
— (8h. — 8h. 30) 

5 nœuds (12 h. — 12 h. 30), Béroë 
— (20h. 30 — 21h.) 
— (6h. 30 — 7h.) 


4 


amphipodes, isopodes 


(278) 


NUMERO 
de 
STATION 


DATE 


LATITUDE 


LOCALITE 


Sr 2 
—— 


LONGITUDE (Greenwich) 


PROFONDEUR 
en 
MÈTRES 


26 mai 


27 mai 


Entre Groix et Lorient 


222 
re ee pet 


300 17" W 
290 21° W 
290 19° W 
280 54 W. 
280 19) W 
270 50° W 
270 20’ W 
2770 W 
260 15? W 
260 05! W 
250 28? W 
250 05? W 
240 41° W 
230 31’ 


210 36° 

200 28? 

140 50° W 
120 16) W 
100 32? W 
8o 14 W 
So 12’ W 


4° 51 
30 25’ 


Surface 


PROCEDE 
de 
RECOLTE 


Filet fin étroit 
| 


Filet fin étroit, havensau 


Filet fin étroit 


Filet fin étroit, haveneau 


Filet fin étroit 


Filet fin étroit, haveneau 


Filet fin étroit 


Eau surf. 


( 


4 noeuds (21 h. — 21h, 30) 
8,5 — (8h. — 8h, 30) 
5 — (12h. — 12h, 30) 
35 — (ath, — arh. 30) 
6 — (8h. — 8h. 30) 
3 = (ain = rain, 30) 
5 — (ath. — arh, 3o} 
35 — (8h. — Sh. 30) 


( 7 nœuds (18h.), Thynnus taten 


amphipodes, isopodes 


8 noeuds (21 h. — 21h. 30) 
35 — (erh. — 21h. 30) 
6 — (8h. — 8h. 30) 
He kein == 12 h. 30) 


Meduses, salpes 


8,5 nœuds (2ı h. — 21h. 30) 


5 — (8h. — 8h. 30) 
5 — (12h, — 12h. 30) 
4 — (20h. 30 — 2rh.) 
10 — (8h. — 8h. 30) 
8 — (12h. — 12h. 30) 
Ir — (12h. — ı2h. 30) 
I1 — (20h. 30 — 21h.) 
6 — (8h. — 8h. 30) 
5 — (12h. — 12h. 30) 
6 — (20h, 30 — 21h) 
2 — (8h. — 8h. 30) 
5 nœuds (12 h. — 12 h. 30), Béroë 
7 — (20h. 30 — 21h.) 
4 — (6h.30 — 7h.) 


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Gravé et Imp. per Exhard ES Paris 


15° > 35° 30° 
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278. “can tee du Sylvana (fevrier-juin 1913). Mission ComteJean 


Le Bulletin est en dépôt chez Friedlander, Lis 
Berlin et chez M. Le poe 174-176, De as Saint Ca 
‘a Paris. 


Les numéros du Bulletin se vendent séparément, aux prix à 
Suivants et franco : | . LT EE 


| Carlstrasse, a 


Nes Fr. 
261. — Notice préliminaire sur Cros Pe nom 
gen., nov. sp. Poisson abyssal recueilli à 6.035 mètres — 
de profondeur dans l'Océan Atlantique par S. À S. rs Minera. 
! Prince de Monaco, par Louis ROULE............,..40.. 1». 
_262. — Sur quelques intéressantes espèces d’ Amphipodes provenant ne 
des parages de Monaco et des pêches pélagiques de ‘a CYR Ai 8 
Princesse-Alice et de l’Hirondelle II en Méditerranée, LC Bi: 
SR Ed. GHEVREUK.9 ss. 6 40 nn ee Re RES 
263. — Regeneration acöler Plattwürmer. I. Aphanostoma diver Si- ie 
. color. Mit 4 Textfiguren. (Vorläufige Me VOR ar! 
APE Florence PEEBLES, Ph. ch ee Selo PR RE TE 
-.. 264. — Crustacés commensaux PAU de la baie de Concarneau, REA 
: parle Dt Jules GUIART, 22% Zu... 2 ln ois ale meas PE a tn 
265. — L’arsenic et le manganèse dans quelques végétaux marins. Rn 
= (Deuxième note préliminaire) par Henri MARCELET...... I » : 
266. — Ein Meeres-Photometer, Von Klaus GREgIN:........4.... DB 
267. — La question du Goémon de fond, par Yves DELAGE, Tape Pr 
Directeur de la Station Biologique de Roscoft... .. N Neue 
268. — Vingt-cinquième campagne scientifique { Hirondelle I), 1. 4" 
: Note de S. A. S. le Prince ALBERT DE MONACO.......... © 90: ae 
26g. — Sur la présence, en Méditerranée, d’une variété de l’Aplidium | 
lacteum Huitf., Synäscidie arctique et subarctique, DAT En ter 
Ernest BRÉMENT Lee. ANR a 
270. — Quatrième note led sur les PoLYCHETES provenant 5 Bir 
| des campagnes de l’Hirondelle et de la Princesse-Alic, 11 
ou déposées dans le Musée Océanographique de Menace, Sane 
D AA par Pierre YFauveL.. 1.1. RS PONS 
271. — Analyses des huiles préparées à bord des yachts des. as. er à 
le Prince de Monaco lors de ses croisières scientifiques BASE 
. (Première note préliminaire), par Henri MArcELET ...... 1 50 
272. — Etudes sur les Gisements de Mollusques comestibles dest nr ae 
et Côtes de France. La Méditerranée’: ‘de, Cerbére-a Lem 7, 
bouchure de l'Hérault (avec une carte), par L. Jousin.... 2 50 
a - A note on some Myxosporidia collected at Monaco. Bye, Wels 
Ir N. PRINGLE JAMESONG 6. cite ols want nee ee One 
x 274. — Campagne Scientifique de l’'Hirondelle IT (1913), Listesdesy. 1 
{ Stations (AVEC UNE CARTE)....he.ssssessecseoseresessenes ED 
. 275. — Études préliminaires sur les Céphalopodes recueillis u 
cours ‚des Croisiéres de. SAS. le Prince de’Menace. terres 
3° Note : Mastigotheuthis magna, nov. s.p., par L. Jousn, 1 » — 
276. — Recherches Biologiques sur le Plankton (Deuxième note), == 
par Maurice ROSE... | ÿ 
277. — Quelques expériences sur la croissance des algues marines. 


à Roscoff (Note préliminaire), par M” Paul LEMOINE .... 


de Polignac, Louis Gain. Liste des Dai par Le Gain. 


MONACO. — IMPR. DE MONACO. 


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